22070 - Guingamp

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Guingamp
Blason Guingamp-22070.png
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 22 - Blason - Côtes-d Armor.png    Côtes-d'Armor
Métropole
Canton Blason Guingamp-22070.png   22-05   Guingamp

Blason Guingamp-22070.png   22-16   Guingamp (Ancien canton)

Code INSEE 22070
Code postal 22200
Population 7 115 habitants (2020)
Nom des habitants Guingampais, Guingampaises
Superficie 341 hectares
Densité 2086.51 hab./km²
Altitude Mini: 62 m
Point culminant 126 m
Coordonnées
géographiques
48.563333° / -3.15° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation (avant 2015)
22070 - Guingamp carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

Histoire.png Histoire de la commune

Ancienne capitale du Penthièvre, apanage traditionnel des cadets de la famille ducale, Guingamp (Gwengamp), a réussi, grâce à ses princes souvent remuants, à s'affirmer face à Pontrieux, son port maritime mieux situé sur le Trieux, et aux cités épiscopales du Tréguier et Saint-Brieuc.
Eudes, frère du duc Alain III, y réside le premier au XIe siècle, édifiant une puissante motte au-dessus du Trieux. Son fils Étienne, comte de Bretagne, y adjoint une enceinte, siège d'une paroisse dédiée à Notre-Dame, pour attirer artisans et commerçants. Il y fait frapper monnaie et favorise, hors de l'enceinte, l'implantation de cinq sanctuaires et bourgs prieuraux faisant de Guingamp une toute première ville d'importance en Bretagne.
Au début du XIVe, grâce à Guy frère du duc Jean IV et à sa fille Jeanne, épouse de Charles de Blois, Guingamp retrouve son rayonnement avant de subir la guerre de Succession. L'arrivée de Pierre de Penthièvre ouvre une nouvelle période de prospérité qui fixe les contours essentiels de la ville. En 1442, le futur duc de Bretagne fait construire un château flanqué de quatre tours. La ville déborde bientôt grâce à son industrie du drap, dans le bourg noble autour de l'abbaye Sainte-Croix.
À la fin du XVe siècle la ville est assiégée par le roi de France, la Communauté de ville se met sous la protection de Notre-Dame de Guingamp. Une légende est attachée à ce siège : dans la nuit du siège, les cloches se mettent en branle, actionnée par la "Vierge bénie, la Vierge et son fils" et que l'adversaire s'enfuit. Tous les ans à l'heure du miracle une procession parcourt les rues de la ville pour commémorer le souvenir.
Le XVIIe voit la réalisation de la plupart des ensembles architecturaux de la ville : monastères des Augustines, des Ursulines, de Montbareil, les maisons nobles et bourgeoises aux portes sculptées , mais aussi en 1626 le démantèlement du château. [1]

La ville est classée site patrimonial remarquable [2]


Héraldique

  • Fascé de quatre pièces d'argent et d'azur [3] .

Histoire administrative

  • Département - 1801-1990 : Côtes-du-Nord, 1990-2024 : Côtes-d'Armor
  • Arrondissement - 1801-2024 : Guingamp
  • Canton - 1801-2024 : Guingamp
  • Commune - 1801-2024 : Guingamp

Résumé chronologique :

  • 1801-.... :

Confréries - Frairies

  • Ces organismes créés au Moyen Âge ont tous un autel, une chapelle, ou une messe particulière à Notre-Dame de Guingamp. Ils sont divisés en 3 groupes :
  • Spirituelle
  • Bienfaisance
  • Corporatif

Religieuses

  • Frairie du Sacre dirigée par un gouverneur élu pour 3 ans. Cette frairie est connue dès 1604
  • Confrérie de l'Ange Gardien fondée le 14 mars 1693 par Anne Folnais dame douairière de la Garenne Boisgelin dont la fête patronale se fêtait le 2 octobre avec une grande messe et jeu d'orgues
  • Confrérie des agonisants fondée le 5 juin 1662 avec l'approbation de l'évêque Balthazar Grangier, gouvernée par deux prêtres laïques. Elle était gérée par des statuts comportant 14 articles. Son but était de recueillir les aumônes pour les pauvres, les miséreux et les agonisants et l'assistance aux convois funéraires
  • Confrérie de l'immaculée conception de la Vierge Marie, association pieuse dirigée par des hommes, érigée par l'Évêque de Tréguier le 6 août 1695 par l'initiative de Marie-Anne de Lanloup-Kercabin
  • Frérie Blanche : apparaît dans le milieu du XVe siècle, succédant à une autre La Confrérie des disciples du seigneur, elle s'appela ensuite Frairie de la Bienheureuse Vierge Marie. On trouve son emblème dans l'église Notre-Dame de Guingamp, sur la plaque commémorant l'élévation de l'édifice au rang de basilique. Celui-ci représente un cordon enlacé formé de trois brins enlacés, dont la devise était Un triple lien difficile à rompre. Le duc Pierre II de Bretagne († 1457) fut le premier abbé laïc de cette confrérie. Le pardon ou les indulgences avaient lieu le 2 juillet, il comportait une messe et une procession selon la coutume des pardons bretons.

Bienfaisance

  • Confrérie de la charité fondée à Guingamp, citée dès le 28 mars 1662 ; en 1678 elle possède son autel et se voit ériger canoniquement en 1697. De nombreux aristocrates et bourgeois y sont membres.

Corporatives

Patrimoine.png Patrimoine bâti

  • Abbatiale (ancienne) Sainte-Croix du XIIe siècle reconstruite au XVIIIe siècle (ruines inscrites)
  • Chapelle Saint-Léonard d'origine romane du XIIe siècle
  • Château de Pierre II du XVe siècle (vestiges inscrits)
  • Château des Salles des XVIIe-XIXe siècles, inscrit
  • Manoir de Roudourou du XVIIe siècle, inscrit


Basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours

gothico-Renaissance des XIIe et XVIe siècles, inscrite (grand pardon), avec Vierge noire

Basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours_Porche ouest Renaissance
Photo:D.Tassin
Porche Notre-Dame

C'est au titre du culte marial que l'église Notre-Dame de Guingamp est devenue basilique sur la demande de Monseigneur Fallières, évêque de Saint-Brieuc et fervent pélerin de Notre-Dame-de-Bon-Secours. Un décret du pape Léon XIII, en date du 24 octobre 1899, élevait l'église Notre-Dame-de-Guingamp à la dignité de basilique mineure.
Il est supposé que l'origine du bâtiment soit la chapelle du château des comtes de Penthièvre. De cette époque romane, fin XIe, il ne subsiste que les piliers du transept avec leurs arcades à triple rouleau ; en 1156 l'édifice devait être terminé puisque le duc Conan y fonda une chapellenie en faveur des moines de Beaulieu.
L'église est dévastée pendant les guerres de religion. Entre le XIIIe et XIVe siècles, les éléments gothiques apparaissent : deux tours à l'ouest, puis un ensemble de cinq nefs se terminant par un chevet plat, et les quatre porches sont surmontés d'une tour carrée portant une flèche polygonale ; puis au cours du XVe siècle, un porche au bas de la nef côté nord est créé ainsi qu'un nouveau chœur selon le modèle des églises-halles, et le chevet plat est remplacé par une abside polygonale de style flamboyant.
En 1535, la tour midi s'effondre entraînant la destruction de la moitié de la nef. Entre 1537 et 1574, une succession de maîtres d'oeuvre entreprirent la reconstruction tels que Jean Le Moual, Gilles Le Nouasec, Jean Le Cosic et Yves Auffret ; la face sud de la chapelle de la trésorerie sera achevée en 1643. Dès 1650 un grand pélerinage s'organise autour de Notre Dame et de la Vierge Marie. Ce pardon perdure toujours de nos jours chaque premier week end de juillet.
À la Révolution l'église est vidée de ses coffres, les enfeus et autels sont détruits, l'église est transformée en écurie et la sacristie en prison ; le porche Notre Dame est saccagé.
L'église subira des restaurations en 1851 et 1866 qui affecteront essentiellement le voûtement de la nef, l'ensemble des vitraux. L'aménagement du porche nord Notre Dame qui avait été fermé au XVIIe et transformé en chapelle dédiée à la Vierge noire est réouvert, doté un nouveau tympan ajouré et de grilles.

Architecture extérieure

De facture gothique, la façade nord se compose de plusieurs pignons de hauteurs différentes et offre un ensemble de gargouilles ou bestiaire fantastique. La tour nord-ouest, vestige de la campagne de construction du XIVe, est en partie occultée par l'adjonction d'une maison. Cette façade nord comporte deux porches  : à gauche celui de sainte-Jeanne du IVe , à droite le grand porche Notre Dame construit au XIIIe. De cette époque subsistent les bases et chapiteaux, la décoration des murs latéraux qui entourent les statues des douze apôtres (ces derniers sont un ajout du XIXe siècle, période à laquelle le porche est remanié). Le mur du fond et la niche qui héberge la statue de la Vierge Noire datent de la même époque. Au sol, un pavage dessine un labyrinthe ; on suppose qu'il existait une crypte datant de l'époque romane sous ce pavage. La tour plate fut reconstruite au XVIe dans un style Renaissance : elle est flanquée d'éperons, de pilastres grecs, de niches et de mascarons, à sa base un jouvenceau déroule un cartouche portant une inscription gothique.
Le portail ouest, Renaissance, est digne d'une cathédrale, il est encaissé entre les deux tours  : la tour Renaissance, dite plate, avec la chambre des cloches à droite, et à gauche la tour de l'horloge. Cette partie est-ouest est reconstruite à partir de 1536, suite à l'effondrement de la tour. Le portail comporte cinq voussures avec un décor de coquillages et de losanges, dans le tympan un homme et une femme en habits du XVe sont présents, le milieu du fronton est timbré d'un écu martelé supporté par deux hercules. Les deux portes géminées sont séparées par un trumeau surmonté d'une niche.
Le chevet et l'abside datent des années 1470-1480 et prolongent le chœur pour l'agrandir. Ses volumes sont contraints pour laisser un passage sur le parvis sud vers le château. Y sont adjoints des contreforts arcs-boutants remarquables. La sacristie, dans l'angle gauche, est construite sur le premier chœur gothique pour héberger un trésor recensé en 1465.
La façade sud, de style gothique du XIVe laisse deviner le volume du chœur avec ses trois pignons. S'y trouve la porte dite des Ducs, puisque d'après la tradition, c'est par cette porte qu'entraient les ducs depuis le château. Au-dessus, l'immense clocher et sa flèche construits sur les bases romanes de l'édifice sont détruits par les alliés en 1944 et reconstruits à l'identique dix ans plus tard.
La partie sud-ouest de la façade est le résultat de la reconstruction importante qui succède à l'effondrement de 1535, commencée en 1538 elle s'étalera jusqu'à la fin du XVIe siècle.


Architecture intérieure

Plan intérieur

L'espace intérieur est divisé en cinq nefs. Les colonnes nord de la nef sont du XIIIe tandis que celles du sud sont du XVIe. Au-dessus de cette nef se trouve un triforium d'époque gothique sur lequel repose une autre galerie de circulation Renaissance possédant une balustrade décorée de coquilles, bustes et candélabres.
Au niveau de la croisée du transept, quatre gros piliers conservent les vestiges de l'époque romane : les arcades en plein cintre dateraient des années 1100. Ces piliers sont repris et enveloppés au XIIIe pendant la construction gothique de l'église. Ils sont décorés de 16 têtes sculptées (diables, femmes, hommes, animaux).
Le chœur, unique dans l'architecture gothique bretonne, est édifié vers 1350. Il est en forme d'église halle voûtée. Quatre arcs-boutants sont ajoutés entre 1450 et 1484 pour agrandir l'église. L'abside de forme polygonale avec déambulatoire est également ajoutée à cette époque.

Armoiries de la basilique

Sur un mur, les armoiries de la basilique (l'écu est divisé en quatre quartiers) :

- en haut à drexte : les armes de Bretagne (D'hermine plain)
- en haut à senestre, l'écu est également écartelé : en haut à dextre : un franc-quartier d'hermine ; en bas à dextre : les armes de Françoise d'Amboise (palé d'or et de gueules de six pièces)
- en bas à senestre : un franc quartier d'hermine
- en haut à senestre : les armes de Françoise d'Amboise (palé d'or et de gueules de six pièces), duchesse consort de 1450 à 1457
- en bas à senestre : les armes de la seigneurie de Chatillon : Charles de Blois était le fils de Guy I de Chatillon, comte de Blois, et de Marguerite de Valois (de gueules, à trois pales de vair, au chef d'or)
- en bas à dextre : les armes de la communauté de ville sont celles de la Frérie Blanche (Fascé d'argent et d'azur de quatre pièces).




Située dans une chapelle du porche Notre Dame, cette statue de la Vierge Noire, en bois polychrome, date de 1360, année où Charles de Blois construit l'église sous le vocable Notre Dame. Brisée à la Révolution et arrachée de son socle, elle est reconstituée, et l'absence des bras est cachée par les vêtements. Le cœur d'or placé en sautoir sur la statue a été offert par les sœurs de la Croix de Paris (moniales dominicaines). Le visage noirci de la statue en fait l'une des rares Vierges noires de l'ouest.

Vierge de procession du XIXe


Un pélerinage annuel se déroule en procession aux flambeaux dans les rues de la ville et s'achève par l'embrasement de trois feux de joie sur la place du centre. C'est une autre Vierge datant du XIXe qui sert pour cette procession, elle porte également un somptueux manteau. [4]
En septembre 2021 un individu a mis le feu à la statue et à ses ornements textiles.

Au sol, devant la statue de la Vierge Noire, un labyrinthe (une réduction avec 3 mètres de diamètre par rapport à celui de Chartres avec 13 m), composé de 12 cercles concentriques en granit gris clair et gris foncé. Dans la dalle de fonte du centre, Ave Maria est inscrit en lettres gothiques avec un bouquet de trois fleurs de lys.

Un des piliers de la basilique est dédié à sainte Jeanne d'Arc, avec sa statue ainsi que quatre panneaux de bois réalisés par l'atelier briochin Elie le Goff en 1917, suite à un vœu émis par un commerçant de Guingamp.


L'orgue

Buffet d'orgue classé
Tribune d'orgue


De l'orgue construit par Henri Vaignon en 1646, il ne reste aujourd'hui que quelques parties de son buffet d'orgue classé [5]. À l'origine il était placé en tribune en fond de nef, on y accédait par un escalier du XVIIe
Le facteur belge Hippolyte Loret construit un instrument neuf en 1865, en conservant quelques jeux anciens, mais au buffet retaillé. L'orgue est cette fois placé dans le transept sud.
En 1975-76, le facteur Renaud reconstruit l'instrument et le porte à trois claviers avec positif de dos (esthétique sonore néo-classique). Depuis 2023 il est en cours de réhabilitation.


Les vitraux

Vitrail de la Vierge Marie
Vitrail de la Visitation

Les vitraux du côté nord sont de la seconde moitié du XIXe portant les armoiries des donateurs ; du côté sud, les vitraux modernes ont été réalisés par le maître-verrier de Quintin, Hubert de Saint-Martin.
Outre les vitraux dédiés à la Vierge Marie, l'un d'eux montre Notre-Dame-de-Bon-Secours priant Dieu pour que les Prussiens n'arrivent pas en Bretagne pendant la guerre de 1870-1871 : un autre montre la vie de Françoise d'Amboise, (1427-1485), duchesse de Bretagne.


Autres photos


La basilique est classée aux Monuments Historiques [7] Sont également classés :

- une armoire à reliquaires en bois du XVIIIe
- une cloche de 1434 et une cloche de 1568 avec inscription du fondeur
- deux statues en bois de l'Annonciation du XVIIe
- un lutrin en bois comportant un pied à trois consoles du XVIIe
- une huile sur toile représentant le Baptême du Christ du milieu du XIXe
- ainsi qu'un ciboire et un calice avec sa patène.



Le couvent des Augustines hospitalières


Chapelle du couvent
Photo:D.Tassin

Ancien couvent construit de 1699 à 1709 qui servit d’hôpital jusqu’à la Révolution. Associé à l'Hôpital jusqu'au début du XXe siècle, cet ensemble sert ensuite d'Ecole primaire supérieure et de lycée. Depuis 1970, il abrite l'Hôtel de la ville de Guingamp. Magnifique chapelle Renaissance transformée en espace d’exposition.

Les Augustines de la Miséricorde sont fondées à Dieppe début du XVIIe. Les religieuses se vouent à la garde des malades et au service des hôpitaux. L'évêque de Tréguier les autorise à prendre en charge l'Hôtel-Dieu de Guingamp en 1676. Cet hôpital fondé en 1351 par Charles de Blois et installé dans la Maison de la Délivrance, en haut de l'actuelle rue Notre-Dame, à l'intérieur des remparts, manque de personnel compétent et menace de tomber en ruines. La municipalité fait construire un nouvel hôpital hors de la ville, le long des anciennes douves en 1676. Cet hôpital sera détruit en 1834. Sur ce même terrain de 5 ha donné par le duc de Vendôme, sera édifié le monastère des Augustines. La construction débute en 1699 sur les plans de l'architecte Olivier Le Foll sous l'impulsion de la supérieure Renée Magdeleine de Cöetmen. Le monastère est achevé dix ans plus tard, en 1700, grâce aux dots des religieuses et aux nombreuses donations. 150 charretées de pierres provenant du château de Guingamp, rasé sur ordre de Louis XIII et de Richelieu en 1626, seront utilisées pour cette construction. Un mur d'enceinte clôt le monastère, il sera démoli en 1923.
Les Augustines seront chassées à la Révolution, période à laquelle le monastère fut converti en prison, et la chapelle en écurie. Il est rendu aux Augustines en 1803.
En 1835, l'hôpital tombe en ruine, un nouvel hospice est construit dans la continuité du monastère et en parallèle aux anciens remparts. Ce bâtiment a aujourd'hui disparu, seule subsiste la grille d'entrée qui a été déplacée.
À l'arrivée du 48e Régiment d'infanterie en 1875, on construit une aile nouvelle destinée à l’hôpital militaire (actuels locaux Ti ar vro Gwengamp, Centre culturel breton, Entente de Pays). L'hôpital sera transféré vers un nouveau site sur la commune de Pabu en 1912. Le monastère est alors racheté par la ville en 1913, date à laquelle il est classé Monument historique. En 1915, ses jardins potagers et vergers sont transformés en jardin public. Un vaste projet d'aménagement prévoit d'installer dans le monastère et les bâtiments attenants, l'école publique supérieure des garçons et une salle des fêtes. La guerre interrompt les travaux. L'école s'installera en plusieurs étapes, entre 1924 et 1928, dans les bâtiments du monastère et de l'hôpital militaire. Elle déménagera en 1961 dans des locaux neufs construits sur les terrains de l'ancien manoir de Cadolan (actuel lycée Auguste Pavie).
La commune transforme alors l'édifice afin d'y transférer en 1970 ses services administratifs, (précédemment situés 22 Place du Centre). La salle des Fêtes subira des transformations avant que le théâtre du Champ au Roy ne s'y installe définitivement en 1986. [8]

  • Chapelle, cloître et bâtiments en aile : classement par décret du 12 octobre 1913[9]




Chapelle Saint-Joseph du couvent des Ursulines


Le monastère fut construit entre 1654 et 1666 par les Ursulines en charge de l'éducation des jeunes filles. Après la révolution les bâtiments servirent de caserne, puis de Centre Technique Municipal. Inscrit partiellement aux monuments historiques en 1925 [10]. L'ancienne chapelle date du 3e quart du 17e siècle. Façades et toitures de l'ancienne chapelle : inscription par arrêté du 15 mai 1925 ; Façades et toitures des bâtiments conventuels  : inscription par arrêté du 14 mai 1986 [11].

Source: Panneau sur site


Ancienne prison

Ancienne prison
Photo:D.Tassin
22070 - Guingamp Ancienne prison (2).jpg

L'ancienne prison de Guingamp a été construite entre 1834 et 1840 par l'architecte Louis Lorin. Elle fut l'une des premières prisons de conception humaniste conçue, suite au rapport d'Alexis de Tocqueville sur les prisons américaines, de 34 cellules disposées autour d'une cour centrale. Elle servit jusqu'en 1934 et fut désaffectée en 1951.
Depuis 1992, elle est propriété de la commune. En 2019 l'ancienne prison abrite le centre d'art GwinZegal qui accueille des expositions photographiques de quaité.

Les bâtiments sont classés aux Monuments Historiques depuis 1997 [12].


Fontaine de la Plomée


Dragons de la fontaine la Plomée
Photo:D.Tassin

Fontaine Renaissance du XVe siècle à trois bassins, dont une vasque en pierre et deux en plomb ; elle est surmontée d'une statue qui pourrait être une Vierge ou bien une déesse celtique. Des angelots souriants ainsi que des nombreux animaux et personnages mythiques sont présents : chevaux ailés, poissons, béliers, dauphins, chimères, sirènes...
L'eau présente sur les coteaux de Montbareil descend par la porte de la Fontaine puis rue de la Pompe jusqu'en bas de la place : une canalisation en plomb est installée au XVe siècle. Puis la fontaine est transférée en haut de la place à la fin du XVIe, elle est alors approvisionnée par l'aqueduc et le tracé d'eau est modifié pour un problème de gravité, la fontaine se trouvant plus en hauteur.
En 1735 l'aqueduc et la fontaine ont besoin d'être rénovés et le sculpteur Corlay, de Châtelaudren, restaure la Plomée en 1743. Pendant la Révolution, grâce au maire qui déguise la Vierge en déesse de la Raison et coiffe la statue d'un bonnet phrygien, la fontaine ne sera pas fondue pour faire des balles de fusil.

Elle est classée monument historique par arrêté du 25 juillet 1902[13]



Maisons à pans de bois

Maisons à pans de bois

La formation du modèle des hôtels particuliers de Guingamp s'inspire dès 1350 du triforium gothique de la nef de la basilique. Un atelier de charpentiers développe ce concept original dont le plus ancien modèle est sans doute situé au 35 rue Édouard Ollivro datant de 1450, (une analyse dendrochronologique réalisée en 2021 a déterminé un abattage des arbres ayant servi à la construction du pan de bois entre 1413 et 1415). [14]. Une dizaine de maisons à pans de bois de Guingamp sont classées aux Monuments histoiques.
Ce type de construction s'achève vers 1580 pour laisser la place aux bâtiments en façade de granit ocré et de leur toit à quatre pans.


Repère géographique.png Repères géographiques

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 5 177 5 190 4 973 5 550 6 100 6 466 6 796 6 949 6 718 6 893
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 7 350 6 977 7 045 7 895 8 404 8 744 9 196 9 272 9 252 9 212
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 9 385 7 923 8 575 8 644 8 663 9 080 8 117 8 912 9 232 9 284
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 8 507 7 905 8 008 7 693 7 276 6 899 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cf. : EHESS - Fiche Cassini, INSEE 2006, 2011, 2016 & 2020.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- -  
Pierre GUYOMAR 1790 - 1792  
- -  
Pierre GUYOMAR 1813 - 1814  
- -  
Marie Désiré Gabriel Henry BILLOT 1912 - 1914  
JULIENNE 1914 - 1919  
Paul LE JAMTEL 1919 - 1919 Mandat du 22 mai au 13 décembre  
- -  
- -  
Édouard OLLIVRO 1961 - 1977 Écrivain - Député  
François LEYZOUR 1977 - 1982 Conseiller général  
Maurice BRIAND 1983 - 1989 Conseiller régional, député  
Albert LISSILLOUR 1989 - 1995  
Noël LE GRAET 1995 - 2008 Réélu en 2001  
Annie LE HOUÉROU 2008 - 2014 Conseillère générale  
Philippe LE GOFF 2014 - (2026)  
- -  

Cf. : MairesGenWeb

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  
Julien-Pierre GLERON Actuellement  
Mickaël BERTHO et Sophie MONOT-BERTHO 2016 - Succession de Me. KERLAOUEZO HOMMEY  
Jean-Marc BARENTON actuellement  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  
- -  

Ville de naissance de.jpg Ville de naissance ou de décès de

Naissances :

  • Jean CHARLOT, politologue, né le 16 mars 1932
  • Philippe GRANDJEAN, avocat, né le 3 décembre 1916
  • André LE GALL, haut fonctionnaire et écrivain, né le 25 décembre 1936
  • François Alphonse LE HENAFF, peintre, né le 28 juillet 1821, décédé en 1884
  • André LEMONNIER, officier de marine, amiral, né en 1896, décédé en 1963 à Cherbourg-Octeville
  • Guy LE PARQUIER, ingénieur, né le 6 juin 1924
  • André LORGERÉ, homme politique, député, né le 26 janvier 1891, décédé le 20 janvier 1973 à Guingamp
  • Marc MENGUY, diplomate, né le 19 décembre 1928
  • Théodule RIBOT, philosophe, né le 18 décembre 1939, décédé le 9 décembre 1916 à Paris
  • Guy ROPARTZ, avocat, musicien, écrivain, né le 15 juin 1864, décédé le 29 novembre 1955 à Lanloup
  • Sigismond ROPARTZ, historien, né le 8 mars 1823, décédé le 18 avril 1878 à Iffendic
  • Jacques TREBOUTA, téléaste (séries, feuilletons et films de télévision), né le 31 mars 1930
  • François VALENTIN, peintre, né le 10 avril 1738, décédé le 21 août 1805 à Quimper


Décès :

  • Gilbert RENAULT, dit le Colonel RÉMY, Résistant né à Vannes (Morbihan) le 6 août 1904, décédé le 29 juillet 1984

Monument aux morts couleur france.png
Monument aux morts

Le monument aux morts
Tableau commémoratif
Le carré militaire


Morts des guerres 1914-1918 / 1939-1945 / 1946-1954 / 1952-1962

Pictos recherche.png Article détaillé : Consulter la liste du monument aux morts ...
Pictos recherche.png Article détaillé : Consulter la liste du Carré militaire ...

Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h * -
Après-midi 13h30-17h30 13h30-17h30 13h30-17h30 13h30-17h30 13h30-17h30 - -
22070 - Guingamp Hôtel de Ville.JPG

Mairie
Adresse : 1, place du Champ au Roy - BP 50543 - 22205 GUINGAMP

Tél : 02 96 40 64 40 - Fax : 02 96 44 40 67

Courriel : Contact

Site internet : Site officiel

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Source : Mairie (12/2011)

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