Guerre 1914-1918 ~ Les permissions

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Les premières permissions

En 1914, au début de la guerre, qui devait être courte, il avait été décidé qu'il n'y aurait aucune permission.

De Août 1914 à juin 1915 : Quelques rares permissions sont accordées pour faire les moissons.

A partir de décembre 1914, les blessés, à leur sortie d'hôpital, ont droit à une permission de 7 jours de convalescence.

Par contre, les officiers bénéficient du régime des permissions des soldats en temps de paix avec congé en fin de semaine.

Le 30 juin 1915 : Le général Joffre instaure un régime de permissions pour tous

Le général Joffre décide d'accorder 8 jours de permission à tous les soldats, par roulements.

En août 1915, on passe de 8 à 6 jours seulement.

Suivant les offensive, l'arrivé des troupes de relève, les permissions sont repoussées.

Les gradés ont tout pouvoir pour accorder ou de refuser les permissions.

Cette réglementation s'applique à tous militaires, soldats ou officiers, elle donne droit à 3 permissions par an

A compter du 1 octobre 1916, les permissions sont de 7 jours à prendre par période de 4 mois.

L'application de ce système reste inégalitaire et chaotique.

En 1917, le problème d'attribution de permissions devient plus que jamais crucial (année des mutineries suite à l'offensive "Nivelle" au Chemin des Dame.

Les Poilus revendiquent leur droits

Le Général PÉTAIN prend les commandes

A son arrivé, pour lutter contre le mécontentement, il revient aux anciennes normes, mais il les augmenta audacieusement. Il décida de rattraper les retards et de porter les pourcentages jusqu'à 40, voire 50% pour les unités retirées de la bataille.

Il permit que les combattants puissent surveiller les tours de permissions et protester contre d'éventuelles anomalies.

Il donna la priorité aux trains de permissionnaires pour éviter que les permissions soient amputées par des attentes inacceptables dans les gares.

Délai de route

A partir du 1er février 1917, les officiers ou hommes de troupe bénéficiaient, tous les quatre mois, d'une permission de détente de 7 jours, délai de route non compris.

La durée de ces permissions est augmentée de délais de route calculé de la façon suivante:

  • Pour un trajet aller-retour de 401 à 800 kilomètres, il est accordé 1 jour.
  • Pour un trajet aller-retour de 801 à 1600 kilomètres, il est accordé 2 jours.
  • Pour un trajet aller-retour de 1601 à 3000 kilomètres, il est accordé 3 jours.
  • A delà de 3001 kilomètres : 4 jours

Indemnités de vivres 1,31 francs pour les journées de déplacement seulement.

Les permissions de convalescence

Ils pouvaient également bénéficier de permissions d'une semaine dites de convalescence ( malades ou blessés sortant des formations sanitaires)

Les permissions exceptionnelles

Ils pouvaient également bénéficier de permissions exceptionnelles, soit pour mariage, naissance d'un enfant légitime, décès ou maladie grave du père, de la mère, de la femme, d'un enfant ou frère blessé à l'ennemi ou mort pour la France ou pour revoir un parent ( père, mère, femme ou enfants) de retour de captivité ou évacués des région envahies. (pour une durée qui ne peut excéder trois jours, délais de route non compris)

Les permissions agricoles

Les classes les plus anciennes pouvaient bénéficier également de permissions agricoles de 20 jours.

La durée des permissions a été modifiée le 1er octobre 1917

A cette date les permissions de détente sont portées à 30 jours :

  • trois périodes de 10 jours (tous les quatre mois) pour la France et Monaco
  • deux périodes de 15 jours pour les permissionnaires à destination de la Corse.

Le guide du permissionnaire

Le 3 octobre 1917 : Le général PÉTAIN fait éditer

  • à 3 000 000 d'exemplaires "Le Guide du permissionnaire" (gratuit). Le Guide renseigne les poilus sur les ressources qu'ils trouveront à leur disposition dans les gares où ils peuvent avoir à séjourner bureaux de renseignements, dortoirs, cantines, postes de secours sanitaires, salles de repos, douches, coiffeurs, télégraphie, distractions, etc.
  • des indicateurs de chemin de fer simplifiés avec carte (à 20 centimes)

Savoir.jpg À savoir

  • Les permissionnaires pour avoir de la place dans un train civil, dans un compartiment bondé, se grattaient comme ceux qui avaient des poux...alors les civils quittaient le compartiment de peur d'attraper la vermine... futés ces POILUS.
  • Les permissionnaires, les mieux lotis, ont bénéficié au maximum de 60 jours de permissions sur 1500 jours de guerre.
  • La gratuité du voyage en chemin de fer et, le cas échéant, en paquebot, est de droit pour tous les permissionnaires.
  • Les officiers voyant gratuitement, pour se rendre à leur destination régulière, en 1er classe.

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Ministère de la guerre. Instruction du 28 janvier 1917 relative aux permissions et congés de convalescence - Éditeur : Berger-Levrault (Paris) - Date d'édition : 1917 - Droits : domaine public
  • Ministère de la Guerre. Règlement (général) du 5 septembre 1917 relatif aux permissions et congés avec les rectifications du 20 septembre 1917 et suivi de la circulaire du 12 août 1917 relative aux titres de permissions - Éditeur : Berger-Levrault (Paris) - Date d'édition : 1917 - Droits : domaine public
  • Ministère de la Guerre. Cabinet du Ministre (2e bureau). Etat-major de l'Armée (4e bureau). Permissions et congés de convalescence - Éditeur : Impr. nationale (Paris) - Date d'édition : 1917 - Droits : domaine public

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