Famille Prudhomme de la Boussinière

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La famille Prudhomme de La Boussinière est originaire de la Sarthe selon la généalogie donnée par Henri Frotier de La Messelière dans les filiations bretonnes. Elle remonte sa filiation suivie à Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de Mareil-en-Champagne en 1674. [1].

Cette famille fut anoblie en 1782 par la charge de conseiller-secrétaire du roi en la personne de René-Francois-Jean Prudhomme de La Boussinière, qui exerça sa charge jusqu'en 1790. Il eut deux fils, l'un anobli par lettres patentes en 1825 sous la Restauration et l'autre dont la branche est subsistante aujourd'hui. Certains auteurs sont en désaccord sur la situation nobiliaire de cette famille, les uns prétendant que 20 ans d'exercice en tant que secrétaire du roi étaient requis pour accéder à la noblesse, les autres prétendant que la noblesse héréditaire était acquise dés l'acquisition de la charge sous condition de ne pas démissionner avant 20 ans d'exercice ou que la charge ne soit pas supprimée avant le 17 Juin 1790, date de suppression de la noblesse.[2]

Origines

Le premier connu de la filiation de cette famille suivie par des archives visibles est Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de Mareil-en-Champagne dans la Sarthe[1].

Albert Révérend indique que d’après une tradition, cette famille Prudhomme viendrait d’Angleterre et se serait fixée en Quercy puis dans le Maine où elle a formé deux rameaux, l’un qui a possédé la terre de Meslay et l’autre celle de la Boussinière.[3]

La famille Prudhomme de La Boussinière a reçu les mêmes armoiries que Charles Prudhomme de Meslay, semblant prouver un lien entre les deux familles.[4]

Selon Claude Drigon de Magny "En 1666, Guillaume de Prudhomme, quatrième fils de Charles de Prudhomme de Meslay, s'établit à la Verrerie du Plessis, près Mareil en Champagne, et fut la souche des Prudhomme de la Boussinière, seigneurs des paroisses de Brains, Saint-Christophe et autres lieux".[3]

Généalogie

  • Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de Mareil-en-Champagne dans la Sarthe, marié à Louise Houdebert, dont Guillaume qui suit[1].
    • Guillaume Prudhomme, notaire de Mareil-en-Champagne, né le 19 avril 1674 à Mareil-en-Champagne « fils d'honorable Guillaume Prudhomme, marchand »[5] et mort le 3 septembre 1762, marié à Marie Cryé, fille de René Cryé, syndic de Joué-en-Charnie et de Marguerite Pichard dont René qui suit[1].
      • René Prudhomme, sieur de la Boussinière, né en 1701 et mort à Brains le 13 septembre 1788, procureur du roi au grenier à sel de Loué en 1736, puis conseiller du roi à l'hôtel de ville du Mans, directeur de la société d'agriculture du Mans, marié au Mans le 20 janvier 1727 à Marie-Jeanne Bainville, mort le 19 avril 1743, dont Jacques-Guillaume René-François (né en 17288) curé du Mans puis évêque constitutionnel du Mans et René-François-Jean qui suit[1].
        • René-François-Jean Prudhomme de la Boussinière, seigneur des Touches, Monceaux et de Brains, conseiller du roi en l'élection du Mans, subdélégué de l'intendance, mort au Mans le 16 novembre 1800, marié en 1765 à Françoise Lefebvre de la Croix[1]. Pierre-Marie Dioudonnat indique à son sujet : "Pourvu en 1782 de la charge de conseiller-secrétaire du roi en la chancellerie établie près le parlement de Grenoble, la Révolution laisse, cette fois, la famille en état de noblesse inachevée"[6]. Il eut deux fils : René-Jean François (1766-1863) auteur d'une branche ainée éteinte anoblie par lettres patentes du 16 avril 1825[7] qui suit, et Jacques François (1773) auteur d'une branche cadette subsistante[1] donnée comme de noblesse inachevée[8].
Branche ainée éteinte
  • René-Jean-François Prudhomme de la Boussinière, né le 20 octobre 1766 et mort le 8 janvier 1863, marié le 3 décembre 1796 à Élisabeth Burrows[1]. Il fut anobli avec réglement d'armories par lettres patentes du 16 avril 1825[7], dont :
    • Marie-Élisabeth-Françoise de la Boussinière, mariée à Charles du Hardas de Hauteville[1];
    • Adolphe-Jacques-François-Marie Prudhomme de la Boussinière, marié le 25 novembre 1832 à Henriette-Matilde de Lancrau de Bréon, mort sans postérité le 10 février 1885[1];
    • Edouard Prudhomme de la Boussinière, mort en 1886, laissant un fils naturel reconnu[1][6].
Branche cadette subsistante
  • Jacques-François Prudhomme de la Boussinière, né au Mans le 17 novembre 1773 et mort aux Touches en Brains en 1853, marié 1° le 23 février 1808 à Lucie-Louise-Gabrielle-Marie Goislard; 2° à la Flèche le 29 septembre 1819 à Henriette- Augustine-Marie de Kermel, dont quatre postérité.[1][7]:
    • Olivier Prudhomme de la Boussinière, fils d'Henriette de Kermel, marié à Marie de Kermel, d'où postérité[7];
    • Louis-Ferdinand Prudhomme de la Boussinière (1814-1855), fils de Lucie Goislard, lieutenant-colonel, tué à la bataille de Sébastopol le 18 juin 1855, marié en 1851 à Marie-Léonie Godard de Rivocet, dont une fille[7];
    • Sidonie Prudhomme de la Boussinière[7], fille de Lucie Goislard;
    • Thérèse Prudhomme de la Boussinière[7], fille de Lucie Goislard.

Armes

  • D’azur aux 2 épées d’argent montés d’or posées en sautoir, et au chef d’argent chargé de 3 merlettes de sable.
  • Précédemment : D'azur aux 2 épée d'argent la garde d'or posées en sautoir, aux 3 merlettes de même, 2 aux flans une en pointe de l'écu.

Noblesse

René-François Prudhomme de La Boussinière acheta en 1782 une charge de conseiller-secrétaire du Roi près le parlement de Grenoble qu'il occupa jusqu'en 1790

  • Dans "Catalogue de la noblesse française subsistante" Régis Valette mentionne la famille Prudhomme de la Boussinière comme originaire du Maine et appartenant à la noblesse française avec pour principe de noblesse une charge de secrétaire du roi de 1782 à 1790.
  • Dans son traité de droit nobiliaire "Qu'est-ce que la noblesse", Alain Texier, docteur en droit et expert reconnu en droit nobiliaire, écrit que la charge de secrétaire du roi, unique en son genre, conférait la noblesse héréditaire dés la réception en chancellerie sous la condition non suspensive de ne pas démissionner ou vendre sa charge avant 20 ans d'exercice. Seule une suppression de la charge jusqu'au 19 Juin 1790 pouvait supprimer la noblesse de l'officier.[2]
  • Pierre-Marie Dioudonnat écrit que "la Révolution laisse cette famille en état de noblesse inachevée"[6].
  • F. de Saint-Simon dans le "Dictionnaire de la noblesse française" écrit qu'une branche éteinte fut anoblie par lettres patentes du 16 avril 1825 et que la branche qui donna un secrétaire du roi en 1782 est de noblesse inachevée.

Référence.png Notes et références