55496 - Sorcy-Saint-Martin

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Sorcy-Saint-Martin
Blason-55496-Sorcy-Saint-Martin.png
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 55 - Blason - Meuse.png    Meuse
Métropole
Canton Blason Vaucouleurs-55533.png   55-15   Vaucouleurs

Blason Void-Vacon-55573.png   55-28   Void-Vacon (Ancien canton)

Code INSEE 55496
Code postal 55190
Population 1 066 habitants (2019)
Nom des habitants
Superficie 2 172 hectares
Densité 49.08 hab./km²
Altitude Mini: 231 m
Point culminant 364 m
Coordonnées
géographiques
48.711667° / 5.633333° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

Histoire.png Histoire de la commune

Toponymie

Xavier Delestre[1] ne trouve aucun texte mentionnant le site à la période antique. Une seule inscription a pu être retrouvée : il s'agit d'une inscription monumentale à caractère cultuel puisque découverte à l'emplacement des ruines d'un temple sur un bloc de calcaire local[2].

D’après les mémoires savants de la Société des Lettres, Sciences et Arts de Bar-le-Duc, Sorcy pourrait tirer ses origines du tiers de sou d’or mérovingien (le « sauriciaco », lié à l’existence au lieu-dit « Aux Amourettes » d’un atelier de frappe monétaire bien que cette hypothèse soit rejetée par Dumont[3] : « cette pièce unique ne nous paraît pas concluante, le nom de SORCEIUM ou SORCIACUM n’ayant jamais été écrit par SAU, aucun vestige n’ayant non plus jamais été découvert pour donner lieu à la croyance d’un atelier monétaire dont aucun auteur n’a émis le plus simple soupçon ». Félix Liénard a dressé la liste des désignations historiques de Sorcy :

Sauriciaco époque mérovingienne (tiers de sou d'or)
Sortcacus  ou Soricacus de 995 à 1020 (vente par Hugues à l’évêque Bertholde)
Castrum Sorciacum 1033 (diplôme de l’empereur Conrad)
Sorceyum 1060 (confirmation de la fondation du prieuré d’Apremont),

1184 (cartulaire de Rangéval)

Sorceium 1103 (charte de Gorze),

1141 (confirmation de la fondation de l’abbaye de Rangéval),

1220 (cartulaire de Rangéval),

1711 et 1749 (pouillé),

Sorcey 1248 (cartulaire d’Apremont),

1270 (cartulaire de Rangival) ,

1438 (chambre des comptes de Bar),

1674 (Husson l’Ecossais)

Sorcei 1270 (cartulaire de Rangéval)
Sorceyum – Castrum 1402 (regestr. Tull.)

Nous ne pouvons pas sérieusement reprendre l’origine du nom proposée par Dom Calmet[4] : il viendrait d’après l’érudit meusien de sorex (rat, souris), « à cause de la multitude de souris qu’on voit en ce lieu-là »[5]; en effet, comme le fait remarquer Dumont[6] ces animaux « ne sont pas en plus grande abondance qu’ailleurs » et, d’autre part, dans les actes anciens, ce terme n’est pas utilisé. Il faut faire subir le même sort à la version de deux villages, Sor et Cy, dont la réunion aurait donné naissance à Sorcy. Pour reprendre encore Dumont, « nous ne le rapportons ici que pour ne rien omettre et faire justice »[7]. A quoi il faut ajouter que dans les premiers actes écrits où cet idiome est employé, on dit SORCEIUM et non SORCY, c’est donc une fable ».

Héraldique

  • D'or à l'écusson de gueules[8].

Ce sont les armes de la famille de Sorcy, qui faisait partie de l’ancienne chevalerie lorraine.

Histoire administrative

Avant 1790, Sorcy ne formait qu’une même communauté avec le village de Saint-Martin et faisait partie du Barrois non mouvant, office de Foug, coutume et bailliage de Saint-Mihiel, présidial de Toul, cour souveraine de Nancy. Sorcy était chef-lieu de prévôté, qui ne comprenait que Saint-Martin et Sorcy.

En 1790, lors de l’organisation du département, Sorcy devint chef-lieu de l’un des cantons dépendant du district de Commercy. Ce canton couvrait les communes d’Aulnois-sous-Vertuzey, Laneuville-au-Rupt, Saint-Martin, Sorcy, Vertuzey et Ville-Issey. Ce canton fut supprimé en 1800 et rattaché à celui de Void.

  • Département - 1801-2024 : Meuse
  • Arrondissement - 1801-2024 : Commercy
  • Canton - 1801-1972 : Void --> 1972-2015 : Void-Vacon --> 2015-2024 : Vaucouleurs
  • Commune - 1801-2024 : Sorcy-Saint-Martin


Résumé chronologique :

  • 1801-.... :

Patrimoine.png Patrimoine bâti

Le Mont Saint Jean ou Côte Châtel (325 m), à Sorcy Saint Martin, butte – témoin située dans une boucle de la Meuse, comporte à son extrémité sud-est une enceinte défensive appelée « Saint-Jean-du-Châtel». Le site, oppidum en éperon barré des Leuques, connu depuis le XIXe s. (substructions, puits gaulois, mobilier abondant, vaste nécropole, monnaies) a fait l’objet de campagnes de fouilles régulières, de 1966 à 1973, par l’équipe archéologique du Cercle d’Etudes Locales du Toulois, sous la direction de Roger Marguet. Les recherches ont porté essentiellement sur les sanctuaires qui se sont succédé dans la partie sud de l’enceinte, à proximité d’une source qui pourrait être à l’origine de cette implantation cultuelle. Elles ont permis de retrouver les substructions d’un premier état de deux temples géminés sur lesquelles a été édifié un nouveau temple plus important. Ces édifices sont du type quadrangulaire à cella intérieure dénommé fanum. Une rigole en V aboutissant à un temple rectangulaire qui semble être la structure la plus ancienne, peut être datée de la fin de l’époque de la Tène. Les temples géminés, ayant peut-être succédé à une installation en bois, semblent pouvoir être attribués au milieu du Ier siècle et le dernier édifice à la fin du IIe siècle. Quelques éléments de sculptures ornementales ont été recueillis parmi lesquels une tête de statue représentant un Apollon assez féminisé et un acrotère de faîte avec une figure de la même divinité mais d’un style beaucoup plus barbare. Ces deux représentations du dieu guérisseur liées à la présence d’une source permettent d’envisager l’hypothèse de l’existence de sanctuaires qui se seraient succédé sur la « côte Châtel » pendant une grande partie de l’époque gallo-romaine.
En exécutant les travaux du chemin de fer de l’Est, à la tranchée de Manton, près de la gare de Sorcy, on a découvert une voie souterraine, taillée dans le roc dans la direction du nord au sud. Elle est de forme à peu près ogivale, d’une hauteur de 2,50 m sur 1,50 m de large. On suppose que ce souterrain devait servir de communication entre le camp romain et l’ancien château d’Aulnois-sous-Vertuzey.

Ce gros bourg fut fortifié : on y pénétrait par quatre portes, construites par ordre de Pierre du Châtelet, évêque de Toul. Elles furent vendues et démolies en 1813. Il y avait trois châteaux pour quatre fiefs :

-       celui des du Châtelet, appelé le Gros-Château possédait 6/12e de la seigneurie de Sorcy. Situé à proximité du canal des moulins, il avait 4 tours dont l’une était qualifiée de donjon. Entouré de fossés pleins d’eau, il avait certainement un pont-levis sur la face nord du bâtiment. Aucune date bien précise de construction n’a été trouvée : sans doute aux alentours de 1350. Les dépendances subsistent : bâtiments du XVIIe siècle, elles ont été remaniées au XVIIIe s. Au début du XXe siècle, c’était le moulin de commerce. Après la seconde Guerre Mondiale, ce qui restait du Gros Château fut entièrement détruit par le feu. L’église actuelle de Sorcy, St Remy, était autrefois la chapelle du château. Elle fut donnée à l’église paroissiale le 25 août 1525 par Jacques du Châtelet.

-       le château fort, appelé Château-Emmy (du milieu), qui était entouré de fossés et de murailles et défendu par des tours, détenait 3/12e de la seigneurie de Sorcy. Il a appartenu au sire de Baudricourt, gouverneur de Vaucouleurs au temps de Jeanne d’Arc. Abandonné d’abord en marcairerie, il en subsiste le logis entièrement remanié, une tour d’angle circulaire, un large fossé (jardins).

-       le Château Bas (2/12e de la seigneurie) qui dépendait de la maison de Saint Vincent, était entouré de fossés. Il avait déjà disparu au début du XXe s.

-       Le fief de Mille de Neyves (1/12e) prenait le nom de ses propriétaires (de Verdelet, d’Autricourt, de Passavant, d’Hannoncelles), jusqu’au moment où des religieuses en firent l’acquisition. Dès lors, le bâtiment devint la Nonnerie 

Il existait encore un autre fief, détenu directement par le comte de Bar : cette seigneurie, dite de Retenue ou des Assignés, ne possédait ni maison forte ni château.

L’hôpital de Saint-Jean, de l’ordre de Saint-Lazare de Jérusalem, avait été fondé à Sorcy par les seigneurs du lieu en 1426. Il reçut de René II, duc de Lorraine, des lettres d’amortissement datées du 23 juillet1486. En 1667, son revenu ne s’élevait qu’à 348 francs que l’on distribuait aux indigents de la localité à Pâques, à la Pentecôte, à Toussaint et à Noël. Uni pendant neuf ans à l’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem, cet établissement fut dirigé depuis 1696 par une confrérie de charité approuvée par l’évêque de Toul. Il est encore cité dans le Pouillé de 1768 et semble avoir rempli son rôle jusqu’à la Révolution.

Le Couvent des religieuses de Sainte-Claire, dites Urbanistes, avait été fondé à Sorcy en juin 1652 par François de Choiseul, seigneur de Sorcy, et Catherine-Marguerite de Florainville, son épouse. Les religieuses s’engageaient à tenir école avec pensionnaires pour instruire les filles. La fondatrice s’était réservé le droit d’entrer et de séjourner au couvent « avec deux femmes ou filles à sa suite ». En 1714, Jeanne Labbé, marquise douairière, comtesse de Sorcy, se retira chez les Urbanistes. En 1764, Mme de Choiseul, comtesse de Sorcy, fit construire pour elle de nouveaux appartements au monastère. Les débuts furent sans doute difficiles, car en 1682, les Urbanistes de Sorcy voulurent abandonner leur monastère aux chanoinesses du Saint-Sépulcre du couvent de Bellechasse de Paris. Les seigneurs de Sorcy accordèrent aux Urbanistes de nouvelles libéralités (1714, 1727) mais ce fut surtout l’intervention d’Adélaïde de France, tante du roi, qui permit de sauver le pensionnat : elle le fit reconstruire à ses frais en dehors du couvent et  fonda des bourses pour trente jeunes filles. Il fut supprimé en 1790. La maison conventuelle, divisée en six lots fut vendue le 26 thermidor an II. La majeure partie des bâtiments subsiste encore et forme des habitations particulières.

Très nombreuses maisons du 17e au 19e s. datées.

Immeuble Brouet, rue du Château - Emy : bas-relief de Saint-Jean-du-Châtel (MH) encastré dans la façade.


Repère géographique.png Repères géographiques

Localisation

Sorcy, située dans la vallée de la Meuse près de son confluent avec la Méholle, en un lieu très humide, jadis appelé pays de Béden, culmine à une altitude de 241 m. D’une superficie de 2172 hectares, Sorcy a développé deux types d’activités économiques, l’une liée à l’agriculture et à l’agro-alimentaire, l’autre à l’extraction et à la transformation de la pierre à chaux.

Lors de la construction de la ligne de chemin de fer Paris - Nancy - Strasbourg au milieu du XIXe s., on construit la gare à deux kilomètres du village. Une nouvelle agglomération s’est formée pour loger les travailleurs du train.

Situation et site

Sorcy-Saint-Martin se situe dans le sud du département de la Meuse, entre Commercy au nord et Void au sud, à une vingtaine de kilomètres e Toul. Elle est située dans les côtes de Meuse et plus particulièrement, sur les rives de la Meuse, là où le fleuve fait une grande boucle en demi-cercle. Ce méandre de Sorcy-Saint-Martin contourne la côte Saint-Jean, butte-témoin des côtes de Meuse, dont l’altitude moyenne est de 280 m. L’assiette principale du site est limité à ce lieudit « Côte de Châtel », à l’intérieur d’un éperon barré d’une superficie d’environ 13 hectares.

La commune est traversée également par le canal de l'Est, qui débouche à la limite de la commune dans le canal de la Marne au Rhin.

Une petite rivière, le rupt de Laneuville, débouche à Sorcy dans la Meuse. Le ruisseau de Frasne coule entre le canal et la Meuse presque entièrement sur le territoire de la commune.

Démographie.png Démographie


Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 1 720 1 777 1 795 1 602 1 634 1 595 1 489 1 447 1 489 1 273
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 1 299 1 275 1 162 1 254 1 220 1 170 1 415 1 169 1 089 1 063
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 1 167 1 183 1 313 1 295 1 272 1 179 1 176 1 246 1 161 1 018
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 1 027 994 953 1 001 1 024 1 101 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : EHESS - Fiche Cassini, INSEE 2006, 2011, 2016 & 2019.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires sous l'Ancien Régime

Prénom(s) NOM Mandat Observations
J. CHARDIN 1672
François LALLEMAND 1678
François CHARLOT 1679
François NOEL 1680
C. BRIDET 1711
Antoine MERDIER 1751
Nicolas MOLON 1752
Jean Baptiste ANTOINE 1767
Claude LACROIX 1774
Alexandre SENOT 1779
N. GILLOT 1780
François GAGNEUR 1787
Antoine SIMON 1788

Les maires de la Révolution Française à nos jours

Prénom(s) NOM Mandat Observations
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Nicolas GILBERT 1790  
J.B. MANGIN 1791  
Hyacinthe Lambert Pierre VAUTHIER 1792- 1797  
Joseph Bernard MANGIN 1797  
François GAGNEUR 1798 - 1808  
Antoine CUGNOT 1808 - 1813 -  
Jean Nicolas JOANNES 1813 - 1824 -  
Jean Baptiste Hippolyte MERDIER 1824 - 1853 Né le 5 juillet 1776 à Sorcy Saint Martin, décédé le 5 juin 1853 à Sorcy Saint Martin, à l’âge de 76 ans.

Fils de Jean François MERDIER (1746-1826), tailleur d’habits, et de Catherine Thérèse HARMAND (vers 1750-1803). Frère de Jean Etienne MERDIER.

Officier de la Légion d'honneur et Chevalier de l'Empire, capitaine du 3e Régiment de sapeurs du Génie.  
Hubert A. L'HERNAULT 1853 - 1858  
Victor Antoine MOUTILLARD 1858 - 1871  
Auguste GAGNEUR 1871 - 1873  
Pierre Michel François CUQUENELLE 1873 - 1877 ou CAQUENELLE  
Victor MOUTILLARD 1877 - 1881 Notaire  
Emile ANTOINE 1881 - 1885 Cultivateur  
Etienne HARMAND 1885 - 1892 Rentier  
Antoine DETENANCE 1892 du 15 mai au 12 juin  
Emile BIGEREL 1892 - 1899 Cultivateur  
Elie Raymond ATTENOT 1899 - 1900 Cultivateur

Né le 20 octobre 1852 à Sorcy Saint Martin, décédé après le 4 janvier 1900 Fils de Nicolas ATTENOT (1818-1825) et d’Emélie ATTENOT (1825).

Il épousa le 10 décembre 1878, à Vertuzey, Marie Joséphine JOANNES (1859-1879) puis le 21 novembre 1887, à Sorcy-Saint-Martin Marie Anne LOUVION (1886)..  
Augustin MARTIN 1900 - 1906 -Rentier  
Pierre Joseph Victor MOUTILLARD 1906 - 1910 -  
Julien MERDIER 1910 - 1912 Né le 3 mars 1862 à Sorcy Saint Martin et décédé après le 13 juin 1911 Fils de Victor MERDIER (1832) et de Marie Adèle LAURAIN (1839).  
Augustin MARTIN 1912 - 1919 -  
Edouard BRACONNOT 1919 - 1920 -  
Pierre Henry THEUVENY 1920 - 1937 -  
Victor MARTIN 1937 - 1945 -  
Paul DUPUIS 1945 Maire pendant cinq mois  
Pierre Henry MERDIER 1945 - 1965  
Jean BIGEREL 1965 - 1971  
Henry THEUVENY 1971 - 2008 DVD  
Michèle POUSSING 2008 - 2014  
Robert DELOGE 2014 - 2020  
Franck MARTIN 2020 - (2026) Franck MARTIN a été élu maire le 18/05/2020. Il a pris ses fonctions en tant que maire le 27/05/2020.  
- - -  

Cf. [ MairesGenweb]

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
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Les curés

En ce qui concerne l’organisation ecclésiastique, Sorcy relevait du diocèse de Toul, archidiaconé de Ligny, doyenné de Meuse - Commercy. Le Regestrum de 1402 indique les taxes constituant les revenus de la cure : pro valore beneficii, 12 livres, pro decima, 12 sous nantois.

Les registres des baptêmes commencent en 1640 avec des lacunes entre 1647 et 1661, les registres des mariages et des sépultures en 1667 avec des tables décennales de 1813 à1902.

Jusqu'à la séparation des deux paroisses en 1688, les prêtres qui desservaient l'église Saint-Rémy n'étaient réellement que vicaires, mais souvent dans les actes ils avaient le titre de curés. La paroisse se sépare en deux en 1688 : Saint-Rémy de Sorcy, église vicariale dépendante de Saint-Martin depuis 1535, est érigée en cure ; le partage est effectué par Mgr de Thiard-Bissy, évêque de Toul. En 1711,  la portion congrue est attribuée aux deux cures. En 1768, elle est répartie comme suit : 1270 livres pour Saint-Rémi et 1190 livres pour Saint-Martin. En 1790, un décret créa un évêché unique par département. Verdun devint le siège épiscopal constitutionnel de la Meuse jusqu’en 1801. Le Concordat supprima cet évêché et en réunit les paroisses au diocèse de Nancy. La cure de Saint-Martin est devenue annexe de Saint-Remy de Sorcy en 1802. Le Concordat du 11 juin 1817 reconstitua le diocèse de Verdun jusqu’au 3 août 1823, où Monseigneur d’Arbat prit possession du nouvel évêché avec le département de la Meuse pour circonscription et Besançon comme métropole.

Les curés de Saint-Martin de Sorcy

Prénom(s) NOM Période Observations
Rodolphe de LUZET  (de HUZAT) 1382  
Jean (de) PARGNY 1542  
Nicolas MENGENOT 1579 - 1606 Il fonda le 8 avril 1606 une messe par semaine à l’autel Saint-Hubert.  
Dominique MENGENOT 1603 - 1637 Neveu du précédent. Il  paraît ensuite dans les actes de Sorcy : en ces temps troublés, le même curé aidé d’un vicaire administrait les deux paroisses ; ce qui dura jusqu’en 1688.  
Nicolas LANGLOIS 1649 - 1663 Vicaire de 1636 à 1649  
Jean GILLOT 1663 - 1706 Il transcrivit en 1672 les anciens actes de baptêmes, mariages et sépultures qu’il put recueillir depuis octobre 1581.  


Les vicaires de Saint-Rémy de Sorcy

Prénom(s) NOM Période Observations
RAULX 1394 Cité dans un acte du 27 Janvier 1394  
GUILLAUME 1446-49  
Jehan le BRUN 1451  
Jehan du PUIS 1543  
Dominique ou Démence MENGENOT ou MANGENOT 1638  
Nicolas LANGLOIS 1640-49  
Maurice MAURY 1657  
N. ROUSSELOT 1663-67  
Dommique-DIEUDONNÉ BOURLET 1667-1682  
HUBOYER 1682-84  
Henry BERTRAND 1684-86  
François RÉMY 1686  

Les curés de Saint-Rémy

Prénom(s) NOM Période Observations
François RÉMY 1688 Vicaire en 1686. A résigné en 1722. Chanoine de Toul.  
Joseph-François VARNEROT 26/1/1722 Vicaire en 1721. Mort le 2 août 1744, âgé de 52 ans.  
Jean-Baptiste-Arnould de LOYAUTÉ 1744 Prêtre du diocèse de Paris, il est présenté par le chanoine Tournaire en août 1744.Mort le 18 juin 1755, âgé de 44 ans.  
Elophe PETIT 1755 Né le 12 août 1722, il est mort le 23 janvier 1803. Prêtre en 1745, vicaire en 1754. Nommé en 1755, il prêta tous les serments et fut sécularisé. Il laissa sa fonction en 1793.  
Hyacinthe NOËL 1803 Né à Sorcy le 30 décembre 1744, il est mort à Sorcy le 19 janvier 1845. Ordonné prêtre à Toul (1769), il fut chargé de la desserte de diverses chapelles. Aumônier du château, directeur des religieuses Urbanistes (de 1769 à 1790), il ne prêta aucun serment pendant la Révolution, exerça le culte en secret et fut l’un des « prêtres délégués pour l’administration du diocèse de Toul ». Nommé le 1er pluviôse an XI (21 janvier 1803), il donna sa démission en 1807 pour remplir les fonctions de vicaire, chanoine de Verdun en 1827.
Son frère, Nicolas NOËL, né à Sorcy le 15 mai 1735, prêtre en 1758, vicaire de Sorcy de 1759 à 1763, était aussi chapelain, puis missionnaire pendant la Révolution ; au rétablissement du culte il continua les fonctions de vicaire, mort le 13 décembre 1819, âgé de 85 ans.  
Nicolas LAURENT 1807 Vicaire en 1804, doyen de Vaucouleurs en 1823.  
Claude Augustin LEQUEUX 1823 Né à Lérouville le 13 mars 1787, il est mort le 25 mai 1869. D’abord frère des Ecoles Chrétiennes à Lyon, il commença ses études de latin en 1809 chez Fontayne, curé de Lérouville. Il devint curé de Buxières en 1813.  
Louis-Hyppolyte LEROUXroux 1869 Administrateur en 1868. Doyen de Dun en octobre 1869.  
Edmond-Marcellin POGNON 1869 Doyen de Damvillers en 1876  
Jean Félix Théodore CONSELMAN 1876 Retiré au Bouchon en 1879  
Jean-Baptiste MORLOT 1879 Mort le - décembre 1888.  
Charles Nicolas BRIZION 1888 Doyen de Vigneulles en 1895  
Paul Hubert Emmanuel CHAPIRON 1895  
Léon Marcel DUMONT 1911  
Paul VILLERS 1946 Décédé à Sorcy en 1947  
Louis BRUNNER 1947  
Denis BRICLOT 1957  
Etienne LÉOUTRE 1962  

Les curés de Saint-Martin

Prénom(s) NOM Période Observations
Pierre GALLAND 1724 Curé de Saint-Martin.
Décédé le 16 octobre 1724 à Saint-Rémy, inhumé le lendemain à Saint-Martin.  
Dominique BARTHÉLEMY 1706 - 1738 Doyen rural.
On trouve souvent aussi dans les actes la signature de « frère François Barthélemy, religieux de l’Etroite Observance de Saint-François, sous-vicaire », 1712-1723.  
Thomas Louis BARTHÉLEMY 1738 - 1752 Docteur en Sorbonne. Doyen rural  
Jean Etienne BARTHÉLEMY 1752 - 1783 Ancien curé de Bovée  
Etienne PAQUEL 1783 - 1804 Né le 4 avril 1737, il est décédé le 19 octobre 1804. En 1797, il ne prêta pas le serment du 18 fructidor an V. Il exerça son ministère suivant la possibilité du temps. On trouve aussi en 1798 et en 1799 Antoine Petitdant, prêtre desservant ou administrateur. Le Registre d’information de 1802 fait son éloge : «Etienne Paquel, curé légitime, assermenté, depuis réconcilié, d’une conduite très régulière, vient de reprendre ses fonctions publiques dans sa paroisse, où il est désiré et capable d’y faire beaucoup de fruit ».   

Les vicaires de Saint-Martin

Prénom(s) NOM Période Observations
J. THIERRY Prêtre vicaire de Saint-Rémy  
Louis BONTEMPS Prêtre vicaire de la paroisse de Saint-Martin-lès-Sorcy  
Théodore MOUZON Prêtre vicaire de Saint-Martin  



En 1995, la paroisse de Sorcy est fusionnée avec 12 autres paroisses pour former la Paroisse Saint-Joseph rattachée à Void. Les communes concernées sont Bovée- su-Barboure, Broussey-en-Blois, Laneuville-au-Rupt, Mauvages,  Ménil-la-Horgne, Naives-en-Blois, Pagny-sur-Meuse, Sauvoy, Sorcy-Saint-Martin, Troussey, Villeroy-sur-Méholle et Void-Vacon, soit 5060 habitants.Le curé en est alors l’abbé Luc Jacques.

En 2015, le titulaire de la paroisse Saint Joseph du Pays de Void est le Père Hemel Hernando Ramos Cuesta.

Personnalités

Aubry de Sorcy, abbé de Riéval (1447)

Eudes de Sorcy, élu évêque de Toul en 1219, mort en 1228. Fils de Hugues, qui fut excommunié par Pierre de Brixci, évêque de Toul en 1185, et de sa femme Barthélémie, fille de Gobert d’Apremont. Il déclara la guerre (1222) à Henri, comte de Bar, qui pénétra sur le territoire du diocèse et battit Eudes près de Void ; mais, quelques années après (1226), Eudes et Henri ayant fait la paix, le chapitre de Toul confia à celui-ci la garde du château et des villages qui en dépendait.

Gilles de Sorcy, neveu du précédent, qui fut aussi évêque de Toul (1253 – 1269). Il fonda en 1261 le chapitre de Brixei, sous le titre de Saint Nicolas. Il fut enterré dans le tombeau de son oncle Eudes de Sorcy.

Jean de Sorcy, cordelier, évêque de Christopolis, suffragant de Toul (XVe s.)

Jean de Sorcy (+ 1404), chapelain du duc Robert, doyen de Saint-Max (1397)

Pierre du Châtelet, évêque de Toul (1565 – 1580)

Auguste Anthoine, frère du suivant, prieur des Augustins de Tours jusqu’à la Révolution.

Joseph-Jean-Baptiste Anthoine, vicaire de Sorcy (1736 - 1744)

François Antoine (+ 1801), curé de Vignot en  1775.

Adrien Lallemant, célèbre médecin du XVIe siècle, auteur de plusieurs ouvrages scientifiques. Il a beaucoup travaillé sur le texte d’Hippocrate.

Marie-Thérèse Merdier (Sorcy, 25 février 1782 + 22 janvier 1845), en religion sœur Marie-Hyacinthe, devint par deux fois (1834 et 1844) supérieure de la Congrégation des sœurs de Saint-Charles.

Joseph Philbert (7 juillet 1720 + 3 mars 1803), frère du suivant, lazariste (1741), curé de Saint-Jean de Saint-Meen (diocèse de Saint-Malo).

Nicolas Philbert (1er novembre 1724 – Villette, près de Sedan, 22 juin 1797), évêque constitutionnel des Ardennes.

Le général Sicard, mort en 1799, commandant d’armes à Cherbourg.

Jacques Denis Antoine, maçon puis architecte, membre de l’Institut. On lui doit, entre autres, la maison des Feuillants, rue Saint-Honoré, à Paris.

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Source : L'Annuaire Service-Public (janvier 2023)

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Référence.png Notes et références

  1. Xavier DELESTRE, Sorcy-Saint-Martin : une agglomération méconnue dominant la vallée de la Meuse, dans J.-L. Massy (dir), Les agglomérations secondaires de la Lorraine gallo-romaine, Besançon, Annales littéraires de l'Université de Franche-Comté, 1997, p. 373-377.
  2. R. BILLORET, Informations archéologiques, Circonscription de Lorraine, Gallia Histoire, 32, fasc. 1, p. 347-348. 1974. L’inscription est reprise dans L’Année Epigraphique, 1974, 428 et commentée par Y. BURNAND (Burnand 1983 : 23) qui propose la lecture suivante : …] Cl(audius ou -audia) Prisc [… Les lettres ont 0.078 m de hauteur.
  3. Charles Dumont, Les Ruines de la Meuse, t. IV « Seigneurie de Sorcy », exemplaire photocopié du manuscrit fait par R. Larcher dans les années 1950 et déposé à la bibliothèque de l’UCGL (référence 2411).
  4. Dom Calmet, Notice de la Lorraine
  5. Est-ce l’origine du surnom des habitants de Sorcy : les rates (souris) ?
  6. Charles Dumont, Les ruines de la Meuse, t. IV, « Seigneurie de Sorcy ».
  7. Jean-Pierre Martin, Eclairs sur Sorcy-Saint-Martin, Hier et Aujourd’hui, Ed. J.P. Edit, 2015, p. 9 : « toutefois on peut voir encore aujourd’hui en 2013, au bord de l’ancien chemin du châtel, une grosse borne sur laquelle est inscrit d’un côté Sor et de l’autre Cy. Cette borne a survécu au remembrement de 1990. »
  8. L'armorial des villes et des villages de France