Palais de Tokyo

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Palais de Tokyo façade avenue du Président Wilson Photo : C.Angsthelm
côté Seine

13 avenue du Président Wilson

  • Le Palais construit pour l'Exposition internationale de 1937, a été appelé Palais de Tokyo car situé sur l'avenue de Tokyo (devenue avenue de New York). Il a remplacé la Manufacture militaire, qui avait elle-même succédé à la Manufacture de tapis de la Savonnerie créée par Colbert. Sur une surface de 2 ha, sa masse cubique ou arrondie s'étale entre la Seine et l'avenue du Président Wilson, avec un dénivelé de 12 mètres.
  • Le projet retenu, parmi les 128 propositions, est celui de jeunes architectes : Jean-Claude Dondel et André Aubert assistés de Marcel Dastugue et Paul Viard.
  • Il est conçu dès le début pour abriter deux Musées bien distincts : l'aile Est abritant le Musée d'art moderne de la Ville de Paris, et l'aile Ouest, le Musée national d'art moderne. Les deux bâtiments symétriques sont reliés par un péristyle entourant le patio central séparant les deux musées, ouvrant sur les terrasses et les escaliers jusqu'à la Seine. Une architecture antiquisante avec un côté archaïque et majestueux fondé sur le classicisme français : symétrie, colonnade, et motifs décoratifs. Sa structure en béton est recouverte de plaques en pierre calcaire.
  • Les monumentales portes ont des poignées de bronze sculpté, notamment celle de la rotonde de l'Alma, côté Seine, surmontée d'une figure de la Ville de Paris due à Louis Dideron (1901-1980).
  • La cour des Muses autour du bassin comporte 4 nymphes allongées de Léon-Ernest Drivier (1879-1951), Louis Dejean (1872-1953) et Auguste Guénot (1882-1966) ; les murs sont ornés d'une allégorie à la gloire des Arts, réalisée par Alfred Janniot (1889-1969).
  • Une sculpture en bronze d'Antoine Bourdelle, (1861-1929) La France domine de sa verticalité ; elle a été érigée en 1948 par l'Association des Français Libres, à la mémoire des volontaires de la France Libre tombés entre 1940 et 1945.

Les Musées

  • L'aile Est accueille dès 1940 les collections de la Ville de Paris. Elle dispose d'une collection permanente axée sur les mouvements artistiques actifs à Paris, ainsi que sur la création contemporaine internationale des années 1960 à nos jours.
  • En 1938, les collections du Musée du Luxembourg (art contemporain français) et du Jeu de Paume (écoles contemporaines étrangères) ont été transférées dans l'aile Ouest du bâtiment destiné à abriter le Musée national d'art moderne.
  • L'aile Ouest a abrité plusieurs musées au fil du temps :
  • Suite à l'inauguration du Centre Pompidou en 1977, les collections contenues dans l'aile Ouest sont transférées dans le nouveau Musée.
  • En 1978, l'aile Ouest abrite le Musée d'Art et d'Essais et des collections diverses comme les œuvres de Picasso destinées au futur musée Picasso, ainsi que des peintures de la seconde moitié du XIXe siècle.
  • En 1986, elle accueille la Cinémathèque Française, l'Institut National de Formation aux métiers de l'image et du son ainsi que le Centre National de la Photographie. En novembre 1986 est inaugurée la FEMIS (Fondation Européenne pour les métiers de l'image et du son).
  • Fondé en 1985, l'Institut des Hautes Études en Arts Plastiques occupe les anciennes salles de sculpture entre 1988 et 1990.
  • En 1990, les collections du Fonds National d'Art Contemporain installées depuis 1938, quittent les lieux pour un nouvel espace dans le quartier de la Défense.
  • Le Centre National de la Photographie quitte les lieux en 1993 pour l'Hôtel Salomon de Rothschild. Il est alors question de faire du Palais de Tokyo le Palais du Cinéma : la FEMIS déménage en 1995 pour laisser la place au nouveau projet, qui sera définitivement abandonné en 1998.
  • En 1999, la ministre de la Culture de l'époque, Catherine Trautmann, lance un concours en vue d'affecter l'aile Ouest du Palais à la diffusion de l'art contemporain. L'aile Ouest est entièrement réhabilitée en 2012 par les architectes Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal. Les deux architectes ont pris le parti d'offrir un espace de 22 000 m² complètement dépouillé : béton brut et structures apparentes, sans aucun artifice, donnant l'impression d'un chantier inachevé.
  • C'est à cette aile Ouest que se l'on fait référence lorsqu'on évoque le Palais de Tokyo.