IHLER Louis Thiébaut : Différence entre versions

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'''Louis Thiébaut Ihler (1756 - 1793)'''
 
'''Louis Thiébaut Ihler (1756 - 1793)'''
  
[[Image:Ihler Louis Thiebaut.jpg]]Celui-ci vint au monde à Thann, le 16 mai 1756. Il débuta sa carrière militaire en entrant au service du régiment Royal-Bavière (devenu plus tard Royal-Hesse-Darmstadt) en février 1774, en tant que sous-lieutenant.
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[[Image:Ihler Louis Thiebaut.jpg|left|250px]]Celui-ci vint au monde à [[68334 - Thann|Thann]], le 16 mai 1756. Il débuta sa carrière militaire en entrant au service du régiment Royal-Bavière (devenu plus tard Royal-Hesse-Darmstadt) en février 1774, en tant que sous-lieutenant.
 
Le temps de « faire ses classes », surveillé de loin par son frère et son père, Louis-Thiébaut passa lieutenant en second en 1777, puis premier lieutenant en 1779, capitaine en second en novembre 1782, et enfin aide de camp du maréchal Luckner, le 1er avril 1791. Son avancement rapide est surtout dû aux faveurs de Luckner, conjugué à l’émigration des nobles.
 
Le temps de « faire ses classes », surveillé de loin par son frère et son père, Louis-Thiébaut passa lieutenant en second en 1777, puis premier lieutenant en 1779, capitaine en second en novembre 1782, et enfin aide de camp du maréchal Luckner, le 1er avril 1791. Son avancement rapide est surtout dû aux faveurs de Luckner, conjugué à l’émigration des nobles.
Nommé colonel du 8’ régiment de dragons en juin 1792, il ne rejoignit pas son unité, Luckner ayant désiré de le garder comme aide de camp. Mais ce dernier perdit à ce moment là toute crédibilité aux yeux du pouvoir, et sa disgrâce entraîna en partie celle de Louis Thiébaut.
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Nommé colonel du régiment de dragons en juin 1792, il ne rejoignit pas son unité, Luckner ayant désiré de le garder comme aide de camp. Mais ce dernier perdit à ce moment là toute crédibilité aux yeux du pouvoir, et sa disgrâce entraîna en partie celle de Louis Thiébaut.
  
 
Sans emploi, il ne fut heureusement pas inquiété, et resta en disponibilité à Paris de novembre 1792 à janvier 1793. Il vécut de près l’effervescence qui précéda l’exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793, et sans doute fut il ravi de retourner se battre, nommé à l’Armée du Rhin le 26 janvier.
 
Sans emploi, il ne fut heureusement pas inquiété, et resta en disponibilité à Paris de novembre 1792 à janvier 1793. Il vécut de près l’effervescence qui précéda l’exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793, et sans doute fut il ravi de retourner se battre, nommé à l’Armée du Rhin le 26 janvier.
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Mais il ne fut pas inclus dans l’organisation des états-majors du 15 mai 1793, alors que la guerre battait son plein et que Robespierre et les siens reprenaient peu à peu les choses en main.
 
Mais il ne fut pas inclus dans l’organisation des états-majors du 15 mai 1793, alors que la guerre battait son plein et que Robespierre et les siens reprenaient peu à peu les choses en main.
  
Officiellement, il devait cesser ses fonctions le 1er juin, mais n’en resta pas moins à l’Armée du Rhin
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Officiellement, il devait cesser ses fonctions le 1er juin, mais n’en resta pas moins à l’Armée du Rhin.
  
 
C’est par un acte héroïque qui lui couta la vie, qu’il doit à la postérité de conserver son nom. Alors commandant le 2ème régiment de Dragons, il se bat en août 1793 pour essayer de reprendre des canons qu’avait enlevés l’ennemi à l’attaque des lignes de Wissembourg, à Jockrim dans le Palatinat. Indigné par le recul de ses troupes face aux Autrichiens de Wurmser, blessé à deux reprises, il se lance pourtant à l’assaut des Hessois à la tête de ses Dragons. Il est finalement frappé à mort d’un coup de sabre, et tombe de son cheval. Avant de mourir, il encourage ses cavaliers à ne pas se replier en criant « Vive la république », et en demandant à ses soldats de lui retirer ses insignes, pour que l’ennemi ne s’aperçoive pas que leur général est mort...
 
C’est par un acte héroïque qui lui couta la vie, qu’il doit à la postérité de conserver son nom. Alors commandant le 2ème régiment de Dragons, il se bat en août 1793 pour essayer de reprendre des canons qu’avait enlevés l’ennemi à l’attaque des lignes de Wissembourg, à Jockrim dans le Palatinat. Indigné par le recul de ses troupes face aux Autrichiens de Wurmser, blessé à deux reprises, il se lance pourtant à l’assaut des Hessois à la tête de ses Dragons. Il est finalement frappé à mort d’un coup de sabre, et tombe de son cheval. Avant de mourir, il encourage ses cavaliers à ne pas se replier en criant « Vive la république », et en demandant à ses soldats de lui retirer ses insignes, pour que l’ennemi ne s’aperçoive pas que leur général est mort...
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Il s’appelait Napoléon Bonaparte. Sa soif de batailles le conduirait à mettre l’Europe à feu et à sang.
 
Il s’appelait Napoléon Bonaparte. Sa soif de batailles le conduirait à mettre l’Europe à feu et à sang.
 
Les combats ne devaient cesser que 22 années plus tard...
 
Les combats ne devaient cesser que 22 années plus tard...
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La ville de [[68334 - Thann|Thann]], dans le Haut-Rhin, a donné en hommage à la famille de Louis Thiébaut, son nom à l'une de ses rues, la "rue des généraux Ihler".
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Voir également la biographie consacrée à [[IHLER Jean Alexandre|son frère]].

Version du 6 février 2006 à 10:46

Louis Thiébaut Ihler (1756 - 1793)

Ihler Louis Thiebaut.jpg

Celui-ci vint au monde à Thann, le 16 mai 1756. Il débuta sa carrière militaire en entrant au service du régiment Royal-Bavière (devenu plus tard Royal-Hesse-Darmstadt) en février 1774, en tant que sous-lieutenant.

Le temps de « faire ses classes », surveillé de loin par son frère et son père, Louis-Thiébaut passa lieutenant en second en 1777, puis premier lieutenant en 1779, capitaine en second en novembre 1782, et enfin aide de camp du maréchal Luckner, le 1er avril 1791. Son avancement rapide est surtout dû aux faveurs de Luckner, conjugué à l’émigration des nobles. Nommé colonel du 8° régiment de dragons en juin 1792, il ne rejoignit pas son unité, Luckner ayant désiré de le garder comme aide de camp. Mais ce dernier perdit à ce moment là toute crédibilité aux yeux du pouvoir, et sa disgrâce entraîna en partie celle de Louis Thiébaut.

Sans emploi, il ne fut heureusement pas inquiété, et resta en disponibilité à Paris de novembre 1792 à janvier 1793. Il vécut de près l’effervescence qui précéda l’exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793, et sans doute fut il ravi de retourner se battre, nommé à l’Armée du Rhin le 26 janvier.

Louis Thiébaut fut ensuite nommé général de brigade provisoire par Custine le 6 avril 1793 et placé au camp de Lauterbourg.

Mais il ne fut pas inclus dans l’organisation des états-majors du 15 mai 1793, alors que la guerre battait son plein et que Robespierre et les siens reprenaient peu à peu les choses en main.

Officiellement, il devait cesser ses fonctions le 1er juin, mais n’en resta pas moins à l’Armée du Rhin.

C’est par un acte héroïque qui lui couta la vie, qu’il doit à la postérité de conserver son nom. Alors commandant le 2ème régiment de Dragons, il se bat en août 1793 pour essayer de reprendre des canons qu’avait enlevés l’ennemi à l’attaque des lignes de Wissembourg, à Jockrim dans le Palatinat. Indigné par le recul de ses troupes face aux Autrichiens de Wurmser, blessé à deux reprises, il se lance pourtant à l’assaut des Hessois à la tête de ses Dragons. Il est finalement frappé à mort d’un coup de sabre, et tombe de son cheval. Avant de mourir, il encourage ses cavaliers à ne pas se replier en criant « Vive la république », et en demandant à ses soldats de lui retirer ses insignes, pour que l’ennemi ne s’aperçoive pas que leur général est mort...

Pour reprendre en main les hommes, le Comité de Salut Public nommera à la tête de l’Armée du Rhin Pichegru, et à celle de la Moselle Hoche. Ceux-ci repousseront les Austro-Prussiens, et Wissembourg sera définitivement dégagé le 26 décembre.

Les guerres en Europe ne faisaient que commencer. La Révolution eût raison des membres de la Terreur, mais un jeune général ambitieux commençait à faire parler de lui. Il s’appelait Napoléon Bonaparte. Sa soif de batailles le conduirait à mettre l’Europe à feu et à sang. Les combats ne devaient cesser que 22 années plus tard...

La ville de Thann, dans le Haut-Rhin, a donné en hommage à la famille de Louis Thiébaut, son nom à l'une de ses rues, la "rue des généraux Ihler".

Voir également la biographie consacrée à son frère.