Norme Gedcom


Fichier gedcom.jpg

GEDCOM (pour abréviation de GEnealogical Data COMmunication) est une spécification élaborée par l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (les mormons), qui permet les échanges de données informatisées entre les différents logiciels de généalogie, quels que soient les systèmes d'exploitation ou le matériel.

Pour la distinguer des initiatives particulières, la dernière spécification 7 se nomme désormais "FamilySearch GEDCOM Specification" et non plus "GEDCOM Standard". Par abus de langage, elle est appelée "norme gedcom" du fait quelle s'impose à tous les logiciels de généalogie.

La spécification GEDCOM définit un format de fichier standard pour stocker et échanger des données généalogiques, telles que des noms, les événements associés à un individu (naissance, ...), des relations familiales, etc. Les données généalogiques sont échangées grâce un fichier conforme à la grammaire de cette spécification.

Comment ça marche et à quoi ça sert ?

Les fichiers GEDCOM sont des fichiers contenant du texte brut (extension .ged) écrit avec un vocabulaire décrivant, principalement, des individus, des familles et les liens entre eux. Ils contiennent également les chemins d'accès vers des fichiers associés comme les images d'actes ou les portraits. La plupart des logiciels de généalogie intègrent les fonctions permettant d'exporter ou d'importer ces fichiers. Trois versions du format (5.5, 5.5.1 et 7.0) sont principalement utilisées par les logiciels et sites de généalogie. Dans les versions 5, les spécifications ne définissent pas comment transmettre les médias avec le Gedcom. A partir de la version 7, il est possible d'exporter gedcom et médias associés dans un seul fichier .gdz (gedzip). La figure suivante illustre le principe général avec optionnellement l'association de médias au fichier Gedcom :

Principe import/export GEDCOM

En janvier 2023, très peu de logiciels de généalogie implémentent la nouvelle spécification 7.0 pour produire des fichiers gedcom. Néanmoins de plus en plus de logiciels supportent la capacité d'importer des gedcom 7 associés à des images dans un fichier compressé (format gedzip inclus dans la spécification gedcom 7). En 2023, la version 5.5.1 est la plus répandue avec plus ou moins d'extensions propriétaires.

Un fichier GEDCOM contient typiquement des enregistrements concernant :

  • chaque personne (individu) d'un arbre généalogique,
  • chaque famille,

Pour ces individus et familles chaque enregistrement comprend généralement

  • des identifiants spécifiques au gedcom
  • les noms et prénoms des individus
  • des caractéristiques générales (professions, ...)
  • des événements qui y sont associés (naissance, mariage, décès, ...)
  • des notes
  • des sources
  • des liens entre individus et/ou familles
  • des liens vers les fichiers médias associés (les fichiers multimédias ne se trouvent pas dans le fichier .ged).

tous ces enregistrements étant liés entre eux selon certaines conventions.

Les utilitaires et logiciels compatibles GEDCOM

L'immense majorité des logiciels de généalogie sont compatibles avec la spécification GEDCOM, bien que très peu de logiciels de généalogies la respectent dans toute son étendue. Toutefois, les fonctionnalités les plus importantes sont généralement respectées, permettant ainsi l'importation ou l'exportation des données « principales » (BMS/NMD).

Les imports et exports au format GEDCOM permettent de pratiquer des échanges entre généalogistes sur des branches dites de Cousinage. Cela permet aussi de changer de logiciel (attention : Les différents éditeurs possèdent des petits plus qui n'existent pas chez d'autres ou qui ne sont pas reconnus de la même façon). Le format GEDCOM permet aussi dans l'expression des résultats de se servir d'autres logiciels : publication sur Internet, listes éclairs, pages HTML prêtes à mettre sur un site, etc.

Il existe également des utilitaires spécialisés dans la comparaison de gedcom, Pour plus d'informations vous pouvez vous reporter aux articles ci-dessous  :

Pictos recherche.png Article détaillé : Logiciels de généalogie
Pictos recherche.png Article détaillé : Tutoriels de création de fichiers GEDCOM

Il est possible d'écrire au clavier un fichier GEDCOM, le format a été imaginé au départ pour imprimer sa généalogie sur papier. Néanmoins la lecture et l'écriture d'un fichier GEDCOM ne sont pas particulièrement aisées. Un éditeur de texte tel que Notepad++ ou TextEdit peut être utilisé pour éditer ou corriger le code du fichier Gedcom créé par un logiciel. Visual Studio Code peut également être utilisé avec une extension au langage Gedcom pour afficher d'une manière plus visuelle les différents éléments (colorisation de la syntaxe). A noter néanmoins que ces éditeurs modernes ne supportent pas le codage ANSEL (caractères diacritiques) utilisé par certains fichiers Gedcom.

Structure d'un fichier Gedcom

Un fichier GEDCOM est composé en plusieurs parties sous forme de texte :

  • une section d'en-tête (tag HEAD) (obligatoire et unique)
  • diverses sections de diverses natures :
    • enregistrement « soumissionnaire » (tag SUBM = submitter) (un enregistrement à minima)
    • enregistrement « soumission» (tag SUBN = submission) (optionnel et unique, spécifique à Familysearch, peu ou pas utilisé, supprimé en version 7)
    • enregistrements « personne » (tag INDI = individual) (0 à n enregistrements)
    • enregistrements « famille » (tag FAM = family) (optionnels)
    • enregistrements « note » (tag NOTE = note) (optionnels, remplacé par le tag SNOTE à partir de la version 7 pour les notes partagées)
    • enregistrements « source » (tag SOUR = source) (optionnels)
    • enregistrements « dépôt d'archives » (tag REPO = repository) (optionnels)
    • enregistrement « objet multimédia » (tag OBJE = object) (optionnels)
  • un marqueur de fin de ficher (tag TRLR = trailer) (obligatoire et unique)

Chaque enregistrement est une suite de lignes, conformes à une grammaire générale.

Chaque ligne contient différentes informations séparées par un espace et est définie de la manière suivante (Les informations de couleur sont optionnelles) :

Niveau @XREF@ TAG Valeur
  • Niveau indique le niveau d'imbrication de l'enregistrement (0 à n); Un enregistrement (une structure de donnée) peut en contenir un autre. Le niveau 0 est le premier niveau.
  • XREF est une référence encadrée par des @ pour nommer un enregistrement de niveau 0. C'est une référence interne au fichier gedcom.
  • TAG est un mot clé en majuscule définissant l'enregistrement porté par la ligne Gedcom
    • Si le tag commence par un caractère _ (underscore) cela signifie qu'il s'agit d'une extension à la spécification gedcom définie par un éditeur tiers (format propriétaire pas forcement reconnu par d'autres) ou un utilisateur particulier.
    • La majorité des tags déterminent l'information portée par une ligne (comme le nom d'un champ dans une base de données). Cette signification est quelque fois contextualisée en fonction du niveau dans la structure. Un tag peut avoir plusieurs sémantiques (par exemple le tag ADOP porte différentes informations en fonction de son niveau; SOUR peut être le nom du programme générant le Gedcom ou la description d'un acte sourçant une information, etc...).
    • Certains tags spéciaux indiquent des traitements liées à la lecture du fichier (TRLR = fin du fichier; CONT : Concaténer (à l'information précédente) avec un retour à la ligne; CONC concaténer (à l'information précédente) sans retour à ligne)
  • Valeur est une information dépendant du TAG précédent

Chaque section débute par une ligne de niveau 0, marque du niveau supérieur de l'arborescence, et est subdivisable en fonction des besoins, à l'aide de tags de niveaux inférieurs. Cela permet, par exemple, la saisie des « événements » (naissance, mariage, décès, ...), des « attributs » (noms, genre, booléen, etc.).

Chaque enregistrement, mais aussi chaque subdivision, peut généralement être relié, en fonction des besoins, à un enregistrement d'un autre type. Cela se fait en utilisant les références (XREF) des différents enregistrements.

Exemple succinct

Pour plus de lisibilité sur cet exemple, les informations sont présentées de façon indentée (en "escalier") pour mieux visualiser l'imbrication des structures gedcom. Normalement tout le texte est aligné à gauche, sans tabulation.

0 HEAD
     1 SOUR Nom du programme
     1 DEST ANSTFILE
     1 GEDC
          2 VERS 5.5
          2 FORM LINEAGE-LINKED
     1 CHAR UTF-8
0 @I1@ INDI
     1 NAME Robert Eugene/Martin/
     1 SEX M
     1 BIRT
          2 DATE 02 OCT 1822
          2 PLAC Paris, Seine, France
     1 DEAT
          2 DATE 14 APR 1905
          2 PLAC Rouen, Seine-Maritime, France
          2 SOUR @S1@
     1 BURI
          2 PLAC Toulon, Var, France
          2 SOUR @S2@
     1 FAMS @F1@
0 @I2@ INDI
     1 NAME Marie Anne/Durand/
     1 SEX F
     1 BIRT
         2 DATE BEF 1828
         2 PLAC Évreux, Eure, France
         2 NOTE L'âge est estimé avec l'acte de naissance de son fils
     1 FAMS @F1@
0 @I3@ INDI
     1 NAME Joseph/Martin/
     1 SEX M
     1 BIRT
          2 DATE 11 JUN 1861
          2 PLAC Rouen, Seine-Maritime, France
          2 SOUR @S1@
     1 FAMC @F1@
          2 PEDI birth
0 @F1@ FAM
     1 HUSB @I1@
     1 WIFE @I2@
     1 CHIL @I3@
     1 MARR
          2 DATE DEC 1859
          2 PLAC Rouen, Seine-Maritime, France
          2 SOUR @S1@
     1 NCHI 1
0 @S1@ SOUR
     1 TITL Registres d'état civil de Rouen
     1 REPO @R1@
0 @S2@ SOUR
     1 TITL Faire-part de décès
0 @R1@ REPO
     1 NAME Archives départementales de la Seine-Maritime
     1 REFN AD76
     1 ADDR
          2 POST 76000
          2 CITY Rouen
          2 CTRY France
0 TRLR

Le fichier commence par une section d'en-tête débutant par 0 HEAD et se terminant à la ligne précédant 0 @I1@ INDI. Cette section comporte bien souvent 20 à 30 lignes d'informations générales sur la constitution du fichier (précisions sur le programme qui a généré le fichier, la version du gedcom, le codage des caractères, l'identité du "propriétaire" des données, etc.).

Les individus sont identifiés par un enregistrement INDI de niveau d'arborescence 0. Cet enregistrement est référencé avec un identifiant unique (généralement précédé de la lettre I), placé entre deux signes @ (exemple: 0 @I3@ INDI ); cette ligne de niveau 0 marque le début de la section descriptive de l'individu numéro 3). Cette numérotation ne correspond cependant pas à un système de numérotation généalogique tel que ceux de Sosa-Stradonitz ou d'Aboville. Il s'agit d'une numérotation locale au gedcom.

Les événements 1 BIRT, 1 CHR, 1 DEAT, 1 BURI (naissance, baptême, mort, enterrement) peuvent être suivis d'enregistrements 2 PLAC (lieu) ou 2 DATE.


Une personne peut appartenir à une ou plusieurs familles. Une famille se compose d'un couple et de ses enfants. Comme pour les individus, les familles reçoivent un identifiant unique (généralement commençant par la lettre F) et placé entre deux signes @ (exemple d'enregistrement: 0 @F1@ FAM ; cette ligne de niveau 0 marque le début de la section descriptive de la famille numéro 1).

Dans l'exemple ci-dessus, nous avons une famille composée des trois individus suivants:

  • le père Robert Eugène MARTIN, individu n° 1 ;
  • la mère Marie Anne DURAND, n° 2 ;
  • l'enfant Joseph MARTIN, n° 3.

L'enregistrement FAM avec le n° de famille donne le détail des membres (généralement le numéro de FAMille est précédé d'un F):

  • HUSB @I1@ : l'époux est l'individu n° 1 ;
  • WIFE @I2@ : l'épouse est n° 2 ;
  • CHILD @I3@ : l'enfant est n° 3.

L'enregistrement contient aussi, le cas échéant, les indications sur le lieu (PLAC) et la date (DATE) de mariage des parents.

Ce lien familial est ensuite référencé dans les enregistrements de chaque membre en fonction de sa position dans la famille :

  • les individus 1 et 2 appartiennent à la famille n° 1 comme HUSB (mari) et WIFE (femme): enregistrement 1 @F1@ FAMS (pour FAMily Spouse, c'est-à-dire ici: conjoint de la famille 1)) ;
  • l'individu 3 appartient à cette même famille n° 1 en tant qu'enfant: enregistrement 1 @F1@ FAMC (pour FAMily Child, c'est-à-dire ici: enfant de la famille 1) ; on peut mémoriser cette commande comme FAMille de Conception de l'individu. De nombreux logiciels ne le gèrent pas mais il est possible d'avoir plusieurs FAMC pour gérer une filiation adoptive ou d'autres filiations biologiques moins probables que la première).

Une personne peut bien sûr être à la fois enfant d'une famille et parent de la famille qu'elle a elle-même fondée.

La mise en œuvre de la spécification GEDCOM

Versions

La spécification du format Gedcom a évolué principalement entre 1984 et 1999. Après une longue période d'inactivité, son développement a repris en 2021. Les différentes versions sont les suivantes :

  • Version 1.0 de 1984
  • Version 2.0 du 12/1985 (associée à PAF 2.0)
  • Version 2.1 du 02/1987
  • Version 3.0 du 09/10/1987
  • Version 4.0 du 08/1989 (associée à PAF 2.1)
  • Version 5.0 du 25/09/1991 (draft)
  • Version 5.1 du 18/09/1992 (draft)
  • Version 5.2 du 22/01/1993 (draft)
  • Version 5.3 du 04/11/1993 (draft)
  • Version 5.4 du 21/08/1995 (draft)
  • Version 5.5 du 02/01/1996. (à partir de PAF 3)
  • Version 5.5.1 du 02/10/1999 sous forme de projet (draft) et officialisée le 15/11/2019
  • Version 5.6. du 18/12/2002 introduisant le passage à la spécification 6.0 (XML); jamais officialisée ou utilisée
  • Version 6.0 , plusieurs versions projet (beta version) nommées GedXML (jusqu'au 6/12/2002) pour passer la spécification Gedcom en syntaxe XML; jamais officialisée et utilisée réellement.
  • Version 7.0.x actuelle repartant de la 5.5.1 (plusieurs mises à jour depuis la 7.0.0 du 21/05/2021)

Aujourd'hui seules les versions 5.5, 5.5.1, 7.0 sont utilisées par les logiciels récents. Dès les années 2000, le projet 5.5.1 a été largement diffusé avant qu'il ne soit rendu officiel. A cette époque la spécification 5.5 semblait suffisante et FamilySearch a mis en sommeil son évolution. En l'absence de nouvelle version publiée et reconnaissant les avantages de 5.5.1 par rapport à 5.5, de nombreux membres de la communauté généalogique ont mis en œuvre 5.5.1 malgré son statut de projet. En 2019, FamilySearch a officiellement publié la version 5.5.1 puis relancé la spécification en 2021 en version 7.0

Les anciennes spécifications avant la version 5.5 ne sont plus utilisées mais certains logiciels gardent des rubriques et des tags obsolètes (issus des précédentes versions). Par exemple, le tag SIGN (pour signature) est encore usité par des logiciels en 5.5/5.5.1 pour une compatibilité ascendante alors qu'il n'existe plus dans la spécification; Il indique qu'un individu savait signer ou pas.

Fichiers, extensions et types associés

Depuis fin 2021, l'IANA reconnait les types de fichiers associés à la spécification gedcom :

  • le format texte gedcom : extension .ged de type MIME text/vnd.familysearch.gedcom
  • le format gedzip : extension .gdz de type MIME application/vnd.familysearch.gedcom+zip défini en version 7 de la spécification.

A noter qu'avant la version 7 on pouvait découper un fichier gedcom en plusieurs fichiers si le fichier gedcom était plus grand que le support de sauvegarde (sur plusieurs disquettes par exemples). Dans ce cas le 1er fichier portait l'extension .ged et les suivants .g01, .g02, etc... dans l'ordre croissant de numérotation. Le dernier fichier contenait le tag TRLR (d'où l'intérêt du tag pour arrêter la lecture des fichiers).

Ce nos jours cette manière de faire n'est plus usitée (elle est supprimée de la spécification 7) du fait que l'on trouve des supports de sauvegarde (clé USB, disques, ...) de capacité plus grande de la taille d'un gedcom.

Les codages propriétaires

Lors de l'importation des données, les programmes de généalogie ne détectent pas, en général, les informations erronées ou inconnues qu'ils ne prennent pas en compte. Ces données sont en général des structures de données ajoutées par différents logiciels pour leur utilisation propre.

Par ailleurs certains programmes intègrent des extensions qui peuvent de pas être comprises par les autres logiciels

  • Les mises en forme en HTML, WIKITEXT (exemple geneweb) , ou RTF dans les notes ou sources (mise en gras, etc...)
  • Les relations (tag ASSO) dans des événements (seulement possible à partir de la spécification 7.0)
  • Des rubriques spécifiques avec des tags gedcom non spécifiés (commençant par un caractère _ : par exemple _CRE ou _DCT pour indiquer la date de création d'une fiche d’un individu).
  • ...

Vous trouvez dans les pages suivantes plus d'informations sur des problématiques de codage particulières :

La taille des valeurs transportées

Les spécifications GEDCOM jusqu'à la version 7 (non incluse) bornent la taille de différents champs des rubriques supportées par le format Gedcom. Par exemple, un nom de fichier est limité à 90 caractères maximum, un nom de lieu (Place) à 120 caractères, la description du rôle d'une personne dans un évènement à 25 caractères. Certains logiciels outrepassent ces limitations de la spécification (par exemple Geneweb pour lequel la taille des textes n'est pas bornée). D'autres logiciels ont des limitations plus basses que la spécification. De fait, il est possible de perdre des informations (champs tronqués) lors des échanges Gedcom lorsque l'on importe dans un logiciel qui a des limites de taille. Certains logiciels mettent en note ce qui est en trop.

En Gedcom 7, cette limitation de la spécification n'existe plus. Il est possible de transporter toute taille d'informations sachant que c'est aux logiciels qui importent de faire en sorte de ne rien perdre.

La flexibilité du codage

La spécification GEDCOM est volontairement flexible. Elle prend en charge plusieurs façons de coder les données notamment pour une compatibilité ascendante pour les versions précédentes, Par exemple :

  • pour les noms : un texte avec séparateurs (/) et/ou un format structuré avec identification des différentes parties des noms et prénoms.
  • pour les lieux et adresses : un texte avec séparateurs (,) ou un format structuré.
  • pour des sources : format texte et/ou structurée.
  • pour les associations entre individus (rôles, types, ...)
  • pour les notes (partageables ou pas)

Cette flexibilité est source d'un certain nombre d'ambiguïtés et fait que certains programmes de généalogie n'importent pas toutes les données (ou ne les utilisent pas de la même manière que les autres logiciels).

En version 7 certaines de ces ambiguïtés a été levées (par exemple la notion de partage de notes qui est maintenant explicite en gedcom 7 avec le tag SNOTE).

L'encodage des caractères du fichier

Les spécifications version 5.5 et 5.5.1 permettent l'encodage avec un jeu de caractère ANSEL, ASCII (US) ou UNICODE (UTF-8 ou UTF-16). A partir de 1996, les versions 5.5 et 5.5.1 recommandait l'utilisation d'ANSEL (une norme bibliographique nord-américaine aujourd'hui obsolète depuis 2014) pour l'échange d'informations avec des caractères accentués. De nos jours la majorité des logiciels actuels recommande l'utilisation d'Unicode UTF-8 introduit par la spécification GEDCOM 5.5.1 pour pouvoir utiliser potentiellement tous les caractères existants des différentes cultures.

Par ailleurs, les jeux de caractères suivants ont été ajoutés avec certains logiciels au fil du temps et sont maintenant reconnus par un grand nombre de logiciels de généalogie :

  • ANSI (Windows 1252) pour les systèmes d'exploitation Windows occidentaux.
  • Macintosh (MacRoman) pour les anciens systèmes d'exploitation Mac (jusqu’à la version 9 au début des années 2000) (peu ou plus utilisé)
  • MSDOS pour les anciens PC fonctionnant sous une page de code Latin Occidental. (peu ou plus utilisé)
  • ...

L'information de l'encodage utilisé est indiquée dans l'entête du fichier Gedcom avec le tag CHAR.

En version 7.0, l'encodage des caractères est obligatoirement UTF-8 (avec BOM U+FEFF en tête du fichier); Les anciens encodages sont supprimés et le tag CHAR disparait du Header Gedcom.

L'avenir du GEDCOM

De multiples tentatives d'évolutions

Depuis 1996, plusieurs initiatives ont vu le jour sans se concrétiser :

  • GEDXML 5.6 (18/12/2000) et GEDCOM XML 6.0 (beta version du 6/2002) n'ayant jamais dépassé le stade de l'implémentation.
  • BetterGedcom était une initiative américaine de 2010 pour mettre en place un groupe de travail sur internet (https://archive.fhiso.org/BetterGEDCOM/HOME.html) dans le but de réformer le Gedcom actuel. Il s'agissait de faire disparaître les déficiences actuelles de ce format de stockage et de partage des données. Les travaux ont été figés 2018. On trouve une copie du wiki associé sur Github
  • FHISO.org (The Family History Information Standards Organisation) et l'université de Virginie ont poursuivit/repris les travaux de BetterGedcom . Cela a donné plusieurs drafts visant à étendre le gedcom : Liste des travaux publiques de FHISO. En 2020, FHISO participe à la task force pour le GEDCOM 7 (cf §5 de la 7.0.0 rc1) mais infine n'apparait plus dans la publication finale (7.0.0)
  • GEDCOM-L, une initiative d'un groupe basé en Allemagne. Ce groupe à publié en 2020 des addendum à spécification 5.5.1 (GEDCOM 5.5.1 Specification - GEDCOM-L Addendum). En 2020, Gedcom-L participe à la task froce pour le GEDCOM 7 (cf §5 de la spécification )
  • GEDCOM 5.5.5, en 2019, une initiative pour nettoyer la spécification gedcom et non compatible du copyright gedcom 5.5.1 : cf gedcom.org. GEDCOM 5.5.5 n'introduit pas de nouvelles fonctionnalités importantes, il vise à résoudre les problèmes avec la spécification elle-même. La différence technique globale entre GEDCOM 5.5.5 et GEDCOM 5.5.1 est que GEDCOM 5.5.5 est plus strict que GEDCOM 5.5.1. Là où GEDCOM 5.5.1 a plusieurs façons de faire les choses, GEDCOM 5.5.5 a une façon de faire les choses.

Les dernières initiatives

Familysearch.org (de L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours) a deux activités en cours :

  • un format GEDCOM dénommé "GEDCOM X" . ( http://www.gedcomx.org ). La version 1.0 a été publiée le 19 juin 2013.(1.0.1.M1 ) et des modifications sont encore en cours . Ce format semble maintenant dédié aux échanges en masse entre applications ou sites de généalogie (par exemple L'API du site familysearch.org).
  • une nouvelle version 7.0 du standard GEDCOM depuis le 21 mai 2021 pour les échanges d'un chercheur vers un site ou une application. Cette spécification a été accessible fugitivement sur https://gedcom.io pour l'ouverture de RootsTech 2021, le 25/02/21 la publication a été annulée. In fine la nouvelle version de la spécification a été publiée en mai 2021 (version 7.0.0) avec les améliorations suivantes :
    • Possibilité de stockage et partage des informations dans seul fichier : un fichier GEDZip (gedcom et fichiers associés).
    • Les médias peuvent désormais être liés à Internet ainsi qu'aux fichiers locaux
    • Les notes peuvent désormais utiliser un sous-ensemble en HTML (tag MIME text/plain ou MIME text/html)
    • Toutes les dates ont désormais des expressions de date, y compris des plages de dates et des périodes La manière de noter les calendriers évolue (suppression des @#...@)
    • Les identificateurs RIN, RFN et AFN ont été combinés dans un nouvel EXID, qui peut maintenant également être utilisé pour établir des liens vers des bases de données externes et des sites Web.
    • Meilleure gestion des sauts de lignes et identification de la langue à plusieurs niveaux (avec un tag LANG, par exemple dans les NOTE)
    • Association/relation dans les événements
    • un nouveau tag SCHMA pour déclarer les tags propriétaires via un url optionnel pointant sur une documentation en ligne
    • Divers autres changements levant des ambiguïtés de la spécification 5.5.1
  • Familysearch, a annoncé que la nouvelle version 7.0 à vocation à évoluer pour traiter les points suivants (problématiques pour les échanges généalogiques) ; Cf https://gedcom.io/community/#project-teams  :
    • passage d'une hiérarchie de lieux séparés par des virgules à un ensemble d'enregistrements de lieux liés.
    • passage à une nouvelle structure des noms de personnes
    • améliorations de la description des relations entre individus
    • partage des sources et des hypothèses
    • capacité à mieux gérer les tags gedcom propriétaires (publications, etc...)

Les évolutions de la spécification gedcom 7.0 peuvent se retrouver sur [FamilySearch/GEDCOM, Releases (github.com)] et sont gérées dans la branche "main"

Les évolutions pour la version mineure suivante (gedcom 7.1) se trouvent également sur gitHub (branche next-minor). FamilySearch, lors de Rootstech 2023, a évoqué certaines modifications de la spécification 7.0 (telles que l'extension de l'usage des tags PHRASE et RESN) et le démarrage des groupes de travail pour l'évolution du codage des relations, lieux, sources & citations et hypothèses.

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Cet article a été mis en avant pour sa qualité dans la rubrique "Article de la semaine" sur l’encyclopédie Geneawiki.