Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune

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Bâtiment en L, un matin pluvieux... Photo B.ohland

Élément fondamental, historiquement parlant, des Hospices de Beaune, l'Hôtel-Dieu est un des fleurons du patrimoine de la ville, et peut-être même de toute la Côte-d'Or.
Il est en effet particulièrement célèbre pour sa toiture bourguignonne colorée et pour la « grant Chambre des Pôvres »[1], immortalisées dans le film La Grande vadrouille. C'est aussi un édifice qui abrite quelques belles œuvres d'art.
La renommée de l'Hôtel-Dieu s'est accrue au fil du temps grâce à sa grande richesse, liée aux nombreux dons reçus, à son patrimoine viticole et à la traditionnelle vente aux enchères de ses vins, « le 3e dimanche de novembre »[2].
Mais s'il garde l'allure d'un palais luxueux, il a rempli avec bienveillance, pendant cinq siècles, sa vocation initiale d'accueil des indigents et malades.

Contexte

  • Historico-politique :
En 1407, le duc bourguignon Jean sans Peur (1371-1419)[3] assassine Louis Ier d'Orléans (1372-1407)[4]. S'ensuit, en pleine Guerre de Cent Ans, une longue lutte entre Armagnacs (partisans du roi) et Bourguignons.
Son fils et successeur, Philippe le Bon (1396-1467)[5], s'allie d'abord aux Anglais. Puis il fait la paix avec la France, en 1435, lors du Traité d'Arras.
Mais en conséquence, les Écorcheurs[6] dévastent et terrorisent la région, entraînant famines et misère, ainsi qu'épidémies dont la peste. Les mendiants hantent les villes de Bourgogne.
  • Religieux :
Pour les chrétiens en cette période médiévale, pratiquer la charité envers les pauvres est une « condition indispensable du salut de l'âme »[7]. De nombreux établissements d'accueil se fondent un peu partout, qu'ils prennent le nom d'hospices, hôtels-dieu, léproseries ou maladreries. En Bourgogne, le nombre d'établissements s'élève à plus de 70 au XVe siècle. Beaucoup vont être rasés par les Écorcheurs. Ce ne sera pas le cas de celui de Beaune.
C'est justement pour sauver son âme, sur les conseils de son épouse, que le chancelier Nicolas ROLIN va fonder en 1443 un hôpital voué à « la réception, l'usage et la demeure des pauvres malades... »[8].

Fondateurs

Nicolas ROLIN, statue à droite dans le jardin
C'est en 1441 que Nicolas ROLIN jette les bases de son projet en formulant une demande au pape Eugène IV. Celui-ci lui donne son accord dans une « bulle de consentement »[9] au mois de septembre.
Alors qu'il hésitait encore entre deux lieux, le chancelier choisit Beaune dès l'année suivante et achète terrains et maisons dans le secteur des halles. Il obtient même l'autorisation de « couvrir la rivière La Bouzaise »[10] (que l'on peut encore apercevoir sous une salle en visitant l'Hôtel-Dieu).
L'acte officiel de fondation est signé le 4 août 1443. Il est accompagné d'une généreuse dotation : 1 000 livres tournois de rente annuelle, qui proviennent de l'exploitation des Salines de Salins-les-Bains.
À partir du lendemain, est déjà organisée une vente quotidienne de pain.
Nicolas ROLIN établit les plans de son hôpital et arrête à 30 le nombre de lits d'accueil. Il définit un règlement et nomme un maître gestionnaire. Puis il achète de nombreuses œuvres d'art, pour allier les soins de l'âme à ceux du corps.
Guigone de SALINS, à gauche dans le même jardin
Pour l'assistance aux malades, il envisage « des femmes dévotes et de bonne conduite »[11] qui vont devenir les sœurs hospitalières de Beaune.
Pictos recherche.png Article détaillé : Pour découvrir en détail cette communauté...


  • Guigone de SALINS (1403-1470) :
Fille d'Étienne de SALINS et de Louise RYE. À 20 ans, elle devient la troisième épouse de Nicolas ROLIN. Le couple aura trois enfants.
Femme très pieuse et charitable, c'est elle qui invite son époux à penser au salut de son âme. Elle demande aussi l'autorisation de visiter certaines communautés religieuses pour se faire une idée de leur fonctionnement.
Pour sa jeune épouse, le chancelier avait adopté une devise galante : "Seule étoile", prenant la forme du mot "Seule" suivi d'une étoile. Cette devise se retrouve partout dans l'Hôtel-Dieu (pavement, tentures, vitraux, etc..) accompagnée des initiales N et G.
À la mort du fondateur, Guigone a du mal à faire valoir ses droits, mais obtient finalement le patronage de l'hôpital en 1469. Elle y décède le 24 décembre 1470 et est inhumée devant le maître-autel de la chapelle attenante à la "Salle des Pôvres".


Cinq siècles d'histoire, en bref

Armoiries
  • L'inauguration de l'Hôtel-Dieu a lieu le 31 décembre 1451. L'établissement va prendre pour armoiries celles de Guigone de SALINS, qui sont composées des armes de son époux à gauche et des siennes à droite. Leur blasonnement est le suivant :
"Parti au premier d'azur à trois clefs d'or posées deux et une, qui est de Rolin ; au deuxième du même à la tour crénelée de six pièces, ajourée et maçonnée de sable, qui est de Salins".
Le lendemain, le premier malade est accueilli.
  • En 1455 un nouveau terrain est acquis pour créer un cimetière au sein-même de l'enceinte hospitalière. Et trois ans plus tard, s'achèvent les travaux de construction de l'Hôtel-Dieu de base, dans sa forme médiévale, c'est à dire disposition des bâtiments en U.
  • En 1469, une grange avec pressoir est construite côté ouest, donnant à l'ensemble une forme quadrangulaire autour de la cour d'honneur.
  • Trente ans plus tard un incendie se déclare dans la toiture du logis en L. Des réparations s'ensuivent.
  • En 1553 et 1628, une épidémie de peste sévit. Malgré son règlement le dispensant d'accueillir des malades contagieux, l'Hôtel-Dieu se voit contraint de les accepter, ce qui entraîne quelques décès, y compris chez les sœurs.
  • En 1645 un don généreux permet d'installer 12 nouveaux lits dans la salle Saint-Hugues.
  • Louis XIV vient visiter l'hospice, en 1658. Il accorde une nouvelle rente annuelle, mais demande à mettre fin à la mixité des malades.
  • En 1660, le "quadrilatère médiéval" est complété par une nouvelle dépendance (stockage des grains et cuverie). Mais ses combles faiblissent sous le poids, et c'est un vaste bâtiment de deux étages qui est construit au sud, en 1736, pour servir de greniers.
Maquette en paille réalisée entre 1738 et 1754
Photo B.ohland
  • En 1753 un nouveau don permet d'aménager deux infirmeries dans la salle Saint-Nicolas.
  • Révolution française : des militaires s'imposent, l'abbé doit partir, des représentations du culte sont confisquées ou détruites, les armoiries bûchées. L'établissement va désormais s'appeler L'Hospice d'humanité. Heureusement toutes les possessions seront rendues en 1795.
  • En 1797, sur le plan administratif, sont créés les Hospices civils réunis de Beaune, incluant à la fois l'Hôtel-Dieu et La Charité, « hospice d'orphelins »[12] datant de 1645.
  • De 1804 à 1843 ont lieu diverses constructions (appentis et nouveau bâtiment) ainsi que des travaux de restauration, en prévision du 4e centenaire de l'établissement.
  • En 1859 est organisée la première vente de vins des hospices.
  • Trois ans plus tard, l'Hôtel-Dieu est classé aux Monuments historiques[13].
  • De 1872 à 1909 ont lieu diverses restaurations qui seront abordées dans le chapitre suivant.
  • En 1943, Jacques COPEAU donne une pièce de théâtre dans la Cour d'honneur.
  • En 1955 la "Salle des Pôvres" est désaffectée aux soins. Un projet de nouvel hôpital voit le jour, sous le nom de Philippe-le-Bon.
  • Après le transfert des services hospitaliers dans le nouvel hôpital, en 1971, il reste encore quelques personnes âgées durant une dizaine d'années.
  • En 1984, toutes les salles sont désaffectées et l'Hôtel-Dieu transformé en musée.

Composition architecturale

Plan. Document Cocci49

Cet ensemble de style gothique flamboyant, avec un cachet « burgondo-flamand »[14], s'organise autour d'une cour intérieure de forme rectangulaire qui a conservé un puits en pierre et fer forgé (permettant d'avoir accès à l'eau de la Bouzaize), mais où se trouvaient aussi autrefois une chaire à prêcher, une croix monumentale et un lavoir.

Cependant les deux bâtiments principaux, pourtant de la même époque, ne sont pas traités de la même manière : le bâtiment d'entrée, donnant sur la rue et les halles, présente une allure un peu austère, tandis que le corps de logis en L, avec toiture polychrome et tourelle d'angle se révèle très pittoresque et a largement contribué à la célébrité de l'Hôtel-Dieu.

À l'arrière, entre le quadrilatère et le bâtiment des greniers a pris place une petite cour et un jardin d'agrément. C'est là que se trouvent les statues des fondateurs

Bâtiment sur rue

Bâtiment sur rue Photo B.ohland

Le bâtiment sur rue s'étire sur « 82,16 m »[15]. Il abritait le logement des sœurs hospitalières, la longue Salle des Pôvres et la chapelle.
Son architecte reste inconnu à ce jour, mais on connait le nom de son maître-maçon : Jean RATEAU ou RATHEAU, et celui des maîtres-charpentiers[16].

La particularité de ce long corps de bâtiment est sa toiture uniforme en ardoises, restaurée en 1911, mais refaite entièrement en 2007 par un architecte des Monuments historiques[17].
La toiture est surmontée d'un clocher de 52 m de haut, au-dessus du portail d'entrée, couvert de plomb et orné de nombreuses girouettes. S'y rajoutent une statue de la Vierge su le pignon occidental et une du Christ sur l'autre pignon.
Les pans de toiture sont aussi ornés de plusieurs lucarnes flamandes, appelées « outeaux »[18], restituées en 1909 par un autre architecte des Monuments historiques, Sainte-Anne Auguste LOUZIER.
Quant au portail d'entrée, il est surmonté d'un auvent à toit en double bâtière, orné de trois statuettes de plomb.


Corps de logis sur cour

Angle entre bâtiment en L et Salle saint-Louis
Photo B.ohland

Le corps de logis en L attire aussitôt le regard par sa galerie à pans de bois, sa tourelle d'angle et sa toiture en tuiles vernissées. Les artisans qui ont livré ces tuiles à glaçure plombifère nous sont connus : « Jehan DIGART, Jacques et Étienne Le GEOT »[19].
La polychromie actuelle a été restituée lors de la réfection de 1902 à 1907 par un architecte des Monuments historiques, en se basant sur la maquette de paille réalisée au milieu du XVIIIe.
Elle arbore les quatre teintes traditionnelles des toitures vernissées bourguignonnes : « rouge, brun-noir, [...], jaune, [...], vert »[20].

Ce corps de logis abritait les logements des patrons temporels, à l'étage, et diverses salles de soins, apothicairerie, deux infirmeries et laboratoire, ainsi que la cuisine.

Un passage donne accès au jardin et au bâtiment appelé autrefois "Les greniers"


Salles intérieures

Salle des Pôvres

Vue depuis la chapelle Photo Cocci49
  • Cette grande salle impressionne dès le premier regard. Par ses dimensions déjà (46 m de long sur 13 m de large). Par ses deux rangées de lits rigoureusement alignés où contrastent le brun foncé des baldaquins, les draps blancs et les couvertures rouges. Enfin par sa voûte.
Celle-ci a été conçue en carène de navire inversée, comme pour la nef de certaines églises de type halles et culmine à « 15,86 m »[21]. Toute en chêne, elle est lambrissée et décorée de petits motifs et de nervures colorées.
Les douze entraits la supportant sont sculptés et peints, avec une particularité : ils sont « engoulés »[22] avec des sculptures de têtes monstrueuses. Quant aux petits blochets entre les entraits, ils représentent des têtes d'animaux ou de personnages.
Un Christ aux liens en chêne sculpté, du XVe siècle, était accroché autrefois au-dessus de l'entrée de la salle. Il est attribué au Belge Jan BORMAN II et est classé au titre d'objet historique depuis 1970[23]. Il est encore présent dans la salle, sur un piédestal.
Au sol, le passage central est fait de carreaux décorés des initiales N et G et de la devise galante. Réalisés en 1448 par Jehannin Fouquerel, tailleur d'images, ils ont été refaits en grès, à l'identique, en 1878.
  • Cette grande salle s'ouvre sur la chapelle par une clôture en chêne ajouré, habilement restaurée dans les années 1875 par Maurice OURADOU, gendre de VIOLLET-le-DUC. Cette disposition était typique de ces établissements, afin de permettre aux malades d'assister aux offices, ou de prier pour leur salut. Ici, leur regard pouvait se tourner vers le polyptyque du Jugement dernier (voir section Œuvres d'art).


Chapelle

Maître-autel et copie du polyptique du jugement dernier

La chapelle a été consacrée dès 1451. Elle accueillait le retable commandé par Nicolas ROLIN à Rogier van der WEYDEN, accroché au-dessus de l'autel de manière à ce qu'il soit visible depuis les lits.

Le maître-autel en marbre a été réalisé par Étienne de SAPTES en 1845. C'est devant cet autel que Guigone de SALINS s'est fait inhumer (ses ossements ont retrouvé leur place après avoir été maltraités lors de la Révolution).

La grande verrière derrière l'autel est une œuvre du maître-verrier Léon Auguste OTTIN, en 1877, qui restitue fidèlement les représentations de la verrière d'origine, dont, à la base, une Vierge de Pitié encadrée de Nicolas ROLIN et Guigone de SALINS.

Une autre verrière, côté rue, est ornée des armoiries de l'Hôtel-Dieu.


Autres salles

  • La Salle Sainte-Anne, qui ne se visite pas, est devenue le lieu de vie des novices à partir de 1788.
  • La Salle Saint-Hugues a été financée par un généreux donateur et aménagée en 1645 en lieu et place de deux anciennes chambres privées. Afin de l'éclairer au mieux, cinq fenêtres ont été ouvertes avec l'accord du couvent des Cordeliers en vis-à-vis. Elle comprenait douze lits, destinés uniquement aux hommes après la visite de Louis XIV.
  • La Salle Saint-Louis a été construite en 1660 après démontage du pressoir et agrandie en 1829 pour y accueillir jusqu'à 26 lits au lieu de douze.
  • La Salle Saint-Nicolas a été remaniée en 1756 pour en faire deux infirmeries, puis à nouveau transformée en 1847. Elle a constitué le lieu de vie des dernières personnes agées jusqu'en 1984. C'est dans cette salle qu'une ouverture au sol, vitrée, permet de voir couler la Bouzaise.
  • La cuisine date du XVe siècle. Et malgré l'effondrement partiel de son plafond et un incendie (maîtrisé), la cheminée à double foyer date de cette époque. Son tournebroche présente une originalité puisque qu'il est actionné par un petit personnage, « messire Bertrand »[24] réalisé en 1698 par un horloger.
  • La pharmacie (ou apothicairerie) se trouvait d'abord dans une pièce attenante à la chambre de Guigone de SALINS. Puis elle a été agrandie et réaménagée en 1776. Le décor des boiseries a été réalisé dix ans plus tard, en faux marbre, puis en imitation bois à la fin du XIXe siècle. Elle présente une belle collection de bocaux en verre et de pots en faïence décorée.
  • Le laboratoire servait à préparer les différentes médications à partir des plantes médicinales du jardin. On y trouve, entre autres, deux anciens mortiers dont un articulé grâce à un arc.
  • Il existe aussi une chambre du Roi et une salle d'archives.


Œuvres d'art

L'hôtel-Dieu est devenu un musée abritant de nombreuses œuvres d'art.

Outre les sculptures et tableaux, sont conservés de nombreux coffres en bois dont les plus anciens datent du XVe siècle (comme celui de Guigone de SALINS). Ils servaient essentiellement à ranger la literie, ou d'autres biens plus précieux.

Sont exposées aussi de nombreuses tentures dont La parabole de l'Enfant prodigue, tissée au début du XVIe siècle, ou d'autres couvertures ou tapisseries avec la devise "Seule étoile" et les initiales des fondateurs.

Il subsiste également une belle collection de matériel médical.

Mais le chef-d'œuvre principal, à qui a été attribuée une salle spéciale, est incontestablement le polyptyque du Jugement dernier. Il a été commandé par Nicolas ROLIN et réalisé semble t-il pour l'inauguration de 1501 par le flamand Rogier Van der WEYDEN.
C'est une œuvre monumentale composée de neuf panneaux dont la largeur atteint 5,5 m et la hauteur 2,25 m. Elle est classée au titre d'objet historique depuis 1891[25].

Polyptyque du Jugement dernier en configuration ouverte

Le polyptyque se trouvait accroché au-dessus du maître-autel de la chapelle, fermé en semaine mais ouvert les dimanche. Caché lors des troubles révolutionnaires, il a été retrouvé quelques années plus tard. Confiés au Louvre en 1875 pour être restaurés, les panneaux ont été sciés en deux dans leur épaisseur, afin de pouvoir présenter l'ensemble de la composition dans sa configuration ouverte en même temps que fermée.

Le panneau central représente la pesée des âmes. Les deux petits panneaux supérieurs rappellent la Passion du Christ. Les volets inférieurs entourant le panneau central représentent, de gauche à droite : la Jérusalem nouvelle, Pierre, Marie, et Jean-Baptiste, Paul, puis l'Enfer.

Dans sa configuration fermée, le polyptyque présente les deux fondateurs en prière, Gabriel, un saint contre la maladie, Marie, et un ermite. (Voir sa photo sur la page de Nicolas ROLIN.

Premiers patrons temporels

Prénom(s) NOM Période Observations
Nicolas ROLIN 1443 - 1462 Décédé le 18 janvier 1462 à Autun. Sa veuve n'obtient pas tout se suite le droit d'administrer l'Hôtel-Dieu  
cardinal Jean ROLIN 1462 - 1469 Né en 1408, il est le fils de Nicolas et de sa seconde épouse. Il est évêque d'Autun de 1436 à son décès en 1483  
Guigone de SALINS 1469 - 1470 Elle a fait valoir ses droits auprès du Parlement de Paris et obtient finalement le patronage de l'hospice. Elle y décède le 24 décembre 1470  
Antoine ROLIN 1471 -1503 Fils des deux fondateurs  
Loys ROLIN 1503 - 1553 Petit-fils de Nicolas et Guigone  
Joachim de la BAULME 1553 - 1575 Comte de Châteauvillain  
Suzanne ROLIN 1575 - 1624 Dame de Monestoy  
Loys de PERNES 1624 - 1652 Seigneur de Monestoy, époux d'une petite-fille de Nicolas ROLIN  
- -  
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- - 1789 Jusqu'à la Révolution le patronage s'est transmis par descendance ou alliance. Cela prend fin en 1789. Par la suite ce seront des administrateurs des Hospices civils de Beaune qui sont créés en 1797.  

(Source : Bruno FRANÇOIS, Les Hospices de Beaune en dates et en chiffres, Éditions Jean-Paul GISSEROT, 2012, 63 pages, ISBN 978-2-75580-264-1)

Activité viticole

Quelques tonneaux de vin

Dès le départ, l'Hôtel-Dieu a eu la chance de bénéficier de nombreux dons, pas seulement en argent, mais aussi sous la forme de terres dont des vignobles. Leur surface s'élève actuellement à 40 hectares répartis en Côte de Beaune, Côte de Nuits et Mâconnais, dont certains grands crus. Ils sont exploités par 25 vignerons.

À partir de 1859, les Hospices civils de Beaune organisent une vente aux enchères de leurs vins, vente de charité qui perdure encore de nos jours, chaque troisième dimanche de novembre. La vente s'organise dans les halles, par futs entiers.

Le profit occasionné par cette vente (et celui du musée à raison de 400 000 visiteurs par an) sert à financer de nouveaux investissements pour l'hôpital Philippe-le-Bon (notamment en matériel médical).

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Collectif d'auteurs, HÔTEL-DIEU, Hospices de Beaune, Paris, Beaux-Arts Éditions, 2012, 42 pages, ISBN 978-2-84278-955-8
  • Bruno FRANÇOIS, Les Hospices de Beaune en dates et en chiffres, Éditions Jean-Paul GISSEROT, 2012, 63 pages, ISBN 978-2-75580-264-1
  • Guy RENAUD, LA BOURGOGNE de A à Z, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan SUTTON, 2009, 221 pages, ISBN 978-2-84910-937-3
  • LE GUIDE VERT Bourgogne, Boulogne-Billancourt, Michelin Travel Partner, 2021, 561 pages, ISBN 978-2-06725-070-3
  • Côte-d'Or Tourisme et Le Bien Public, La CÔTE-D'OR, j'adore, Dijon, Éditions EST BOURGOGNE MEDIA, 2022, 128 pages, ISSN 0998-4593
  • Plan de visite et divers panneaux d'information sur le site

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Référence.png Notes et références

  1. Collectif d'auteurs, HÔTEL-DIEU, Hospices de Beaune, Paris, Beaux-Arts Éditions, 2012, 42 pages, ISBN 978-2-84278-955-8
  2. Côte-d'Or Tourisme et Le Bien Public, La CÔTE-D'OR, j'adore, Dijon, Éditions EST BOURGOGNE MEDIA, 2022, 128 pages, ISSN 0998-4593
  3. Appelé aussi Jean Ier de Bourgogne. Duc de Bourgogne, comte de Flandre et d'Artois. Seigneur de Salins-les-Bains. Il sera assassiné à son tour par les Armagnacs.
  4. Fils de Charles V et frère de Charles VI, il fait partie de la Maison capétienne des Valois.
  5. Appelé aussi Philippe III de Bourgogne. Il est un acteur important de la fin de la Guerre de Cent Ans
  6. Troupes de soldats désœuvrés à la fin de la Guerre de Cent Ans, qui se livrent à de vastes pillages organisés
  7. Chapitre "Hôtel-Dieu, hospices, hôpitaux", in Guy RENAUD, LA BOURGOGNE de A à Z, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan SUTTON, 2009, 221 pages, ISBN 978-2-84910-937-3
  8. Bruno FRANÇOIS, Les Hospices de Beaune en dates et en chiffres, Éditions Jean-Paul GISSEROT, 2012, 63 pages, ISBN 978-2-75580-264-1
  9. Collectif d'auteurs, HÔTEL-DIEU, Hospices de Beaune, Paris, Beaux-Arts Éditions, 2012, 42 pages, ISBN 978-2-84278-955-8
  10. Bruno FRANÇOIS, Les Hospices de Beaune en dates et en chiffres, Éditions Jean-Paul GISSEROT, 2012, 63 pages, ISBN 978-2-75580-264-1
  11. Collectif d'auteurs, HÔTEL-DIEU, Hospices de Beaune, Paris, Beaux-Arts Éditions, 2012, 42 pages, ISBN 978-2-84278-955-8
  12. Guy RENAUD, LA BOURGOGNE de A à Z, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan SUTTON, 2009, 221 pages, ISBN 978-2-84910-937-3
  13. Base Mérimée
  14. LE GUIDE VERT Bourgogne, Boulogne-Billancourt, Michelin Travel Partner, 2021, 561 pages, ISBN 978-2-06725-070-3
  15. Bruno FRANÇOIS, Les Hospices de Beaune en dates et en chiffres, Éditions Jean-Paul GISSEROT, 2012, 63 pages, ISBN 978-2-75580-264-1
  16. Symon BERNIER, Guillemin DUDET, Guillaume La RATE et Jehannibn SERREAU
  17. Éric PALLOT
  18. Bruno FRANÇOIS, Les Hospices de Beaune en dates et en chiffres, Éditions Jean-Paul GISSEROT, 2012, 63 pages, ISBN 978-2-75580-264-1
  19. Collectif d'auteurs, HÔTEL-DIEU, Hospices de Beaune, Paris, Beaux-Arts Éditions, 2012, 42 pages, ISBN 978-2-84278-955-8
  20. Chapitre "Toits bourguignons", in Guy RENAUD, LA BOURGOGNE de A à Z, Saint-Cyr-sur-Loire, Éditions Alan SUTTON, 2009, 221 pages, ISBN 978-2-84910-937-3
  21. Bruno FRANÇOIS, Les Hospices de Beaune en dates et en chiffres, Éditions Jean-Paul GISSEROT, 2012, 63 pages, ISBN 978-2-75580-264-1
  22. Collectif d'auteurs, HÔTEL-DIEU, Hospices de Beaune, Paris, Beaux-Arts Éditions, 2012, 42 pages, ISBN 978-2-84278-955-8
  23. Base Palissy, Christ aux liens
  24. Collectif d'auteurs, HÔTEL-DIEU, Hospices de Beaune, Paris, Beaux-Arts Éditions, 2012, 42 pages, ISBN 978-2-84278-955-8
  25. Base Palissy, polyptyque du Jugement dernier