Histoire de la Guyane Française

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Présentation

Le nom Guyane viendrait du nom d'une province que les indigènes nommaient Ouyana qui était riche en or.[1]
Les Guyanaises et Guyanais sont représentés au Parlement par deux députés et deux sénateurs.
La Guyane est membre associée de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC) [2]

Repère géographique.png Repères géographiques

La Guyane française a une superficie de 83 534 km², est situé sur la côte atlantique dans l'Amérique du Sud. Elle est bordée par le fleuve Maroni, et le fleuve Oyapock à l'est.
La Guyane est située entre le Surinam et le Brésil. (La Guyane possède 300 km de côtes, 520 km de frontières avec le Surinam et 700 km de frontières avec le Brésil.)
La distance de vol entre les aéroports les plus proches Paris (ORY) et Cayenne (CAY) est de 7.088,44 km. Le temps de vol sera approximativement de 8h 50min.
La Guyane est organisée en deux arrondissements, Cayenne et Saint-Laurent du Maroni qui est la sous-Préfecture située à l’ouest du territoire Guyanais.

Histoire.pngHistoire

Guyane.jpg


  • fin 3e : Les Arawaks et Palikur peuples originaire d’Amazonie arrivèrent sur le littoral guyanais.
  • ca 800 : Les indiens Caraïbes ou Karibès, les Kali'na et Wayana débarquèrent en Guyane
  • 1er août 1498 : Christophe Colomb pénètra dans le golfe de Paria au Venezuela après avoir longé les côtes de Guyane.
  • Janvier 1500 : Vincente Yanez Pinson, explorateur espagnol, découvra la Guyane
  • 1604 : Henri IV ordonne une expédition qui fut commandée par La Ravardière. Ils s'installent sur l'île de Cayenne. Cette colonisation fut détruite par les portuguais.
  • 1626 : Les négociant de Rouen ayant obtenu le privilège du commerce et de navigation entre l'Orénoque et l'Amazonie envoyèrent une colonie de 26 personnes, sous le commandement des sieurs Chambrant et Chantail sur les rives du Synnamary.[3]
  • 1630 Constant d'Aubigné (père de Madame de Maintenon), s'installe en Guyane
  • 27 novembre 1643 : La Compagnie du Cap Nord de 300 hommes financée par des marchands de Rouen, menée par Charles Poncet de Brétigny (lieutenant-général du roi Louis XIII), accoste dans l'anse d'Armire (aujourd'hui Rémire-Montjoly). Deux jours après, ils arrivent sur une colline où vivait une tribu d'amérindiens "Galibi". Charles Poncet de Brétigny en fit l'acquisition auprès de leur chef, Cépérou et y fit construire un bâtiment le "Fort Cépérou". La colonie fut exterminée suite à une révolte amérindienne, provoquant le décès du Lieutenant-Général.
  • 29 Septembre 1652 : La Compagnie des 12 seigneurs, avec 650 colons, débarquèrent en Guyane. Ceux-ci furent décimés par les fièvres et par les indiens
  • 1657 : Les Hollandais occupent la Guyane Française[4]
  • 1664 : Une expédition commandée par M. de la Barre, permit l'expulsion des Hollandais
  • 11 Mai 1665 : Une flotte expédiée par Colbert arriva sur la Guyane, permettant la capitulation des Hollandais. La colonisation française prend forme.
  • 1667 : L'escadre anglaise du chevalier Hermann dans le cadre de la guerre anglo-hollandaise (Les français était l'allié des hollandais), prirent l'île de Cayenne. Les anglais restèrent 1 mois à saccager Cayenne.
  • 1670 : Colbert entreprit une grande politique de développement agricole. Les jésuites, conseillers du gouverneur, créèrent de magnifiques plantations de cannes à sucre, coton, indigo, cacao, café, vanille, et autre épices. Des manufactures de papier et de briques ainsi que des exploitations minières sont créées avec l’utilisation abondante d’esclaves importés d’Afrique.
  • 6 Mai 1676 : Les hollandais reprennent Cayenne, ils seront chassés la même année par le comte d'Estrées
  • 1685 : Colbert organisa le système esclavagiste en édictant "Le Code Noir".
  • 1689 : Les premiers esclaves noirs sont emmenés sur la Guyane pour aider à l'exploitation des plantations
  • 1763 : Choiseul décide de peupler la Guyane, et de lancer une campagne de colonisation. L'expédition Kourou fit débarquer 14.000 personnes. Ils furent logés dans des conditions pitoyables, ces colons furent frappés par les maladies telles que la dysenterie, le paludisme, la fièvre jaune et la syphilis. Les rescapés revinrent en métropole et la Guyane fut traitée de Terre maudite.
  • 4 Février 1794 : La convention vote l'abolition de l'esclavage, des révoltes de noirs éclatent, ceux-ci ne voulaient plus travailler dans les exploitations agricoles. La population se composait de 14000 individus, dont 2000 blancs, 520 de couleurs libres et de 12000 esclaves noirs. [5]
  • 8 Juillet 1794 : Un arrêté déclare que tous les ouvriers cultivateurs sont mis en état de réquisition pour faire les récoltes. Cet arrêté n'apporta pas de solution. [6]
  • 7 Février 1795 : L'Assemblée coloniale vota un arrêté pour obliger les esclaves noirs à travailler

1817

La Guyane est définitivement attribuée à la France en 1817, sur une décision du congrès de Vienne.

Entre 1817 et 1848, le programme lancé par Joseph Guisan est repris, et la Guyane, avec une population de 19.000 habitants dont 13.000 esclaves connait sa période la plus prospère.

En 1828, la mère Anne-Marie Javouhey, membre de la congrégation des sœurs Saint-Joseph de Cluny, rachète des esclaves, en fait des hommes libres et met en valeur avec eux la région de Mana. Ses idées anti-esclavagistes sont soutenues par le député Victor Schoelcher, et aboutiront en 1848 à l'abolition de l'esclavage, qui a pour conséquence immédiate le départ des Noirs des plantations, et l'effondrement de l'économie guyanaise.

1848 : Victor SCHOELCHER proclame l'abolition de l'esclavage sur l'ensemble des dépendances françaises. Le 10 août 1848, vers midi, les esclaves de Guyane deviennent des hommes libres. Le départ des plantations des esclaves provoque une nouvelle fois l'effondrement de l'économie agricole. Les autorités tentent sans succès de remplacer l'ancienne main d'œuvre en faisant venir des ouvriers agricoles libres. Petit à petit les grandes exploitations ferment. Les familles blanches rentrent en France. Vers 1875, il ne reste qu'une vingtaine de familles de Blancs à vivre en Guyane.

En 1852 sous Napoléon III, se met en place la déportation de forçats vers la Guyane afin de combler ce besoin de main d'œuvre. La Transportation est officiellement instituée en 1854, et accentuera encore la réputation sinistre du département. Saint-Laurent du Maroni devient le centre administratif d'un système pénal qui "accueillera" près de 70.000 hommes et femmes dont plus d'un tiers décèdera en Guyane.

En 1855, un premier site aurifère est découvert sur un affluent de l'Approuague. C'est rapidement une ruée vers l'or qui s'achèvera avec la Seconde Guerre mondiale. Entre 1910 et 1930, il y aura plus de 10.000 orpailleurs à la recherche de l'Eldorado dans les forêts guyanaises. Ce mouvement entraîne une croissance du commerce local, mais également la fermeture des dernières grandes plantations. Découverte de l’or (Félix Couy) sur le fleuve Approuague.

Les bagnes ne furent définitivement fermés qu'en 1945.

Suite à une campagne d'opinion menée entre 1923 et 1938 par de nombreux journalistes dont Albert Londres, soutenus par le député de la Guyane Gaston Monnerville, une loi met fin au bagne en 1938, et plus aucun transport ne fait route vers la Guyane. Cependant, la fermeture effective n'aura lieu qu'après guerre en 1946, et les derniers rapatriements se feront en 1953.

Avec une économie en déclin, le dépeuplement entraîné par la fermeture du bagne, et un état sanitaire déplorable, la Guyane obtient en 1946 le statut de département français. Le Gouvernement prend rapidement des mesures sanitaires qui ont des résultats immédiats, mais la balance commerciale reste déficitaire, avec des coûts de production élevés.

En 1965, le Centre Spatial Guyanais se construit à Kourou, et l'activité spatiale devient rapidement un élément important de l'économie et de la vie guyanaise.

Depuis 1982, avec les lois de décentralisation, un transfert de compétence de l'Etat vers les organisations territoriales est mis en place. Les courants migratoires s'accentuent, liés en particulier aux crises sociales et économiques du Brésil, Surinam et Haïti. De 1961 à 1999, la population guyanaise est passée de 33.000 habitants à près de 160.000...

La Guyane a obtenu le statut de département d'outre-mer le 19 mars 1946. Elle reste célèbre pour son bagne où ont été déportés 75 000 prisonniers (dont 3 % ont survécu). Sa fermeture a été obtenue, après la Seconde Guerre mondiale, par Albert Londres, au travers de la publication de 27 articles.

Il y a plus de 6.000 ans, les premiers habitants d'Amazonie arrivent d'Asie orientale après avoir traversé l'océan Pacifique, et sont à l'origine de la civilisation amérindienne. En Guyane, on retrouve jusqu'au cœur de la forêt des traces archéologiques de leur passage : poteries, gravures rupestres, polissoirs, etc.

Les grandes dates guyenaises

  • Loi du 7 Février 1795 (19 pluviôse an III) [7]
  • 1. "Tout citoyen qui ne justifiera pas de son domicile, d'un travail, ou d'un métier quelconque, qui quittera son travail sans congé l'atelier où il est employé, sera considéré comme vagabond et puni de la prison
  • 2. "Un conseil d'agriculture, composé du maire, président ; des propriétaires du canton ; du conducteur des travaux ; d'un cultivateur (noir) pris sur chaque habitation au choix de l'atelier, réglera dans chaque canton la tâche des travailleurs et le mode de payement. Il rendra compte de ces décisions à l'Assemblée Coloniale qui se réserve d'approuver les décisions de ce conseil.
  • En 1946, comme la Martinique, la Guadeloupe et la Réunion, la Guyane devient un département d’outre-mer. La Guyane est choisie en 1964 pour accueillir le nouveau centre spatial français
  • le dernier bagne ferme définitivement et les prisonniers sont rapatriés en métropole.
  • En 2008, les Guyanais refusent à 68,9% le changement vers un statut de territoire autonome.
  • En 2010, les Guyanais choisissent de fusionner la région et le département dans une collectivité territoriale unique.

La cathédrale Saint Sauveur de Cayenne

classée Monument historique par arrêté du 9 mars 1999 (classement en totalité, clocher et porche).

Evêques de la Guyane

  • Le lundi 25 septembre 1933, débarquant du paquebot "Antilles", le premier évêque de Guyane, Mgr Pierre-Marie GOURTAY posa les pieds sur le sol guyanais.
( né le 7 mai 1874 à Châteaulin, fut sacré évêque à Quimper le 25 mars 1933 par Mgr DUPARC. ✞ mort d'épuisement le 17 septembre 1944 à Cayenne à l'âge de 70 ans.)
  • Mgr Alfred MARIE, évêque de Cayenne
  • Mgr Emmanuel LAFONT, évêque du diocèse de Cayenne depuis le 18 juin 2004.

Les gouverneurs, les préfets

Guyane Française - Les gouverneurs, les préfets

Origines culturelles des populations guyanaises

  • Amérindiens de différentes « nations », (Les six ethnies présentes sur le territoire appartiennent à trois ensembles linguistiques et culturels distincts (Carib, Arawak, Tupi),)
  • Blancs (colons, administrateurs ou bagnards autrefois, aujourd’hui fonctionnaires ou commerçants),
  • Bushinenge (ou « Marrons ») et leurs sous-groupes,
  • Créoles issus des plantations guyanaises, avant et après l’émancipation de 1848,
  • Indiens d’Inde (« coolies »),
  • Créoles antillais au temps de l’orpaillage,
  • Chinois venus pour le commerce,
  • Hmongs réfugiés,
  • Haïtiens,
  • Surinamiens, (la guerre civile au Surinam a conduit sur l’autre rive du fleuve des milliers de réfugiés Bushinenge, dont une bonne partie s’est installée définitivement en Guyane)
  • Brésiliens depuis une vingtaine d’années, attirés par les avantages que présente le statut de département français.

Les langues de Guyane [8]

  • Le français : Langue officielle de la Guyane française,
  • Les langues amérindiennes : arawak ou lokono, emérillon ou teko, kali’na, palikur, wayana et wayampi
  • Le kali’na oriental, variante parlée en Guyane française de la langue kali’na, comprend 6 voyelles et 12 consonnes. En Guyane, le kali’na est surtout parlé dans la commune d’Awala-Yalimapo et partiellement dans d’autres communes de l’ouest : Mana, Saint Laurent, Iracoubo, ainsi que dans l’agglomération cayennaise et à Kourou.
  • Les langues créoles à base lexicale française (créole guyanais, créole haïtien, créole martiniquais, créole guadeloupéen, créole de Sainte-Lucie) : le créole guyanais résulte de l’esclavage et de la colonisation française en Guyane.
  • Les langues créoles à base lexicale anglaise (aluku, ndyuka, paramaka et sranan tongo) : elles sont parlées par plus d’un tiers de la population, majoritairement les Noirs Marrons
  • La langue ndyuka (ndyuka tongo) fait partie des langues businengee, qui font elles-mêmes partie des créoles anglais du Surinam ou créole des plantations.
  • Le nenge tongo est une langue créole afro-américaine parlée depuis plus de deux siècles en Guyane par les Businenges.
  • Le saamaka, est une langue créole à base anglaise est parlée par les Noirs Marrons originaires du Surinam.
  • Le portugais du Brésil est parlé par une immigration brésilienne estimée entre 5 et 10% de la population,
  • La langue hmong est parlée par une population originaire du Laos, arrivée en Guyane dans les années 1970, représentant 1% de la population, regroupée essentiellement dans deux villages,
  • Le chinois est quant à lui parlé par une immigration d’origine chinoise.

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

Référence.png Notes et références

  1. Histoire de la Guyane Française - Docteur E.Maurel - Ed. Challamel & cie - Paris 1889
  2. Ministère des outre-mer
  3. Histoire de la Guyane Française - Docteur E.Maurel - Ed. Challamel & cie - Paris 1889
  4. Histoire du dix-huit Fructidor, ou mémoires contenant la vérité... Volume 2 - Isaac-Étienne de Larue - Ed.Demonville - Paris 1821
  5. Notices statistiques sur les colonies françaises, Volume 2 - France. Ministère de la marine et des colonies - Imprimerie Royale 1838
  6. Notice historique sur la Guyane française - Henri Ternaux-Compans - Ed.F. Didot frères - Paris 1843
  7. Notice historique sur la Guyane française - Henri Ternaux-Compans - Ed.F. Didot frères - Paris 1843
  8. [https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00847184/document Isabelle Léglise, Odile Renault-Lescure, Michel Launey, Bettina Migge. Langues de Guyane et langues parlées en Guyane. Kremnitz, Georg. Histoire sociale des langues de France, Presses Universitaires de Rennes, pp.671-682, 2013. ffhal-00847184f]