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(Prato della Valle)
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Version du 3 juillet 2020 à 17:31


Padova
Informations
Pays Drapeau Italien    Italie
Région
Province
Capitale provinciale
Code postal
Population hab. ()
Superficie km²
Densité hab./km²
Altitude m
Point culminant
m
Nom des habitants
Coordonnées (long/lat) ° / ° (GoogleMaps) Cassini
Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)
Localisation

Histoire.png Histoire de la commune

Padoue - Palais de la Région République de Padoue.jpg


Démographie.png Démographie

Patrimoine

Les portes

  • La cité médiévale était ceinturée par onze kilomètres de remparts, dix neuf bastions et sept portes. Il subsiste encore des vestiges de la muraille.


La Porte Altinate

Porte Altinate Photo : C.Angsthelm
Padoue - Alvise Pisani 114 ème Doge de la République de Venise 1664-1741.jpg
  • La porte datant de 1256, est l'une des quatre portes qui subsiste. Une plaque placée sous l'arcade rappelle le triomphe des troupes guelfes sur le tyran de Padoue Ezzelino III da Romano le 20 juin 1256. On peut apercevoir des vestiges des remparts près du Pont Romain et le long de la rivière Tite-Live.
  • Sous le porche, le buste d'Alvise Pisani, (1664-1741) qui fut le 114 ème doge de Venise de 1735 à 1741 après avoir été Ambassadeur en France, en Autriche et en Espagne. Monument de style baroque commandé par le Collegia degli Studienti Artisti.



La Porte du Pont Molino

  • Elle possède un grand arc ogival, et était l'accès principal au centre historique nord. Grâce à sa haute tour fortifiée, elle dominait l'ensemble des trente moulins disposés en aval du pont jusqu'en 1884.

Porte Savonarola

  • La porte, dédiée à Antonio Savonarola qui battit Ezzelino da Romana à Arlesega, est l'oeuvre de Giovanni Maria Falconetto, réalisée en 1530. Très beau bâtiment qui joue sur les contrastes chromatiques entre la pierre d'Istrie et le trachyte gris.

Porte de Portello

  • Appelée également Porte Venezia ou Porte Ognissanti, réalisée en 1518 sur un projet de Guglielmo Grizi. C'est un arc de triomphe en pierre d'Istrie, composé de huit colonnes surmontées d'une petite tour avec une horloge. La porte n'était pas à usage militaire mais commercial et civil. Elle était le point de départ d'un petit port fluvial qui reliait Padoue et sa province avec la lagune de Venise par les fleuves et voies navigables.

Porte Pontecorvo

  • C'est l'ancienne porte sud de la ville, et la mieux conservée. La porte tire son nom du pont de Pontecorvo, un bâtiment romain à trois arches de 130 av.J.C. qui s'appelait pont curvus pour sa courbe accentuée.

Appelée également Porte Liviana en l'honneur du capitaine général de la Sérénissime Bartolomeo Liviano d'Alviano,

Porte San Giovanni

  • Egalement réalisée par Giovanni Maria Falconetto.

Porte Santa Croce

  • Réalisée en 1527. Elle porte les statues de saint Prosdocimo et de saint Jérôme.



Palais de la Raison (Palazzo della Ragione)

Photo C.Angsthelm
  • Le Magnum Palacium qui sépare la Place aux herbes et la Place aux fruits, comporte deux étages. Bâtiment symbole, cet énorme palais fut édifié en 1218. Padoue venait de se libérer du joug de l'empereur Frédéric en s'alliant à la première ligue lombarde et la commune allait lentement surgir. Il est l'ancien siège de l'administration de la justice et à ce qui était déjà le lieu de rencontre de toute la vie privée et civile de l'époque, où on rendait la justice, et où on se rencontrait pour échanger des marchandises et des opinions..


Padoue - Palais de la Région initial.jpg
  • Construit en 1218, le rez-de-chaussée était dédié aux activités commerciales, et le premier étage dédié au Tribunal de la Commune de Padoue. En 1306 l'architecte frère Giovanni degli Eremitani ajouta les galeries donnant sur les deux places, il suréleva également les murs d'origine et les recouvrit d'un toit en forme de carène de bateau.



  • Les piliers et les murs furent abattus, supprimant trois pièces, pour en faire probablement la plus grande salle suspendue d'Europe : 92 mètres de long, 27 mètres de large et 27 mètres de haut.
  • Giotto avait peint au XIVe siècle plus de 600 mètres de fresques qui malheureusement ont été détruites lors d'un incendie en 1420, il n'en reste que quelques fresques attribuées à Giusto de Menuabuoi, élève de Giotto. Les fresques montraient la vie sociale et civile au Moyen-Âge, (conditionnée par les influences physiques du ciel) à partir de l'astrologie empirique-naturaliste de Pietro d'Abano.
  • Aujourd'hui, le cycle qui recouvre entièrement les murs de la grande salle comprend 333 fresques. Les considérables dimensions de la salle la rendent particulièrement suggestive et solennelle : magie, science et le religieux s'interpénètrent, en essayant d'expliquer à l'homme le sens de sa propre existence.
  • Les fresques sont divisées par un schéma de deux ordres : le premier (supérieur) décrit les images du ciel astronomique ; le second ordre (inférieur) décrit les caractéristiques des influences que ces images provoquent sur la vie de l'homme. Le cycle est articulé en douze compartiments qui commencent avec le mois de mars (bélier), et ils se terminent avec février (verseau) ; chaque compartiment est divisé en trois bandes de neuf panneaux où figurent : l'apôtre qui ouvre le mois, la représentation allégorique du mois, le signe zodiacal, la planète, les occupations, les métiers, les constellations et les caractères humains articulés selon les 360 degrés ascendants au moment de la naissance de chaque individu dans le zodiaque.
  • La pierre du déshonneur est conservée dans un coin de la salle : les débiteurs insolvables devaient s'asseoir sur cette pierre, en chemise et caleçon, et ils étaient obligés de répéter trois fois en présence de cent personnes l'engagement cedo bonis (je renonce aux biens) avant d'être expulsés de la ville. Cette forme de condamnation commença en 1231, après que la Commune de Padoue, accédant à une prière de saint Antoine, supprima la prison pour les débiteurs et il la remplaça par le pilon.
  • Un grand cheval de bois, attribué par erreur à Donatello, réalisé en 1566 pour une joute historique, a été donné en 1837 par la famille Capodilista à la Ville de Padoue.





L'hôtel de ville (Palazzo del comune) (Palazzo del Podestà puis Palazzo Moroni)

Palais del Podestà
Cour reliant les trois palais
  • L'hôtel de ville de Padoue est composé de l'adjonction de plusieurs bâtiments au cours des années : Le palais Moroni (anciennement Palazzo del Podestà, bâtiment Renaissance du XVIe siècle entièrement rénové par l'architecte Andrea Moroni, dont il porte le nom) qui surplombe la piazza del Erbe et rejoint le Palais de la Raison ; le Palazzo del Consiglio medieval et le palazzo degli Anziani (des anciens) réuni par la tour restante ; puis enfin l'aile Moretti-Scarpari construite entre les deux guerres pour devenir le siège des nouveaux bureaux de la Mairie.



Les Arènes

Padoue - Vestiges de l'arène.jpg
  • Les arènes sont l'un des témoignages les plus importants de la Patavium (Padoue) romaine. Elles sont également appelées l'Amphithéâtre, construit en 70 après J.C. Aujourd'hui il ne reste que quelques arcades sur les 80 d'origine du mur elliptique, à l'intérieur duquel se tenait un autre mur soutenu par une voûte en berceau.
  • Au début du XIVe siècle, la famille Scrovegni acheta le terrain pour bâtir la chapelle Scrovegni.


Palais Bo - Université

Padoue - Palazzo Bo Façade.jpg


  • La ville comptait de nombreuses écoles de droit, mais les véritables fondateurs de l'université de Padoue en 1222 furent les professeurs et les étudiants qui avaient quitté l'université de Bologne.
  • On appelle le Palazzo Bo ou il Bo car il fut occupé par un boucher qui fourni la ville pendant le siège de Padoue, en remerciement il reçu en 1405 le palais par François 1er de Carrare, seigneur de Padoue. Ce boucher avait ouvert une auberge hospitium Bovis (ayant une enseigne avec un crâne de boeuf), qui en est la partie la plus ancienne du palais et qui fut intégré en 1493 à l'université.. À l'origine le palais, formé de trois maisons, appartenait à la famille Papafava.
Padoue - Palazzo BO Galerie.jpg
  • De nombreuses transformations eurent lieu dès 1492 et au XVIIe siècle. L'ancienne cour fait partie des plus beaux monuments de la Renaissance, sa construction a débuté en 1546. Les murs et les voûtes de la galerie portent les armoiries des recteurs des universités de droit et des arts entre 1592 et 1688, puis il fut interdit par la République de Venise d'en rajouter de nouvelles afin de préserver les anciennes.
  • En 1889 ont débuté les travaux les plus récents à la demande du président de l'université Carlo Anti. Entre 1939 et 1942, l'architecte Ettore Fagiuoli donna au palais son style actuel et créa la nouvelle cour.
  • Dans la salle des quarante on peut voir le portrait de 40 étudiants célèbres venus étudier à Padoue, peints en 1942 par Giangiacomo deal Forno. On y voit la chaire de Galilée qui enseigna à l'université de 1592 à 1610.
  • Un théâtre anatomique existe depuis 1594 à la demande du professeur d'anatomie Gerolamo d'Acquapendente, c'est le plus ancien que l'on puisse encore voir conservé dans le monde, avec une structure en bois et une forme de cône ellipsoïdal renversé, il dispose de six rangées de gradins et fut utilisé jusqu'en 1872.
  • La salle de médecine est l'une des plus anciennes salles du palais, à l'origine c'était la salle dédiée au cours d'anatomie. Actuellement elle accueille les étudiants en médecine ainsi que ceux des autres universités venus soutenir leur thèse.
  • La statue d'Éléna Lucrezia Cornaro Piscopia, première femme licenciée au monde, ayant reçu le titre de docteur en philosophie de l'université de Padoue en 1678, se trouve au pied de l'un des deux grands escaliers du palais.




Loge de la Grande Garde (Loggia del Consiglio)

Loggia della Grand Guardia
  • Située sur la piazza dei Signori, (Place des Seigneurs), un élégant bâtiment Renaissance de style lombard conçu par Annibale Maggi da Bassano, grand architecte qui dominait Padoue au XVe siècle. C'est dans ce bâtiment que s'est réuni le plus grand conseil de la ville après l'incendie du Salone en 1420. Il est également nommé Gran Guardia car il fut utilisé comme siège du commandement militaire pendant la domination autrichienne.
  • Commencés en 1496 par Maggi, les travaux furent interrompus par la guerre, puis ils reprirent en 1516 par Biago del Bigio de Ferrare, et plus tard en 1530 par Giovanni Mario Falconetto qui, avec ses travaux sur la Tour de l'Horloge, procéda à l'aménagement de la Place des Seigneurs.
  • Un grand escalier mène à la Loggia del Consiglio, portant sept arches en façade et deux sur les côtés sur de fines colonnes. Dans la galerie, avec poutres apparentes, de nombreuses armoiries et décorations en marbre sur les murs.
  • Un grand escalier mène à la grande salle avec plafond et murs peints de fresques de Giovanni Paolo de Venise et de Girolamo dal Santo. Des fresques illustrant les épisodes légendaires et historiques de Padoue, notamment la fondation de la ville par Anténor, la victoire de Padoue sur la flotte du roi spartiate Cleonimo.... réalisées par Pier Antonio Torri en 1667.
  • Une œuvre de Domenico Campagnola de 1537 qui ornait un mur de la grande salle a été transférée au Musée Civique.



Tour de l'Horloge

Padoue - Tour de l'Horloge.jpg
Padoue - Palazzo di Capitaniato horloge astronomique.jpg
  • L'horloge Astrario a été réalisée en 1344 par Jacopo Dondi da Chioggia. En 1437 l'horloge fut entièrement reconstruite par les horlogers Matteo Novello, Giovanni et Giampietro della Caldiere.
  • La tour, haute de 30 mètres, dispose de cinq étages intérieurs : les trois premiers contenant les mécanismes de l'horloge, les deux autres étages étant les appartements de l'horloger chargé d'entretenir l'horloge.
  • L'horloge représente la théorie astronomique ptolémaïque d'un système géocentrique qui a placé la Terre au centre de l'Univers.
  • Le cadran mesure 5.60 mètres, une forme circulaire avec cinq cercles dont trois sont mobiles : sur le bord externe les heures sont gravées en chiffres romains, la bande interne en plomb montre les étoiles en cuivre, sur le troisième cercle figurent les signes du zodiaque, et au centre se trouve la planète Terre.
  • La flèche qui indique les heures avec le soleil est à la base, la lune apparaît sur une fenêtre circulaire.
  • Tous les signes du zodiaque sont recouverts de feuilles d'or, à l'exception du signe de la Balance qui ne figure pas, le signe du Scorpion occupe deux places, la légende raconte que l'artisan en charge de ce travail n'ayant pas été payé de son dû, il aurait supprimé le signe de la Balance ; or, dans l'Antiquité le signe de la Balance n'est jamais cité en Mésopotamie, il apparaît seulement en Egypte et il n'est pas rare de l' apercevoir à Rome en 46 av.J.C..


Palais El Capitaniato (Palais du Capitaine)

Palazzo di Capiniato
  • Le palais est situé sur la place dei Signori où s'élevait le château des Carrare, seigneurs de Padoue de 1308 à 1405. Le palais el Capitaniato fait partie du complexe des Carrare qui était entouré d'une enceinte délimité au nord par l'église saint Nicolas, à l'est par la résidence de Giacomo II, au sud par la cathédrale et à l'ouest par la palais d'Umbertino. Le complexe était une citadelle qui abritait le siège de la curie, la chancellerie et le logement des soldats
  • Le palais qui était le logement du capitaine, est l'œuvre de Falconetto réalisé entre 1599 et 1605. Les fresques sous la tour sont de Sebastiano Florigerio (début XVIe), élève de Martin d'Udine.


La Specola - Observatoire astronomique de Padoue

Padoue - La Specola Observatoire astronomique.jpg
  • La Specola est la plus haute des deux tours du château construit en 1242 par le tyran Ezzolino III, qui servait de prison et où il torturait ses prisonniers.
  • En 1374, les nouveaux seigneurs de Padoue, les Carrare, construisirent un nouveau château entouré de remparts défensifs.
  • Le 21 mai 1761, le Sénat de la République de Venise publia un décret établissant l'observatoire astronomique à l'Université de Padoue qui servira de lieu de formation des futurs astronomes.
  • C'est l'abbé Giuseppe Toaldo (1719-1797), professeur d'astronomie, de géographie et des météores qui proposa d'utiliser la Torlonga, (la haute tour) pour son emplacement dans la ville, qui permettait une excellente observation vers le sud ou vers le méridien céleste, point crucial pour l'étude du mouvement des étoiles. En 1777, après dix ans de travaux dans la tour, elle est devenue observatoire astronomique (spécule astronomique selon le terme latin).
  • La salle octogonale a été peinte par Giacomo Vicenza Ciesa de sujets astronomiques réalisés par l'abbé Toaldo.
  • L'intérieur de la tour a été divisé en deux ; dans la partie inférieure on observe le méridien céleste, dans la partie supérieure, à hauteur des remparts, différents types de télescopes ont été installés. Au XIXe siècle un troisième dôme a été rajouté ainsi qu'un nouveau pavillon sur le bastion adjacent pour installer le réfracteur Mertz.


Palais Zabarella

Padoue - Palais Zabarella Tour.jpg
Padoue - Palais Zabarella Façade.jpg
  • Le palais Zabarella est une forteresse médiévale avec une ligne de toit crénelée et une tour d'angle. Des fouilles archéologiques effectuées dans les années 1990 ont situé l'emplacement de l'édifice sur une zone abritant une villa romaine, des pierres de cette villa auraient été utilisées pour la construction de la forteresse.
  • Le site a été acquis au cours du XIVe siècle par la famille Zabarella, qui comprenait le cardinal Francesco Zabarella (1360-1417). Une reconstruction fut effectuée par Thomas Sforzan en 1672 à la demande des frères Giovan-Battista et Lepido Zabarella, et une rénovation eut lieu en 1818 par Daniele Danieletti avec la création d'un grand atrium à l'entrée.
  • La famille Zabarella a vendu le palais au XIXe siècle. Après divers propriétaires, le palais est devenu en 1996 le siège de la fondation Bano pour des expositions d'art et un centre culturel.



Palais Ezzelino (Casa Ezzelino il Balbo)

Padoue - Casa di Ezzelino Façade.jpg
Padoue - Casa di Ezzelino Cour intérieure.JPG
  • Il est difficile de dater cette Casa di Ezzelino il Balbo sur l'Arche Malvasia, en raison des nombreuses rénovations et transformations qui ont dû changer son apparence depuis son origine. Les motifs architecturaux tels que l'arche, les deux étages et les fenêtres à meneaux font penser au Palazzo del Consiglio (Palais de la Raison) de la seconde moitié du XIIe siècle.
  • Au cours du XIIIe siècle, les Carrare sont devenus propriétaires comme le mentionnent les successions immobilières effectuées en 1363 par Francesco le Vieux quittant le palais et autres maisons adjacentes pour Marsilio et Nicolo de Carrare. La fenêtre triple donnant sur la rue Santa Lucia doit dater de cette époque, comme le palais adjacent La Casa Dondi ayant appartenu aux frères Giacopo et Giovanni Dondi.



Cathédrale Santa Maria Assunta et baptistère (el Duomo)

Photo : C.Angsthelm
  • La première cathédrale avait été construite sous Constantin en 313, puis reconstruite en 1291 après le tremblement de terre de 1117 en style roman avec son baptistère. Puis en 1551, un nouveau projet de cathédrale (peut-être de Michel-Ange) fut initié, elle ne sera terminée qu'en 1754 tout en laissant sa façade inachevée. Lors de la première guerre mondiale la façade tomba en ruine après un bombardement.
  • La cathédrale est très lumineuse. L'intérieur est divisé en trois nefs, sur la nef centrale deux dômes, dont l'un au-dessus du transept. De nombreuses chapelles dans les bas-côtés, les autels sont en marbre blanc de Carrare. Dans le chœur, deux orgues en vis à vis, de Gaetano Callido 1790, la partie instrumentale a été modifiée par la compagnie Tamburini en 1958 puis par l'entreprise Zanin en 2001, elles ont gardé leur aspect d'origine.



Chapelle Notre Dame des Aveugles (Madonna dei Ciechi)


Chapelle San Gregorio Barbarigo (Grégoire Barbarigo)

  • Sous l'autel repose le corps embaumé de Grégoire Barbarigo, cardinal italien 1640-1706.


Statues et Monuments


Peintures



Baptistère

Padoue - Cathédrale et Baptistère.jpg
Le Paradis Photo Deganello
  • Le baptistère consacré à Saint Jean Baptiste, est de style roman construit au XIIe siècle. Le peintre florentin Giusto de Menabuoi a peint les fresques entre 1375 et 1378, influencé par Giotto. Les peintres Altichiero da Zevio et Guarentio d'Arpo ont collaboré et permis à Padoue de devenir un important centre pictural au XIVe siècle.
  • Le Paradis est représenté dans la coupole : le Christ Pantocrator est entouré de la Vierge, d'anges et de 108 saints et apôtres. La descente de l'Esprit est figurée dans la calotte de l'abside. 43 épisodes de l'Apocalypse recouvrent les murs. On peut suivre l'histoire de Saint Jean Baptiste, de Marie, de la Passion, de la mort et de la résurrection du Christ.
  • Les fonts baptismaux sont de Giovanni di Firenze, (1443).
  • Également dans le baptistère, un mausolée à la famille de Carrare, qui régna sur la ville de Padoue pendant plus d'un siècle.


Basilique Saint Antoine de Padoue

Photo : C.Angsthelm
  • La basilique est dédiée à saint Antoine de Padoue, moine franciscain du XIIIe siècle, qui fut canonisé un an après sa mort par le pape Grégoire IX pour tous les miracles qu'on lui attribue. Sa construction a commencée en 1238, un an apèrs la mort de Saint Antoine.
  • À l'origine, l'église franciscaine ne comprenait qu'une nef et une abside, puis deux nefs latérales furent rajoutées entre 1256 et 1310. Au XVe siècle, après un incendie et l'écroulement d'un clocher, le déambulatoire fut rehaussé, l'installation d'un jubé modifia le chœur de la basilique sous la direction de l'architecte Pietro Lombardo
  • Le style du bâtiment est assez hétéroclite : une façade romane, huit coupoles byzanto-vénitiennes, quatre clochers dont deux en forme de minaret. Elle mesure 115 mètres de long sur 55 mètres de large ; la hauteur intérieure est de 38,50 mètres.
  • Sur la façade, une loggia ornée d'une balustrade au-dessus de cinq arcs. Une statue de Saint Antoine au centre du portail central. De belles portes en bronze dues à Camille Boito de 1895.



  • L'intérieur est en forme de croix latine à trois nefs et un transept. Huit chapelles sont réparties dans la basilique.

Chapelle de Saint Antoine

Photo Storti Ed.
  • La chapelle, appelée également la Chapelle du tombeau puisqu'elle abrite le tombeau de Saint Antoine, oeuvre de Tiziano Aspetti, 1594, est un chef d'œuvre de la Renaissance. La chapelle se trouve dans la nef latérale avec une façade en arcades à quatre colonnes et des pilastres . Le tombeau trône au centre avec la statue de saint Antoine entouré de saint Bonaventure et saint Louis d'Anjou. Beaucoup de statues de saints sont représentées tout autour de la façade, ainsi que des hauts-reliefs illustrant les miracles réalisés par saint Antoine.
  • De part et d'autre du tombeau deux candélabres en argent fin XVIIe.


Chapelle des Reliques

Photo : Storti Ed.
  • Cette chapelle de style baroque, a été construite sur le projet de l'architecte Filippo Parodi à la fin du XVIIIe, les statues sont également de l'artiste : Saint Antoine en gloire, saint Bonaventure, Saint François d'Assise, la Foi, l'Humilité, la Pénitence, la Charité.
  • Dans la vitrine centrale, un très beau reliquaire de 1436, réalisé par l'orfèvre Giuliano da Firenze, contient la langue intacte de saint Antoine ; un autre reliquaire contenant le menton, a été réalisé en 1350 par un artiste padouan ; un autre reliquaire moderne réalisé par Carlo Balljana en 1981, contient l'appareil vocal du saint.
  • Dans une autre vitrine, un reliquaire abritant un os du pied, un fragment de peau ainsi que des cheveux du saint, a été réalisé par Roberto Cremesini en 1982.
  • La chapelle conserve également la bure de saint Antoine ainsi que le cercueil où il avait été déposé.


Chœur et maître-autel

Photo Storti Ed.
  • Donatello réalisa le maître-autel, la barrière du chœur, le crucifix, ainsi que la statue de la Vierge à l'Enfant, et des six saint patrons de la ville : saint François d'Assise, sainte Justine, saint Louis d'Anjou, saint Daniel, saint Antoine, saint Prosdocime (premier évêque de Padoue).
  • Sur les parois latérales du chœur, douze bas-reliefs en bronze illustrant des épisodes de l'Ancien Testament, sont l'œuvre de Bartolomeo Bellano 1488 et de Andrea Briosco 1507. A partir de 1902, l'artiste bolognais Achille Casanova travailla pendant plus de quarante ans à la décoration des voûtes du chœur, des parois et de l'abside.
  • On remarquera à côté de l'autel, un énorme candélabre réalisé par Andrea Briosco en 1515.
  • Derrière l'autel, des stalles en bois dues à Girolamo Massari qui remplacèrent au XVIIIe les stalles du XVe brûlées lors d'un incendie.



Les cloîtres

  • Quatre cloîtres entourent la basilique : Cloître des Novices, de style gothique du XVe siècle ; le cloître de la Magnolia, qui porte le nom du magnolia qui était planté au milieu du cloître au XIXe siècle ; le cloître du Général, de style gothique, abritant la chambre du Général de l'Ordre ; le cloître du Bienheureux Luca Belludi, qui daterait du XVe siècle, également gothique



Abbaye des Erémétiques

Basilique Sainte Justine (Abbazia di Santa Giustina)

Photo : C.Angsthelm


  • L'église actuelle date du XVIIe siècle, elle fait partie d'une abbaye monastique bénédictine érigée au Ve siècle sur le lieu où Justine, jeune aristocrate romaine de 16 ans fut martyrisée en 304 après J.C. parce que chrétienne. Le lieu de sa sépulture devenant un pèlerinage, le préfet du prétoire, Venantius Opilio, fit construire une première église. L'abbaye était très importante au XVe siècle et, entre le XIV et le XVIe siècles, de grands travaux ont été entrepris dans l'église, notamment dans le chœur, la sacristie, la chapelle Saint Luc et la chapelle saint Matthias qui forment les transepts ainsi que dans les quatre cloîtres.
Sainte Justine
  • 26 piliers supportent le toit de la basilique, chaque dôme reposant sur les voûtes en berceau. La travée centrale est couverte par huit dômes recouverts de plomb, la lanterne centrale (70 mètres de haut) est dominée par la statue en cuivre de Sainte Justine mesurant cinq mètres de hauteur.
  • C'est Napoléon Bonaparte qui supprima l'abbaye en 1810 et les moines furent expulsés. Les œuvres les plus précieuses de la bibliothèque abbatiale furent envoyées à Paris. Le monastère put rouvrir en 1919.
  • L'abbaye est un très grand centre de restauration des livres. Elle abrite le Biblioteca statale del monumento nazionale di santa Giustina.



Padoue - Abbaye Ste Justine Nef.jpg
Padoue - Abbaye Ste Justine Bas-côté.jpg
  • La basilique est l'une des plus grandes d'Europe : 122 mètres de long sur 82 mètres de large. Le pavement géométrique en marbre rajoute à l'immensité de la nef. Les chapelles de part et d'autre abritent les corps de plusieurs saints sur des autels en marbre : en plus de sainte Justine de Padoue, saint Prosdocime, premier évêque de Padoue, saint Maxime, second évêque, saint Urio, Sainte Félicité de Padoue, ainsi que les reliques de Saint Luc évangéliste et saint Matthias apôtre.
  • le dallage de la basilique, de forme géométrique, est composé de plusieurs marbres blanc, jaune et rouge, posés entre 1608 et 1615.




Chœur

Le martyre de sainte Justine par Véronèse
Padoue Abbaye Ste Justine ''Le martyre de Ste Justine'' par Véronèse.jpg
  • On accède dans le chœur par un escalier monumental.
  • Le corps de Sainte Justine repose sous le maître-autel du XVIIe, depuis le 7 octobre 1627, et au-dessus de l'autel le tableau du Véronèse, huile sur toile réalisée en 1576, représentant le martyre de Sainte Justine.
  • Le maître-autel décoré de nacre, lapis-lazuli, corail, cornaline, et perles, a été conçu par Giovan Nigetti et réalisé par Pietro Paolo Corbarelli entre 1637 et 1643.
  • Sur les murs sont alignées les anciennes stalles du chœur en bois de noyer taillées et sculptées par Riccardo Taurigny en 1556.
  • A l'entrée du chœur, en vis-à-vis deux orgues.




Chapelle du Saint Sacrement

Padoue - Abbaye Ste Justine Chapelle du St Sacrement Plafond Sebastiano Ricci 1700.jpg
Plafond par Sebastiano Ricci 1700
  • Avant d'être dédiée au Saint Sacrement, la chapelle a contenu les reliques des saints innocents. L'autel est une œuvre réalisée par la famille Corbarelli vers 1656 et achevée par Giuseppe Sardi en 1674. Les sculptures sont de Michele Fabris et Alessandro Tremignon.
  • Sébastiano Ricci a réalisé en 1700 les fresques du plafond, caractérisées par l'utilisation du trompe l'œil.




Chapelle des Saints Innocents

Padoue - Abbaye Ste Justine Chapelle des Saints Innocents XVII e.jpg
Sainte Rachel par Giacomo Comin XVI e
  • La chapelle actuelle date de 1675, elle abrite les reliques de trois victimes d'Hérode. La statue centrale de l'autel le désarroi de Rachel est Giovanni Comin (1690), les statues latérales de saint Jacques le Mineur et saint Jean sont de Michele Fabris. La marqueterie en pierres polychromes de l'autel est de Corbarelli.




Chapelle de la Pieta

Padoue Abbaye Ste Justine ''La Pieta'' par Filippo Parodi.jpg
  • La conception architecturale de la chapelle est due à l'artiste génois Filippo Parodi en 1689. Le plafond a été réalisé en stuc. La Pieta au centre de l'autel est entourée de Marie Madeleine et de saint Jean.



Chapelle Saint Maxime de Padoue

Padoue Abbaye Ste Justine Chapelle Saint Maxime de Padoue.jpg
  • Saint Maxime a été le deuxième évêque de Padoue (entre le II e et le IV e siècle), successeur de saint Prosdocime L'autel de la chapelle abrite son corps. Les statues sont de Michele Fabris, 1681, la statue de saint Barthélémy est de Bernardo Falcone, 1682. L'autel en marqueterie de marbres, de pierres et de nacre est de Corbarelli.



Chapelle Saint Matthias l'Apôtre

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  • La chapelle se trouve dans l'un des transepts. Le corps de saint Matthias repose dans un catafalque en marbre, décoré de bas-reliefs représentant les apôtres, réalisé par Giovanni Francesco de Surdis en 1562 qui s'est inspiré de celui de Saint Luc, antérieur.
  • Deux grands tableaux dans cet espace : Saint Cosme et saint Damien sauvés par l'Ange d'Antonio Balestra en 1718, et La mission des Apôtres par Battista Bissoni en 1631.




Chapelle de saint Luc l'Évangéliste

Vierge Salus Patavini Constantinople par Alessandro Bonicino XVI e
  • La chapelle de saint Luc l'évangéliste se trouve dans le transept gauche. Le tombeau abritant les reliques du saint, initialement au centre de la chapelle a été déplacé au fond, après les dispositions liturgiques de Vatican II, repose sur des colonnes en granit et en albâtre. Le monument en serpentine est décoré de bas reliefs en albâtre représentants des anges et des symboles liés au saint. C'est une oeuvre de l'école pisano-vénitienne de 1313.
  • Au-dessus du tombeau deux anges en bronze de Hamlet Sartori (1960) tenant une icône du XVIe siècle de la Vierge Salus Populi Patavini Constantinople qui est une reproduction d'Alessandro Bonvicino, de l'icône peinte par saint Luc à Constantinople et à l'abri dans le monastère.
  • Sur les murs, deux grandes toiles : Le martyre de saint Cosme et saint Damien par Antonio Balestra de 1718, et le massacre des saints innocents par Sebastiano Galvano du XVIe siècle.



Le corridor des martyrs (il corridoio dei martiri)
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  • Dans le transept dédié à saint Matthias, une porte donne accès au corridor des martyrs qui était l'accès de l'abbaye à la basilique, construit en 1564 sur les ruines de l'ancienne église du Moyen-Âge. Il permet d'accéder au sanctuaire de saint Prosdocime de Padoue, premier évêque de Padoue.
  • La voûte Renaissance du corridor a été réalisée au XVe siècle, les bas-reliefs par Bartolomeo Bellano. Le puits des martyrs, construit en 1565 sur les ordres de l'abbé Angelo Sangrino, se trouve au-dessus du puits médiéval qui se trouvait dans la nef de la basilique initiale au sous-sol.
  • On peut également apercevoir un vestige du sol en mosaïque de la basilique opilionea du VIe siècle.




Sanctuaire de saint Prosdocime

  • Seul vestige de la basilique opilionéenne du VIe siècle, à l'origine chapelle pour la déposition des reliques, en forme de croix grecque. Le corps de saint Prosdocime, premier évêque de Padoue, repose dans l'autel de 1564, en forme de sarcophage romain.
  • On peut apercevoir le tympan de la porte de la première église opilionéenne du Ve siècle.



Église de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie ai Servi (Chiesa Santa Maria dei Servi)



Chapelle des Scrovegni (Chapelle Santa Maria dell' Arena

Photo : C.Angsthelm
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  • La chapelle a été construite entre 1302 et 1305, à la demande d'Enrico Scrovegni à la mémoire de son père Reginaldo Scrovegni, célèbre usurier à Padoue. Dante, exilé de Florence en 1302, se trouvait à Padoue en même temps que Giotto peignait les fresques dans la chapelle, et aurait influencé l'artiste en le faisant représenter les armoiries des Scrovegni par une grosse truie d'azur dans la fresque de l' Enfer.
  • La chapelle a été construite sur le terrain de l'ancienne arène romaine Arena et à côté du palais des Scrovegni. C'est une chapelle gothique très simple, à nef unique se terminant par un grand arc ouvrant sur l'abside, avec une voûte en berceau peint d'un ciel étoilé d'or. Elle mesure 20,80 mètres sur 8,40 m de large et une hauteur de 12,80 m. Les parois sont couvertes de fresques peintes par Giotto qui se trouvait à Padoue pour parfaire la basilique Saint Antoine. Il était déjà très connu pour ses fresques dans la basilique Saint François d'Assise et la basilique saint Jean de Latran à Rome.
Giotto di Bondone dit Giotto 1266-1337
  • Giotto acheva son chef d'œuvre avant d'avoir quarante ans. Cette œuvre est considérée comme le cycle le plus complet et le plus fini par le maître toscan du trecento italien, par la gamme des couleurs employées et par l'expressivité des figures peintes au cours du XVIe siècle. Giotto a utilisé divers pigments obtenus dans le bassin méditerranéen et notamment le bleu outremer.
  • Les fresques illustrent le Nouveau Testament sur les deux parois latérales et sont découpées en tableaux par des cadres en trompe-l'œil ; on y voit notamment la vie de Joachim et Anne (parents de la Vierge Marie), ainsi que la vie de la Vierge et du Christ. Des faux marbres polychromes, des dallages, des entrelacs gothiques remplissent les espaces.
  • Au-dessous de ces scènes, un soubassement peint, coupé de pilastres, dans lequel s'insèrent quatorze figures allégoriques des vices et des vertus peintes en camaïeu. Sur la paroi d'entrée Le jugement dernier, au-dessus de l'arc ouvrant le chœur trône le Sauveur.
  • La ville de Padoue a acquis la chapelle en 1881 pour sauvegarder ce trésor. La dernière restauration a eu lieu en 2001 pour atténuer le manque d'homogénéité des couleurs lors des restaurations précédentes, et surtout pour intervenir sur les zones présentant de graves risques de détérioration.




Prato della Valle

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  • C'est une vaste place (près de 9 ha) elliptique qui fut construite au XVIIIe sur des marécages. Depuis les temps anciens elle avait un rôle économique et social. À l'époque romaine elle servait de cirque pour les courses de chevaux et disposait un théâtre, dont on a retrouvé les fondations dans le canal près de l'île centrale de Memmia. À l'ère des persécutions contre les premiers chrétiens, deux des quatre patrons de la ville y ont été martyrisés : sainte Justine et saint Daniel. En octobre et novembre se tenaient deux grandes foires en l'honneur de sainte Justine et saint Prosdocime et ce fut également un lieu de marchés, le marché aux animaux s'y tenait deux fois par mois. Les sermons de saint Antoine furent donnés sur la place.
  • Le pré dépendait de l'abbaye de saint Justine, c'était une zone marécageuse et malsaine en raison de la forme du terrain où l'eau stagnait.
  • Le 17 février 1767 le Sénat vénitien déclara la zone propriété municipale contre les prétentions des moins de l'abbaye. En 1775, Andrea Memmo, patricien des Lumières vénitiennes, avec l'aide de l'abbé Domenico Cerrato, professeur d'architecture et concepteur de projets publics, ont réalisé un canal souterrain pour drainer les eaux de l'anneau central formant un îlot raccordé par quatre ponts.


le sculpteur Canova
  • 38 statues ont été érigées à l'intérieur de la place, et 40 sur le bord extérieur, elles ont été taillées dans la pierre de Costzza entre 1775 et 1883. Elles représentent les personnages les plus illustres de la ville : professeurs, étudiants, artistes. Seuls les Doges et Papes figuraient aux entrées des quatre ponts. À l'origine il y avait 88 statues, mais l'armée napoléonienne a enlevé certaines statues de Doges qui ont été remplacées par des obélisques.
  • Parmi les statues on peut reconnaître : Antonio Canova, Antenor (le fondateur de Padoue), Pietro d'Abano, Andrea Mantegna, Francesco Petrarca, Galileo Galilei ... Cicéron a été la première statues réalisée en 1775, mais elle a été enlevée car le personnage n'avait aucun lien avec la ville,elle fut remplacée par la statue d'Antenor offerte par Andrea Memmo.



Jardin Botanique

Statues


Personnalités nées ou décédées à Padoue

TITE-LIVE, Historien, né à Padoue vers 64 ou 59 av.J.C. et décédé à Padoue en 17 ap.J.C.
Saint ANTOINE, moine franciscain, prédicateur, né à Lisbonne en 1195, décédé à Padoue le 13 juin 1231. Il fut canonisé en 1232 et déclaré docteur de l'Église en 1946.
Francesco da CARRARA, seigneur de Padoue, né à Monza le 26 septembre 1325, décédé à Padoue le 6 octobre 1393.
Giusto de MENABUOI, peintre de la Renaissance, né à Florence vers 1330, décédé à Padoue entre 1387 et 1391.
Francesco ZABARELLA, cardinal de Florence et juriste, né à Padoue le 10 avril 1360, décédé le 24 septembre 1417 à Constanze (Allemagne)
Erasmo da NARNI, dit GATTAMELATA, (condottiere) capitaine général d'armée de la République de Venise, né à Narni vers 1370, décédé à Padoue en 1443.
Giovanni Maria FALCONETTO, architecte italien, né à Vérone en 1468, décédé à Padoue en 1535.
Angelo BEOLCO, il RUZANTE, dramaturge et acteur italien né en 1496 et décédé à Padoue le 17 mars 1542.
Giovanni Battista da MONTE, médecin et humaniste, né à Vérone en 1498, décédé à Padoue le 6 mai 1551.
Andrea di Pietro della GONDOLA dit Andrea PALLADIO, architecte, né à Padoue le 30 novembre 1508, décédé à Vicenze le 19 août 1580.
Frédéric Guillaume d'ORANGE NASSAU, Officier, frère de Guillaume I er des Pays Bas, né à La Haye le 15 février 1447, décédé à Padoue le 6 janvier 1799.