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(Quelle généalogie?)
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==Quelle généalogie ?==
 
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"Faire sa généalogie" ou "faire son arbre" sont des expressions souvent employées. Mais elles englobent de multiples possibilités. Construire une généalogie n'est pas synonyme d'obligation quelconque, chacun fera ce que bon lui semble. Ainsi, plusieurs choix s'offrent à lui :
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"Faire sa généalogie" ou "faire son arbre" sont des expressions souvent employées. Mais elles englobent de multiples possibilités. Construire une généalogie n'est pas synonyme d'obligation quelconque, chacun fera ce que bon lui semble. Ainsi, plusieurs choix s'offrent à vous :
  
 
* La généalogie ascendante :
 
* La généalogie ascendante :

Version du 26 septembre 2005 à 10:44


Faire sa généalogie, c'est d'abord retrouver ses ancêtres, mais c'est aussi partir à la découverte de sa propre histoire. C'est comprendre où sont ses racines. Ce n'est ni difficile ni coûteux, mais cela demande de la méthode et quelques connaissances qui sont résumées dans ce petit guide. Celui-ci ne se veut pas exhaustif : il a pour objectif de vous guider dans vos premières démarches.


Quelle généalogie ?

"Faire sa généalogie" ou "faire son arbre" sont des expressions souvent employées. Mais elles englobent de multiples possibilités. Construire une généalogie n'est pas synonyme d'obligation quelconque, chacun fera ce que bon lui semble. Ainsi, plusieurs choix s'offrent à vous :

  • La généalogie ascendante :
    • La généalogie ascendante globale, qui consiste en partant de soi-même, à rechercher le plus grand nombre de ses ancêtres... et ils vont rapidement devenir très nombreux, car leur nombre double à chaque génération (2 parents, 4 grands-parents, 8 arrière-grands-parents, etc.) ce qui fait plus de 500 personnes à identifier pour atteindre le début du XVIIIe siècle.
    • La généalogie ascendante limitée aux porteurs de son nom (ou généalogie "agnatique") : il s'agit simplement de remonter de père en père, le plus loin possible dans le temps.
    • La généalogie ascendante limitée aux femmes (ou généalogie "cognatique") : de la même façon, vous remontez de mère en mère.
  • La généalogie descendante :
    • La recherche globale, qui consiste, à partir d'un couple d'ancêtres que vous choisissez, de rechercher tous leurs descendants... qui sont aussi vos cousins. Elle se révèle plus difficile à établir en raison de la dispersion géographique des familles depuis un siècle.
    • La descendance agnatique : vous ne recherchez que les descendants mâles, et restez donc concentré sur un seul nom de famille
    • La descendance cognatique : probablement la quête la plus rare, qui consiste à ne rechercher que des descendantes, par les femmes, d'où une multiplication des patronymes.

Les premiers pas

Avant toute démarche, il faut d'abord noter ce que l'on sait déjà. Pour cela, commencez par quelques démarches évidentes :

  • Collectez tous les documents familiaux en votre possession : cartes d'identité, livrets de famille, actes d'état civil et papiers divers (correspondances, faire-parts de décès, etc). Ils permettent de faire un premier point.
  • Interrogez vos proches - et surtout les personnes âgées - pour compléter les renseignements qui manquent et surtout noter leurs souvenirs.
  • Enfin, si vous avez la chance de retrouver un arbre généalogique tout fait, il vous faudra aussi tout vérifier, les exemples sont nombreux de généalogies "arrangées" malgré la bonne volonté de leurs créateurs.

A ce stade, votre généalogie sera peut-être bien avancée et, surtout, vous avez fait l'essentiel : vous vous êtes lancé !

Dès maintenant, il vous faut apporter le plus grand soin à votre quête, et respecter quelques règles d'or :

  • se méfier des idées reçues, par exemple :
    • "tout a été détruit à la Révolution" : c'est parfaitement faux. Les archives françaises sont pour la plupart très bien conservées, avec quelques exceptions notables il est vrai, comme celles de la ville de Paris, dont les deux exemplaires ont brûlé en grande partie pendant la Commune de Paris, en 1871.
    • "mon nom s'orthographie avec 1 "T" et 2 "L" donc si j'en trouve un avec 2 "T" et 1 "L" ce n'est pas la même famille" : faux également, l'orthographe des noms propres a de tout temps varié. Il n'existait pas de règle écrite, et les scribes écrivaient de façon phonétique. Cela a duré jusqu'à la moitié du XIXème siècle. Il arrive même qu'on trouve le même nom écrit deux fois avec deux orthographes différentes sur le même acte, par la même personne !
  • vous organiser dès le départ de façon efficace : vous amasserez rapidement de nombreux documents, il faudra les classer pour pouvoir les retrouver facilement. L'informatique offre aujourd'hui de grandes possibilités, mais ne peut remplacer la valeur d'un acte original : vous devrez d'un côté conserver les documents papier, de l'autre vous faire assister par votre ordinateur pour gérer vos recherches. Autant commencer tout de suite : dès que vous récupérez un élément, notez sa source, classez-le avec l'individu ou la famille dont il dépend. Scannez-le. S'il s'agit d'un nouvel ancêtre, attribuez-lui un numéro SOSA (voir Numérotation de Sosa-Stradonitz), saisissez le tout sur votre logiciel de généalogie.
  • dans la mesure du possible, vérifiez TOUJOURS vos sources. L'explosion de l'Internet généalogique a de nombreux avantages, mais le revers de la médaille existe : en effet, qui dit multiplication des données dit multiplication des erreurs, surtout lorsque les internautes copient des données les uns sur les autres en quelques clics, et les renvoient sur l'Internet, générant ainsi une nouvelle source qui sera copiée, collée, etc.
  • savoir renoncer... : parfois, on se retrouve bloqué. Il n'existe plus de registres paroissiaux, les archives notariales ont disparu, il n'y a rien dans les autres types d'archives. La situation est frustrante, mais chaque généalogiste y est confronté, un jour ou l'autre.
  • être ouvert, attentif, curieux, méticuleux, soigneux et surtout patient... très très patient !

Faire une recherche en ascendance

Vous avez fait le tour des documents en votre possession dans votre famille, interrogé tout le monde, il vous reste maintenant à vous rendre sur le terrain.
Le principe est simple : pour reconstituer une généalogie, on s'attachera en premier lieu à retrouver les 3 documents majeurs dans la vie d'un invididu : son acte de naissance, son acte de mariage, son acte de décès.
Ces trois actes sont fondamentaux, chacun recoupant l'autre. Ils constituent l'état-civil tel que nous le connaissons.

Première étape : commencez par vous ! Demandez à la mairie de votre lieu de naissance une copie intégrale de votre acte de naissance. Vous y trouverez les coordonnées de naissance de vos parents : le lieu et la date. Si vous êtes marié, faites de même en demandant votre acte de mariage. Procédez de même avec vos parents et ainsi de suite. Rapidement, vous serez confronté à une absence de date et lieu de naissance des parents, seul leur âge sera mentionné.

Si vous ne pouvez rechercher l'acte de naissance des parents, attachez-vous à retrouver leur acte de mariage et leur acte de décès.

Faire une recherche en descendance

Les blocages les plus fréquents

  • L'origine des parents est inconnue
  • Le père n'est pas dénommé (enfant naturel)
  • Aucun des deux parents n'est dénommé (enfant trouvé)