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85149 - Moreilles

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Bibliographie
== Bibliographie ==
* [[Fichier:CantonChaillé.jpg|150px100px]] Mémoire en images - Le canton de Chaillé-les-Marais, éditions Alan SUTTON 8 rue du Docteur Ramon 37540 Saint-Cyr-sur-Loire, 2004, 127p. <br><br><hr>Extrait de : '''Les communautés religieuses dans les cantons de Luçon et de Chaillé-les-Marais au XVIIIème siècle''' / Hélène Bonnin. ([http://recherche-archives.vendee.fr/archives/catalogue/lieu/MOREILLES___ABBAYE_NOTRE_DAME Archives de Vendée]) <center>'''L'abbaye de Moreilles'''</center> <center><u>Historique</u></center> Notre-Dame de Moreilles est une abbaye royale dépendant de Clairvaux. Elle se trouve dans la paroisse de Ste Radégonde-des-Noyers. Elle a été fondée au XIIème siècle par des moines qui ont entrepris le dessèchement des marais. C'est l'une des abbayes qui ont construit le canal des Cinq-Abbés. Elle est détruite à la fin du XVIIème siècle et en 1664, l'évêque de la Rochelle envisage de la supprimer (15). Mais elle est reconstruite au début du XVIllème siècle et subsiste avec quatre ou cinq moines jusqu'à la Révolution. Les abbés de Moreilles sont des abbés commendataires. Durant le siècle, trois abbés se succèdent Nicolas de Malezieux (1692-1748), évêque de Lavaur, François-Marie Le Maitre de la Garlaye (1748- 1776), évêque de Clermont, François de Fontanges (1776-1789), évêque de Nancy a partir de 1783. Le 9 juillet 1723, l'évêque de Lavaur célèbre les obsèques de Mgr de Lescure. Il est sans doute passé alors Moreilles. Mgr Le Maitre de la Garlaye était disait-on "le meilleur théologien de sa province". Il avait un train de vie assez simple et faisait profiter les pauvres et les malheureux de ses nombreux revenus parmi lesquels se trouvaient ceux de la mense abbatiale de Moreilles (16).  <center><u>Les Revenus</u></center> Le revenu net de la mense abbatiale est de 27.035 livres à la veille de la Révolution et celui de la mense conventuelle de 10.548 livres. A la Révolution, un inventaire indique les possessions de l'abbaye. La mense abbatiale consiste en "la maison abbatiale de Chavigny, avec ses terres et dépendances, une petite maison et jardin en la paroisse de Champagné, la cabane de la Vacherie, paroisse de Ste Radegonde ; la métairie de la Buye ; la cabane de la Grainetière, paroisse de Champagné ; la métairie de Bois de Cou, la métairie de St Linaire, la cabane de la Coquelardrie, la cabane du port et passage de Moreilles ; les moulins à eau de la Rochette ; le moulin de Puychevriers, des droits de terrages, casuels et cens en argent, volailles, cires ; et plusieurs rentes et redevances en blé". Ces possessions sont estimées à 570.290 livres (17). L'abbé reçoit ainsi, à la veille de la Révolution, 8.250 livres de terrages et devoirs", soit le tiers du revenu total (18).<br>Les religieux perçoivent les revenus de la "métairie de Moreilles (qui produisait 1.500 l. de vin) ; (du) moulin à vent de la Taverne, des baux, des ascensements, des redevances diverses: (de) la métairie de Bot-neuf". Les monastères et ses dépendances sont estimés a 96.200 I.Les revenus de Moreilles sont moins importants que ceux de St Michel, mais ils ne sont pas négligeables, compte tenu du faitquo le nombre de moines y est moins important. La propriété foncière est également moins importante. A Ste Radégonde-desNoyers, la propriété ecclésiastique (propriétés de l'évêché et de l'abbaye) ne représente que 20 % de la, surface agricole utile. Ceci s'explique par le fait que les sociétés de marais ont acheté des terres qu'elles ont desséchées. Mais, même si toutes les terres ne lui appartiennent pas, l'abbaye lève le terrage au 1/12è des fruits et le cens d'un sol par journal de marais desséché. Le revenu foncier brut ne représente, en conséquence que 50% du revenu total. <center><u>Le monastère et son rôle.</u></center> Le nombre des moines varie au cours du siècle mais il n'est jamais très important. Il est de trois en 1724, huit en 1789 et de quatre en 1791. Pour cette dernière année, le seul dont on connaisse la date de naissance est âgé de 40 ans (19).L'abbaye est dirigée par un prieur. On trouve également l'office de cellerier et celui de procureur.D'après une description de l'abbaye que l'on possède (20), il semble qu'elle soit bien aménagée et que les moines soient correctement logés. L'église acte reconstruite en 1699. Dom Boyer, de passage, écrit "Je dis la sainte messe dans l'église de Moreilles qui est très belle. Dom Jacques Godet, prieur (...) fait bâtir à grande hâte et répare bien son monastère." (21)On dispose de peu d'éléments pour connaître la vie de ce monastère. Un simple fait nous est connu, c'est qu'en 1784 Dom de Moulin, religieux de Moreilles, fait une déclaration dans laquelle il mentionne qu'il y a eu des "plaintes et menées secrettes du publicq contre Dom Choppin, prêtre Religieux, et prieur de la dite abbaïe." (22) Une lettre a été envoyée par un particulier à l'évêque critiquant l'attitude du prieur à l'égard de Dom de Moulin qui cherche à "limiter les dégâts".Il est difficile de connaître l'avis des contemporains sur les religieux de Moreilles. Ce que Cavoleau leur reproche c'est leur inutilité. Il écrit en effet : "Les religieux et l'abbé de cette maison ont prouvé que les ordres monastiques n'ont pas contribué autant qu'on serait disposé à le croire aux progrès de l'agriculture dans les campagnes qu'ils habitaient. Situés au centre du dessèchement du Petit-Poitou, dans lequel étaient placés tous leurs domaines, ils n'ont contribué à cette belle entreprise que par l'abandon qu'ils ont été forcés de faire aux dessécheurs d'une partie de leurs marais Pour jouir de l'amélioration de l'autre partie." (23) On pourrait objecter à cette remarque que la première raison d'être d'un monastère n'est pas de faire oeuvre d'entrepreneur de travaux publics. Toutefois, l'abandon aux sociétés de marais de l'initiative desdessèchements a sans doute marqué pour l'abbaye de Moreilles le commencement du déclin. Elle s'est contentée de jouir paisiblement des richesses amassées autrefois. Un sursaut de rayonnement spirituel n'a pas contrebalancé cette perte d'influence auprès des habitants de l'entourage. A la Révolution, tous les moines ont prêté serment et la communauté s'est dispersée. <center>'''NOTES'''</center> 15) PEROUAS (L.). "Le diocèse de La Rochelle de 1648 à 1724, Sociologie et pastorale", Paris, 1964, page 269. C'est ce qui est dit dans une lettre à Colbert du 27 novembre 1664, B.N. mél. Colbert, ms. 125,F° 731.<br>16) GUINAUDEAU (R.), POIRIER (A.D.) et ROUSSEAU (Dr J.) Abbaye N.D. de Moreilles, ronéotypé, s.d. (1961), 78 pages.<br>17) op. cit.<br>18) BOSSIS (P.) "Le Marais poitevin et la domination de l'Eglise au XVlllème siècle", Enquêtes et documents, tome 5. Chavigny se trouve dans la paroisse de Ste Gemme-la-Plaine.<br>19) PEROUAS (L.) op. cit. p. 484, GUINAUDEAU (R.), POIRIER (AD.) et ROUSSEAU (Dr J.) op. cit., CHAILLE (Y.) op. cit. pages 97-98.<br>20) Citée par GUINAUDEAU (R.), POIRIER (A.D.) et ROUSSEAU (Dr J.) op. cit.<br>21) BOYER (Don, Jacques). "Journal de voyage de Dom Jacques Boyer, Religieux Benédictin de la Congrégation de Saint-Maur dans les diocèses de Clermont, Saintes, La Rochelle, Luçon et Poitiers (1710-1714) publié et annoté par VERNIERE (Antoine)", Clermont-Ferrand, 1886. page 365.<br>22) Journal de Dom Boyer op. cit. page 365. 22) A.D.V. 3 E 52/233.<br>23) CAVOLEAU "Statistique ou description générale de la Vendée", Paris, 1844. page 761.<br> <hr>
== Liens utiles ==
* http://archives.vendee.fr
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