31592 - Larra

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Larra
Blason Larra.jpg
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 31 - Blason - Haute-Garonne.png    Haute-Garonne
Métropole
Canton Blason Léguevin-31291.png   31-08   Léguevin

Blason Grenade-31232.png   31-15   Grenade (Ancien canton)

Code INSEE 31592
Code postal 31330
Population 1 891 habitants (2017)
Nom des habitants Larrassiens, Larrassiennes
Superficie 1 636 hectares
Densité 115.59 hab./km²
Altitude Mini : 110 m
Point culminant 181 m
Coordonnées
géographiques
43.738888° / 1.231111° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
31592 - Larra carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

Histoire.png Histoire de la commune

Photo L. D.

Grâce à de nombreux vestiges préhistoriques, néolithiques, gallo-romains, wisigoths, ainsi que du Moyen Âge, l'archéologie locale révèle une occupation humaine importante et continuelle depuis le paléolithique moyen (- 200 000 ans) jusqu'à nos jours.

Du fait de sa situation géographique, au confluent de la Garonne et de la Save, le territoire de Larra se situe sur une voie de communication et de passage naturel qui le feront participer intimement à tous les grands moments de l'histoire de la grande métropole toulousaine toute proche (25 km).

L'importante station paléolithique mise en évidence sur la première terrasse de la Garonne sur le plateau bordant la Save (+ 162 m), dénote l'intérêt tout particulier que les peuplades de la civilisation " moustérienne " ont attaché à ce site.

Des outils en quartzite et en silex de bonne facture prouvent que l'occupation se prolongera jusqu'au paléolithique supérieur (- 40 000 à - 10 000 ans) en établissant des échanges évidents avec la civilisation " aurignacienne " à l'autre extrémité de la Save.

Des vestiges de meules, des broyons, des haches de pierre polie accompagnés de fragments de poterie " chasséenne " signent la présence des premiers agriculteurs du néolithique.

Les grandes routes du sel et de l'étain se dessinent dès les premiers âges du bronze en Europe et favoriseront vers - 2000 la naissance de Toulouse qui constituera naturellement un grand carrefour commercial et migratoire. De nombreuses peuplades tels les Grecs, les Ibères et les Ligures font, dès l'antiquité, toute la richesse de cette contrée. Les récits de la légende de " Pyrénée " en constituent un témoignage éloquent.

Vers 600 avant J.C., au début de l'âge du fer, les Celtes, originaires du haut Danube, s'établirent dans toute la Gaule. Leur culture deviendra prépondérante et influencera toutes les peuplades. Des Celtes, les Volques tectosages conquirent pour leur part, un vaste territoire de l'Aquitaine à Narbonne et des Pyrénées aux Cévennes. Ils développeront le site de Toulouse et en feront leur capitale.

Vers 390 avant J.C. ils feront partie de l'armée de 300 000 hommes qui partiront de la Gaule pour un long périple qui les mènera à la conquête de Rome et du Temple de Delphes. Ils reviendront chargés d'un immense butin. De nombreuses monnaies à la croix et divers Bronzes typiques de cette peuplade découverts sur place, démontrent leur intérêt pour Larra qu'ils occuperont durant toute la période gallo-romaine.

Vers 118 avant J.C., attirés par ces richesses, ce sont les romains qui s'installeront progressivement dans la région toulousaine, mais, il est établi que vers 107, les Volques se révolteront contre cette occupation.

Le sénat de Rome réagira alors en envoyant le consul Servilius Caepio pour réaliser la conquête. Toulouse et sa région furent pillées et le butin fut tel qu'il donna naissance à la fameuse légende de " l'or de Toulouse " ! Néanmoins, les Romains finiront par s'intégrer parfaitement et les Gallo-romains de Larra s'enrichiront grâce à l'intense commerce d'amphores vinaires qui existait entre Narbonne et Bordeaux.

Toulouse prend dès lors l'aspect d'une véritable cité Romaine et la région bénéficiera d'une ère de paix qui durera jusqu'à l'incursion des Francs qui pillèrent la vallée de la Save vers 260 après J.C. Plus tard, vers 412, durant le déclin de l'empire Romain, Larra connaîtra l'arrivée des Wisigoths qui fondèrent leur royaume prenant Toulouse comme leur capitale. Leur roi, Alaric sera tué par Clovis en 507 au cours de la bataille de Vouillé. Les Wisigoths se replieront en Espagne et en 508, le roi des Francs, Clovis, entrera en vainqueur à Toulouse.

L'origine du nom de la commune est certainement à découvrir durant ces périodes d'avant le Moyen Âge :

  • De " Lara " , le " grand pré " ou " pièce grande " de la langue du peuple Basque d'origine préhistorique ?
  • De " Lara " nymphe romaine, divinité protectrice du foyer domestique Gallo-romain ?
  • De " Lara " déesse de la mythologie du peuple Wisigoth ?

Après une période obscure jusqu'au haut Moyen Âge, nous trouvons enfin les premiers écrits citant Larra et son territoire.

En effet, après la fondation en 1114 par Géraud de Salles et Robert d'Arbrissel de l'abbaye cistercienne de Grandselve au bord de la Nadesse non loin de Larra, de nombreux propriétaires feront donation de leurs terres à celle-ci.

La donation des terres de " Larra " et du dîmaire de " Saint Séverin " permit aux moines d'y établir des " granges " pour entreposer les récoltes destinées à l'abbaye qui progressivement possédera toute la région.

Ces actes attestent de la présence en chacun de ces lieux d'une église à Saint Séverin en 1184, puis à Larra en 1272. La première disparaîtra peu avant la Révolution, tandis que la seconde aurait été détruite dès le XIVe siècle.

En 1290, au faite de sa puissance, l'abbaye décida d'implanter plusieurs bastides dont Grenade sur Garonne, et c'est tout naturellement que le terroir de Larra dépendra plus tard administrativement de celle-ci.

Du haut de son plateau, Larra verra passer de tous temps au long de la Save une multitude de voyageurs, notamment des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, mais eut à souffrir de la croisade des Albigeois qui sema la terreur et puis en 1356, durant la guerre de Cent Ans, des ravages perpétrés par l'armée du " prince noir " qui attaqua et pilla Grenade et la vallée de la Save.
On se souviendra aussi du bruit de la grande bataille qui en 1362 eut lieu sur le plateau entre Thil, Larra et Launac et qui opposa les armées de Gaston Phoebus et du comte d'Armagnac. Enfin au XVIe siècle les guerres de Religion occasionnèrent dans tous les environs de la vallée de la Save de nombreuses destructions et pillages.

Les ordres religieux établis à Grenade (les Filles de la charité à l'hospice Saint Jacques puis les Ursulines en 1624 pour l'instruction) exploitèrent plusieurs métairies à Larra pour subvenir à leurs besoins et contribuèrent au développement de la collectivité. On assiste alors à la naissance de nombreux hameaux (Emmenot, Encoste, Cantegril, Beillard, Bordevieille, Bellots, Cantou, etc…) qui forment une paroisse unie et laborieuse autour de son église de Saint-Séverin et du château de Larra qui fut reconstruit en 1743 par son propriétaire, le parlementaire Toulousain Jean-François Tournier de Vaillac.

C'est en 1774, peu avant la Révolution que l'église devenue trop petite tombera en ruines suite à un violent ouragan. Depuis une centaine d'années, la population réclamait déjà sa reconstruction et un conflit était né entre les habitants du bas de la vallée et ceux du plateau au sujet de l'emplacement de la nouvelle église. Il fallut encore attendre 80 années de procédures pour aboutir et durant lesquelles les offices eurent lieu dans des maisons particulières, dans les chapelles puis dans diverses dépendances du château.

Ce n'est qu'en 1848 qu'une solution fut trouvée et que le jeune curé Esparbié posa la première pierre du superbe édifice actuel qui fut achevé en 1861.

Toute la région se souvenait du passage en 1814 des cent mille hommes de l'armée anglaise du général Wellington qui allait livrer bataille à l'armée française du maréchal Soult à Toulouse et de ces soldats anglais qui furent inhumés à Larra à cette occasion.

En 1877, Larra qui possédait une école publique, aura en plus deux écoles congréganistes installées par la volonté de mademoiselle Bathilde Tournier de Vaillac. Cependant, après le décès de celle-ci et faute de moyens, ces deux dernières disparaîtront en 1905, malgré le dévouement des " Filles de la croix " et des " Frères Saint Jean-Baptiste de la Salle " qui enseignaient aux filles et aux garçons.
Ce terroir essentiellement agricole connut un intense développement grâce aux progrès du machinisme au début du siècle dernier et eut même sa ligne de chemin de fer de 1903 à 1947, mais il eut à souffrir des conflits de 1914/18 et 1939/45 qui firent de nombreuses victimes parmi ses enfants.
En 1955, sous l'impulsion de Maurice Pontich, la collectivité dépendant toujours de Grenade sur Garonne, réussit à obtenir son autonomie pour devenir une commune à part entière.

Dès lors, Larra bénéficie de l'expansion Toulousaine grâce à l'essor de l'industrie aéronautique, mais voit avec nostalgie disparaître son caractère rural acquis au cours de millénaires d'histoire.

Héraldique

  • Taillé : au premier d'azur à la crosse d'or senestrée d'une gerbe de blé du même, au second d'azur également, semé de grains de froment et de fleurs de lys d'or ; à la cotice en barre d'or brochant sur la partition.

Histoire administrative

  • Département - 1955-2024 : Haute-Garonne
  • Arrondissement - 1955-2024 : Toulouse
  • Canton - 1955-2015 : Grenade --> 2015-2024 : Léguevin
  • Commune - 1955-2024 : Larra

Résumé chronologique :

  • 1955-.... :
  • Larra a été créée en 1955, à partir d'un territoire de la commune de Grenade.

Patrimoine.png Patrimoine bâti

Le château

Cliché de 1895

Le château de Larra est une maison de plaisance conçue pour être habitée l'été. Le plan est réalisé par Guillaume CAMMAS, architecte de la façade du capitole de Toulouse, sur l'exemple des villas italiennes à plan massé et symétrique. Le gros œuvre est établi de 1743 à 1746 sur l'emplacement d'une maison de style Louis XIII, détruite pour construire le château de Larra. La demeure est réalisée pour le compte de Jean-François TOURNIER de VAILLAC (1690-1748), président d'une chambre du parlement de Toulouse en 1721.

Cliché de 1895

Jean-François de TOURNIER fils et petit fils de conseillers au parlement de Toulouse possédait déjà le domaine de LARRA (environ 200 hectares) mais il est difficile d'en déterminer la date d'acquisition d'une part, parce que tous les documents existant n'ont pas été dépouillés, d'autre part parce que ce fonds a été dispersé, certains même perdus ou brûlés en 1793. LARRA est donc d'autant plus difficile a cerner que les documents le concernant sont mélangés aux autres et que le terroir de LARRA étant inclus dans la communauté de GRENADE, la désignation des parcelles portée sur les anciens documents cadastraux n'est pas toujours précise. Ainsi, on trouve trace, sur le cadastre de 1642, de biens appartenant à Messire Bernard TOURNIER, conseiller du Roi et ancien officier du Parlement de TOULOUSE "au terroir de LARRA" : une maison, métairie, grange, étable, jardins de septante trois arpents. Les représentants successifs de cette famille occupèrent d'abord des postes de CAPITOULS de la ville de TOULOUSE puis des places de premier plan au Parlement de TOULOUSE Conseillers du Roy et payeurs des gages des officiers du Parlement pendant deux générations puis président à mortier. Cette charge fut assumée par celui qui peut apparaître comme le plus influent et le plus riche de la lignée : "Haut et puissant seigneur", Messire Jean-François de TOURNIER, Chevalier, Comte de VAILLAC, Baron de LAUNAC et de LOUBRESSAC, Vicomte de GIMOES, seigneur de MAUVAISIN, MEYRONNE et autres places, conseiller du Roy en ses conseils, Président à mortier en la souveraine cour du Parlement de TOULOUSE. C'est lui qui acquiert en 1734 la Baronnie de LAUNAC et les "terres de Caubiac, Garac, Pelleporcq et Galembrun". Il épouse en 1730 Marie Eléonore de THEZAN de POUJOL, fille de Pons de THESAN, marquis de MONTAIGUT ( Sur Save) et leur contrat de mariage est signé dans le château de LARRA qu'il n'avait pas encore commencé de faire construire. Il décède en 1748 à TOULOUSE. On peut voir son portrait dans la salle à manger du château.

Église Notre Dame

Repère géographique.png Repères géographiques

Situ10.jpg

Pour découvrir ce village au nom charmant, il faudra se rendre en Haute-Garonne. Plus précisément au Nord de Toulouse, au confluent de la Save et de la Garonne, non loin de la bastide de Grenade(-sur-Garonne), chef-lieu de canton.

Bordé par les communes de Grenade, Merville, Montaigut-sur-Save, Saint-Paul-sur-Save, Thil, Bretx et Launac, son territoire actuel s'étend sur une superficie de 1 600 hectares.

Pour l'essentiel, le village est situé sur la rive gauche de la Save, c'est à dire sur le versant ouest ainsi que le plateau qui domine la petite vallée. Quelques ruisseaux aux noms pittoresques traversent cette étendue pour aller se déverser dans la Save. Asséchés au cours de l'été, ceux-ci reprennent pourtant de l'ardeur durant la saison printanière, venant grossir le cours de la Save qui déborde périodiquement depuis des millénaires, apportant dans cette vallée de nombreuses alluvions fertiles ( on peut citer les ruisseaux de Larivière, Foisseu, Rouverot, Engasc, Pouzas, Rofras, Maytêtes, Rieutort et Merdans).

Ainsi donc, la Save, principal cours d'eau, venue du plateau de Lannemezan au pied des Pyrénées, après une course de 120 kilomètres, viendra à son tour grossir la Garonne, après avoir serpenté au long de ces terres Larrassiennes, apportant ses richesses en limons et en eau pour l'agriculture.
Trois ponts sur la Save permettent de rallier Toulouse : celui de Grenade, de Larra et enfin celui de Montaigut-sur-Save. Mais cette rivière ne sera pas toujours un obstacle pour les communications. Au contraire elle invite à suivre son cours pour rejoindre au Sud les montagnes pyrénéennes que l'on aperçoit parfois par temps clair.

Sinon, elle mènera vers la Garonne montrant le chemin de l'Océan, d'où elle reviendra sous forme de pluie lorsque le vent d'autan perdra de sa force.


Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population ... ... ... ... ... ... ... 325 324 348
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 674 955 1 131 1 350 1 464 1 828 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : EHESS - Fiche Cassini, INSEE 2006, 2011 & 2015 & 2016.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Maurice PONTICH 1955 - 1979  
André DARIES 1979 - 1989  
Pierre ROUX 1989 - 1995  
Elisabeth PAIN 1995 - 2001  
André SAINT-PAUL 2001 - 2014  
Gérard JANER 2014 - 2020  
Jean-Louis MOIGN Mai 2020 - (2026)  
- -  

Cf. : Mairesgenweb

Pontich.jpg

Curieusement cette liste commence en 1955 car la particularité de cette commune est qu'elle est née en 1955, grâce à la volonté de Maurice PONTICH qui fut donc son premier maire.

Les registres de délibérations permettent d'avoir un aperçu nuancé de ces listes car ils ne relatent pas toujours dans le détail les inévitables conflits de personnes qui ont parfois entraîné des démissions... et même de nouvelles élections !

Ils ont tous contribué à conserver la mémoire des soldats qui lors des conflits de 14-18, 39-45 et 1962, ont donné leur vie pour la patrie...

Tous ont essayé de conserver et entretenir au mieux le patrimoine communal, les chemins, les hameaux...

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
ESPARBIÉ -  
- -  

Monument aux morts couleur france.png
Monument aux morts

Monument aux morts
Photo Photo L.D.

Morts des guerres 1914-1918 / 1939-1945

Pictos recherche.png Article détaillé : Consulter la liste des inscrits sur le Monument aux Morts ...


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives


Documents numérisés

Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 8h30 - 12h - 8h30 - 12h 8h30 - 12h 8h30 - 12h - -
Après-midi 14h - 17h30 14h - 19h 14h - 17h30 14h - 17h30 14h - 16h - -
Commune.png

Mairie
Adresse : Place Maurice Pontich - 31330 LARRA

Tél : 05 61 82 62 54 - Fax : 05 61 82 42 83

Courriel : Contact

Site internet : Site officiel

GPS : ° / ° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : L'annuaire Service Public (Mars 2015)

Associations d'histoire locale

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