Parc des Buttes Chaumont

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Parc des Buttes Chaumont, Sophora et Temple de la Sybille

Ce vaste parc, de près de 25 ha et de 5 km d'allées, est situé au nord-est de Paris à cheval sur les 19e et 20e arrondissements.


Histoire.pngHistoire

  • Dès le Moyen-Âge, les hauteurs de ce quartier très populaire servaient de décharge publique au pied du gibet de Montfaucon immortalisé par François Villon dans La ballade des pendus. Dans les carrières de gypse les marginaux y avaient leur domicile et jusqu'au XVIIIe siècle on y équarrissait les chevaux.
  • La dénomination des Buttes Chaumont proviendrait de la contraction de Monts Chauves, appellation qui caractérisait les hauteurs dénudées de Belleville.
  • En 1814, les Buttes Chaumont furent le champ de bataille entre la garde nationale et les cosaques.
Embellisements de Paris, transformation des Buttes Chaumont (Musée Carnavalet)
Les carrières de gypse photographiées par Charles Merville (1813-1879)
  • En 1851 les terrassements pour les chemins de fer ralentirent considérablement l'exploitation des carrières ; en 1863 on y dénombrait encore 863 ouvriers travaillant à l'extraction du gypse, ainsi que des pierres meulières (très utilisées pour la construction des immeubles parisiens).
  • La commune de Belleville, sur laquelle se trouvent les Buttes Chaumont, fut intégrée à Paris le 1 er janvier 1860.
  • Ce fut le vœu de Napoléon III d'offrir aux classes laborieuses un poumon de verdure, comme celui du parc Montsouris au sud de Paris. En 1866, avec le baron Haussmann, il confie le soin au grand ordonnateur des parcs parisiens sous le Second Empire, Adolphe Alphand (1817-1891), à son adjoint l'ingénieur Jean Darcel (1823-1906) et au paysagiste Jean-Pierre Barillet Deschamps (1824-1873) d'engager des travaux pour aménager le site ; les travaux vont durer trois ans de 1864 à 1867, l'installation d'une voie ferrée pour les déblais et les remblais a été nécessaire afin de transformer le lieu en promenade publique. Les anciennes carrières sont aménagées en mélangeant les roches artificielles et naturelles.
Plan du parc actuel
  • Le site va devenir un parc à l'anglaise imitant un paysage de montagnes avec rochers , falaises, torrents, cascade, grotte, alpages et un belvédère.
  • Le parc fut l'une des créations les plus louangées du service des espaces verts qui valut à Adolphe Alphand le surnom d'ingénieur artiste. Il fut également un des hauts lieux des surréalistes : André Breton et Louis Aragon se promenaient dans ce parc, le soir, où est niché l'inconscient de la ville.


Maquette des reliefs des carrières modelés pour donner les pentes plantées d'arbres (Musée Carnavalet)
  • Au centre du parc, autour d'une masse rocheuse de 30 m de haut, un lac de 1.5 ha fut creusé, avec une forme presque circulaire et d'une circonférence de 120 mètres. Il est alimenté par deux ruisseaux artificiels dont les eaux proviennent du bassin de la Villette et sont acheminées dans un réservoir situé en haut du parc : le premier ruisseau à l'ouest du parc et le second au sud qui traverse la grotte (couverte de stalactites artificiels de 8 m de long) avec sa cascade de 32 m de hauteur.
  • Deux passerelles pour accéder à l'île : le Pont de Brique (ou pont des suicidés) et la Passerelle suspendue en bois à 65 mètres de haut, conçue par Gustave Eiffel. Le chemin des Aiguilles, un escalier de 200 marches taillées dans la roche permet également d'y accéder.
  • Le parc a nécessité l'apport d'un million de mètres cubes de terre pour que la flore puisse s'épanouir sur un terrain hostile à toute vie.
  • Un pavillon de garde se trouve à chaque entrée du parc, au nombre de six construits par Davioud dans un style châlet suisse en brique et céramiques colorées. Trois pavillons restaurants, répartis dans le parc offrent des perspectives différentes aux promeneurs : l'un, Rosa Bonheur, près de la voie ferrée de la Petite Ceinture qui traverse le parc ; un autre, le Pavillon Puebla situé sur la butte Puebla ; et le Pavillon du lac qui, avec sa colonnade et ses arcades en briques polychromes supportant une loggia, fait penser à une villa du nord de l'Italie.
  • Le parc a été inauguré le 1 er avril 1867, en même temps que l'Exposition universelle du Champ de Mars.



Le Temple

Le Temple
Photo : C.Angsthelm
L'île du parc
  • Sur l'île, au sommet du rocher, fut installée la reproduction du temple, dit de la Sibylle à Tivoli, construit par Gabriel Davioud (1824-1881) en 1869. Le temple forme un cercle de colonnes corinthiennes et sa coiffe affiche de nombreux mascarons de lions.
  • Le belvédère offre l'un des plus beaux point de vue sur le parc, sur la Butte Montmartre ainsi que sur la capitale et sur Saint Denis.


Les beaux arbres

  • Un séquoia géant, classé arbre remarquable se dresse sur une pelouse à 40 m de haut. avec une circonférence de 4.85 mètres.
  • Trois platanes d'orient, situés à mi-pente vers le lac, ont plus de 150 ans ; ils ont été plantés en 1865 alors qu'ils avaient déjà poussés 15 ans en pépinière. En 2011, ils atteignaient 34 mètres de haut et le plus gros tronc bosselé de ces trois arbres mesurait 6.70 m avec d'épaisses branches dressées en couronne. Ils sont classés arbres remarquables.
  • Un cèdre du Liban se remarque par sa silhouette au sommet plat, plus que centenaire, il dépasse 15 m de haut.
  • Un sophora du Japon, planté en 1873 ; d'une hauteur de 10 mètres, son tronc grisâtre d'une circonférence de 3.75 mètres et ses branches tortueuses inclinées vers l'eau le rendent vulnérable aux intempéries, donc fragile. Il est classé arbre remarquable en 2015.
  • Deux ginko biloba plantés en 1913 et atteignant 35 mètres de haut, la circonférence d'un des arbres est de 2.30 mètres.
  • Un marronnier à fleurs planté en 1870, d'une hauteur de 25 mètres, avec un tronc de 4.40 mètres de circonférence.
  • Des cornouillers à fleurs jaunes
  • Des tulipiers de Virginie
  • Un kaki
  • Un citronnier épineux
  • Des ailantes sur l'île du Belvédère.




Illustrations - Photos anciennes.png En photos