Suisse - Le Locle

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Le Locle
Locle.png
Informations
Pays Drapeau de la Suisse    Suisse
Canton Neuchâtel
Code postal
Population hab. ()
Densité hab./km²
Nom des habitants
Superficie
Altitude
Point culminant
Coordonnées (long/lat)
Localisation

Histoire.png Histoire de la commune

Si les fouilles archéologiques laissent accroire que la région du Locle est occupée dès l'époque mésolitique (6 à 10'000 ans a. J.C.), il faut traverser le temps jusqu'à l'an 1150 de notre ère pour trouver, dans un obituaire des Prémontrés de l'abbaye de Fontaine-André, une donation qui désigne clairement la vallée du Locle. Pour le Loclois de la fin du XXème siècle, il n'est pas simple d'imaginer que ses ancêtres, grâce au sol ingrat défriché par les moines, sont essentiellement des agriculteurs. Jusqu'au XVIème siècle, les francs habergeants , autour d'une chapelle dédiée à Marie-Madeleine, s'adonnent, dans le Clos-de-la-franchise. à tous les travaux des champs, même si certaines activités artisanales commencent à prendre de l'ampleur :des documents attestent la présence de tisserands, de forgerons et de cordonniers dès le milieu du XIVème siècle. Les guerres de Bourgogne du XVème siècle n'épargnent pas les Loclois : viols de frontières, pillages, meurtres furent à l'origine de légendes et de vengeances impétueuses. Le calme revenu, face aux difficultés d'améliorer les terres, les Loclois s'emploient à développer l'artisanat : les bûcherons deviennent charpentiers et couvreurs; les moulins, les raisses, les rebattes et les foules s'édifient le long du Doubs; les maçons construisent en pierre du pays des murs épais adaptés au climat. D'avatars en péripéties-le Loclois ne manifestant guère de sympathie à Farel et à ses disciples- la Réforme finit par s'adopter et, dans le même temps, avec quelque retard sur l'ensemble du pays, se crée la première école. Devenue garde des frontières pendant la guerre de Trente ans, Le Locle doit subir, au début du XVIIème siècle, les cruautés des Bourguignons et des "Suèdes" et se prémunir contre les épidémies de maladies contagieuses. En 1648, le traité de Münster réinstaure une paix qui favorise dans la Mère Commune un regain d'activités : la fabrication d'horloges de clochers et d'intérieur, l'exploitation des richesses minérales , le commerce des drapiers, des tailleurs, des merciers, des perruquiers, des chapeliers côtoient l'art des maçons, des tailleurs de pierre, des serruriers, des charpentiers, des menuisiers, des ébénistes. La prospérité économique à laquelle les femmes ne sont pas étrangères; leur production de dentelles neuchâteloises se vend régulièrement jusqu'aux foires de Beaucaire, de Francfort et de Leipzig; fait du Locle la plus importante localité des Montagnes. L'incendie de 1683, malgré sa violence qui détruit 23 maisons dont la cure et la mairie; n'enraye que peu de temps l'essor de la communauté qui aborde, après la révocation de l'Edit de Nantes (1685), le début du XVIIIème siècle, avec une curiosité accrue pour les connaissances nouvelles. Celles-ci vont se concrétiser au mieux dans la passion de Daniel JeanRichard , originaire de la Sagne, qui installe au Locle, en 1705, un atelier d'horlogerie. Sa fabrication de montres de gousset passe pour être à l'origine du prodigieux développement que vont connaître les Montagnes neuchâteloises dans les décades ultérieures. Le XVIIIème siècle voit encore s'instaurer au Locle les premières mesures sociales en faveur des gens démunis : la Générale communauté décide en 1713 de créer la Chambre de charité qui, de restructuration en restructuration, aboutit à la constitution du Fonds en faveur de la Jeunesse locloise et à la Résidence, fondation réservée aux personnes âgées. L'enfance indigente et abandonnée est prise en charge, à la même époque, par Marie-Anne Calame, fondatrice de l'Asile des Billodes. Sous la poussée des idées nouvelles et conséquemment à la fin de la Monarchie française, des troubles sporadiques -l'affaire Mégevand, la complaisance d'Angelini , la retraite de Frédéric-Guillaume III et le règne de Berthier laissent les Neuchâtelois et les Loclois, jusque dans les années 1830, très peu certains de leurs institutions et de leur avenir immédiat.

Epoque contemporaine

Chaos, confusions, façades, faux-semblants-images de la Restauration- font place peu à peu aux premières tentatives d'émancipation. Un second incendie, le 24 avril 1833 détruit 15 maisons du centre de la ville : 515 personnes sont sans abri. Les secours affluent de partout; les antagonismes locaux se raniment. Il faut attendre 1848 cependant pour que la tension croissante entre républicains réformistes et monarchistes conservateurs éclate dans la fièvre, le soir du 28 février. Le drapeau suisse, symbole de la rupture d'avec la Prusse, flotte devant la façade de la Fleur-de-Lys et le lendemain, le comité révolutionnaire du Locle proclame l'établissement de la République. Le 1er mars, c'est la marche sur Neuchâtel et l'installation au Château du gouvernement provisoire auquel participent deux Loclois : Henry Grandjean et Auguste Leuba. L'intérêt général, malgré les dissensions, n'est pas perdu de vue : une réforme administrative est mise en place et le régime municipal légalisé le 25 septembre 1850; une politique du logement aboutit à la construction du Quartier-Neuf; l'enseignement élémentaire subit de profondes transformations et se créent successivement l'école secondaire, une école de dessins, des cours professionnels, l'école de commerce, l'école d'horlogerie et l'école normale; la première ligne de chemin de fer est inaugurée le 1er juillet 1857; en 1842, la paroisse allemande obtient l'autorisation de construire son propre Temple et, dès 1861, les Loclois de confession catholique disposent d'une église spacieuse. L'horlogerie n'est pas en reste : dès le début du XIXème siècle, les grandes fabriques, liées aux progrès de la science et de la technique, perfectionnent l'art de la montre. Bientôt se développent aussi des industries accessoires : précision, ingéniosité, qualité de main-d’œuvre permettent aux Loclois d'aborder le XXème avec sérénité. L'Histoire, on le sait, ne fait pas de cadeaux. Les deux dernières guerres mondiales, malgré la frontière proche, ont influé directement ou indirectement sur la situation régionale. Les grandes crises économiques mondiales n'ont pas épargné les Montagnes neuchâteloises. Bon an, mal an, la mono-industrie horlogère a résisté avant de s'essouffler. L'impérieux besoin de reconversion, de diversification a fait son chemin. Il marque le Loclois d'aujourd'hui d'un sceau qui ne lui est pas étranger : celui de la recherche, de la découverte, de l'ouverture. Le XXIème siècle frappe à la porte de l'Histoire : le Loclois est prêt à l'accueillir avec cette constance de sérieux, de générosité, d'indépendance qui le caractérise.

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Archives consultables

Adresse de l'administration communale

http://www.lelocle.ch/

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Monument commémoratif 1914-1918:

http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?dpt=9140&idsource=17259&table=bp03