52093 - Ad perpétuam rei mémoriam (1814) - Chalindrey

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(Copie d’après une reproduction d’un texte trouvé sur les pages blanches du registre des mariages de l’année 1814 à la mairie de Chalindrey et inspiré des faits relatés par le maire, M. METTRIER. Pas de signature)


Ad perpétuam rei mémoriam (1814)

Générations futures vous saurez que dans l’année 1814, le 14 janvier à 10 heure du matin, le général des armées d’Autriche, de Russie et de Prusse, son excellence le comte GURLAY est entré dans le pays avec 4 000 (hommes) de cavalerie, il avait 130 000 hommes sous ses ordres pour faire son entrée en France comme avant garde des troupes alliées.

Il y en a eu 10 000 environ dans le village et dans les villages voisins ; il a fallu nourrir et les hommes et les chevaux, il y eu beaucoup de pillages et de mauvais traitements occasionnés surtout parce qu’on entendait pas leur langue. L’état-major était composé de seize y compris le général, tous ont logé à la cure avec leurs domestiques et leurs chevaux.

Le 17 janvier, tout est parti pour Langres et de 2 h à 5 h, ceux qui étaient à Torcenay, Culmont et Le Pailly ont passé par ici pour entrer à Langres avec le général.

Le même jour du départ, lundi 17 est arrivé un régiment d’infanterie allemand de 1 400, cent chevaux, ils sont partis mardi matin.

M. METTRIER relate alors, au jour le jour, le passage des troupes en précisant le nombre d’hommes, le numéro du régiment et le nom des chefs. Il signale les actions commises.

État du passage des troupes alliées, et le temps qu’elles sont restées.

Le jeudi 13 janvier 1814, plusieurs avant postes (100 hommes) nourris et chauffés, tant vers le village que sur les montagnes voisines. Quand on menait du bois, on brûlait le charriot entier.

Le 14, le général GURLAY et le général FRENES. Ils (4 000 de cavalerie) sont restés un jour, le lendemain 1 000 sont partis, les autres (1 200 infanterie) ne sont partis que le 17 de 2 h à 5 h.

Le 17, un régiment allemand d’infanterie (1 500 hommes) avec 100 chevaux parti le 18.

Le même jour, par une pluie et un dégel considérables un régiment d’infanterie Russe (1 200 infanterie) général LIVEN, 140 chevaux resté le 19, 20 et 21 parti pour aller à Humes. Le 21, un régiment de cuirassiers (600 hommes) parti le 22 à Saint-Martin

Le 22, un régiment (1 500 hommes) de la garde du roi de Prusse, infanterie, reste le 23 et 24 parti à moitié, reste 750 qui sont restés le 25, 26, 27, 28 et 29 partis pour Nogent.

Le 29, un régiment de hussards hongrois (390 hommes) restés le 30, 31, 1er février et le mercredi 2 ils sont partis.

Le 4 février des charretiers d’artillerie (300 hommes) venant de Dijon avec de l’infanterie partis le 5.

Le 5 février, le 4e régiment d’artillerie autrichien (200 hommes) venant de Prauthoy reste le 6 parti le 7.

Le 8 février 1814, une partie d’un régiment d’infanterie (150 hommes) et 20 chevaux partis le 9.

Le 10 février, une compagnie d’infanterie (60 hommes), 4 chevaux, pour les malades, un bien aimable capitaine.

Le 21 février, des charretiers (50 hommes et 100 chevaux) Russes partis le 22.

Le 23, une autre compagnie (60 hommes et 120 chevaux) de Russes partis le 24.

Le 25, deux compagnies de dragons de la garde (150 hommes et 150 chevaux) partis le 26 et revenus le lendemain, restées le 27, 28, le 1er mars partis avec double ration.

Le 26 février, le chevalier GERAMB capitaine de cuirassiers (145 hommes et 250 chevaux) et 40 voitures de boulangerie restés le 27, 28, 1er mars, 2, 3, 4, 5 et le 6 partis à 2 h l’après-midi pour Crenay.

Le lundi 28 février, une compagnie de cosaques, plusieurs ont exigé pain, vin, sel ont pillé aux Archots, Palaiseul ont volé un poulain du petit François aux Archots. Les cuirassiers en ont désarmés. On leur a jeté des pierres. Un officier a eu un bras déboîté, ce que M. CAUSARD est venu remettre à 11 h du soir chez M. DESSEREY.

Le même jour une compagnie de dragons du major SALLY a passé, plusieurs ont volé chez François CHANGEY et ont été punis.

Le 2 mars 1814, des hussards hongrois (150 hommes)

Le 3 mars, des Cosaques campés aux environs de Saint-Valliers ont pillé quelques maisons et les fermes du Périgard et des Archots, ont pris les bœufs de la veuve VARNEY.

Le 4 mars, 15 vaches prises (par des soldats résidant ici) dans les bois on en a rendu 7.

Le même jour, un escadron de cavalerie prussienne M. le Chevalier GERAMB les a fait aller au Pailly parce qu’il était encore ici avec sa troupe.

Le même jour, 4, au soir l’artillerie Russe (300 hommes et 580 chevaux) avec poudre et boulets... sont restés le 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 et 12, une partie sont allés au Pailly et à Palaiseul. 100 hommes et 200 chevaux sont restés le 13 et 14.

Le 10 mars, une partie d’un régiment d’infanterie du Wurtenberg (360 hommes et 12 chevaux) restés le 11 et 12, ils ont volé 20 chevaux ils avaient un major KREMESTUN, brave mais ivrogne.

La nuit du 12 au 13 mars, une compagnie d’artillerie (50 hommes et 100 chevaux) partis le 14.

Le 15 mars un régiment de Wurtenberg (Vallois colonel) resté le 16 parti le 17 pour Saints-Geosmes et Bourg (500 hommes et 30 chevaux).

Le 17 mars, un régiment de chasseurs (Hupeodun colonel) resté le 18, 19, parti le 20 (500 hommes et 50 chevaux).

Passage du prince HOHENLOE de Wurtenberg il a fait halte avec 50 hommes de grenadiers il allait à Cohons et Aprey.

Le 20 mars, 326 bœufs, un capitaine, 60 hommes nourris au foin, avoine restés 21, 22, 23 partis le 24.

Le 21 mars, 50 soldats autrichiens ont été nourris, ils ont emmené 4 vaches et emporté beaucoup de pain.

Le même jour ils ont pris du blé, du foin et du bon seigle ?

Chez Marie de la COUR, il y a eu des pierres de jetées, un soldat a été blessé à la tête. Encore le même jour 250 soldats, quelques officiers et 54 dragons de Wurtenberg. Encore le même jour 14 chevaux, 20 hommes, 1 capitaine et des bœufs revenaient. Ils sont partis le 24.

Le 22 sont arrivés 8 soldats pour sauvegarder les cosaques ont voulu piller le 23 mars, il n’ont pu on s’est défendu ils ont battu plusieurs qui venaient des vignes : J.B. BERRET dit « Fort lampier » et autres. Presque tous les cultivateurs n’avaient ni foin ni avoine, ni chevaux, ni charriots. Les réquisitions de conducteurs à deux, trois et quatre lieues, tous les jours par 20 ou 30, les réquisitions des voitures tant qu’il y en eu, à 5 et 6 heures quelquefois plus loin. Les propriétaires des chevaux et des voitures étaient si maltraités qu’ils s’enfuyaient. Les soldats vendaient à vil prix ce qui était abandonné.

Le 30 avril 1814, le régiment de M. VALLON Wurtenberg revient... (100 hommes et 30 chevaux) 20 bœufs. Ils ont pillé battu et fait du mal.

Le 1er mai à 1 h après midi 350 soldats autrichiens ont fait halte, ils ont payé pour la plupart.

Le 8 mai 1814, 156 soldats de Wurtenberg venant d’Arc, très mauvais se sont enivré et ont donné des coups.

Le 13 mai, deux escadrons (300 hommes) de hussards de FERDINAND.

Le total des étapes fournies ou d’hommes nourris pendant un jour de trois repas pendant la première invasion est de 36 980. Le total des chevaux nourris pendant le dit espace est de 25 546. M. le curé a logé 155 officiers, 217 domestiques qui étaient presque tous de mauvais sujets, nourri 100 soldats d’ordonnance et 143 chevaux ce qui lui a coûté environ 1 500 francs. Plusieurs ont assuré que cela allait à 3 000 francs mais cela n’est pas vrai.

(Copie d’après une reproduction d’un texte trouvé sur les pages blanches du registre des mariages de l’année 1814 à la mairie de Chalindrey et inspiré des faits relatés par le maire, M. METTRIER. Pas de signature)

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