Parc de Bagatelle

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Photo C.Angsthelm

Allée de Longchamp, Bois de Boulogne, 75116


Localisation

  • Le parc, entièrement clos, se situe à l'ouest de Paris dans le bois de Boulogne. Deux entrées permettent l'accès, l'une par la grille d'honneur, allée de Longchamp, conduit à la roseraie, la seconde se trouve route de Sèvres à Neuilly, et donne accès au château et au Trianon. Le parc a une superficie de 24 ha.


75116 - Paris Plan du parc.jpg


Historique

  • Le premier pavillon de Bagatelle bâti sous la Régence, fut acquis en 1716 par un conseiller à la Cour, puis ce fût le maréchal d'Estrées qui en devint propriétaire en 1720. Le site devint un lieu de débauche et de libertinage qui se dégrada très rapidement.
  • En 1775, le Comte d'Artois acquiert le domaine et fait le pari avec sa belle-sœur, Marie-Antoinette, de rebâtir le palais en deux mois. L'architecte Belanger y parvint en 64 jours, avec plus de 900 ouvriers, ce qui valu au bâtiment d'être appelé la folie du Comte d'Artois. Un bâtiment de plein-pied constitué d'un salon rond dans un avant-corps en demi-lune, et des petites pièces intimes. Thomas Blaikie conçut le parc dans un style anglo-chinois, très prisé à cette époque.
  • Napoléon 1er occupa Bagatelle avec l'intention d'en faire un palais pour le roi de Rome, mais en 1815, le comte d'Artois récupère Bagatelle et le donne au duc de Berry.
  • En 1835, lord Seymour, duc de Hertford acquiert le domaine, et l'agrandit de 10 ha. Il rehausse le château d'un étage et entoure la toiture de balustrades. Les grilles sont posées en 1860, puis il fait construire une orangerie (1865), la maison du jardinier, ainsi que des écuries et des communs. En 1848, pour son fils adoptif, Sir Richard Wallace, il fait raser le pavillon des pages dans la cour d'honneur et fait construire le Trianon, ainsi que les deux petits pavillons de garde par Léon de Sanges. De nos jours, c'est dans le Trianon que se tiennent les expositions présentées à Bagatelle.
  • Sir Richard Wallace l'habitera jusqu'à sa mort en 1890.
  • En 1905, la Ville de Paris rachète Bagatelle. C'est Jean Claude Nicolas Forestier, conservateur des Parcs et Jardins de la Ville, qui s'attache à réaliser un jardin botanique de collections de plantes de pleine terre, de vivaces et de sarmenteuses, sans détruire l'harmonie des aménagements précédents. La roseraie demeure son œuvre majeure.


Patrimoine.png Patrimoine bâti

La Folie du comte d'Artois

  • La Folie a été récemment restaurée et retrouvé son décor XVIIIe. L'ameublement a été reconstitué par les élèves de l'École Boulle à partir de plans ; les rideaux du salon de billard sont inspirés du Cabinet de jeux de Marie-Antoinette à Compiègne ; le salon de musique avec un coupole décorée du XVIIIe et des fauteuils signés Boulard ; la salle à manger possède un plafond à ciel ouvert (XIXe). L'escalier extérieur est de Belanger.



La roseraie

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L'Orangerie
  • Ami intime de Napoléon III, Lord Seymour recevait l'impératrice Eugénie qui assistait aux leçons d'équitation du jeune prince impérial depuis le pavillon dit de l'impératrice dominant la roseraie, alors terrain d'équitation.
  • Forestier, instigateur du rachat de Bagatelle, créa la roseraie et le concours international des roses, qui font aujourd'hui la célébrité du parc. Il créa le lac des nymphéas en admiration pour Monet.
  • Le parc de Bagatelle abrite deux roseraies : la roseraie de paysage et la roseraie classique. Étendues sur plus de 17 000 m², elles comptent 9 000 rosiers et 1 200 variétés.
  • Ces roseraies sont référencées comme collection nationale de roses modernes. Aménagées entre 1905 et 1907 sur une ancienne carrière d'équitation, sur 43 plates-bandes, engazonnées et bordées de buis, réunissant les plus belles variétés de rosiers sous toutes leurs formes : buissonnantes, arbustives, sarmenteuses conduites sur des treilles.
  • En juillet 1907, le concours international de roses nouvelles, premier du genre, est lancé à Bagatelle, pour connaître rapidement une renommée mondiale. Le concours est ouvert à tout créateur amateur ou professionnel de rose nouvelle inédite et non commercialisée.
  • Traditionnellement, en juin, une commission technique note les rosiers à cinq reprises, au cours de deux cycles de culture.




Le Parc

  • Bagatelle n'est plus aujourd'hui la folie du comte d'Artois, c'est plutôt l'esprit de Seymour, Wallace et Forestier qui règne.
  • Début XXe, le paysagiste Jean Claude Nicolas Forestier aménage le parc et utilise les zones de cultures vivrières pour dessiner la roseraie, le jardin des présentateurs et le jardin d'iris. De petits jardins thématiques ponctuent la promenade : le potager, la collection de clématites ou encore le jardin de plantes vivaces.
  • Une dizaine de collections de plantes de climat tempéré, soit environ 2 800 taxons, sont présentées : roses nouvelles, plantes à bulbes, méditerranéennes, potagères, aquatiques ; clématites, pivoines, asters, pélargoniums...
  • La pagode chinoise est une copie du pagodon original, acheté par Lord Seymour, marquis de Hertford, après l'Exposition universelle de 1867 pour l'installer à Bagatelle. Mais lors du rachat du parc par la Ville de Paris, la Pagode sera revendue en 1906 à Lord Astor pour son domaine de Cliveden en Angleterre. La copie du pagodon sera mise en place à Bagatelle en 1996.
  • Dans le parc de nombreuses oies et des paons sur les pelouses.
  • Le parc est l'un des quatre sites du jardin botanique de Paris.



Les fabriques

75116 - Paris Parc de Bagatelle Fabrique.JPG
75116 - Parc de Bagatelle Fabrique.JPG
  • La fabrique de jardin est une construction ornementale servant à ponctuer le parcours des promeneurs.
  • D'inspiration gothique, ces fausses ruines évoquent l'abbaye de Longchamp qui s'élevait jadis sur l'actuel site du château de Longchamp.
  • Édifiées par l'architecte Joseph Antoine Froelicher (1790-1866), les fausses ruines comportaient un clocher à flèches multiples, aujourd'hui disparu.
  • Ces fausses ruines furent construites au XIXe siècle, au-dessus de la glacière du comte d'Artois, commanditaire du château de Bagatelle en 1777.
  • Pour accentuer l'effet de perspective, l'une des entrées est plus basse que l'autre.
  • La glacière fut aménagée en 1787, c'est un ouvrage maçonné et enterré qui permettait de conserver la glace récoltée l'hiver sur les plans d'eau et qui permettait de servir des boissons fraîches et autres sorbets tout au long de l'année.
  • Les ruines ont été restaurées entre 2017 et 2019.


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