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Pierre HÉNAULT

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==Nécrologie==
'''Mort de M. Pierre Hénault, ancien député de la Manche, ancien maire de Villedieu<ref>Manche Libre (ou Ouest-France), 21/2/1971.</ref>'''
M. Pierre Hénault, l’ancien député == Biographie ==Député de la [[Manche vient ]] de mourir 1948 à Paris, à l’âge 1958<ref>[http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=3791 biographie Site de 79 ans, après une très brève maladie.l'Assemblée Nationale]</ref>
Ses amis politiques l’avaient vu pour la dernière fois en novembre lorsqu’il était venu Pierre HÉNAULT est né le 25 février [[1892]] à Saint[[75056 -Paris|Paris]]. Combattant des deux guerres mondiales, il fut un résistant authentique. Industriel et administrateur de sociétés, participer à la réunion du Libération, il appartient au Mouvement national Progrès – Liberté créé par Mde Libération Nationale. Jacques SoustelleIl fut l'un des fondateurs du Parti républicain de la liberté, l’orateur fut membre de cette soiréeson comité exécutif et son vice-président en 1946 et en 1947. En janvier dernierPierre HÉNAULT fut candidat dans la Manche sur la liste PRL, en troisième position le 2 juin 1946 et en deuxième position, derrière Joseph Lecacheux, Mle 10 novembre 1946. Hénault était d’ailleurs nommé membre du comité directeur Il n'est pas élu mais un lot de ce nouveau parti, animé consolation lui est offert ; il est élu par les anciens militants l'Assemblée nationale à l'Assemblée de l'Union française en 1946. Il y siège peu de temps car la désignation de l’Algérie FrançaiseJoseph Lecacheux au Conseil de la République le porte au Palais Bourbon en novembre 1948.
Depuis mars 68D'emblée, MPierre HÉNAULT s'affirme comme un parlementaire actif. Hénault semblait s’être retiré Membre des commissions de la vie publiquereconstruction et des dommages de guerre, de la Commission du suffrage universel, du règlement et des pétitions et de la Commission des boissons, hors quelques apparitions ces derniers mois il est, en outre, appelé à figurer sur la liste des jurés de la Haute Cour de justice. Il dépose sur le bureau de l'Assemblée rapports et propositions de résolution ou de loi. Ainsi, le 27 janvier 1949, une proposition de loi tendant à modifier la loi du 1er septembre 1948 sur les loyers, le 10 novembre 1949 une proposition tendant à modifier le statut du fermage du 31 décembre 1948, le 25 avril 1950 une proposition tendant à créer des sociétés coopératives familiales scolaires pour défendre ses amis bouilleurs financer l'enseignement privé. Il est aussi l'auteur de plusieurs propositions de résolution de cru nature à assouplir la fiscalité et dépose, le 21 novembre 1950, un rapport au nom de la Commission des boissons en difficultésfaveur du marché des pommes à cidre. Il intervient très souvent en faveur des victimes de la guerre.
Né à Paris En d'autres termes, ces centres d'intérêt, durables, sont significatifs de ceux d'un élu de droite d'un département rural : lutte contre le dirigisme et la défense de l'économie libérale, défense de ses mandants paysans et des sinistrés, interventions en faveur des producteurs de boissons alcoolisées. Ses interventions en 1892séance publique vont dans ces directions. Ainsi, les 28 février et 4 août 1950, dans le débat sur la boisson Coca-Cola, industrielpose-t-il la question de la réglementation douanière des Etats-Unis sur les importations des vins français, directeur des Champagne et administrateur Cognacs. Au sujet du sort des victimes de sociétésguerre et des anciens combattants, Mil développe le 24 mars 1950 l'interpellation de Maurice Barrachin empêché. D'une manière générale, il demande au nom de son groupe une revalorisation des indemnités versées aux victimes des deux guerres mondiales. Hénault avait mené Il demande que les "déportés du travail" bénéficient de pair la même considération que les affaires autres victimes et la politique partant soient indemnisés. Mais c'est l'évocation des anciens combattants des deux guerres mondiales et des anciens prisonniers de guerre qui verse l'orateur dans laquelle il s’était lancé après la Libérationle lyrisme. Il avait été déclare "les Anciens combattants constituent une armée silencieuse (...), ils sont dignes, ils sont calmes (...). Ils constituent un des meilleurs ferments du pays" et demande que l'Assemblée se recueille un instant. Pour Pierre HÉNAULT, les anciens combattants et les prisonniers de guerre sont en 1946-47définitive les grands vaincus de la dernière guerre. " Que leur patriotisme demeure un exemple. A ce jour, vice-président du Parti Républicain ils constituent encore le gage le plus certain de la pérennité de la Liberté France. " Il remercie le ministre des Anciens combattants pour les efforts consentis et conseiller lui demande de l’Union française jusqu’en 1948s'engager à faire quelque chose en faveur des Anciens combattants. Le 4 août 1950, époque le député de la Manche intervient à laquelle, introduit nouveau au cours du débat sur la proposition de loi relative au statut des déportés du travail. Au sujet de l'amendement déposé par son ami le Dr Lecacheux Emile-Louis Lambert tentant à qualifier les déportés du travail de Montebourg, il fut élu"requis", Pierre HÉNAULT plaide pour le maintien de l'expression "déporté du travail" et regrette que la première foisquestion de leur statut restât posée. Plus généralement, le député de la Mancheintervient dès qu'il est question des dommages de guerre. Pour l'élection de la deuxième Assemblée nationale, l'ancien résistant Pierre HÉNAULT accepte d'être en deuxième position sur la liste RPF conduite par Claude Hettier de Boislambert. Celui-ci pouvait espérer que la notoriété de Pierre HÉNAULT drainerait vers la liste gaulliste l'électorat modéré. Les sièges ont été répartis à la représentation proportionnelle. La liste du Rassemblement obtient 61 249 voix sur 199 487 suffrages exprimés. Elle arrive ainsi en tête devant les listes MRP, socialiste et celle de l'Union des Indépendants, des Paysans et des Républicains nationaux conduite par Jean-Michel Guérin du Bosq de Beaumont.
Pierre HENAULT s'inscrit au groupe RPF. Mais, gaulliste d'occasion, il n'adhère pas à la stratégie définie par le général de Gaulle d'opposition systématique à la IV{{e}} République. Aussi, vote-t-il, avec vingt-six autres élus RPF, l'investiture d'Antoine Pinay et s'inscrit peu après au groupe de l'Action Républicaine et Sociale. Il poursuivit sa carrière politique est à nouveau nommé membre de la Commission des boissons (1951), des finances (1953) et pour toute la durée de la législature - n'a-t-il pas été membre de l'Assemblée de l'Union française ? - des territoires d'outre-mer. Cette dernière le nomme membre suppléant de la Commission de coordination chargée de l'examen des problèmes intéressant les Etats associés d'Indochine. Au cours de cette législature, comme sous diverses étiquettes la précédente, le député de la Manche multiplie textes et interventions. Sa réputation de prononcer des discours souvent longs se confirme. Il dépose à nouveau les propositions de loi et de résolution qui n'ont pas abouti sous la termina député indépendant d’Avranchesprécédente législature et oriente à nouveau son action en faveur des producteurs de cidre, des victimes de la guerre et bataille pour l'allégement de la fiscalité qui pèse sur les exploitants agricoles. Ses interventions confirment son combat en 1962faveur du libéralisme.Electeur Ainsi, le 5 juillet 1951, dans le débat sur l'échelle mobile des salaires Pierre HÉNAULT condamne à Saultchevreuilnouveau le principe de l'économie administrée. "La liberté est la plus belle des choses" déclare-t-il. Il dénonce l'augmentation des prix et des impôts, la perte de confiance des épargnants, la baisse du pouvoir d'achat. "La France est le pays le plus taxé sans être pour cela à la tête du progrès social". Il estime que les dépenses publiques sont grevées par les nationalisations : "L'Etat-patron est irresponsable" et il avait mené victorieusement faut réorganiser la sécurité sociale. Il n'est pas en soi hostile à la proposition qu'il consentira à voter mais il propose d'instituer l'association du capital-travail. Plus généralement, il estime que la France dépense trop d'autant que le plan Marshall vient à sa liste aux élections municipales fin et souligne "les incroyables difficultés dans lesquelles se débattent tant de Villedieu en mars 65 Français, le mécontentement généralisé qui grandit, l'anxiété de tous devant l'avenir le plus proche". Le 8 juillet 1952, il interpelle le gouvernement sur sa politique agricole et en était devenu l'épidémie de fièvre aphteuse. Dans un long discours, le mairedéputé de la Manche regrette que " notre agriculture (n'ait) pas de plan d'ensemble". Villedieu connut alors L'agriculture est désormais confrontée à trois problèmes urgents : l'installation des remous jeunes, le déséquilibre des prix agricoles et Mindustriels, l'épizootie de fièvre aphteuse. Hénault démissionna en 1962 (Ndr : erreur A ce sujet, le préjudice est immense, d'autant plus que le ministère ignore les vaccins de pointe et les progrès vétérinaires. Le ministre de l'agriculture, dans une interruption, se défend de tout faire, dans l'urgence, pour enrayer l'épidémie. Pierre HÉNAULT demande que des crédits spéciaux soient débloqués, le textebétail vacciné, la recherche publique stimulée. Le 19 mai 1953, le député de la Manche prend part à la discussion du projet de loi relatif au redressement financier et plus particulièrement au sujet des mesures fiscales qui pèsent sur les boissons alcoolisées. Bien qu'il ait été présenté comme un défenseur de l'alcoolisme, il assure non sans humour à l'Assemblée qu'il est "contre l'alcoolisme et ses méfaits". Mais la lutte contre ce fléau, pense-t-il, ne passe pas par la fiscalité qui pèse sur les producteurs et sur ce point il ne suit pas le gouvernement bien qu'il appartienne à sa majorité. Il développe son intervention le 3 juin lors du débat sur l'investiture de Pierre Mendès France. Certes, dit-il, la situation est grave mais "la hache (contre les dépenses)ne suffira pas, c'est la maison qui est mal bâtie. Commençons par relever les salaires et baisser les charges". Il propose de libérer l'économie française et partant les initiatives. Rentrant d'une mission en AEF et au Cameroun, il exprime ses critiques à l'égard du FIDES, des fonctionnaires pléthoriques et de la valeur trop faible du franc. Au sujet du Maroc et de la Tunisie, il s'inquiète du laxisme dont fait preuve le gouvernement. Le 17 juin 1954, au nom du groupe ARS, il participe à nouveau au débat sur l'investiture de Pierre Mendès France. Avec ses amis, il a été sensible à la position conciliatrice adoptée par le député de l'Eure sur la CED. Son groupe se félicite aussi de la volonté de paix en Indochine. Il demande que le Président désigné précise les conditions du cessez-le-feu ainsi que sa politique à l'égard de l'Afrique du Nord afin de préserver les intérêts des Français. Les réponses qui lui sont présentées ne l'ont convaincu qu'à moitié car il s'abstient lors du vote d'investiture, comme il l'avait fait du reste un an plus tôt. A nouveau, le 23 juillet, il s'abstient sur les accords de Genève et, le 30 août, vote contre la proposition du général Aumeran qui vise à rejeter sans débat le projet de CED. Le 29 décembre, il approuve les accords de Paris.
Un tantinet démagoguePierre HÉNAULT est opposé plus particulièrement à l'un des aspect de la politique de Pierre Mendès France, suscitant donc celle qui vise à restreindre la polémiqueliberté des bouilleurs de cru. Le 4 février 1955, au demeurant courtois il contribue à la chute de son gouvernement et aimant plaireintervient pour revenir sur les décision qui ont été prises. Ainsi, M. Hénault était devenu président le 8 mars 1955, dépose-t-il deux propositions de loi dont l'une vise à abroger le décret du syndicat des 13 novembre 1954 concernant les bouilleurs de cru et fut longtemps influent dans tout l'autre le sud décret du départementmême jour relatif à l'augmentation du droit de consommation sur l'alcool. Il était chevalier Le 27 janvier 1955, il ne nie pas que le groupe de pression des bouilleurs de cru existe mais " l'alcoolisme est en nette régression dans nos campagnes". "Qu'on laisse tranquilles nos petits bouilleurs de cru" car "toute mesure de coercition provoquerait des troubles et favoriserait la Légion d’honneurfraude". A nouveau le 25 octobre, titulaire il dénonce les attaques contre les producteurs d'alcool. "L'Assemblée, subjuguée par le problème de la Médaille Militaire l'alcoolisme, a cru devoir suivre les brouilleurs de cartes et non pas les bouilleurs de cru ." Il demande le rétablissement de la Croix franchise de Guerre 14-18 dix litres et un véritable plan de la Croix de Guerre 39lutte contre l'alcoolisme dont les paysans, cette fois-ci, ne feraient pas les frais. Il rappelle le courage des paysans dans les tranchées qu'on ennuie aujourd'hui parce qu'ils produisent quelques litres d'alcool. Cette remarque suscite des interruptions. "Ne déshonorez pas les poilus !" lui est-45il rétorqué."Où placez-vous le patriotisme ?"
Ses obsèques ont eu lieu Le 29 novembre 1955, le député de la Manche refuse d'accorder sa confiance à Edgar Faure qui prend la décision de dissoudre l'Assemblée. Le 2 janvier 1956, Pierre HÉNAULT conduit la liste du Centre national des Indépendants, des paysans et d'action républicaine et sociale. De son côté, Claude Hettier de Boislambert conduit une liste du Centre national des Républicains sociaux. Deux listes quand il n'y en avait qu'une en 1951. Pierre HÉNAULT justifie au cours de la campagne son ralliement à Antoine Pinay. Pour en finir avec l'instabilité, il propose d'avoir recours à Parisla dissolution automatique après deux crises ministérielles en moins de deux ans ainsi que la limitation du domaine de la loi. Il fait aussi campagne pour que l'Etat cesse d'être un patron. Avec 34 053 voix sur 206 624 suffrages exprimés et l'attribution des sièges aux listes apparentées, dans l’intimiténon seulement Pierre HÉNAULT est réélu mais fait élire son deuxième de liste Jean Brard. En revanche, mercredi 17 févrierClaude Hettier de Boislambert n'est pas réélu.
Pierre HÉNAULT s'inscrit au groupe des Indépendants Paysans d'action sociale (IPAS) et est nommé membre de la Commission des territoires d'outre-mer, membre suppléant de la Commission des finances et membre de la Haute Commission de l'organisation commune des régions sahariennes (1957). Avec ténacité, il dépose à nouveau sur le bureau de l'Assemblée nationale l'ensemble des textes qui n'avaient pas été adoptés sous les précédentes législatures enrichi de nouvelles propositions. A la tribune, il défend à nouveau les bouilleurs de cru et les producteurs de cidre - boisson qui ne peut être considéré comme un alcool précise-t-il - mais aussi les producteurs de beurre menacés par le " trust de la margarine " (1er mars 1956). Il propose d'instituer un label pour le beurre fermier. Le 1er juin 1956, il développe son interpellation sur la politique générale en Afrique du Nord. Que fait le gouvernement pour prévenir les répercussions des événements d'Afrique du Nord sur le Sahara et l'Afrique noire ? Il attire l'attention du gouvernement sur la nécessité de protéger l'Afrique noire des arabes. Il se prononce, en effet, pour la création d'une entité saharienne qui servirait de tampon entre le nord et l'Afrique sub-saharienne. Le 20 mars 1957 et le 16 juillet 1957 il développe à nouveau ces points. Il s'inquiète des risques de voir le Sahara échapper à la France au moment même où on commence à prendre la mesure des gisements de pétrole. "Le Sahara est, je crois, la dernière grande espérance de notre génération. Son sort peut conditionner l'avenir de notre pays, refaire de la France une grande nation." Le 10 décembre 1956, au nom de la Commission des territoires d'outre-mer, il avait présenté un rapport sur différents projets et propositions de loi tendant à proclamer le Sahara "territoire national". Quant à l'Algérie, il faut donner au gouvernement tous les pouvoirs nécessaires à l'image de ceux dont disposaient Clemenceau, "le noeud gordien est à Paris (...). C'est là qu'en frappant à coups redoublés, il faut le trancher, si l'on veut réellement sauver l'Algérie et par voie de conséquences sauver la France" (16 juillet 1956). Le 26 novembre 1957, il salue l'action de Robert Lacoste, Max Lejeune et du général Bigeard et demande que les soldats ne soient pas tombés en vain au champ d'honneur.
==Biographie==Député Le {{1er}} juin 1958, Pierre HÉNAULT vote l'investiture du général de Gaulle et le 2 juin accorde les pleins pouvoirs au gouvernement. Il est réélu député le 30 novembre 1958 et, le 8 juillet 1959, membre du Sénat de la Manche de 1948 à 1958<ref>[http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/ficheCommunauté.asp?num_dept=3791 biographie Site de l'Assemblée Nationale]</ref>
Lors des premières élections législatives de la cinquième République, Pierre Hénault HÉNAULT est investi par le 25 février 1892 à Paris. Combattant Centre national des indépendants et paysans (CNIP) dans la 2{{e}} circonscription (15 cantons dont celui d’Avranches) mais il doit affronter deux guerres mondialescandidats indépendants paysans dissidents, il fut un résistant authentiquesans qu’aucun arbitrage n’ait réussi à empêcher cette situation périlleuse. Industriel et administrateur de sociétésLe 23 novembre 1958, les résultats sont les suivants : Jacques Simon (Parti communiste français-PCF) recueille 1 586 voix ; Léon Poirier (SFIO), à 2 639 ; Auguste Huet (Union pour la Libérationnouvelle République-UNR), il appartient au Mouvement de Libération Nationale. Il fut l'un des fondateurs du Parti républicain de la liberté4 552 ; Pierre HÉNAULT (CNIP), 16 633 ; Maxime Fauchon, fut membre de son comité exécutif député sortant Indépendant et son vice-président paysan d’action sociale (IPAS) non investi par le CNIP), 12 821 ; Louis Fouilleul (« paysan indépendant », ancien candidat sur les listes du CNIP en 1946 1951 et 1956, non investi en 19471958), 12 224. Pierre Hénault fut candidat Les divisions des indépendants sont donc évidentes et, dans la Manche sur la liste PRLle canton le plus peuplé – Avranches, en troisième position dont le 2 juin 1946 maire et en deuxième positionconseiller général est pourtant le sénateur républicain indépendant (RI) Léon Jozeau-Marigné – Pierre HÉNAULT est distancé par Maxime Fauchon. Le 30 novembre, sa réélection n’est pas aisée, derrière Joseph Lecacheuxseul le candidat du PCF s’étant retiré, sans que le 10 novembre 1946candidat socialiste n’en tire d’ailleurs bénéfice (2 409 voix). Il n'est pas élu mais Pierre HÉNAULT l’emporte finalement avec 22 707 voix (44,5 % des suffrages exprimés), ayant réussi à mordre un lot de consolation lui est offert ; il est élu par l'Assemblée nationale à l'Assemblée de l'Union française en 1946. Il y siège peu sur les électorats de temps car la désignation de Joseph Lecacheux au Conseil Maxime Fauchon (10 326 voix) et d’Auguste Huet (2 706), mais pas sur celui de la République le porte au Palais Bourbon en novembre 1948Louis Fouilleul (12 660).
D'embléeIl s’inscrit de nouveau au groupe IPAS, présidé par Henry Bergasse, Pierre Hénault s'affirme comme un parlementaire actif. Membre et est élu membre de la Commission des commissions lois constitutionnelles, de la reconstruction législation et des dommages de guerre, l’administration générale de la Commission du suffrage universel, du règlement et des pétitions et République dans laquelle il siége jusqu’à la fin de la Commission des boissonslégislature. Le 8 juillet 1959, il est, en outre, appelé à figurer sur la liste des jurés élu membre de l’éphémère Sénat de la Haute Cour Communauté. Son activité parlementaire se trouve fort réduite par le nouveau règlement de justicel’Assemblée. Il ne dépose sur le bureau de l'Assemblée rapports et que sept propositions de résolution ou de loi. Ainsi, le 27 janvier 1949, une proposition de loi tendant à modifier lois en quatre ans : sur l’obligation d’afficher la loi du 1er septembre 1948 teneur en margarine sur les loyersproduits en contenant (n° 20, le 10 novembre 1949 une proposition tendant à modifier le statut 28 avril 1959) ; sur la protection du fermage du 31 décembre 1948beurre fermier (n° 25, le 25 28 avril 1950 une proposition tendant à créer 1959) ; pour l’accroissement des sociétés coopératives familiales scolaires pour financer l'enseignement privé. Il est aussi l'auteur attributions de plusieurs propositions croix de résolution la Légion d’honneur aux anciens combattants de nature 1914-1918 à assouplir l’occasion du 40e anniversaire de la victoire (n° 107, 29 mai 1959) ; pour la fiscalité et déposecréation d’un « concours de pronostics » sur les matchs sportifs (n° 281, 8 octobre 1959) ; pour une réglementation plus stricte de la chiropractie (n° 349, le 21 5 novembre 19501959) ; pour l’institution du crédit privé à l’élevage bovin (n° 1150, un rapport au nom 25 avril 1961) ; pour une réforme de la Commission des boissons prise en faveur du marché charge des pommes à cidre. Il intervient très souvent en faveur affections silicotiques qui diminuât les charges des victimes de la guerreemployeurs (n° 1440, 3 octobre 1961).
En d'autres termesSes interventions à la tribune du Palais-Bourbon sont, ces centres d'intérêtelles aussi, durablesmoins nombreuses que sous le régime précédent, mais elles portent encore sur les thèmes qui lui sont significatifs de ceux d'un élu de droite d'un département rural chers depuis 1948 : lutte contre le dirigisme agriculture, colonies, fiscalité. Il prend la parole à plusieurs reprises (les 16, 17, 20 et 21 novembre 1959) lors de la défense discussion du budget de l'économie libérale, défense 1960 ; les 2 et 3 décembre 1959 puis le 18 juillet 1960 pour défendre les bouilleurs de ses mandants paysans cru ; le 9 juin 1960 sur les accords avec la Fédération du Mali ; les 6 novembre (relations avec le Cameroun et le Togo) et 5 décembre 1960 (arrachage des sinistréspommiers, interventions en faveur droits sur les alcools et apéritifs) au cours des producteurs débats sur le budget de boissons alcoolisées. Ses interventions en séance publique vont 1961 ; le 22 juillet 1961 dans ces directionsle débat sur le projet de loi relatif au financement du plan d’assainissement de l’industrie cidricole ; le 25 octobre 1961 sur le budget de la Guyane ; le 11 juillet 1962 à nouveau sur les questions relatives à la distillation des cidres ; enfin, le 19 juillet 1962, au cours du débat sur le projet de loi complémentaire à la loi d’orientation agricole, sur l’organisation du marché de l’aviculture et la limitation de la liberté d’entreprise qu’elle entraînait. AinsiTout au long de la législature, Pierre HÉNAULT est un opposant à la politique algérienne du chef de l’État. Il fait même cause commune avec les 28 février plus radicaux du groupe IPAS, menés par François Valentin, Henry Trémolet de Villers et 4 août 1950Jean-Marie Le Pen, dans puisqu’il vote le débat sur 9 novembre 1961 « l’amendement Salan », déposé par Jean Valentin, député de la boisson Coca-ColaCharente, poseex-t-il IPAS devenu non inscrit. Il ne vote toutefois pas la question motion de censure le 15 décembre suivant. Le 27 avril 1962, à l’image de la réglementation douanière des Etats-Unis grande majorité du groupe, il s’abstient lors du vote sur les importations des vins françaisla déclaration de politique générale du nouveau premier ministre, Georges Pompidou, des Champagne et Cognacsle 4 octobre, il censure le gouvernement.
Au sujet du sort des victimes Le CNIP l’investit naturellement dans la 2{{e}} circonscription de guerre et la Manche à l’occasion des anciens combattants, il développe le 24 mars 1950 l'interpellation élections législatives anticipées de Maurice Barrachin empêchénovembre 1962. D'une manière généraleDans tout le département les opposants au pouvoir sont littéralement écrasés, il demande au nom de son groupe une revalorisation des indemnités versées aux victimes des deux guerres mondiales. Il demande que les "déportés du travail" bénéficient de la même considération que candidats gaullistes emportant tous les autres victimes et partant soient indemniséssièges dès le premier tour. Mais c'Pierre HÉNAULT est l'évocation des anciens combattants des deux guerres mondiales et des anciens prisonniers de guerre cependant celui qui verse l'orateur dans se tire le lyrismemoins mal de cette débâcle électorale du « Cartel des non ». Il déclare "les Anciens combattants constituent une armée silencieuse (.choisit de faire équipe avec son principal rival de 1958, Louis Fouilleul : celui-ci est cette fois son candidat suppléant.Quatre candidats s’affrontent le 18 novembre.Yves Berhaut (PCF): 2 773 voix, ils sont dignesen faible progression par rapport à 1958 si l’on tient compte qu’il n’y a pas de candidat de la SFIO ; Auguste Huet (candidat sans étiquette, ils sont calmes ancien candidat UNR en 1958 passé à la dissidence par hostilité à la politique algérienne gaulliste) : 4 582 voix ; Émile Bizet (...vétérinaire, maire de Pontorson, MRP soutenu par l’Association pour la Ve République): 22 382 voix ; Pierre HÉNAULT enfin : 12 043 voix. Ils constituent un Par rapport à 1958, il perd nettement moins de voix que la grande majorité des meilleurs ferments candidats du pays" et demande que l'Assemblée se recueille un instant. Pour Pierre Hénault, CNIP dont les anciens combattants et les prisonniers de guerre sont résultats d’ensemble en définitive les grands vaincus 1962 reculent de la dernière guerre. " Que leur patriotisme demeure un exemple. A ce jour, ils constituent encore le gage le plus certain de la pérennité 50 % à l’échelle de la France. " Signe d’une réelle implantation, à relativiser cependant si l’on considère que Louis Fouilleul est son suppléant. Il remercie ne dépasse Émile Bizet que dans trois cantons sur quinze : Juvigny-le ministre des Anciens combattants pour les efforts consentis -Tertre, Saint-Hilaire-du-Harcouët et lui demande de s'engager Le Teilleul. Même s’il avait réussi à faire quelque chose en faveur des Anciens combattantséviter la candidature d’Auguste Huet, il n’aurait pu être élu. Le 4 août 1950Comme dans presque tout le pays, l’électorat modéré, que le CNIP avait rassemblé progressivement depuis 1951, s’est massivement détaché du parti, n’acceptant pas le député rejet de la Manche intervient à nouveau au cours du débat sur la proposition politique algérienne de Charles de loi relative Gaulle et moins encore ce que celui-ci présente comme le risque d’un « retour au statut régime des déportés du travailpartis ». Au sujet de l'amendement déposé par Emile-Louis Lambert tentant à qualifier Dans le canton d’Avranches, Émile Bizet dépasse les déportés du travail de "requis"64 %, Pierre Hénault plaide pour le maintien soit dix points de l'expression "déporté du travail" et regrette plus que son score moyen dans la question de leur statut restât posée. Plus généralement, le député de la Manche intervient dès qu'il est question des dommages de guerrecirconscription.
Pour l'élection La carrière politique de Pierre HÉNAULT continue néanmoins. En mars [[1965]], il devient maire de la deuxième Assemblée nationale[[50639 - Villedieu-les-Poêles|Villedieu-les-Poêles]], l'ancien résistant Pierre Hénault accepte d'être chef-lieu de canton où il réside une petite partie de l’année depuis l’après-guerre. Son objectif est surtout de préparer le scrutin législatif de 1967 en deuxième position sur gagnant un mandat d’élu local. L’élection se déroule dans un contexte très particulier. Villedieu-les-Poêles, presque entièrement encerclée par la liste RPF conduite par Claude Hettier commune de Boislambert. CeluiSautchevreuil-le-Tronchet, a annexé celle-ci pouvait espérer que la notoriété en 1964 afin de pouvoir se développer sur les plans industriel et immobilier. Pierre Hénault drainerait vers la HÉNAULT forme une liste gaulliste l'électorat modéréavec l’ancien maire de Sautchevreuil, Henri MACÉ. Les sièges ont été répartis Face à la représentation proportionnelleeux, une liste conduite par le maire sortant de Villedieu, Eugène HAVARD, élu en 1959, et, en deuxième position, le docteur Jean-Louis BOUGOURD. La liste Seuls Pierre HÉNAULT et Henri MACÉ sont élus au soir du Rassemblement obtient 61 249 voix sur 199 487 suffrages exprimés14 mars 1965. Elle arrive ainsi Les deux listes en tête devant présence fusionnent entre les listes MRPdeux tours et le 26, Pierre HÉNAULT est élu maire, socialiste le docteur BOUGOURD devenant premier adjoint et celle de l'Union des IndépendantsHenri MACÉ le deuxième. Mais le nouveau maire est très peu présent dans sa commune, des Paysans ne venant que dans quelques grandes occasions (comme la rencontre entre Saint-Lô et des Républicains nationaux conduite par Jean-Michel Guérin Villedieu dans le cadre du Bosq de Beaumontjeu télévisé « Intervilles ») et laissant son premier adjoint aux affaires.
Pierre Hénault s'inscrit au groupe RPF. Mais, gaulliste d'occasion, il n'adhère pas à la stratégie définie par le général de Gaulle d'opposition systématique à la IVème République. AussiLe 5 mars 1967, vote-t-il, avec vingt-six autres élus RPF, l'investiture d'Antoine Pinay et s'inscrit peu après au groupe de l'Action Républicaine et Sociale. Il est à nouveau nommé membre de la Commission des boissons (1951), des finances (1953) et pour toute la durée de la législature - n'a-t-il pas été membre de l'Assemblée de l'Union française ? - des territoires d'outre-mer. Cette dernière investi par le nomme membre suppléant de CNIP dans la Commission de coordination chargée de l'examen des problèmes intéressant les Etats associés d'Indochine. Au cours de cette législature, comme sous la précédente, le député 2{{e}} circonscription de la Manche multiplie textes et interventions. Sa réputation de prononcer des discours souvent longs se confirme. Il dépose à nouveau les propositions de loi et affronte cinq adversaires (PCF : 2 667 voix ; Fédération de résolution qui n'ont pas abouti sous la précédente législature gauche démocrate et oriente à nouveau son action en faveur socialiste-Convention des producteurs de cidreinstitutions républicaines : 3 714 voix ; Auguste Huet, des victimes de la guerre et bataille pour l'allégement de la fiscalité qui pèse sur les exploitants agricoles. Ses interventions confirment son combat en faveur du libéralisme. Ainsisans étiquette : 1 621 voix ; Émile Bizet, le 5 juillet 1951député sortant MRP: 22 613 voix ; Pierre Guinebault, dans le débat sur l'échelle mobile des salaires Pierre Hénault condamne à nouveau le principe candidat de l'économie administrée. "La liberté est la plus belle Fédération nationale des choses" déclare-t-il. Il dénonce l'augmentation des prix et des impôtsrépublicains indépendants (FNRI), la perte issue de confiance des épargnants, la baisse scission « giscardienne » du pouvoir d'achat. "La France est le pays le plus taxé sans être pour cela CNIP à la tête du progrès social". Il estime que les dépenses publiques sont grevées par les nationalisations l’automne 1962 : "L'Etat-patron est irresponsable" 13 731 voix) et il faut réorganiser la sécurité sociale. Il n'est pas en soi hostile à la proposition qu'il consentira à voter mais il propose d'instituer l'association du capital-travail. Plus généralementne rassemble, il estime que la France dépense trop d'autant que le plan Marshall vient malgré une participation électorale très supérieure à sa fin et souligne "les incroyables difficultés dans lesquelles se débattent tant celle de Français1962, le mécontentement généralisé qui granditque 7 292 voix, l'anxiété de tous devant l'avenir le plus proche"soit 14 % des suffrages exprimés. Le 8 juillet 1952Au second tour, il interpelle le gouvernement sur sa politique agricole et l'épidémie de fièvre aphteuse. Dans un long discours, le député candidat de la Manche regrette que " notre agriculture FNRI reste en compétition (n'ait21 327 voix) pas de plan d'ensemble". L'agriculture est désormais confrontée à trois problèmes urgents : l'installation des jeunes, le déséquilibre des prix agricoles et industriels, l'épizootie de fièvre aphteuse. A ce sujet, le préjudice est immense, d'autant plus que le ministère ignore les vaccins de pointe et les progrès vétérinaires. Le ministre de l'agriculture, dans une interruption, se défend de tout faire, dans l'urgence, pour enrayer l'épidémie. Pierre Hénault demande que des crédits spéciaux soient débloqués, le bétail vacciné, la recherche publique stimulée. Le 19 mai 1953, le face au député de la Manche prend part à la discussion issu du projet de loi relatif au redressement financier et plus particulièrement au sujet des mesures fiscales qui pèsent sur les boissons alcoolisées. Bien qu'il ait été présenté MRP, soutenu comme un défenseur de l'alcoolisme, il assure non sans humour à l'Assemblée qu'il est "contre l'alcoolisme et ses méfaits". Mais la lutte contre ce fléau, pense-t-il, ne passe pas en 1962 par l’Association pour la fiscalité qui pèse sur les producteurs V{{e}} République et sur ce point il ne suit pas le gouvernement bien qu'il appartienne à sa majorité. Il développe son intervention le 3 juin lors du débat sur l'investiture de Pierre Mendès France. Certes, dit-il, la situation est grave mais "la hache réélu (contre les dépenses27 193 voix) ne suffira pas, c'est la maison qui est mal bâtie. Commençons par relever les salaires et baisser les charges". Il propose de libérer l'économie française et partant les initiatives. Rentrant d'une mission en AEF et au CamerounAprès cet échec, il exprime ses critiques à l'égard du FIDES, des fonctionnaires pléthoriques et Pierre HÉNAULT se retire complètement de la valeur trop faible du franc. Au sujet du Maroc et de la Tunisie, il s'inquiète du laxisme dont fait preuve le gouvernementvie politique. Le 17 juin 1954, au nom du groupe ARSEn mars 1968, il participe à nouveau au débat sur l'investiture démissionne de Pierre Mendès France. Avec ses amis, il a été sensible à la position conciliatrice adoptée par le député de l'Eure sur la CED. Son groupe se félicite aussi de la volonté son mandat de paix en Indochine. Il demande que maire – le Président désigné précise les conditions du cessez-docteur Bougourd le-feu ainsi que sa politique à l'égard de l'Afrique du Nord afin de préserver les intérêts des Français. Les réponses qui lui sont présentées ne l'ont convaincu qu'à moitié car il s'abstient lors du vote d'investiture, comme il l'avait fait du remplace et reste un an plus tôt. A nouveau, le 23 juillet, il s'abstient sur les accords de Genève en fonction jusqu’en 1989 – et, le 30 août, vote contre la proposition du général Aumeran qui vise à rejeter sans débat le projet de CED. Le 29 décembreen juin 1968, il approuve les accords de Parisn’est pas candidat aux élections législatives anticipées.
Pierre Hénault est opposé plus particulièrement Il était chevalier de la Légion d’honneur à l'un des aspect titre militaire, titulaire de la politique de Pierre Mendès Francemédaille militaire, celle qui vise à restreindre la liberté des bouilleurs de cru. Le 4 février 1955, il contribue à la chute croix de son gouvernement Guerre 1914-1918 et intervient pour revenir sur les décision qui ont été prises. Ainsi, le 8 mars 1955, dépose-t1939-il deux propositions de loi dont l'une vise à abroger le décret du 13 novembre 1954 concernant les bouilleurs de cru et l'autre le décret du même jour relatif à l'augmentation du droit de consommation sur l'alcool. Le 27 janvier 1955, il ne nie pas que le groupe de pression des bouilleurs de cru existe mais " l'alcoolisme est en nette régression dans nos campagnes". "Qu'on laisse tranquilles nos petits bouilleurs de cru" car "toute mesure de coercition provoquerait des troubles et favoriserait la fraude". A nouveau le 25 octobre, il dénonce les attaques contre les producteurs d'alcool. "L'Assemblée, subjuguée par le problème de l'alcoolisme1945, a cru devoir suivre les brouilleurs chevalier de cartes et non pas les bouilleurs l’ordre de cru Léopold." Il demande le rétablissement de la franchise était aussi chevalier de dix litres et un véritable plan l’ordre de lutte contre l'alcoolisme dont les paysans, cette fois-ci, ne feraient pas les frais. Il rappelle le courage des paysans dans les tranchées qu'on ennuie aujourd'hui parce qu'ils produisent quelques litres d'alcool. Cette remarque suscite des interruptions. "Ne déshonorez pas les poilus !" lui est-il rétorquéMalte. "Où placez-vous le patriotisme ?"
Le 29 novembre 1955, le député de la Manche refuse d== Nécrologie =='accorder sa confiance à Edgar Faure qui prend la décision de dissoudre l'Assemblée. Le 2 janvier 1956, Pierre Hénault conduit la liste du Centre national des Indépendants, des paysans et d'action républicaine et sociale. De son côté, Claude Hettier Mort de Boislambert conduit une liste du Centre national des Républicains sociaux. Deux listes quand il n'y en avait qu'une en 1951M. Pierre Hénault justifie au cours HÉNAULT, ancien député de la campagne son ralliement à Antoine Pinay. Pour en finir avec l'instabilitéManche, il propose d'avoir recours à la dissolution automatique après deux crises ministérielles en moins ancien maire de deux ans ainsi que la limitation du domaine de la loiVilledieu<ref>Manche Libre (ou Ouest-France), 21/2/1971. Il fait aussi campagne pour que l</ref>'Etat cesse d'être un patron. Avec 34 053 voix sur 206 624 suffrages exprimés et l'attribution des sièges aux listes apparentées, non seulement Pierre Hénault est réélu mais fait élire son deuxième de liste Jean Brard. En revanche, Claude Hettier de Boislambert n'est pas réélu.
M. Pierre Hénault s'inscrit au groupe des Indépendants Paysans d'action sociale (IPAS) et est nommé membre de la Commission des territoires d'outre-merHÉNAULT, membre suppléant de la Commission des finances et membre l’ancien député de la Haute Commission Manche vient de l'organisation commune des régions sahariennes (1957). Avec ténacité, il dépose mourir à nouveau sur le bureau de l'Assemblée nationale l'ensemble des textes qui n'avaient pas été adoptés sous les précédentes législatures enrichi de nouvelles propositions. A la tribuneParis, il défend à nouveau les bouilleurs de cru et les producteurs de cidre - boisson qui ne peut être considéré comme un alcool précise-t-il - mais aussi les producteurs de beurre menacés par le " trust de la margarine " (1er mars 1956). Il propose d'instituer un label pour le beurre fermier. Le 1er juin 1956, il développe son interpellation sur la politique générale en Afrique du Nord. Que fait le gouvernement pour prévenir les répercussions des événements d'Afrique du Nord sur le Sahara et l'Afrique noire ? Il attire l'attention du gouvernement sur la nécessité l’âge de protéger l'Afrique noire des arabes. Il se prononce, en effet79 ans, pour la création d'après une entité saharienne qui servirait de tampon entre le nord et l'Afrique sub-saharienne. Le 20 mars 1957 et le 16 juillet 1957 il développe à nouveau ces points. Il s'inquiète des risques de voir le Sahara échapper à la France au moment même où on commence à prendre la mesure des gisements de pétrole. "Le Sahara est, je crois, la dernière grande espérance de notre génération. Son sort peut conditionner l'avenir de notre pays, refaire de la France une grande nation." Le 10 décembre 1956, au nom de la Commission des territoires d'outre-mer, il avait présenté un rapport sur différents projets et propositions de loi tendant à proclamer le Sahara "territoire national". Quant à l'Algérie, il faut donner au gouvernement tous les pouvoirs nécessaires à l'image de ceux dont disposaient Clemenceau, "le noeud gordien est à Paris (...). C'est là qu'en frappant à coups redoublés, il faut le trancher, si l'on veut réellement sauver l'Algérie et par voie de conséquences sauver la France" (16 juillet 1956). Le 26 novembre 1957, il salue l'action de Robert Lacoste, Max Lejeune et du général Bigeard et demande que les soldats ne soient pas tombés en vain au champ d'honneurtrès brève maladie.
Le 1er juin 1958Ses amis politiques l’avaient vu pour la dernière fois en novembre lorsqu’il était venu à Saint-Lô, Pierre Hénault vote l'investiture participer à la réunion du général Mouvement national Progrès – Liberté créé par M. Jacques Soustelle, l’orateur de Gaulle et le 2 juin accorde les pleins pouvoirs au gouvernementcette soirée. Il est réélu député le 30 novembre 1958 et, le 8 juillet 1959En janvier dernier, M. HÉNAULT était d’ailleurs nommé membre du Sénat comité directeur de ce nouveau parti, animé par les anciens militants de la Communautél’Algérie Française.
Lors des premières élections législatives de la Cinquième République, Pierre Hénault est investi par le Centre national des indépendants et paysans (CNIP) dans la 2ème circonscription (15 cantons dont celui d’Avranches) mais il doit affronter deux candidats indépendants paysans dissidents, sans qu’aucun arbitrage n’ait réussi à empêcher cette situation périlleuse. Le 23 novembre 1958, les résultats sont les suivants : Jacques Simon (Parti communiste français-PCF) recueille 1 586 voix ; Léon Poirier (SFIO), 2 639 ; Auguste Huet (Union pour la nouvelle République-UNR), 4 552 ; Pierre Hénault (CNIP), 16 633 ; Maxime Fauchon, député sortant Indépendant et paysan d’action sociale (IPAS) non investi par le CNIP), 12 821 ; Louis Fouilleul (« paysan indépendant », ancien candidat sur les listes du CNIP en 1951 et 1956, non investi en 1958), 12 224. Les divisions des indépendants sont donc évidentes et, dans le canton le plus peuplé – AvranchesDepuis mars 68, dont le maire et conseiller général est pourtant le sénateur républicain indépendant (RI) Léon Jozeau-Marigné – Pierre Hénault est distancé par Maxime FauchonM. Le 30 novembre, sa réélection n’est pas aisée, seul le candidat du PCF s’étant HÉNAULT semblait s’être retiré, sans que le candidat socialiste n’en tire d’ailleurs bénéfice (2 409 voix). Pierre Hénault l’emporte finalement avec 22 707 voix (44,5% des suffrages exprimés), ayant réussi à mordre un peu sur les électorats de Maxime Fauchon (10 326 voix) et d’Auguste Huet (2 706)la vie publique, mais pas sur celui hors quelques apparitions ces derniers mois pour défendre ses amis bouilleurs de Louis Fouilleul (12 660)cru en difficultés.
Il s’inscrit de nouveau au groupe IPASNé à Paris en 1892, présidé par Henry Bergasseindustriel, directeur et est élu membre administrateur de la Commission des lois constitutionnellessociétés, M. HÉNAULT avait mené de la législation pair les affaires et de l’administration générale de la République politique dans laquelle il siége jusqu’à la fin de la législature. Le 8 juillet 1959, il est élu membre de l’éphémère Sénat de s’était lancé après la Communauté. Son activité parlementaire se trouve fort réduite par le nouveau règlement de l’AssembléeLibération. Il ne dépose que sept propositions de lois avait été en quatre ans : sur l’obligation d’afficher la teneur en margarine sur les produits en contenant (n° 201946-47, 28 avril 1959) ; sur la protection vice-président du beurre fermier (n° 25, 28 avril 1959) ; pour l’accroissement des attributions de croix Parti Républicain de la Légion d’honneur aux anciens combattants Liberté et conseiller de 1914-1918 l’Union française jusqu’en 1948, époque à l’occasion du 40e anniversaire laquelle, introduit par son ami le Dr Lecacheux de la victoire (n° 107Montebourg, 29 mai 1959) ; pour la création d’un « concours de pronostics » sur les matchs sportifs (n° 281il fut élu, 8 octobre 1959) ; pour une réglementation plus stricte de la chiropractie (n° 349première fois, 5 novembre 1959) ; pour l’institution du crédit privé à l’élevage bovin (n° 1150, 25 avril 1961) ; pour une réforme député de la prise en charge des affections silicotiques qui diminuât les charges des employeurs (n° 1440, 3 octobre 1961)Manche.
Ses interventions à la tribune du Palais-Bourbon sont, elles aussi, moins nombreuses que Il poursuivit sa carrière politique sous le régime précédent, mais elles portent encore sur les thèmes qui lui sont chers depuis 1948 : agriculture, colonies, fiscalité. Il prend la parole à plusieurs reprises (les 16, 17, 20 diverses étiquettes et 21 novembre 1959) lors de la discussion du budget de 1960 ; les 2 et 3 décembre 1959 puis le 18 juillet 1960 pour défendre les bouilleurs de cru ; le 9 juin 1960 sur les accords avec la Fédération du Mali ; les 6 novembre (relations avec le Cameroun et le Togo) et 5 décembre 1960 (arrachage des pommierstermina député indépendant d’Avranches, droits sur les alcools et apéritifs) au cours des débats sur le budget de 1961 ; le 22 juillet 1961 dans le débat sur le projet de loi relatif au financement du plan d’assainissement de l’industrie cidricole ; le 25 octobre 1961 sur le budget de la Guyane ; le 11 juillet en 1962 à nouveau sur les questions relatives à la distillation des cidres ; enfin, le 19 juillet 1962, au cours du débat sur le projet de loi complémentaire à la loi d’orientation agricole, sur l’organisation du marché de l’aviculture et la limitation de la liberté d’entreprise qu’elle entraînait.Tout au long de la législature, Pierre Hénault est un opposant Electeur à la politique algérienne du chef de l’État. Il fait même cause commune avec les plus radicaux du groupe IPASSaultchevreuil, menés par François Valentin, Henry Trémolet il avait mené victorieusement sa liste aux élections municipales de Villers Villedieu en mars 65 et Jean-Marie Le Pen, puisqu’il vote en était devenu le 9 novembre 1961 « l’amendement Salan », déposé par Jean Valentin, député de la Charente, ex-IPAS devenu non inscritmaire. Il ne vote toutefois pas la motion de censure le 15 décembre suivantVilledieu connut alors des remous et M. Le 27 avril HÉNAULT démissionna en 1962, à l’image de la grande majorité du groupe, il s’abstient lors du vote sur la déclaration de politique générale du nouveau premier ministre, Georges Pompidou, et (Ndr : erreur dans le 4 octobre, il censure le gouvernementtexte).
Le CNIP l’investit naturellement dans Un tantinet démagogue, suscitant donc la 2ème circonscription de la Manche à l’occasion des élections législatives anticipées de novembre 1962. Dans tout le département les opposants polémique, au pouvoir sont littéralement écrasésdemeurant courtois et aimant plaire, les candidats gaullistes emportant tous les sièges dès le premier tourM. Pierre Hénault est cependant celui qui se tire le moins mal de cette débâcle électorale HÉNAULT était devenu président du « Cartel syndicat des non ». Il choisit bouilleurs de faire équipe avec son principal rival de 1958, Louis Fouilleul : celui-ci est cette fois son candidat suppléant. Quatre candidats s’affrontent cru et fut longtemps influent dans tout le 18 novembresud du département. Yves Berhaut (PCF) : 2 773 voix, en faible progression par rapport à 1958 si l’on tient compte qu’il n’y a pas Il était chevalier de candidat de la SFIO ; Auguste Huet (candidat sans étiquette, ancien candidat UNR en 1958 passé à la dissidence par hostilité à la politique algérienne gaulliste) : 4 582 voix ; Émile Bizet (vétérinaireLégion d’honneur, maire titulaire de Pontorson, MRP soutenu par l’Association pour la Ve République) : 22 382 voix ; Pierre Hénault enfin : 12 043 voix. Par rapport à 1958, il perd nettement moins Médaille Militaire et de voix que la grande majorité des candidats du CNIP dont les résultats d’ensemble en 1962 reculent Croix de plus de 50% à l’échelle de la France. Signe d’une réelle implantation, à relativiser cependant si l’on considère que Louis Fouilleul est son suppléant. Il ne dépasse Émile Bizet que dans trois cantons sur quinze : JuvignyGuerre 14-le-Tertre, Saint-Hilaire-du-Harcouët 18 et Le Teilleul. Même s’il avait réussi à éviter la candidature d’Auguste Huet, il n’aurait pu être élu. Comme dans presque tout le pays, l’électorat modéré, que le CNIP avait rassemblé progressivement depuis 1951, s’est massivement détaché du parti, n’acceptant pas le rejet de la politique algérienne Croix de Charles de Gaulle et moins encore ce que celuiGuerre 39-ci présente comme le risque d’un « retour au régime des partis ». Dans le canton d’Avranches, Émile Bizet dépasse les 64%, soit dix points de plus que son score moyen dans la circonscription45.
La carrière politique de Pierre Hénault continue néanmoins. En mars 1965, il devient maire de Villedieu-les-Poêles, chef-Ses obsèques ont eu lieu de canton où il réside une petite partie de l’année depuis l’après-guerre. Son objectif est surtout de préparer le scrutin législatif de 1967 en gagnant un mandat d’élu local. L’élection se déroule dans un contexte très particulier. Villedieu-les-Poêles, presque entièrement encerclée par la commune de Sautchevreuil-le-Tronchet, a annexé celle-ci en 1964 afin de pouvoir se développer sur les plans industriel et immobilier. Pierre Hénault forme une liste avec l’ancien maire de Sautchevreuil, Henri Macé. Face à eux, une liste conduite par le maire sortant de VilledieuParis, Eugène Havard, élu en 1959, et, en deuxième position, le docteur Jean-Louis Bougourd. Seuls Pierre Hénault et Henri Macé sont élus au soir du 14 mars 1965. Les deux listes en présence fusionnent entre les deux tours et le 26, Pierre Hénault est élu maire, le docteur Bougourd devenant premier adjoint et Henri Macé le deuxième. Mais le nouveau maire est très peu présent dans sa communel’intimité, ne venant que dans quelques grandes occasions (comme la rencontre entre Saint-Lô et Villedieu dans le cadre du jeu télévisé « Intervilles ») et laissant son premier adjoint aux affairesmercredi 17 février.
Le 5 mars 1967, il est à nouveau investi par le CNIP dans la 2ème circonscription de la Manche. Il affronte cinq adversaires (PCF : 2 667 voix ; Fédération de la gauche démocrate et socialiste-Convention des institutions républicaines : 3 714 voix ; Auguste Huet, sans étiquette : 1 621 voix ; Émile Bizet, député sortant MRP: 22 613 voix ; Pierre Guinebault, candidat de la Fédération nationale des républicains indépendants (FNRI), issue de la scission « giscardienne » du CNIP à l’automne 1962 : 13 731 voix) et ne rassemble, malgré une participation électorale très supérieure à celle de 1962, que 7 292 voix, soit 14% des suffrages exprimés. Au second tour, le candidat de la FNRI reste en compétition (21 327 voix) face au député issu du MRP, soutenu comme en 1962 par l’Association pour la Ve République et réélu (27 193 voix). Après cet échec, Pierre Hénault se retire complètement de la vie politique. En mars 1968, il démissionne de son mandat de maire – le docteur Bougourd le remplace et reste en fonction jusqu’en 1989 – et en juin 1968, il n’est pas candidat aux élections législatives anticipées.
Il était chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire, titulaire de la médaille militaire, de la croix de Guerre 1914-1918 et 1939-1945, chevalier de l’ordre de Léopold. Il était == {{Voir aussi chevalier de l’ordre de Malte.}} ==
== {{Liens utiles}} ==
== Sources {{Notes et notesréférences}} ==<small>
{{Références}}
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