Jean-Baptiste NOUVION

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Jean-Baptiste NOUVION (1833-1898)
Préfet d'Oran sous le Second Empire.

Généalogie NOVION / NOUVION

Cette famile est originaire des Ardennes, en 1209, Jean de NOVION était chevalier.
Vers 1500, Jacques de NOVION, seigneur de Chassin eut un fils Pierre de NOVION qui fut écuyer et son petit-fils, Augustin servit dans les Armées du roi.

En 1764, Mathieu de NOVION se maria dans l'église de Juillac avec Marie Dumas de La Vareille.
Depuis cette époque, la famille est implantée en Corrèze. Il garda jusqu'à la Révolution le titre de châtelain, puis devint bourgeois et notable de la commune de Juillac. Il fut le premier maire de Vars, et mourut le 23 décembre 1825.

De son mariage sont nés trois enfants :

  • En 1802, naquit Gabriel Félix NOUVION qui épousa Marie Mercier-Lacombe, ils eurent neuf enfants dont Jean-Baptiste NOUVION (né le 30 septembre 1833 Vars Corrèze), préfet du Second Empire et Officier de la Légion d'Honneur.
  • Le général Frédéric NOUVION.
  • Étienne NOUVION, écrivain, grand amateur d'art, au cimetière sur sa stèle est gravé « Je veux dormir sur cette colline où je suis né ».

Parcours politique

Entré dans la carrière préfectorale, il débuta comme chef de cabinet des préfets du Var et de la Vienne, puis de son oncle MERCIER-LACOMBE Gustave, directeur des Services civils de l'Algérie.

À l'âge de 26 ans, il devint chef de section au gouvernement général de l'Algérie, poste qu'il occupa de 1859 à 1861, époque où il fut nommé sous-préfet de Philippeville et où il épousa, à Alger, le 25 mai 1861, Claire CHASSÉRIAU, fille du baron Charles Frédéric CHASSÉRIAU et sœur du baron Arthur CHASSÉRIAU, dépositaire de l'œuvre du peintre Théodore CHASSÉRIAU (une salle lui a été consacrée au musée du Louvre), Architecte en chef de la Ville d'Alger.

La proclamation de la République et la chute de l'Empire provoquèrent la cessation des fonctions de Jean-Baptiste NOUVION comme représentant du gouvernement impérial.

Rentré en France, il fut nommé intendant militaire de décembre 1870 à juillet 1871.

Après un court séjour comme sous-préfet à la préfecture de Saint-Nazaire, du 28 mai au 19 décembre 1873, il devint préfet d'Oran poste qu'il occupa jusqu'en 1879.

Son œuvre administrative et préfectorale en Algérie a été féconde et durable.

Monbrun, à la séance du conseil général d'Oran, le 7 octobre 1899, pouvait dire qu'"en aucune période depuis la conquête, et dans un espace de six ans, il n'a été fait en Oranie un effort plus considérable" : création de villages, ouverture de routes, construction de barrages, plantations d'arbres, aménagement des eaux.

C'est pour perpétuer son souvenir qu'un village d'Oranie porta le nom de Nouvion.

Les volumes du conseil général et des rapports annuels du département d'Oran de 1873 à 1879 outre le centre de Nouvion, témoignent
- de l'agrandissement des centres de : Ouillis, Inkermann, Tiffilès, Sidi-Lhassen, saint-Aimé, habra, Oued Taria, Aïn Feka Zarauela, Terny
- et de la création des centres de : Chabat el Leham, Hammam Bou Hadjar, Arlal, Bou-Henni, l'Ouggaz, Saint-Lucien, Mocta Douz, Blad Touaria, Sirat, Sahouria, Cassaigne, Bosquet, Renault, Hamodéna, El Romri, Oued Djemâa, les Silos, Froha, Palikao, Maoussa, Oued-aria, Franchessi, Aïn Farès, Thiersville, Mercier-Lacombe, El Keçar, Lamtar, Aïn el Hadhar, Tabia, Oued Imbert, Aïn Fezza, Tekbalet.


  • Source : Le livre d'or de l'Algérie – biographie des hommes ayant marque dans l'armée, les sciences, les lettres etc. de 1830 a 1889 “ – de Narcisse Faucon, Challamel et Cie Editeurs - Paris -1889

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • "Situation au 31 décembre 1878 du département d'Oran au point de vue de la colonisation, des nouveaux villages et de la constitution de la propriété chez les indigènes" présentée par M. Nouvion. Oran, impr. de Heintz, Artus et Cie, 1879.

Référence.png Notes et références