Famille de Bérenger

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La famille de Bérenger est une famille éteinte de la province de Normandie.

Histoire

de Bérenger, seigneurs de Fontaines[1], Grand-mesnil, Fougueran, Cerqueux, Canon, Hérenguerville, Montaigu, Trelly, famille d’origine chevaleresque de la province de Normandie où elle est connue dès le XIIe siècle. Elle paraît originaire d’Italie, fixée depuis dans le midi de la France.

Elle a fourni des officiers supérieurs très distingués, deux chevaliers de l'ordre du roi, gentilshommes ordinaires de la chambre et plusieurs chevaliers de l’ordre royal et militaire de Saint Louis et a donné des chevaliers à l’ordre souverain de Saint Jean de Jérusalem dit de Malte. Henri IV fit don de la baronnie de Grandmesnil à Jean de Bérenger, VIIe du nom, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, chevalier de son ordre, son lieutenant dans les provinces du Maine et de l’Anjou, commandant pour sa majesté dans l’étendue du bailliage d’Alençon, gouverneur d’Argentan et capitaine d’une compagnie d’arquebusiers.

Voir sur cette famille, entre autres ouvrages, les recherches de Marle, Chamillard, Roissy et la Galissonnière, le Mercure de France du mois d’avril 1691, et la Roque, traité des bans et arrière bans. Elle n’est pas comprise dans la recherche de Montfaut, en 1463, parce qu’elle était établie à cette époque dans le duché d’Alençon, et que l’on ne faisait pas alors de recherches de noblesse dans les terres des ducs d’Alençon, comme il s’en faisait de tems en tems dans les autres parties de la Normandie.

Famille protestante qui abjura. En 1666, Chamillart ne les signale pas comme de religion romaine, ni comme de religion réformée non plus.

Généalogie

I – Jean, comte de Bérenger[2]

Jean épouse Delle Marguerite de La Planche, en 1566 d'où :

  • Jacques qui suit


II - Jacques de Bérenger

Jacques, Chevalier, seigneur de Cerqueux, seigneur de Fontaine-lès-Bassets, baron de Grand-Mesnil. Epouse, le 28 août 1592, Delle Charlotte de Saint-Simon-Courtomer, fille d’Artus[3] d'où

  • Marc-Antoine, qui suit


III - Marc-Antoine de Bérenger

Marc-Antoine († av. 1669), chevalier, comte de Bérenger, seigneur de Fontaine-lès-Bassets et de Cerqueux, lieutenant-général au service de Hollande. Epouse, en 1637, Delle Judith Le Cointe (ndr : Le Comte)[4], fille de Jacques, écuyer, seigneur de Hérenguerville, Montaigu et de la Réauté et de Elisabeth de Magneville (contrat du 10 avril 1637[5]) d'où

  • Jacques, écuyer, qui suit en IV
  • Gédéon, écuyer, sieur de Montaigu, 34 ans de la paroisse de Hérenguerville. commandant du deuxième bataillon de Mayenne.
  • Simon ou Siméon, écuyer, sieur de Languerville, 32 ans de la paroisse de Hérenguerville
  • Cyrus-Antoine, écuyer, sieur de Cerqueux, 29 ans de la paroisse de Hérenguerville

Les quatre enfants seront maintenus par Chamillart en 1666.


IV - Jacques de Bérenger

Né vers 1630, décédé le 21 août 1688 à Hérenguerville.

Chevalier, sieur des Fontaines, comte de Bérenger, seigneur de Fontaine-lès-Bassets, seigneur et patron de Hérenguerville, demeurant en la paroisse de Hérenguerville, sergenterie de Pierres, élection de Coutances, 36 ans. A épousé, en 1663, Delle Françoise de Farcy (décédée avant 1700), fille de François-Annibal de Farcy écuyer, seigneur de Saint-Laurent, gouverneur des ville et château de Vitré, d’où

  • Jacques Jean, qui suit


V – Jacques Jean de Bérenger

(† av. 1721), Ecuyer, comte de Bérenger, seigneur et patron de Fontaine-lès-Bassets, d'Hérenguerville, la Chapelle-Souquet, le Mesnil-Fouqueron et autres lieux, capitaine au régiment de Champagne. Epouse, 4 janvier à Hérenguerville (le 26 janvier 1700 à Savigny), Louise Adélaïde Jeanne Françoise Simon de Boisdavid, fille de Jean-Baptiste Simon de Boisdavid (1637-1689) comte de Boisdavid, baron de Crosley à Orglandes , seigneur patron et châtelain de Savigny,de Cametours et de la Herquerie, brigadier des armées du roi, capitaine au régiment des Gardes Françaises et d’Anne Cheron, d’où

  • Henri-Scipion (Cyprien), qui suit
  • Anne Sébastienne, agée de 25 ans en 1737, épouse à Périers le 24/12/1737 François Louis Bruno BRANDIN, sieur de la Couldraye, fils de Louis, sieur de la Couldraye et Françoise Marie SAUSSE[6].


VI – Henri-Scipion de Bérenger

Né le 1er mars 1705, décédé le 26 août 1736 à Hérenguerville.

Ecuyer, comte de Bérenger, seigneur et patron d'Hérenguerville, Montaigu et autres lieux. Epouse, à Montchaton, le 16 février 1729, Marie Louise Renée Anne Le Roy fille de Louis, seigneur de la Bretonnière, et de Louise LE Moussu (contrat du 16 février 1729[7]) d’où

  • Charles-François-Louis, né le 12 juin 1731 qui suit en VII
  • Henri-Antoine, baptisé le 23 août 1732 à Hérenguerville
  • Anonyme, baptisée le 30 mars 1734
  • Anonyme (Marie-Charlotte), baptisée le 8 mai 1735, épouse, à Trelly le 18 février 1760, Charles François Urbain Le GRAND (1723-1800), écuyer.
  • Louis Henry, baptisé le 10 mars 1736


VII - Charles-François-Louis de Bérenger

Né le 12 juin 1731, baptisé le 13 mars 1733 à Hérenguerville[8], décédé le 2 août 1769 au château de Trelly et est enterré dans le chœur de l’église[9].

Ecuyer, comte de Bérenger, seigneur et patron de Trelly, Hérenguerville, Canteloup et autres lieux. Capitaine au régiment d'Orléans, major des garde-côtes. Epouse, le 25 novembre 1754 à Trelly, Marie Suzanne Jeanne Renée Scolastique Le Tellier (1733-), dame de Trelly, fille de Jean Jacques Le Tellier (1677-1747), Ecuyer, seigneur et patron de Trelly, de Saint-Martin de Percy, de Rupaley, de Cantelou, de la Varablière, de Hautechèvre et de Marie Anne Thérèse Angélique de Mauconvenant (1702-1774) d’où

  • Louis Charles François qui suit


VIII - Louis Charles François de Bérenger

Né le 20 février 1760 à Trelly, décédé le 5 juin 1809 à Trelly.

Ecuyer, comte de Bérenger, seigneur et patron d'Hérenguerville, de Montaigu, et de Canteloup, seigneur de Trelly. Epouse le 22 novembre 1780 à Nouainville, Louise Catherine de Ruallem (1760 à Hainneville – 31 janvier 1848 à Nouainville) fille de Jean Louis François de Ruallem, seigneur de Nouainville, et de Bonne Louise Françoise Gigault de Bellefonds d’où

  • Marie Pierre Frédéric de Bérenger, qui suit
  • Bon Louis Ferdinand de Bérenger, né le 10 août 1786 à Saint-Nicolas de Coutances, décédé le 29 octobre 1849 à Orglandes. Epouse Marie Marguerite Nathalie de Wéléat, native de Clermont-ferrand et décédée à Valognes le 16 mai 1837. Sous-préfet.
  • Bonne Modeste Victorine de Bérenger, née le 11 août 1789 à Saint-Nicolas de Coutances. Décédée le 27 janvier 1853 à Cherbourg. Epouse le 10 janvier 1819, à Nouainville, Jacques Baptiste Laurent d'Espinose (1767-1825), officier de marine.
  • X

Participe aux Etats-Généraux de 1789. Emigre en 1792 et les manoirs d’Hérenguerville sont vendus comme bien nationaux en 1794. Il obtient, le 22 thermidor an X, un certificat d’amnistie pour fait d’émigration[10].


IX - Marie Pierre Frédéric de Bérenger

Né le 8 septembre 1884 à Saint-Nicolas de Coutances. Décédé le 5 avril 1841 à Coutances.

Capitaine en second du régiment de Dragons du Calvados. Chevalier de la Légion d’Honneur en date du 30 septembre 1815. A la première restauration, il fut admis dans les Gardes du Corps de Louis XVIII. Maire de Trelly de 1810 à 1815 puis de 1820 à 1830. nommé Directeur, en 1840, de la Société des Antiquaires de Normandie[11].

Epouse le 15 juillet 1824, à Moyon, Louise Félicité Le VALLOIS de La PORTE (1797-1854) héritière du château de Moyon d’où :

  • Henri, né le 16 décembre 1827 à Trelly
  • Louis Raymond Frédéric, né le 14 novembre 1829 à Trelly

Armes, titres

  • de Bérenger : De gueules, à deux aigles d’argent renversées l’un sur l’autre, becquées et onglées d’or (aussi : De gueules à deux aigles rangées au vol abaissé d’argent becquées membrées et couronnées d’or)
  • Titres : comtes de Fontaines et comtes de Bérenger dans les actes brevets et commissions dès 1691

Nobiliaire de Normandie

L’ancienne maison de Bérenger est d’origine chevaleresque, elle s’est fixée en Normandie vers l’an 1200 ; au-delà de cette époque, son existence repose sur une ancienne tradition de famille qui la fait descendre des Bérenger d’Italie, fixés ensuite dans le midi de la France, et dont une branche serait venue s’établir dans les environs de Harfleur, vers la fin du XIIème siècle.

Cette tradition se retrouve dans plusieurs endroits, entre autres dans un article du Mercure Galant du mois d’avril 1691, journal de l’époque, dédié à Monseigneur le Dauphin, pages 118 et suivantes ; dans l’histoire imprimée de Jean de Bérenger VII° du nom, et dans divers autres ouvrages.

Quoi qu’il en soit, dans les recherches faites par ordre du roi Louis XIV, on trouve en Normandie, vers 1200, Jean de Bérenger, écuyer, natif de Harfleur, issu de noble et ancienne lignée, qui vint s’établir dans les environs de Falaise, en 1241, possédant le fief noble de la Moissonnière, situé dans la baronnie de Grandmesnil. Il parait que c’est son père qui vint le premier se fixer dans la province. Ledit Jean de Bérenger était homme d’armes en 1272 (Voyez La Rocque, Traité des anciens bans et arrière-bans, page 70).

Une lettre du roi Philippe le Hardi, conservée en original avant la révolution dans le cabinet de M. Favre, généalogiste, portait mandement au bailli de Caux, de lui payer une certaine somme qui lui était due pour ses gages pour fait de guerre en Gascogne.

La maison de Bérenger a toujours tenu un rang des plus élevés dans la province ; parmi ses principaux personnages, nous citerons :

Robert de Bérenger, homme d’armes de la compagnie qui était à Caen, sous les ordres de Bertrand du Guesclin, en 1371 ;

Jean de Bérenger, VIIème du nom, comte de Fontaines, qui donna de nombreuses marques de fidélité au roi Henri III, et fut fait, par Henri IV, gentilhomme ordinaire de sa chambre et chevalier de son ordre ; il fut successivement lieutenant dans les provinces du Maine et de l’Anjou, commandant pour sa majesté dans toute l’étendue du bailliage d’Alençon, gouverneur d’Argentan et capitaine de cent hommes d’armes. Henri IV érigea pour lui et ses descendants la terre de Grandmesnil en baronnie ;

Marc-Antoine de Bérenger, lieutenant-général au service de Hollande, qui quitta ce pays, malgré la position élevée qu’il y occupait, quand il apprit que la guerre allait éclater avec la France ;

Beaucoup d’officiers distingués, dont quelques-uns furent tués sur le champ de bataille, et enfin plusieurs chevaliers du Saint-Esprit, de Malte et de Saint-Louis.

La filiation suivie et non interrompue de la famille commence à Jean de Bérenger, cité plus haut, vivant en 1241, et se continue jusqu’à nos jours.

Aujourd’hui la maison de Bérenger est représentée par Jean et Henri de Bérenger, fils de feu le comte Henri de Bérenger ; par le vicomte Louis-Raymond-Frédéric de Bérenger, et par son cousin-germain, Olivier de Bérenger[12].

Référence.png Notes et références

  1. Dictionnaire universel de la noblesse de France .., Par Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, 1820-1822.
  2. Mss. Recherche de La Noblesse, faite par ordre du Roi, Louis XIV, en 1666 et années suivantes, pour la Généralité de Caen, Guy de Chamillart, édition de M. du Buisson de Courson, Delesque imprimeur, Caen, 1887, tome I, p. 296.
  3. Artus Simon qualifié noble & puissant seigneur chevalier seigneur de Sainte Mère Eglise, de Beuzeville-la-Bastille, des Bouhons & de Durescu lequel se maria en 1562 avec Léonore le Beauvoisien, baronne de Courtomer. Après la mort de son beau père, il prit le nom de baron de Courtomer fut chevalier de l’ordre du roi dit de Saint Michel, capitaine d’une compagnie de 80 lances françoises & capitaine de 200 hommes de guerre & fut chambellan avec pension du duc d’Alençon, frère du roi Henri III dont il obtint la permission d’ajouter le mot de Saint à son nom & de porter doresnavant lui & sa postérité le nom de Saint Simon par lettres patentes du 20 mars 1585 registrées au parlement de Rouen en 1586. Huguenot. Est décédé, le 14 mars 1590, à la bataille d'Ivry (Eure).
  4. Dalle funéraire en la chapelle du manoir de Trelly, on y lit cette inscription : CY GIST LE CORPS DE NOBLE DAME JUDITH COIENTE DAME ET PATRONNE DE HERENGUERVILLE E MONTAIGU DECEDEE A TRELLY, LE 14 OCTOBRE 1661, V. DE FEU RIARCANT, COMTE DE BERENGER, SIEUR DE CERCVEUX ET FONTANE Dans L. ADAM, « Trelly et Saint-Louet-sur-Sienne depuis 1060 jusqu’à nos jours », Paris, A. Breger, 1898, 180 p. voir page 28. Mais s'agit-il d'une erreur de transcription, d'une erreur de personne ?
  5. Contrat devant les tabellions de Lingreville. Fonds Michel Lepesant (AD50 284 J 39, fiches par fiefs), Arch. Nat., AB XIX 3410 (39).
  6. Papiers Deschamps-Vadeville et notes de Pierre Lepesant (AD Manche 1 MI 90).
  7. Contrat devant les tabellions de Coutances. Fonds Michel Lepesant (AD50 284 J 39, fiches par fiefs), Arch. Nat., AB XIX 3410 (39).
  8. E-C de Hérenguerville
  9. L. ADAM, « Trelly et Saint-Louet-sur-Sienne depuis 1060 jusqu’à nos jours », Paris, A. Breger, 1898, 180 p. voir page 29.
  10. Fonds Michel Lepesant (AD50 284 J 39, fiches par fiefs), Arch. Nat., F7 5836.
  11. Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, tome 12, année 1841, nécrologie de M. Edom p.XVI.
  12. E. de Magny (sous la direction), Nobiliaire de Normandie publié par une société de généalogistes, avec le concours des principales familles nobles de la province, 1863, Paris, tome I, p. 394-395.

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