Famille Prudhomme de la Boussinière

De Geneawiki
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

La famille Prudhomme de La Boussinière est originaire de la Sarthe selon la généalogie donnée par Henri Frotier de La Messelière dans les filiations bretonnes. Elle remonte sa filiation suivie à Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de Mareil-en-Champagne en 1674[1]. Elle est donnée comme issue de la bourgeoisie du Mans"[2].

Une branche éteinte de cette famille fut anoblie par lettres patentes en 1825 et une branche subsistante est issue de René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière qui acquit en 1782 et conserva jusqu'en 1790 (date de suppression de la charge) une charge anoblissante de secrétaire du roi.

Origines

Le premier connu de la filiation prouvée est Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de Mareil-en-Champagne dans la Sarthe[1].

Albert Révérend indique que d’après une tradition, cette famille Prudhomme viendrait d’Angleterre et se serait fixée en Quercy puis dans le Maine où elle a formé deux rameaux, l’un qui a possédé la terre de Meslay et l’autre celle de la Boussinière.[3]

Lors de son anoblissement en 1825 René-Jean-François Prudhomme de la Boussinière ( de la branche ainée éteinte) se vit concéder les armoiries « d’azur à deux épées d’argent montées d’or posées en sautoir; au chef d’argent, chargé de trois merlettes de sable »[4], armes identiques à celles accordées à Charles Prudhomme, contrôleur des guerres en Touraine, lors de son anoblissement en janvier 1655[5] qui donna famille Prudhomme de Meslay éteinte.

Selon Claude Drigon de Magny "En 1666, Guillaume de Prudhomme, quatrième fils de Charles de Prudhomme de Meslay, s'établit à la Verrerie du Plessis, près Mareil en Champagne, et fut la souche des Prudhomme de la Boussinière, seigneurs des paroisses de Brains, Saint-Christophe et autres lieux"[6].

Généalogie

  • Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de Mareil-en-Champagne dans la Sarthe, marié à Louise Houdebert, dont Guillaume qui suit[1].
    • Guillaume Prudhomme, notaire royal de Mareil-en-Champagne, né le 19 avril 1674 à Mareil-en-Champagne « fils d'honorable Guillaume Prudhomme, marchand »[7] et mort le 3 septembre 1762, marié à Marie Cryé, fille de René Cryé, syndic de Joué-en-Charnie et de Marguerite Pichard dont René qui suit[1].
      • René Prudhomme, sieur de la Boussinière, né en 1701 et mort à Brains le 13 septembre 1788, procureur du roi au grenier à sel de Loué en 1736, puis conseiller du roi à l'hôtel de ville du Mans, directeur de la société d'agriculture du Mans, marié au Mans le 20 janvier 1727 à Marie-Jeanne Bainville, mort le 19 avril 1743, eut plusieurs enfants dont Jacques-Guillaume René-François (né en 17288) curé du Mans puis évêque constitutionnel du Mans et René-François-Jean qui suit[1].
        • René-Jean-François Prudhomme la Boussinière, seigneur des Touches, Monceaux et de Brains, conseiller du roi en l'élection du Mans, subdélégué de l'intendance, mort au Mans le 16 novembre 1800, marié en 1765 à Françoise Lefebvre de la Croix[1]. Conseiller-secrétaire du roi en 1782 en la chancellerie établie près le parlement de Grenoble[8]. Il eut deux fils : René-Jean François (1766-1863) auteur d'une branche ainée éteinte anoblie par lettres patentes du 16 avril 1825[9] qui suit, et Jacques François (1773) auteur d'une branche cadette subsistante[1] donnée comme de noblesse inachevée[10].
Branche ainée éteinte
  • René-Jean-François Prudhomme de la Boussinière, né le 20 octobre 1766 et mort le 8 janvier 1863, marié le 3 décembre 1796 à Élisabeth Burrows[1]. Il fut anobli avec réglement d'armories par lettres patentes du 16 avril 1825[9], dont :
    • Marie-Élisabeth-Françoise de la Boussinière, mariée à Charles du Hardas de Hauteville[1];
    • Adolphe-Jacques-François-Marie Prudhomme de la Boussinière, marié le 25 novembre 1832 à Henriette-Matilde de Lancrau de Bréon, mort sans postérité le 10 février 1885[1];
    • Edouard Prudhomme de la Boussinière, mort en 1886, laissant un fils naturel reconnu[1][8].
Branche cadette subsistante
  • Jacques-François Prudhomme de la Boussinière, né au Mans le 17 novembre 1773 et mort aux Touches en Brains en 1853, marié 1° le 23 février 1808 à Lucie-Louise-Gabrielle-Marie Goislard; 2° à la Flèche le 29 septembre 1819 à Henriette- Augustine-Marie de Kermel, dont quatre postérité.[1][9]:
    • Olivier Prudhomme de la Boussinière, fils d'Henriette de Kermel, marié à Marie de Kermel, d'où postérité[9];
    • Louis-Ferdinand Prudhomme de la Boussinière (1814-1855), fils de Lucie Goislard, lieutenant-colonel, tué à la bataille de Sébastopol le 18 juin 1855, marié en 1851 à Marie-Léonie Godard de Rivocet, dont une fille[9];
    • Sidonie Prudhomme de la Boussinière[9], fille de Lucie Goislard;
    • Thérèse Prudhomme de la Boussinière[9], fille de Lucie Goislard.

Armes

  • D’azur à deux épées d’argent montées d’or posées en sautoir; au chef d’argent, chargé de trois merlettes de sable (1825)

Noblesse

René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière acheta en 1782 une charge anoblissante de conseiller-secrétaire du roi près le parlement de Grenoble.

Avis d'auteurs sur la noblesse ou noblesse inachevée de la famille Prudhomme de la Boussinière :

  • Régis Valette dans Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle mentionne cette famille originaire du Maine et avec pour principe de noblesse : "secrétaire du roi 1782-1790"[11].
  • Alain Texier, docteur en droit et expert de la noblesse classe dans son ouvrage "Qu'est ce que la noblesse" (Tallandier) la charge de conseiller secrétaire du roi dans les "Offices donnant la noblesse au premier degré, c'est-à-dire gardée héréditairement sous réserve de ne pas s'en être démis avant 20 ans ou d'être mort revêtu".
  • Pierre-Marie Dioudonnat dans Le simili nobiliaire français écrit : "Anoblie en 1655, anoblissement révoqué en 1664. Rétablie dans sa noblesse en 1699. René Jean François Prudhomme de la Boussinière (1738-1800) est pourvu en 1782 de la charge de secrétaire de conseiller secrétaire du roi en la chancellerie établie près le parlement de Grenoble. La Révolution laisse cette fois la famille en état de noblesse inachevée. Le secrétaire du roi laisse deux fils. Le cadet Jacques François né en 1773, poursuit la descendance. L'aîné est anobli par lettres patentes du 16 avril 1825. Il a deux fils : le premier mourra sans postérité en 1885, tandis que le second décédé en 1886 laissera un fils naturel reconnu"[8].
  • MM. Guyot et Merlin rappellent à ce sujet dans Traité des droits, fonctions, franchises, exemptions, prérogatives et privilèges annexés en France à chaque dignité (1788) l'arrêt du Conseil d’Artois du 31 octobre 1689 qui déclare que l'enfant d'un secrétaire du roi est maintenu dans le titre de noblesse « tant et si longtemps que son père sera revêtu de la charge de secrétaire du roi, et s'il décède en la fonction d'icelle, ou s’il obtient lettres de vétérance ».

Avis d'auteurs contemporains sur la conséquence du non accomplissement du temps en charge demandé suite à l'abolition de la noblesse en 1790 :

  • Les auteurs contemporains sont en désaccord sur la noblesse ou "noblesse inachevée" des familles descendant d'un acquéreur d'une charge anoblissante qui n'a pas pu effectuer le temps en charge demandé à cause l'abolition de la noblesse et des charges anoblissantes en 1790.

Référence.png Notes et références