45103 - Corbeilles - moulins

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A sud du bourg il y avait deux retenues d'eau, l'une au confluent du Maurepas et de la Rolande, l'autre au Petit Mousseau, à usage de viviers et de moulins à eau qui durèrent jusqu'à la guerre de Cent ans, car on s'en souvenait encore au début du XVI e siècle, la ferme, comprise dans le déversoir voisin prit le nom de Chuteau (la chute d'eau). Il y a eu ensuite deux phases destructrices de la « Guerre de cent ans » 1358-1360 et 1427-1438 dont il est souvent difficile de faire la part respective, mais le château-fort du Tilloy est détruit (à la 2 e phase), pêcheries et moulins perdus dans la tourmente.

Il fallut reconstruire des moulins à vent, dont quatre fonctionnement encore avant 1500 :

  • Le Moulin Vieux (au Nord de la Fosse Reuillère, dans la maison Rifflet précisait l'abbé Boibien), moulin seigneurial du Châtelet.
  • Le Moulin Seigneurial de La Lande (à mi-pente à 300 mètres à l'Ouest de Maison Rouge) : détruit en 1625, il est rétabli sur un meilleur site, le long du chemin Verville-Maison Rouge au bois du Paradis par les frères Bourbon. Moulin Vieux et Moulin Bourbon tourneront jusqu'au tiers du XIXe siècle, "Entre les deux moulins" désignant Montgressier.
  • Le Moulin de la Brigandière (à 300 mètres au Nord-Ouest de La Grande Maison), moulin seigneurial de La Motte Lhuillier, il devient, reconstruit après 1652, le Moulin Chevallier, puis le Moulin Marchais, dessiné sur un plan de 1724, et servira jusqu'en 1880.
  • Le Moulin du Liard (dans la dernière maison du hameau, un peu à l'écart vers Chapelon), construit pour Alexandre de Rogre qui vient d'édifier le manoir du Liard, un peu à l'Est de l'ancienne motte.

La population augmentant au XVIe siècle, un 5e moulin, le Moulin du meunier Hérault (1539), édifié près de la Croix de Bréau, finira comme Moulin Haut sous Napoléon 1er.

Entre temps Corbeilles, comme la région, subit la Fronde (1648-1653) pendant la retraite de l'armée des princes vaincue à Bléneau, 18.000 hommes, surtout étrangers incendient des villages alentours. Corbeilles est pillée (14 ans de registres du notaire Loyer disparaissent), le comte Dolac brûle le moulin de la Brigandière et son meunier, Robert Chevallier, est enlevé par les hommes du comte de Neuville-aux-Bois. Il pourra en réchapper et reconstruire le moulin ainsi que noté ci-dessus, devenant ensuite le Moulin Chevallier, puis le Moulin Marchais.

A ce jour, il n'existe plus aucun vestige de ces moulins.