Famille Prudhomme de la Boussinière : Différence entre versions

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m (Avis d'auteurs sur la noblesse de la charge de secrétaire du roi)
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La '''famille Prudhomme de La Boussinière''' est originaire de la Sarthe selon la généalogie donnée par Henri Frotier de La Messelière dans ''les filiations bretonnes''. Elle remonte sa filiation suivie à Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de Mareil-en-Champagne en [[1674]].
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La '''famille de Prudhomme de La Boussinière''' ''olim'' '''Prudhomme''', est originaire de la Sarthe selon la généalogie donnée par Henri Frotier de La Messelière dans ''les filiations bretonnes''.  
<ref name="Messelière">[https://www.google.fr/search?tbm=bks&hl=fr&q=%22Guillaume+Prudhomme%2C+paroissien+de%22&= Henri Frotier de la Messelière, ''Filiations bretonnes. 1650-1912'', Tome VI, Paris, 1976, pages 429-430.]</ref>.
 
  
Une branche éteinte de cette famille fut anoblie par lettres patentes en [[1825]] et une branche subsistante est issue de René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière qui acquit en [[1782]] une charge anoblissante de secrétaire du roi.  
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Une branche éteinte de cette famille fut anoblie par lettres patentes en [[1825]].  
  
== Origines ==
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La branche qui subsiste de nos jours est issue de René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière qui acquit en [[1782]] une charge anoblissante de [[secrétaire du roi]].
Le premier connu de la filiation de cette famille suivie par des archives visibles est Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de[[72184 - Mareil-en-Champagne| Mareil-en-Champagne]] dans la Sarthe<ref name="Messelière" />.
 
  
Albert Révérend indique que d’après une tradition, cette famille Prudhomme viendrait d’Angleterre et se serait fixée en Quercy puis dans le Maine où elle a formé deux rameaux, l’un qui a possédé la terre de Meslay et l’autre celle de la Boussinière.<ref>[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11721009/f454.image]</ref>
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Cette famille compte parmi ses membres un échevin de la ville du Mans, un directeur de la société royale d'agriculture du Mans qui fut élu député du tiers état, un président de l'élection du Mans et subdélégué de l'intendant de Touraine, un député du clergé, un évêque, des officiers, etc.
  
Lors de son anoblissement la famille Prudhomme de La Boussinière a reçu les mêmes armoiries que Charles Prudhomme de Meslay.<ref>[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56137536/f110.image.r=PRUDHOMME%20MESLAY]</ref>
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== Histoire ==
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; Origines
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La filiation prouvée de cette famille débute avec Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de [[72184 - Mareil-en-Champagne| Mareil-en-Champagne]] (Sarthe) en [[1674]]<ref name="Messelière">[https://www.google.fr/search?tbm=bks&hl=fr&q=%22Guillaume+Prudhomme%2C+paroissien+de%22&= Henri Frotier de la Messelière, ''Filiations bretonnes. 1650-1912'', Tome VI, Paris, 1976, pages 429-430.]</ref>
  
Selon Claude Drigon de Magny "En 1666, Guillaume de Prudhomme, quatrième fils de Charles de Prudhomme de Meslay, s'établit à la Verrerie du Plessis, près Mareil en Champagne, et fut la souche des Prudhomme de la Boussinière, seigneurs des paroisses de Brains, Saint-Christophe et autres lieux".[https://books.google.fr/books?id=a8luUIW-UggC&pg=PA147&lpg=PA147&dq=famille+de+prudhomme+noblesse&source=bl&ots=h7TL-SiwWF&sig=ACfU3U0Y-JxDBTwkI0h6bdxDG7L3xTeVag&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwjQ_ryYt8bkAhVD2KQKHb50DCQQ6AEwEHoECAkQAQ#v=onepage&q=famille%20de%20prudhomme%20noblesse&f=false]
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D'autres sources non retranscrites ici lui donne des origines plus lointaines mais sans preuves à ce jour, elles ne sont donc pas retenues.
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; Statut social
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André Bouton dans ''Le Maine {{s-|XVII}} et {{s-|XVIII}}'' écrit qu'à la fin du {{s-|XVIII}} la famille Prudhomme faisait partie « de cette bourgeoisie riche et libérale qui n'aspirait qu'à monter... Les Prudhomme, disait la malice populaire, avaient toujours su tirer parti de la gestion des affaires d'autrui. »<ref>[https://books.google.fr/books?id=JWISAAAAIAAJ&q=%22Il+sortait+de+cette+bourgeoisie+riche+et+lib%C3%A9rale+qui+n'aspirait+qu'%C3%A0+monter%22&dq=%22Il+sortait+de+cette+bourgeoisie+riche+et+lib%C3%A9rale+qui+n'aspirait+qu'%C3%A0+monter%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi5rd32-9vkAhWKnhQKHURiAQYQ6AEILTAA André Bouton, ''Le Maine: XVII et XVIII siècles'',Impr. Monnoyer, 1973, page 303.]</ref>. « Cette bourgeoisie montante des Prudhomme ne pouvait voir qu'avec faveur la réforme de l'Ancien Régime »<ref>[https://books.google.fr/books?id=u-JnAAAAMAAJ&q=%22Cette+bourgeoisie+montante+des+Prudhomme%22&dq=%22Cette+bourgeoisie+montante+des+Prudhomme%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjjpdyX7tnkAhVSzBoKHZkJCZgQ6AEIFjAA André Bouton, ''Le Maine: XVII et XVIII siècles'',Impr. Monnoyer, 1973, page 304.]</ref>.
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Les auteurs de ''Histoire des Évêques du Mans'' écrivent : « Famille très honorable du Maine. (...) Petite noblesse et milieu de la haute bourgeoisie. (...) Si, de fait, les cloches ont pour fonction majeure « de faire entendre la voix de Dieu et celle de son peuple », elles servaient aussi à exprimer l'identité d'un groupe social, en l'occurence ces bourgeois anoblis aux {{s-|XVII}} et {{s-|XVIII}} par une fonction administrative parmi lesquels figuraient au premier plan, René Prudhomme de La Boussinière et son fils Jacques.
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» <ref name=":2">Didier BEOUTIS (Président de l'Académie du Maine), Luc CHANTELOUP (Docteur ès Sciences), René DESPERT (Docteur en Histoire médiévale), Serge MORIN (Rédacteur à La Vie Mancelle et Sarthoise), Alain MORO (Auteur), Sophie RAVARY (Doctorante en Histoire médiévale), Thierry TRIMOREAU (Docteur en Histoire)  ''Histoire des Évêques du Mans'' - 2018 Siloë Le Mans</ref>. Cette source semble indiquer que cette famille bourgeoise a ainsi pu accéder au second Ordre, mais qu'en était-il réellement ?
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René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière, auteur de la branche subsistante, acheta en [[1782]], et conserva pendant huit ans jusqu'en [[1790]] (date de suppression de la noblesse puis des charges anoblissantes), une charge de conseiller-secrétaire du roi près le parlement de Grenoble. Il meurt en [[1800]].
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Sur les conditions d'anoblissement de cette charge nous connaissons différents textes : déclaration de 1669, arrêt de 1689, édit de 1715.
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Conseil d'État 27 janvier 1675 : Énoncé de la question posée : « Si pendant la vie des secrétaires du roi qui n’ont pas vingt années de service, leurs enfants sont exempts des impositions des roturiers ». Le Conseil d’État rappel en préambule : « Le roi glorieusement régnant a donné une déclaration du mois d’août 1669 qui porte que les secrétaires du roi n’acqueront la noblesse pour eux et pour leur postérité qu’après vingt années de service »<ref>[https://books.google.com/books?id=T7Se1R1oYKsC&pg=PA627&dq=%22D%C3%A9claration+du+mois+d'Ao%C3%BBt+1669,+qui+porte+que+les+Secretaires+du+Roi+n'acquereront+la+Noblesse+pendant+leur+vie+pour+eux+%26+pour+leur+posterit%C3%A9+qu'apr%C3%A8s+vingt+ann%C3%A9es+de+service%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjGirrUle3kAhVQs54KHeW1D6UQ6AEIKDAA#v=onepage&q=%22D%C3%A9claration%20du%20mois%20d'Ao%C3%BBt%201669%2C%20qui%20porte%20que%20les%20Secretaires%20du%20Roi%20n'acquereront%20la%20Noblesse%20pendant%20leur%20vie%20pour%20eux%20%26%20pour%20leur%20posterit%C3%A9%20qu'apr%C3%A8s%20vingt%20ann%C3%A9es%20de%20service%22&f=false Conseil d'État 27 janvier 1675].</ref>.
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L'arrêt du Conseil d’Artois du 31 octobre [[1689]] maintient le fils d'un secrétaire du roi dans le titre de noblesse « ''tant et si longtemps que son père sera revêtu de la charge de secrétaire du roi, et s'il décède en la fonction d'icelle, ou s’il obtient lettres de vétérance'' »<ref name="Arrêt 1689">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k83105b/f307.image Joseph-Nicolas Guyot, Philippe-Antoine Merlin, ''Traité des droits, fonctions, franchises, exemptions, prérogatives et privilèges annexés en France à chaque dignité'', volume 4, 1788, page 299.]</ref>. De cet arrêt nous pouvons conclure que René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière et ses deux fils jouirent des privilèges de la noblesse donc de 1782 à 1790.
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Au mois de juin [[1715]] un édit royal maintient et confirme dans le privilège de noblesse au premier degré et dans tous les honneurs et avantages dont jouissent les nobles du royaume, les secrétaires du roi et leurs enfants « ''après vingt années de service, ou en cas qu'ils décèdent revêtus de leurs dits offices'' »<ref name="Edit 1715">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9609965h/f409.image.r=%22apr%C3%A8s%20vingt%20ann%C3%A9es%20de%20service,%20ou%20en%20cas%20qu'ils%20d%C3%A9c%C3%A9dent%20rev%C3%AAtus%20de%20leurydits%20Ofices%22?rk=21459;2 ''Nouveau recueil des édits, déclarations, lettres patentes, arrêts et règlements de Sa Majesté, lesquels ont été enregistrez au Parlement'', 1738, page 397 : ''Edit du roi de juin 1715 confirmant le privilège de noblesse au premier degré aux secrétaires du roi et leurs enfants après 20 années de services ou en cas de mort en charge''.]</ref>.
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Cette législation nobiliaire indique au final que René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière et ses deux fils furent nobles de 1782 à 1790 mais qu'à défaut des vingt ans d'exercice ou d'une mort en charge la descendance de cette famille n'a pas de principe de noblesse. Une autre preuve en est que son fils aîné a été anobli en 1825.
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Notons enfin que depuis le {{s-|XIX}} le statut des familles qui exerçaient une charge anoblissante interrompue par la Révolution française est interprété de manière divergente. C'est le cas pour la branche subsistante de la famille Prudhomme de la Boussinière<ref>Régis Valette dans ''Catalogue de la noblesse française au {{s-|XXI}}'' mentionne cette famille originaire du Maine et avec pour principe de noblesse : « secrétaire du roi [[1782]]-[[1790]] » (Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au {{s-|XXI}}, éditions Robert Laffont, page 259.). Joseph Valynseele et Philippe Devillard mentionnent cette famille dans ''Carnet des familles nobles ou d'apparence'' 1959 et mettent en face de son nom un symbole qui identifie les « familles appartenant authentiquement à la noblesse française ». Ils annoncent la « naissance de Guénola, fille d'Antoine vicomte Prudhomme de La Boussinière et d'Anne de Sartiges. » et est également mentionnée plus loin pour la naissance de « Catherine » (Joseph Valynseele et Philippe Devillard, ''Carnet des familles nobles ou d'apparence'' - 1959, édition Philippe du Puy de Clinchamps.). Cette source qui reporte pour la famille Prudhomme de La Boussinière un titre de fantaisie ([https://archive.org/stream/annuairedelanobl67pari#page/n17/mode/2up/search/fantaisie Albert Révérend, Annuaire de la noblesse de France, t. 67, 1911, page 2, intro sur les titres de noblesse : titres de fantaisie]. Henri Jougla de Morenas et Raoul de Warren, Grand armorial de France, t. VI, 1948, p. 521 : titres de fantaisie.) de « vicomte » (cette famille n'a jamais été titrée) est à considérer avec précaution. F. de Saint-Simon dans le ''Dictionnaire de la noblesse française'' écrit : « Anobli en [[1655]], révoqué en [[1664]], réanobli en [[1699]]; déroge au {{s-|XVIII}}, noblesse inachevée par suite d'une charge de secrétaire du roi à la fin du {{s-|XVIII}}, anobli pour une branche éteinte le 16 avril [[1825]]. » (F. de Saint-Simon, ''Dictionnaire de la noblesse française'', 1975.) (Cette source mélange la famille Prudhomme de Meslay avec la famille Prudhomme de La Boussinière, pourtant sans preuves d'une origine commune, et la notion de « noblesse inachevée » a été inventée par l'Association d'entraide de la noblesse française (ANF), association loi 1901 créée en 1932.). Pierre-Marie Dioudonnat dans ''Le simili nobiliaire français'' écrit : « Anoblie en [[1655]], anoblissement révoqué en [[1664]]. Rétablie dans sa noblesse en [[1699]]. René Jean François Prudhomme de la Boussinière (1738-1800) est pourvu en [[1782]] de la charge de secrétaire de conseiller secrétaire du roi en la chancellerie établie près le parlement de Grenoble. La Révolution laisse cette fois la famille en état de noblesse inachevée. Le secrétaire du roi laisse deux fils. Le cadet Jacques François né en 1773, poursuit la descendance. L'aîné est anobli par lettres patentes du 16 avril [[1825]]. Il a deux fils : le premier mourra sans postérité en 1885, tandis que le second décédé en 1886 laissera un fils naturel reconnu » (Pierre-Marie Dioudonnat, ''Le Simili-nobiliaire français'', éditions Sedopols, 2002, page 442.) (Cette source mélange la famille Prudhomme de Meslay avec la famille Prudhomme de La Boussinière, pourtant sans preuves d'une origine commune). Arnaud Clément dans ''Compléments au catalogue de la noblesse française de Régis Valette'' dans ''erreurs du Valette : famille considérées comme nobles alors qu'elles ne le sont pas'' indique : « Prudhomme de la Boussinière : noblesse inachevée » ([https://www.academia.edu/35337940/Compl%C3%A9ments_au_catalogue_de_la_noblesse_fran%C3%A7aise_de_R%C3%A9gis_Valette_2007_ Arnaud Clément, ''Compléments au catalogue de la noblesse française de Régis Valette'', Academia, 2017 page 40.]).</ref>.
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La branche aînée, éteinte de nos jours, a été anoblie par le roi Charles X en 1825 sous la deuxième Restauration.
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; Patrimoine
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La fortune de René François Prudhomme (1701-1788) (père de René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière) fut estimée à plus de 300 000 livres lors de son décès en 1788 (un ouvrier pouvait espérer gagner 1 livre par jour)<ref name=":2" />.
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; Possessions
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Le château des Touches à Brain-sur-gée devint la propriété de la famille Prudhomme de la Boussinière qui le fit reconstruire  « à la moderne »<ref>[https://books.google.fr/books?id=19YwAQAAIAAJ&q=%22propri%C3%A9t%C3%A9+des+Prudhomme+de+la%22&dq=%22propri%C3%A9t%C3%A9+des+Prudhomme+de+la%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjn18_c8t3kAhWDGqYKHYyLCxEQ6AEIFjAA La Province du Maine, 1968, page 149.]</ref>. Elle posséda également le château de La Boussinière à Tullins (toujours propriété de la famille), le château de Monceaux (dont les terres et le château appartiennent toujours à la famile) ainsi que le château de Bénéhard (dont les terres appartiennent toujours à la famille) et le château de Follet, tout deux dans la Sarthe. Tous subsistent.
  
 
== Généalogie ==
 
== Généalogie ==
 
* Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de Mareil-en-Champagne dans la Sarthe, marié à Louise Houdebert, dont Guillaume qui suit<ref name="Messelière" />.
 
* Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de Mareil-en-Champagne dans la Sarthe, marié à Louise Houdebert, dont Guillaume qui suit<ref name="Messelière" />.
** Guillaume Prudhomme, notaire royal de Mareil-en-Champagne, né le 19 avril 1674 à Mareil-en-Champagne « fils d'honorable Guillaume Prudhomme, marchand »<ref>[http://archives.sarthe.fr/ark:/13339/s005875e7ada8bbf/5878b1ee2e91f Registres paroissiaux et d'état civil de la Sarthe : Mareil-en-Champagne 1673-1741 folio 20/558 19 avril 1774.] </ref> et mort le 3 septembre 1762, marié à Marie Cryé, fille de René Cryé, syndic de Joué-en-Charnie et de Marguerite Pichard dont René qui suit<ref name="Messelière" />.
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** Guillaume Prudhomme, notaire royal de Mareil-en-Champagne, né le 19 avril 1674 à Mareil-en-Champagne « fils d'honorable Guillaume Prudhomme, marchand »<ref>[http://archives.sarthe.fr/ark:/13339/s005875e7ada8bbf/5878b1ee2e91f Registres paroissiaux et d'état civil de la Sarthe : Mareil-en-Champagne 1673-1741 folio 20/558 19 avril 1774.] </ref> et mort le 3 septembre 1762, marié à Marie Cryé, fille de René Cryé, syndic de Joué-en-Charnie et de Marguerite Pichard<ref name="Messelière" /> dont :
*** René Prudhomme, sieur de la Boussinière, en 1701 et mort à Brains le 13 septembre 1788, procureur du roi au grenier à sel de [[Loué]] en 1736, puis conseiller du roi à l'hôtel de ville du Mans, directeur de la société d'agriculture du Mans, marié au Mans le 20 janvier 1727 à Marie-Jeanne Bainville, mort le 19 avril 1743, eut plusieurs enfants dont Jacques-Guillaume René-François (né en 17288) curé du Mans puis évêque constitutionnel du Mans et René-François-Jean qui suit<ref name="Messelière" />.
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*** Anne, mariée à  Pierre Le Roy sieur de La Valette<ref name="Maine 303" />
**** René-Jean-François Prudhomme de la Boussinière, seigneur des Touches, Monceaux et de Brains, conseiller du roi en l'élection du Mans, subdélégué de l'intendance, mort au Mans le 16 novembre 1800, marié en 1765 à Françoise Lefebvre de la Croix<ref name="Messelière" />. Conseiller-secrétaire du roi en [[1782]] en la chancellerie établie près le parlement de Grenoble<ref name="Dioudonnat" />. Il eut deux fils : René-Jean François (1766-1863) auteur d'une branche ainée éteinte anoblie  par lettres patentes du 16 avril [[1825]]<ref name="Révérend">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11721009/f454.image Albert Révérend, Les familles titrées et anoblies au {{s-|XIX}} : titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830. Tome V, Paris, 1905, page 438.]</ref> qui suit, et Jacques François (1773) auteur d'une branche cadette subsistante<ref name="Messelière" /> donnée comme de noblesse inachevée<ref name="DNF">F. de Saint-Simon, ''Dictionnaire de la noblesse française'', 1975, page 824.</ref>.
+
*** Louis qui se titrait sieur du Perray qui succéda, dès 1748 à son père, dans sa charge notariale de Mareil<ref name="Maine 303" />
 +
*** Joseph, qui fut notaire à Loué<ref name="Maine 303" />
 +
*** René François Prudhomme, sieur de la Boussinière, sieur des Touches<ref name="Maine">[https://books.google.fr/books?hl=fr&id=JWISAAAAIAAJ&dq=Ren%C3%A9+Prudhomme%2C+sieur+des+Touches&focus=searchwithinvolume&q=%22Ren%C3%A9+Prudhomme%2C+sieur+des+Touches%22 ''La Province de Maine'', 1960, page 104.]</ref>, Saint-Christophe, Monceau, la Barberie, la Grande-Buchaille, etc. Né en 1701 et mort à Brains le 13 septembre 1788<ref name=":0">Archives de la Sarthe - [http://archives.sarthe.fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YTo3OntzOjQ6ImRhdGUiO3M6MTA6IjIwMTktMDktMTgiO3M6MTA6InR5cGVfZm9uZHMiO3M6MTE6ImFya29fc2VyaWVsIjtzOjQ6InJlZjEiO2k6MTk7czo0OiJyZWYyIjtpOjExMDQ7czoyMDoicmVmX2Fya19mYWNldHRlX2NvbmYiO3M6OToiZXRhdGNpdmlsIjtzOjE2OiJ2aXNpb25uZXVzZV9odG1sIjtiOjE7czoyMToidmlzaW9ubmV1c2VfaHRtbF9tb2RlIjtzOjQ6InByb2QiO30=#uielem_move=-95%2C-213&uielem_rotate=F&uielem_islocked=0&uielem_zoom=98 p.158]</ref>, bourgeois du Mans, procureur du roi au grenier à sel de Loué en 1736, puis conseiller du roi à l'hôtel de ville du Mans, directeur de la société d'agriculture du Mans, marié au Mans le 20 janvier 1727 à Marie-Jeanne Bainville, mort le 19 avril 1743, eut plusieurs enfants dont Jacques-Guillaume René-François (né en 1728) curé du Crucifix puis nommé évêque constitutionnel "de la Sarthe" de mars 1791 à avril 1794<ref name="Maine 258">[[https://archive.org/details/RevueArcheoEtHistoDuMaine67/page/n283 Revue historique et archéologique du Maine, 1910, page 258.]</ref> et René-Jean-François qui suit<ref name="Messelière" />.
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**** René-Jean-François Prudhomme sieur<ref name="Révérend">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11721009/f454.image ''Les familles titrées et anoblies au XIXe siècle : titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830'', Tome 5, Champion, 1905, pages 438-439.]</ref>/seigneur de La Boussinière, sieur<ref name="Maine" />/seigneur des Touches en Brains<ref>[https://books.google.fr/books?hl=fr&id=3CQFAQAAIAAJ&dq=Prudhomme+de+la+Boussini%C3%A8re%2C+bourgeois+du+Mans%2C+seigneur+des+Touches+en+Brains&focus=searchwithinvolume&q=%22Prudhomme+de+la+Boussini%C3%A8re%2C+bourgeois+du+Mans%2C+seigneur+des+Touches+en+Brains%22 Paysans de L'Ouest, Société, mouvements sociaux et idéologies, 1960, page 362.]</ref> (il prétend être co-seigneur de Brains<ref>[https://books.google.fr/books?id=HUY4WUJfiuIC&pg=PA129&dq=%22Le+seigneur+des+Touches+pr%C3%A9tend+%C3%AAtre+co-seigneur+de+la+Paroisse+de+Brains%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi57oKA_djkAhUObcAKHTzcCQEQ6AEIKzAA#v=onepage&q=%22Le%20seigneur%20des%20Touches%20pr%C3%A9tend%20%C3%AAtre%20co-seigneur%20de%20la%20Paroisse%20de%20Brains%22&f=false ''Dictionnaire topographique, historique, généalogique et bibliographique de la province et du diocèse du Maine'', Volume 1, 1777, page 129.]</ref>) et d'autres lieux. Conseiller-secrétaire du roi en [[1782]] en la chancellerie établie près le parlement de Grenoble<ref name="Dioudonnat">Pierre-Marie Dioudonnat, ''Le Simili-nobiliaire français'', éditions Sedopols, 2002, page 442.</ref> et à ce titre qualifié écuyer dans un acte de 1789<ref name=":1">Archives du mans - Rouez-en-Champagne 1789 [http://archives.sarthe.fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YTo3OntzOjQ6ImRhdGUiO3M6MTA6IjIwMTktMDktMTciO3M6MTA6InR5cGVfZm9uZHMiO3M6MTE6ImFya29fc2VyaWVsIjtzOjQ6InJlZjEiO2k6MTk7czo0OiJyZWYyIjtpOjY1MDg7czoyMDoicmVmX2Fya19mYWNldHRlX2NvbmYiO3M6OToiZXRhdGNpdmlsIjtzOjE2OiJ2aXNpb25uZXVzZV9odG1sIjtiOjE7czoyMToidmlzaW9ubmV1c2VfaHRtbF9tb2RlIjtzOjQ6InByb2QiO30=#uielem_move=-960%2C-251&uielem_rotate=F&uielem_islocked=0&uielem_zoom=166 p.190]</ref>. Il fut conseiller du roi en l'élection du Mans, subdélégué de l'intendance. Marié en 1765 à Françoise Lefebvre<ref name="Révérend" /> ou Lefebvre de la Croix<ref name="Messelière" />, il et mort au Mans le 16 novembre 1800. Il eut deux fils : René-Jean François (1766-1863) auteur d'une branche ainée éteinte anoblie  par lettres patentes du 16 avril [[1825]]<ref name="Révérend" /> qui suit, et Jacques François (1773) auteur d'une branche cadette subsistante<ref name="Messelière" />.
  
 
;Branche ainée éteinte
 
;Branche ainée éteinte
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** Marie-Élisabeth-Françoise de la Boussinière, mariée à Charles du Hardas de Hauteville<ref name="Messelière" />;
 
** Marie-Élisabeth-Françoise de la Boussinière, mariée à Charles du Hardas de Hauteville<ref name="Messelière" />;
 
** Adolphe-Jacques-François-Marie Prudhomme de la Boussinière, marié le 25 novembre 1832 à Henriette-Matilde de Lancrau de Bréon, mort sans postérité le 10 février 1885<ref name="Messelière" />;
 
** Adolphe-Jacques-François-Marie Prudhomme de la Boussinière, marié le 25 novembre 1832 à Henriette-Matilde de Lancrau de Bréon, mort sans postérité le 10 février 1885<ref name="Messelière" />;
**Edouard Prudhomme de la Boussinière, mort en 1886, laissant un fils naturel reconnu<ref name="Messelière" /><ref name="Dioudonnat" />.
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**Edouard Prudhomme de la Boussinière, mort en 1886, laissant un fils naturel reconnu<ref name="Messelière" /> <ref name="Dioudonnat" />.
  
 
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** Thérèse Prudhomme de la Boussinière<ref name="Révérend" />, fille de Lucie Goislard.
 
** Thérèse Prudhomme de la Boussinière<ref name="Révérend" />, fille de Lucie Goislard.
  
== Armes ==
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== Personnalités ==
* ''D’azur aux 2 épées d’argent montés d’or posées en sautoir, et au chef d’argent chargé de 3 merlettes de sable''.
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*'''René François Prudhomme sieur de La Boussinière''' (1701-1788), « ayant un sens remarquable des affaires, débuta dans la carrière en 1722, où il se titrait déjà de la Boussinière, comme greffier de la châtellenie de Loué et procureur du grenier à sel de cette petite ville ». Il épousa Jeanne Bainville, fille du contrôleur du grenier à sel de Bonnétable  qui avait une belle fortune. Il vint habiter la paroisse de Gourdaine au Mans et devint procureur de la fabrique et y fit bâtir un remarquable hôtel particulier<ref name="Maine 303">[https://books.google.fr/books?id=u-JnAAAAMAAJ&q=%22Lou%C3%A9+et+procureur+du+grenier+%C3%A0+sel+de+cette+petite%22&dq=%22Lou%C3%A9+et+procureur+du+grenier+%C3%A0+sel+de+cette+petite%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj54uXxgdzkAhU4CjQIHf6zCdMQ6AEIKzAA André Bouton, ''Le Maine : XVII et XVIII siècles'', Impr. Monnoyer, 1973, page 303.]</ref>. Bourgeois du Mans, il devint échevin de la ville en 1775 et se vit attribuer le siège de directeur de la société royale d'agriculture du Mans la même année. Il fut élu député du tiers état (ordre de ceux qui ne sont pas membres du clergé et de la noblesse) dans les assemblées provinciales consultatives mises en place par Louis XVI<ref name="Société d'agriculture">[https://www.sciences-et-arts72.fr/blog/5-rene-prudhomme-de-la-boussiniere-1775 Gérard Blanchard sur le site de la ''Société d'Agriculture Sciences et Arts de la Sarthe''.]</ref>.  
* Précédemment : ''D'azur aux 2 épée d'argent la garde d'or posées en sautoir, aux 3 merlettes de même, 2 aux flans une en pointe de l'écu.''
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* '''Jacques-Guillaume-René-François Prudhomme de La Boussinière''' (né '''Prudhomme''')<ref>[http://www.archinoe.fr/cg72v4/registre_chargeimg.php?PHPSID=4fbee771f9ff71e45cb8885319bfcf0c# Archives départementales de la Sarthe, Registres paroissiaux de Saint-Christophe-en-Champagne : Acte de baptême, cote du document 1MI 1154 R2, BMS 1700-1750 (suite), vue 4 sur 155, page de droite.].</ref> (1728-1812), issu de la bourgeoisie du Mans<ref>[https://books.google.fr/books?hl=fr&id=lXIyAAAAIAAJ&dq=PRUDHOMME+DE+LA+BOUSSINIERE+%28Jacques%29%2C+vers+1728-1812.+Issu+de+la+bourgeoisie+mancelle&focus=searchwithinvolume&q=%22PRUDHOMME+DE+LA+BOUSSINIERE+%28Jacques%29%2C+vers+1728-1812.+Issu+de+la+bourgeoisie+mancelle%22 François Ménard de La Groye, ''Correspondance: 1789-1791'', Conseil Général de la Sarthe, 1989, page 424.]</ref>, curé de la paroisse du Crucifix au Mans puis nommé évêque constitutionnel de la Sarthe de mars 1791 à avril 1794<ref name="Maine 258" /> <ref name="Société d'agriculture" />. Paul Piolin dans ''L'église du Mans durant la Révolution '' lui consacre un passage et écrit notamment à son sujet : « Dans cette position [curé du Crucifix], il mérita l'estime générale par une conduite intègre et une application constance à son ministère. Il se prononça ouvertement contre les jansénistes. (...) Dès le commencement de 1789, il paraît tout épris des faux principes de la Révolution, il applaudit à la conduite du tiers état, à l'abolition des titres de noblesse, « que l'on prenait, dit-il, comme pour humilier ceux qui ne pouvaient pas en prendre de semblables. » Lui, qui représente d'abord François de Jouffroy-Gonssans comme le prélat le plus régulier et le plus respectable de France, se conduisit avec irrévérence à son égard dans l'assemblée pour l'élection des députés et la rédaction des cahiers »<ref>[https://books.google.fr/books?id=X1dMwme-R2oC&pg=PA132&dq=%22Il+parait+tout+%C3%A9pris+des+faux+principes+de+la+R%C3%A9volution%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj0wpi0y93kAhV_DGMBHd1TBrsQ6AEIKzAA#v=onepage&q=%22Il%20parait%20tout%20%C3%A9pris%20des%20faux%20principes%20de%20la%20R%C3%A9volution%22&f=false Paul Piolin''L'église du Mans durant la Révolution'', Leguicheux-Gallienne, 1868, page 132.]</ref>
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:L’ouvrage « Histoire des évêques du Mans » lui consacre également un chapitre et écrit notamment à son sujet : « Mgr de La Boussinière, foncièrement opposé aux excès révolutionnaires, va s’efforcer de mener sa mission de pasteur avec le même zèle qu’auparavant. (...) Par ailleurs, il convient de rappeler la profonde sincérité de Mgr dans son instruction pastorale et dogmatique présentée, la même année où, après avoir cité Saint-Augustin et s’être justifié de sa conduite, il évoque clairement (...) son ambition d’apprendre à bien tenir « sa rame » dans l’exercice de son pouvoir. (...) Le sauvetage d’objets liturgiques mené discrètement (...) est aussi une preuve que Mgr fit acte, tout au long de sa vie, de fidélité et de respect envers l'église gallicane et envers Rome. Tout comme, lorsqu’il conteste ouvertement la loi sur le divorce, après s’être déjà prononcé contre le mariage des prêtres et toute forme d’irrespect de la religion. »<ref name=":2" />
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:Le 2 août 1785, lors de la bénédiction des deux cloches de la paroisse de Saint-Christophe-en-Champagne, la grosse, qui pèse 638 kg est nommée « Renée-Françoise-Christophe » par messire René Prudhomme, écuyer et conseiller du roi, et la petite, d'un poids de 446 kg, est nommée « Jacquine-Marie-Christophe » par messire Jacques Prudhomme, curé du crucifix et député du clergé.<ref>Pierre Renqult : ''Notice géographique et historique sur la commune de Saint-Christophe-en-Champagne'', Leguicheux et Cie, 1885, p.41</ref>
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* '''Dom Pierre Jacques Prudhomme de La Boussinière''' (1723-1798), religieux à Saint-Vincent  du Mans en 1750, en 1771 il devient prieur de Noyers en Touraine puis à Saint-Calais en 1774 et à Vendôme en 1781. Il  préside aux destinées de l'église de la Couture de 1783 à 1788. Sous-prieur ensuite, il est incarcéré à Angers  en 1792, déporté en Espagne et débarqué à La Corogne le 9 octobre 1792, Il acheva sa vie en exil à Saint-Jacques de Compostelle le 28 septembre 1798. Il s’était totalement désolidarisé de son frère, l’évêque constitutionnel de la Sarthe<ref>[https://books.google.fr/books?id=EIAbyDMVv4IC&q=%22Dom+Pierre+Jacques+Prudhomme+de+la+Boussini%C3%A8re%22&dq=%22Dom+Pierre+Jacques+Prudhomme+de+la+Boussini%C3%A8re%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiosv_Yzd3kAhWpRBUIHS5WAagQ6AEIMjAB ''La Province du Maine'', Société Historique de la Province du Maine, 1981.]</ref>
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* '''René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière''' ( †1800), conseiller-secrétaire du roi près le parlement de Grenoble de 1782 à 1790 et à ce titre qualifié écuyer en 1789<ref name=":1" />. Il fut président de l'élection du Mans et subdélégué de l'intendant de Touraine<ref name="Société d'agriculture" />
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* '''Edouard Prudhomme de La Boussinière''', républicain, Libre Penseur et proscrit de l'empire. Ses obsèques civiles sont célébrées en présence d'une foule nombreuse et de personnalités : Paul d'Estournelle de Constant, député, futur sénateur et prix Nobel de la paix prononce l'éloge funèbre.<ref name=":3">[http://librepensee72.over-blog.com/article-30964298.html Républicain, Libre Penseur et proscrit de l'empire : Edouard de la Boussinière] (Publié le 3 mai 2009)</ref>
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* '''Louis-Ferdinand Prudhomme de La Boussinière''', lieutenant-colonel d'artillerie, officier de la Légion d'honneur<ref>''Bulletin des lois de la République Française'', Volume 11 ; Volume 1855 [https://books.google.fr/books?id=1VpfAAAAcAAJ&pg=PA1023&dq=prud%27homme+de+la+boussini%C3%A8re+lieutenant+colonel&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjvh_nfyIbhAhVFzYUKHbGsBgIQ6AEIPzAE#v=onepage&q=prud'homme%20de%20la%20boussini%C3%A8re%20lieutenant%20colonel&f=false Lien]</ref>
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* '''Joseph Ollivier Marie Prudhomme de La Boussinière''', né en 1864, lieutenant-colonel d'artillerie, diplômé de l'École Polytechnique (X 1884), officier de la Légion d'honneur<ref>  [http://www2.culture.gouv.fr/LH/LH193/PG/FRDAFAN84_O19800035v0767916.htm Base Léonore]</ref>
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* '''Christian de Prudhomme de La Boussinière''' (1890-1973), administrateur de sociétés, chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1914-1918, Croix de guerre des théâtres d'Opérations Extérieures<ref> [http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=NOM&VALUE_1=PRUDHOMME%20DE%20LA%20BOUSSINIERE%20DE Base Léonore]</ref>
  
== Noblesse ==
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== Alliances ==
René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière acheta en [[1782]] une charge de conseiller-secrétaire du roi près le parlement de Grenoble qu'il occupa pendant huit ans jusqu'en [[1790]] lors de la suppression des charges du secrétaire du roi, peu après la suppression de la noblesse. La charge de secrétaire du roi conférait la noblesse héréditaire au premier degré (c’est à dire immédiatement) avec l’obligation de ne pas se démettre (par la vente de la charge ou par une démission ou par un renvoie) de sa fonction avant 20 ans d’exercice sous peine de perdre sa noblesse. <ref>Alain Texier ''"Qu'est ce que la noblesse"'' - Tallandier 1995</ref>
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Les principales alliances de la famille Prudhomme de La Boussinière sont : Houdebert, Cryé, Bainville, Aulanier, Richard, de Moucheron, de Froissard, d'Aboville, de Kermel (deux fois), de Sartiges, Le Begue de Germiny, Pavin de Lafarge, du Dresnay, Le Febvre de la Croix, Godart de Rivocet, du Teilhet de Lamothe, d'Hauteville, etc.
  
* Régis Valette dans ''Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle'' mentionne cette famille originaire du Maine et avec pour principe de noblesse : "secrétaire du roi [[1782]]-[[1790]]"<ref>Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, Editions Robert Laffont, page 259.</ref>.
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== Armes ==
* F de Saint-Simon dans le ''Dictionnaire de la noblesse française'' écrit : "Anobli en [[1655]], révoqué en [[1664]], réanobli en [[1699]]; déroge au XVIIIe siècle, noblesse inachevée par suite d'une charge de secrétaire du roi à la fin du XVIIIe siècle, anobli pour une branche éteinte le 16 avril [[1825]]."<ref>F. de Saint-Simon, ''Dictionnaire de la noblesse française'', 1975.</ref>.
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La famille Prudhomme de La Boussinière a successivement porté les armes suivantes :
* Pierre-Marie Dioudonnat dans ''Le simili nobiliaire français'' écrit : "Anoblie en [[1655]], anoblissement révoqué en [[1664]]. Rétablie dans sa noblesse en [[1699]]. René Jean François Prudhomme de la Boussinière (1738-1800) est pourvu en [[1782]] de la charge de secrétaire de conseiller secrétaire du roi en la chancellerie établie près le parlement de Grenoble. La Révolution laisse cette fois la famille en état de noblesse inachevée. Le secrétaire du roi laisse deux fils. Le cadet Jacques François né en 1773, poursuit la descendance. L'aîné est anobli par lettres patentes du 16 avril [[1825]]. Il a deux fils : le premier mourra sans postérité en 1885, tandis que le second décédé en 1886 laissera un fils naturel reconnu"<ref name="Dioudonnat">Pierre-Marie Dioudonnat, ''Le Simili-nobiliaire français'', éditions Sedopols, 2002, page 442.</ref>.
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* Au {{s-|XVIII}} les Prudhomme échevins du Mans portaient : ''"écartelé, aux 1 et 4, d'azur à deux épées posées en sautoir d'argent, pointées en haut, au chef d'argent chargé de trois merlettes de sable (Prudhomme), au 2 et 3 de gueules à la fasce d'or, au chef dentelé de même, et en pointe un chevron accompagné de 3 quintefeuilles d'or posées 2 et 1"''<ref name=":4">[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56137536/f111.item.r=%22porte%20depuis%20le%20xixe%20si%C3%A8cle%20les%20armoiries%20inscrites%22 Revue historique et archéologique du Maine].</ref>.
 
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* Au {{s-|XIX}} la famille Prudhomme de La Boussinière portait : ''"D'azur à deux épées d'or posées en sautoir, accompagnées de 3 merlettes de même, 2 en flans et 1 en pointe"''<ref name=":4" />. (Photos ci-dessous)
== Avis d'auteurs sur la noblesse de la charge de secrétaire du roi ==
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* La famille Prudhomme de La Boussinière subsistante porte désormais ''"D’azur à deux épées d’argent montées d’or posées en sautoir; au chef d’argent, chargé de trois merlettes de sable"''<ref name="Valette">Régis Valette, ''Catalogue de la noblesse française au {{s-|XXI}}'', éditions Robert Laffont, page 259.</ref>. (Dessin ci-dessous) Ces armes ont été sculptées dans les années 2000 par la famille Prudhomme de La Boussinière sur la façade nord du château de Bénéhard, alors propriété de la famille.
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Albert Révérend dans ''Les familles titrées et anoblies au {{s-|XIX}}'' (1905) indique que lors de son anoblissement en [[1825]] René-Jean-François Prudhomme de la Boussinière (de la branche ainée éteinte) se vit concéder les armoiries « d’azur à deux épées d’argent montées d’or posées en sautoir ; au chef d’argent, chargé de trois merlettes de sable »<ref name="Révérend" />. Ces armes sont identiques à celles accordées à Charles Prudhomme, contrôleur des guerres en Touraine, lors de son anoblissement en janvier 1655 qui donna la famille Prudhomme de Meslay éteinte<ref name=":4" />.
  
Alain Texier, docteur d’État en droit et spécialiste du droit nobiliaire écrit dans son ouvrage ''Qu'est-ce que la noblesse ?'' au sujet de la noblesse dite "inachevée": « Comme les mots l'indiquent, il s'agit de familles issues d'auteurs qui ont été en possession de la noblesse personnelle acquise et transmissible, ou d'un titre personnel ou non, et qui n'en ont pas obtenu le maintien à titre héréditaire. (...). C’est une connaissance insuffisante des institutions de l’Ancien Régime qui a permis la naissance d’expressions ou formules erronées appliquées çà et là à cette noblesse d’office, telle que : « nobles inachevés » (...) leur noblesse ne reposait pas sur une obligation de faire (20 ans de service), mais sur une obligation de ne pas faire (ne pas céder la charge avant 20 ans) ». Il conclut pour les charges au 1er degré : « Le titre d’écuyer héréditaire dans ces familles le 23 juin 1790 a été rétabli avec son hérédité au profit des officiers et des descendants mâles par les chartes de 1814 et 1830. »<ref>Alain Texier ''Qu'est ce que la noblesse?'', page 48</ref>.
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Blason Famille Prudhomme de La Boussinière.png|Famille Prudhomme de La Boussinière
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Vaisselle_Prudhomme_du_Drenay.jpg|Vaisselle armoriée du mariage Prudhomme de La Boussinière - du Dresnay 1890
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<nowiki>De manière générale beaucoup d'experts en droit nobilitaire tel que Bernard Lutun (polytechnicien et historien), Régis Valette, le Vicomte Albert Révérend et le Comte Georges de Morant, la Société Héraldique de France, l’annuaire de la Noblesse, le Baron Henri de Woelmont de Brumagne s'accordent à dire que la noblesse des secrétaires du roi ayant été congédiés de leur charge après la suppression de la noblesse ne devrait pas être remise en question. Le Comte de Sémainville résume ainsi l'affaire dans son "Code de la Noblesse Française" (1860) : "Tous les officiers qui n'ont pu [...] accomplir, dans le degré requis, le nombre d'années exigé par les règlements, se trouvent par le fait, dispensés d'une condition qu'il n'ont pu remplir. La noblesse dont ils jouissaient et qu'ils étaient en train aussi bien qu'en volonté d'aquérir pleinement à titre héréditaire, doit leur appartenir à eux ainsi qu'à leurs enfants." Il conclut : "La seule chose qu'on soit en droit de leur demander pour sa justification, ce sont les provisions d'office [...] au premier degré [...]."</nowiki><ref>[https://books.google.fr/books?id=1_kaAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false] Comte de Sémainville, "Code de la noblesse française" page 411</ref>. L'argument majoritaire est en résumé que les charges ayant été supprimées après la suppression de la noblesse, il ne peut pas y avoir de perte de noblesse (puisque inexistante). Il faut donc se référer à la chartre de 1814 qui "rétablie la noblesse ancienne dans ses titres", donc secrétaires du roi compris. <ref>Alain Texier ''"Qu'est ce que la noblesse?"'' - Tallandier 1995</ref>
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Il n'est pas prouvé à ce jour que la famille Prudhomme de La Boussinière ait figuré dans l'''Armorial Général de France'' de d'Hozier dressé en 1696 qui avait pour rôle d'enregistrer toutes les armes portées dans le Royaume. À noter que tout le monde n'alla pas se faire enregistrer, car cela se faisait moyennant finance (la démarche visait à rapporter un total de 7 millions de livres à l'état). Certains se virent même attribuer d'office des armes par zèle financier des agents d'Hozier<ref>[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1120122/f74.image.r= Exemple:]</ref>.
  
Les historiens et spécialistes de l'Ancien Régime François Bluche (agrégé de l'université et professeur d'histoire) et Pierre Durye (licencié en histoire et géographie et ancien élève de l'École nationale des chartes), dans l'ouvrage ''L'anoblissement par charges avant 1789'' (1962 et réédité en 1998) écrivent : « C'est en vain qu'une récente tentative a été faite pour prétendre que les secrétaires et leurs descendants jouissent de la noblesse héréditaire dès les lettres de provisions. La jurisprudence réunie à cet effet prouve, au contraire, que si le fils d'un secrétaire du roi échappe aux tailles comme noble, il ne s'agit pas là d'un privilège définitif mais qui vaut seulement  « tant et si longtemps que son père sera revêtu de la charge de secrétaire du roi, s'il décède en la possession d'icelle, ou obtient lettres de vétéran. » Cette doctrine est renforcée par l'instruction du garde des sceaux du 6 mars 1789 : « Les personnes pourvues de charges donnant la noblesse, mais qui ne les ont pas acquises par 20 ans d'exercice, ne peuvent pas être considérées comme nobles et ne doivent conséquemment pas être assignées, quoiqu'elles possèdent des fiefs » (...).  À la Restauration ni les offices ni l'anoblissement par charges ne sont rétablis. Aucune loi ne définit la position du gouvernement à l'égard de la « noblesse inachevée ». (...) Comme un certain nombre de « nobles inachevés »  reçoivent des lettres patentes de reconnaissance de noblesse, on pense parfois que Louis XVIII admet ipso facto la qualification d'écuyer en 1790 comme un titre héréditaire que seul un cas de force majeure n'a pas permis de légaliser à l'époque. Il n'en est rien, comme le montre la lecture des lettres patentes, des délibérations de la commission du sceau ou des rapports du commissaire du roi au sceau.<ref>[https://books.google.fr/books?hl=fr&id=y9YTAAAAIAAJ&focus=searchwithinvolume&q=%22pour+pr%C3%A9tendre+que+les+secr%C3%A9taires+et+leurs+descendants%22 François Bluche, Pierre Durye, ''L'anoblissement par charges avant 1789'', Imprimerie centrale de l'ouest, 1962, page 54, vue 1.]</ref>
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== Hommages ==
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Une place, une école et une rue ont été nommée en hommage à Édouard de La Boussinière au Mans. Une statue en bronze à son effigie fut également sculptée, mais elle fut fondue par les allemands pendant la seconde guerre mondiale. La stèle comportait l'inscription suivante, devise d'Édouard de la Boussinière : ''Nous devons tout sacrifier à la République, la République ne nous doit rien''<ref name=":3" />.
  
Philippe du Puy de Clinchamps, spécialiste de la noblesse française et auteur d'ouvrages sur cette dernière, écrit dans ''La noblesse'' (1968) : « La Restauration ne considérait donc pas la noblesse inachevée comme un droit automatique à une noblesse parfaite (...), conclusion, on ne peut guère nier que les familles qui ne pensèrent pas ou ne surent pas faire confirmer leur noblesse inachevée sous la Restauration ne peuvent pas en droit strict être considérées comme des familles nobles ou ayant appartenu à la noblesse et il est peut-être bon de souligner que les victimes de la suppression des charges avaient été indemnisées en 1791 (en assignats, il est vrai).»<ref>[https://gallica.bnf.fr/services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&query=%28gallica%20adj%20%22La%20Restauration%20ne%20consid%C3%A9rait%20donc%20pas%20la%20noblesse%20inachev%C3%A9e%22%29&lang=fr&suggest=0 Philippe du Puy de Clinchamps, ''La noblesse'' PUF, 1968, page 71.]</ref>.  
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== Affaire de la Boussinière ==
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"''L'affaire de la Boussinière''" (1891) citée dans de nombreux ouvrages de droit (Dalloz etc.) concerne un faux testament olographe d'Adolphe Prudhomme de La Boussinière († 1885) en faveur de son frère Édouard alors que les relations entre les deux frères étaient tendues et qu'Adophe de La Boussinière avait légué sa fortune au comte de Bréon, parent de sa femme. Ce faux testament fut reconnu authentique par des experts avant que le faussaire ne dénonce le notaire Guyard (notaire d'Édouard de La Boussinière) à l'origine de l'escroquerie qui visait à abuser de son client Édouard, a qui il a fait croire la véracité du document. Le notaire fut condamné à dix ans de réclusion et Édouard de La Boussinière dut rendre l'héritage au comte de Bréon, véritable héritier testamentaire d'Adolphe de La Boussinière.<ref>[https://books.google.fr/books?id=t7YY0DOVGqoC&pg=PA17&dq=%22%C3%89douard+et+Adolphe+de+la+Boussini%C3%A8re+sont+deux+fr%C3%A8res,+le+premier+vivant+en+France+et+le%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiI6Yu079DkAhXTnVwKHTpmCQ0Q6AEIKzAA#v=onepage&q=%22%C3%89douard%20et%20Adolphe%20de%20la%20Boussini%C3%A8re%20sont%20deux%20fr%C3%A8res%2C%20le%20premier%20vivant%20en%20France%20et%20le%22&f=false ''L'expertise en écritures et en signatures'', pages 17-18, Les éditions du Septentrion, 2000.]</ref>.
  
Pierre-Marie Dioudonnat écrit dans son ouvrage ''Le Simili-nobiliaire français'' : « On peut légitimement parler de ''noblesse inachevée'' pour désigner les familles dont l’auteur titulaire d’une charge en 1790, n’a pas pu respecter les obligations fixées par les textes (...). Le problème de la noblesse de ces officiers et de leurs descendants ne se posera qu’à partir de 1814 et du rétablissement de la noblesse par Louis XVIII (...). Il est constant que sous la monarchie restaurée ni les anciens titulaires des offices abolis en 1790-1791 (ou leurs descendants) , ni le pouvoir royal ne considèrent ceux-ci comme nobles. Aucun d’entre eux, sollicitant anoblissement ou reconnaissance de noblesse ne se voit opposer la possession d’une noblesse parfaite. Au contraire, même quand la commission du sceau, rendant au roi un avis favorable au demandeur, déplore que les évènements révolutionnaires, assimilés à la force majeure, aient empêché le solliciteur ou son auteur de parvenir à la noblesse, elle souligne par là qu’il n’est, à l’évidence, pas noble (...). Sauf anoblissement ultérieur, les descendants des titulaires de charges anoblissantes n’ayant pas fait leur temps, même si c’est à cause d’un bouleversement historique sans précédent, ne peuvent aujourd’hui figurer dans la noblesse subsistante. »<ref>Pierre-Marie Dioudonnat, ''Le Simili-Nobiliaire français'', Sedopols, 2002, page 16.</ref>.
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== {{Bibliographie}} ==
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* Jacques Guillaume René François Prudhomme, ''Discours prononcé par M. Prudhomme, évêque du département de la Sarthe, lors de son installation à la cathédrale du Mans, le dimanche 10 avril 1791'' , Le Mans, Imprimerie Monnoyer Fils, <abbr>coll.</abbr> « Les archives de la Révolution française », 1791, 10 <abbr>p.</abbr><ref>''[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k45810h/f4.image Discours prononcé par M. Prudhomme, évêque du département de la Sarthe, lors de son installation à la cathédrale du Mans, le dimanche 10 avril 1791]''</ref>
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* Jacques Guillaume René François Prudhomme, ''Le catholicisme de l'Assemblée constituante démontré par la discipline des premiers siècles, et les procès-verbaux du clergé ou instruction pastorale dogmatique, de M. l'évêque du département de la Sarthe, au clergé et aux fidèles de son diocèse, sur les contestations qui divisent l'Église de France'', Le Mans, Imprimerie Monnoyer Fils, <abbr>coll.</abbr> « Les archives de la Révolution française », 1792, 138 <abbr>p.</abbr><ref>''[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k45811v/f5.image Le catholicisme de l'Assemblée constituante démontré par la discipline des premiers siècles, et les procès-verbaux du clergé ou instruction pastorale dogmatique, de M. l'évêque du département de la Sarthe, au clergé et aux fidèles de son diocèse, sur les contestations qui divisent l'Église de France]''</ref>
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* Jacques Guillaume René François Prudhomme, ''Lettre pastorale du citoyen évêque du Mans, département de la Sarthe, aux pasteurs & aux fidèles de son diocèse, pour le Saint temps du Carème'', Le Mans, Imprimerie Monnoyer Fils, <abbr>coll.</abbr> « Les archives de la Révolution française », 1798, 16 <abbr>p.</abbr><ref>[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k460336/f4.image Lettre pastorale du citoyen évêque du Mans].</ref>
  
 
== {{Notes et références}} ==
 
== {{Notes et références}} ==
 
<references />
 
<references />

Version du 21 novembre 2019 à 20:27

La famille de Prudhomme de La Boussinière olim Prudhomme, est originaire de la Sarthe selon la généalogie donnée par Henri Frotier de La Messelière dans les filiations bretonnes.

Une branche éteinte de cette famille fut anoblie par lettres patentes en 1825.

La branche qui subsiste de nos jours est issue de René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière qui acquit en 1782 une charge anoblissante de secrétaire du roi.

Cette famille compte parmi ses membres un échevin de la ville du Mans, un directeur de la société royale d'agriculture du Mans qui fut élu député du tiers état, un président de l'élection du Mans et subdélégué de l'intendant de Touraine, un député du clergé, un évêque, des officiers, etc.

Histoire

Origines

La filiation prouvée de cette famille débute avec Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de Mareil-en-Champagne (Sarthe) en 1674[1].

D'autres sources non retranscrites ici lui donne des origines plus lointaines mais sans preuves à ce jour, elles ne sont donc pas retenues.

Statut social

André Bouton dans Le Maine XVIIe siècle et XVIIIe siècle écrit qu'à la fin du XVIIIe siècle la famille Prudhomme faisait partie « de cette bourgeoisie riche et libérale qui n'aspirait qu'à monter... Les Prudhomme, disait la malice populaire, avaient toujours su tirer parti de la gestion des affaires d'autrui. »[2]. « Cette bourgeoisie montante des Prudhomme ne pouvait voir qu'avec faveur la réforme de l'Ancien Régime »[3].

Les auteurs de Histoire des Évêques du Mans écrivent : « Famille très honorable du Maine. (...) Petite noblesse et milieu de la haute bourgeoisie. (...) Si, de fait, les cloches ont pour fonction majeure « de faire entendre la voix de Dieu et celle de son peuple », elles servaient aussi à exprimer l'identité d'un groupe social, en l'occurence ces bourgeois anoblis aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle par une fonction administrative parmi lesquels figuraient au premier plan, René Prudhomme de La Boussinière et son fils Jacques. » [4]. Cette source semble indiquer que cette famille bourgeoise a ainsi pu accéder au second Ordre, mais qu'en était-il réellement ?

René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière, auteur de la branche subsistante, acheta en 1782, et conserva pendant huit ans jusqu'en 1790 (date de suppression de la noblesse puis des charges anoblissantes), une charge de conseiller-secrétaire du roi près le parlement de Grenoble. Il meurt en 1800.

Sur les conditions d'anoblissement de cette charge nous connaissons différents textes : déclaration de 1669, arrêt de 1689, édit de 1715.

Conseil d'État 27 janvier 1675 : Énoncé de la question posée : « Si pendant la vie des secrétaires du roi qui n’ont pas vingt années de service, leurs enfants sont exempts des impositions des roturiers ». Le Conseil d’État rappel en préambule : « Le roi glorieusement régnant a donné une déclaration du mois d’août 1669 qui porte que les secrétaires du roi n’acqueront la noblesse pour eux et pour leur postérité qu’après vingt années de service »[5].

L'arrêt du Conseil d’Artois du 31 octobre 1689 maintient le fils d'un secrétaire du roi dans le titre de noblesse « tant et si longtemps que son père sera revêtu de la charge de secrétaire du roi, et s'il décède en la fonction d'icelle, ou s’il obtient lettres de vétérance »[6]. De cet arrêt nous pouvons conclure que René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière et ses deux fils jouirent des privilèges de la noblesse donc de 1782 à 1790.

Au mois de juin 1715 un édit royal maintient et confirme dans le privilège de noblesse au premier degré et dans tous les honneurs et avantages dont jouissent les nobles du royaume, les secrétaires du roi et leurs enfants « après vingt années de service, ou en cas qu'ils décèdent revêtus de leurs dits offices »[7].

Cette législation nobiliaire indique au final que René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière et ses deux fils furent nobles de 1782 à 1790 mais qu'à défaut des vingt ans d'exercice ou d'une mort en charge la descendance de cette famille n'a pas de principe de noblesse. Une autre preuve en est que son fils aîné a été anobli en 1825.

Notons enfin que depuis le XIXe siècle le statut des familles qui exerçaient une charge anoblissante interrompue par la Révolution française est interprété de manière divergente. C'est le cas pour la branche subsistante de la famille Prudhomme de la Boussinière[8].

La branche aînée, éteinte de nos jours, a été anoblie par le roi Charles X en 1825 sous la deuxième Restauration.

Patrimoine

La fortune de René François Prudhomme (1701-1788) (père de René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière) fut estimée à plus de 300 000 livres lors de son décès en 1788 (un ouvrier pouvait espérer gagner 1 livre par jour)[4].

Possessions

Le château des Touches à Brain-sur-gée devint la propriété de la famille Prudhomme de la Boussinière qui le fit reconstruire « à la moderne »[9]. Elle posséda également le château de La Boussinière à Tullins (toujours propriété de la famille), le château de Monceaux (dont les terres et le château appartiennent toujours à la famile) ainsi que le château de Bénéhard (dont les terres appartiennent toujours à la famille) et le château de Follet, tout deux dans la Sarthe. Tous subsistent.

Généalogie

  • Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de Mareil-en-Champagne dans la Sarthe, marié à Louise Houdebert, dont Guillaume qui suit[1].
    • Guillaume Prudhomme, notaire royal de Mareil-en-Champagne, né le 19 avril 1674 à Mareil-en-Champagne « fils d'honorable Guillaume Prudhomme, marchand »[10] et mort le 3 septembre 1762, marié à Marie Cryé, fille de René Cryé, syndic de Joué-en-Charnie et de Marguerite Pichard[1] dont :
      • Anne, mariée à Pierre Le Roy sieur de La Valette[11]
      • Louis qui se titrait sieur du Perray qui succéda, dès 1748 à son père, dans sa charge notariale de Mareil[11]
      • Joseph, qui fut notaire à Loué[11]
      • René François Prudhomme, sieur de la Boussinière, sieur des Touches[12], Saint-Christophe, Monceau, la Barberie, la Grande-Buchaille, etc. Né en 1701 et mort à Brains le 13 septembre 1788[13], bourgeois du Mans, procureur du roi au grenier à sel de Loué en 1736, puis conseiller du roi à l'hôtel de ville du Mans, directeur de la société d'agriculture du Mans, marié au Mans le 20 janvier 1727 à Marie-Jeanne Bainville, mort le 19 avril 1743, eut plusieurs enfants dont Jacques-Guillaume René-François (né en 1728) curé du Crucifix puis nommé évêque constitutionnel "de la Sarthe" de mars 1791 à avril 1794[14] et René-Jean-François qui suit[1].
        • René-Jean-François Prudhomme sieur[15]/seigneur de La Boussinière, sieur[12]/seigneur des Touches en Brains[16] (il prétend être co-seigneur de Brains[17]) et d'autres lieux. Conseiller-secrétaire du roi en 1782 en la chancellerie établie près le parlement de Grenoble[18] et à ce titre qualifié écuyer dans un acte de 1789[19]. Il fut conseiller du roi en l'élection du Mans, subdélégué de l'intendance. Marié en 1765 à Françoise Lefebvre[15] ou Lefebvre de la Croix[1], il et mort au Mans le 16 novembre 1800. Il eut deux fils : René-Jean François (1766-1863) auteur d'une branche ainée éteinte anoblie par lettres patentes du 16 avril 1825[15] qui suit, et Jacques François (1773) auteur d'une branche cadette subsistante[1].
Branche ainée éteinte
  • René-Jean-François Prudhomme de la Boussinière, né le 20 octobre 1766 et mort le 8 janvier 1863, marié le 3 décembre 1796 à Élisabeth Burrows[1]. Il fut anobli avec réglement d'armories par lettres patentes du 16 avril 1825[15], dont :
    • Marie-Élisabeth-Françoise de la Boussinière, mariée à Charles du Hardas de Hauteville[1];
    • Adolphe-Jacques-François-Marie Prudhomme de la Boussinière, marié le 25 novembre 1832 à Henriette-Matilde de Lancrau de Bréon, mort sans postérité le 10 février 1885[1];
    • Edouard Prudhomme de la Boussinière, mort en 1886, laissant un fils naturel reconnu[1] [18].
Branche cadette subsistante
  • Jacques-François Prudhomme de la Boussinière, né au Mans le 17 novembre 1773 et mort aux Touches en Brains en 1853, marié 1° le 23 février 1808 à Lucie-Louise-Gabrielle-Marie Goislard; 2° à la Flèche le 29 septembre 1819 à Henriette- Augustine-Marie de Kermel, dont quatre postérité.[1][15]:
    • Olivier Prudhomme de la Boussinière, fils d'Henriette de Kermel, marié à Marie de Kermel, d'où postérité[15];
    • Louis-Ferdinand Prudhomme de la Boussinière (1814-1855), fils de Lucie Goislard, lieutenant-colonel, tué à la bataille de Sébastopol le 18 juin 1855, marié en 1851 à Marie-Léonie Godard de Rivocet, dont une fille[15];
    • Sidonie Prudhomme de la Boussinière[15], fille de Lucie Goislard;
    • Thérèse Prudhomme de la Boussinière[15], fille de Lucie Goislard.

Personnalités

  • René François Prudhomme sieur de La Boussinière (1701-1788), « ayant un sens remarquable des affaires, débuta dans la carrière en 1722, où il se titrait déjà de la Boussinière, comme greffier de la châtellenie de Loué et procureur du grenier à sel de cette petite ville ». Il épousa Jeanne Bainville, fille du contrôleur du grenier à sel de Bonnétable qui avait une belle fortune. Il vint habiter la paroisse de Gourdaine au Mans et devint procureur de la fabrique et y fit bâtir un remarquable hôtel particulier[11]. Bourgeois du Mans, il devint échevin de la ville en 1775 et se vit attribuer le siège de directeur de la société royale d'agriculture du Mans la même année. Il fut élu député du tiers état (ordre de ceux qui ne sont pas membres du clergé et de la noblesse) dans les assemblées provinciales consultatives mises en place par Louis XVI[20].
  • Jacques-Guillaume-René-François Prudhomme de La Boussinière (né Prudhomme)[21] (1728-1812), issu de la bourgeoisie du Mans[22], curé de la paroisse du Crucifix au Mans puis nommé évêque constitutionnel de la Sarthe de mars 1791 à avril 1794[14] [20]. Paul Piolin dans L'église du Mans durant la Révolution  lui consacre un passage et écrit notamment à son sujet : « Dans cette position [curé du Crucifix], il mérita l'estime générale par une conduite intègre et une application constance à son ministère. Il se prononça ouvertement contre les jansénistes. (...) Dès le commencement de 1789, il paraît tout épris des faux principes de la Révolution, il applaudit à la conduite du tiers état, à l'abolition des titres de noblesse, « que l'on prenait, dit-il, comme pour humilier ceux qui ne pouvaient pas en prendre de semblables. » Lui, qui représente d'abord François de Jouffroy-Gonssans comme le prélat le plus régulier et le plus respectable de France, se conduisit avec irrévérence à son égard dans l'assemblée pour l'élection des députés et la rédaction des cahiers »[23]
L’ouvrage « Histoire des évêques du Mans » lui consacre également un chapitre et écrit notamment à son sujet : « Mgr de La Boussinière, foncièrement opposé aux excès révolutionnaires, va s’efforcer de mener sa mission de pasteur avec le même zèle qu’auparavant. (...) Par ailleurs, il convient de rappeler la profonde sincérité de Mgr dans son instruction pastorale et dogmatique présentée, la même année où, après avoir cité Saint-Augustin et s’être justifié de sa conduite, il évoque clairement (...) son ambition d’apprendre à bien tenir « sa rame » dans l’exercice de son pouvoir. (...) Le sauvetage d’objets liturgiques mené discrètement (...) est aussi une preuve que Mgr fit acte, tout au long de sa vie, de fidélité et de respect envers l'église gallicane et envers Rome. Tout comme, lorsqu’il conteste ouvertement la loi sur le divorce, après s’être déjà prononcé contre le mariage des prêtres et toute forme d’irrespect de la religion. »[4]
Le 2 août 1785, lors de la bénédiction des deux cloches de la paroisse de Saint-Christophe-en-Champagne, la grosse, qui pèse 638 kg est nommée « Renée-Françoise-Christophe » par messire René Prudhomme, écuyer et conseiller du roi, et la petite, d'un poids de 446 kg, est nommée « Jacquine-Marie-Christophe » par messire Jacques Prudhomme, curé du crucifix et député du clergé.[24]
  • Dom Pierre Jacques Prudhomme de La Boussinière (1723-1798), religieux à Saint-Vincent du Mans en 1750, en 1771 il devient prieur de Noyers en Touraine puis à Saint-Calais en 1774 et à Vendôme en 1781. Il préside aux destinées de l'église de la Couture de 1783 à 1788. Sous-prieur ensuite, il est incarcéré à Angers en 1792, déporté en Espagne et débarqué à La Corogne le 9 octobre 1792, Il acheva sa vie en exil à Saint-Jacques de Compostelle le 28 septembre 1798. Il s’était totalement désolidarisé de son frère, l’évêque constitutionnel de la Sarthe[25]
  • René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière ( †1800), conseiller-secrétaire du roi près le parlement de Grenoble de 1782 à 1790 et à ce titre qualifié écuyer en 1789[19]. Il fut président de l'élection du Mans et subdélégué de l'intendant de Touraine[20]
  • Edouard Prudhomme de La Boussinière, républicain, Libre Penseur et proscrit de l'empire. Ses obsèques civiles sont célébrées en présence d'une foule nombreuse et de personnalités : Paul d'Estournelle de Constant, député, futur sénateur et prix Nobel de la paix prononce l'éloge funèbre.[26]
  • Louis-Ferdinand Prudhomme de La Boussinière, lieutenant-colonel d'artillerie, officier de la Légion d'honneur[27]
  • Joseph Ollivier Marie Prudhomme de La Boussinière, né en 1864, lieutenant-colonel d'artillerie, diplômé de l'École Polytechnique (X 1884), officier de la Légion d'honneur[28]
  • Christian de Prudhomme de La Boussinière (1890-1973), administrateur de sociétés, chevalier de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1914-1918, Croix de guerre des théâtres d'Opérations Extérieures[29]

Alliances

Les principales alliances de la famille Prudhomme de La Boussinière sont : Houdebert, Cryé, Bainville, Aulanier, Richard, de Moucheron, de Froissard, d'Aboville, de Kermel (deux fois), de Sartiges, Le Begue de Germiny, Pavin de Lafarge, du Dresnay, Le Febvre de la Croix, Godart de Rivocet, du Teilhet de Lamothe, d'Hauteville, etc.

Armes

La famille Prudhomme de La Boussinière a successivement porté les armes suivantes :

  • Au XVIIIe siècle les Prudhomme échevins du Mans portaient : "écartelé, aux 1 et 4, d'azur à deux épées posées en sautoir d'argent, pointées en haut, au chef d'argent chargé de trois merlettes de sable (Prudhomme), au 2 et 3 de gueules à la fasce d'or, au chef dentelé de même, et en pointe un chevron accompagné de 3 quintefeuilles d'or posées 2 et 1"[30].
  • Au XIXe siècle la famille Prudhomme de La Boussinière portait : "D'azur à deux épées d'or posées en sautoir, accompagnées de 3 merlettes de même, 2 en flans et 1 en pointe"[30]. (Photos ci-dessous)
  • La famille Prudhomme de La Boussinière subsistante porte désormais "D’azur à deux épées d’argent montées d’or posées en sautoir; au chef d’argent, chargé de trois merlettes de sable"[31]. (Dessin ci-dessous) Ces armes ont été sculptées dans les années 2000 par la famille Prudhomme de La Boussinière sur la façade nord du château de Bénéhard, alors propriété de la famille.

Albert Révérend dans Les familles titrées et anoblies au XIXe siècle (1905) indique que lors de son anoblissement en 1825 René-Jean-François Prudhomme de la Boussinière (de la branche ainée éteinte) se vit concéder les armoiries « d’azur à deux épées d’argent montées d’or posées en sautoir ; au chef d’argent, chargé de trois merlettes de sable »[15]. Ces armes sont identiques à celles accordées à Charles Prudhomme, contrôleur des guerres en Touraine, lors de son anoblissement en janvier 1655 qui donna la famille Prudhomme de Meslay éteinte[30].

Il n'est pas prouvé à ce jour que la famille Prudhomme de La Boussinière ait figuré dans l'Armorial Général de France de d'Hozier dressé en 1696 qui avait pour rôle d'enregistrer toutes les armes portées dans le Royaume. À noter que tout le monde n'alla pas se faire enregistrer, car cela se faisait moyennant finance (la démarche visait à rapporter un total de 7 millions de livres à l'état). Certains se virent même attribuer d'office des armes par zèle financier des agents d'Hozier[32].

Hommages

Une place, une école et une rue ont été nommée en hommage à Édouard de La Boussinière au Mans. Une statue en bronze à son effigie fut également sculptée, mais elle fut fondue par les allemands pendant la seconde guerre mondiale. La stèle comportait l'inscription suivante, devise d'Édouard de la Boussinière : Nous devons tout sacrifier à la République, la République ne nous doit rien[26].

Affaire de la Boussinière

"L'affaire de la Boussinière" (1891) citée dans de nombreux ouvrages de droit (Dalloz etc.) concerne un faux testament olographe d'Adolphe Prudhomme de La Boussinière († 1885) en faveur de son frère Édouard alors que les relations entre les deux frères étaient tendues et qu'Adophe de La Boussinière avait légué sa fortune au comte de Bréon, parent de sa femme. Ce faux testament fut reconnu authentique par des experts avant que le faussaire ne dénonce le notaire Guyard (notaire d'Édouard de La Boussinière) à l'origine de l'escroquerie qui visait à abuser de son client Édouard, a qui il a fait croire la véracité du document. Le notaire fut condamné à dix ans de réclusion et Édouard de La Boussinière dut rendre l'héritage au comte de Bréon, véritable héritier testamentaire d'Adolphe de La Boussinière.[33].

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Jacques Guillaume René François Prudhomme, Discours prononcé par M. Prudhomme, évêque du département de la Sarthe, lors de son installation à la cathédrale du Mans, le dimanche 10 avril 1791 , Le Mans, Imprimerie Monnoyer Fils, coll. « Les archives de la Révolution française », 1791, 10 p.[34]
  • Jacques Guillaume René François Prudhomme, Le catholicisme de l'Assemblée constituante démontré par la discipline des premiers siècles, et les procès-verbaux du clergé ou instruction pastorale dogmatique, de M. l'évêque du département de la Sarthe, au clergé et aux fidèles de son diocèse, sur les contestations qui divisent l'Église de France, Le Mans, Imprimerie Monnoyer Fils, coll. « Les archives de la Révolution française », 1792, 138 p.[35]
  • Jacques Guillaume René François Prudhomme, Lettre pastorale du citoyen évêque du Mans, département de la Sarthe, aux pasteurs & aux fidèles de son diocèse, pour le Saint temps du Carème, Le Mans, Imprimerie Monnoyer Fils, coll. « Les archives de la Révolution française », 1798, 16 p.[36]

Référence.png Notes et références

  1. 1,00 1,01 1,02 1,03 1,04 1,05 1,06 1,07 1,08 1,09 et 1,10 Henri Frotier de la Messelière, Filiations bretonnes. 1650-1912, Tome VI, Paris, 1976, pages 429-430.
  2. André Bouton, Le Maine: XVII et XVIII siècles,Impr. Monnoyer, 1973, page 303.
  3. André Bouton, Le Maine: XVII et XVIII siècles,Impr. Monnoyer, 1973, page 304.
  4. 4,0 4,1 et 4,2 Didier BEOUTIS (Président de l'Académie du Maine), Luc CHANTELOUP (Docteur ès Sciences), René DESPERT (Docteur en Histoire médiévale), Serge MORIN (Rédacteur à La Vie Mancelle et Sarthoise), Alain MORO (Auteur), Sophie RAVARY (Doctorante en Histoire médiévale), Thierry TRIMOREAU (Docteur en Histoire) Histoire des Évêques du Mans - 2018 Siloë Le Mans
  5. Conseil d'État 27 janvier 1675.
  6. Joseph-Nicolas Guyot, Philippe-Antoine Merlin, Traité des droits, fonctions, franchises, exemptions, prérogatives et privilèges annexés en France à chaque dignité, volume 4, 1788, page 299.
  7. Nouveau recueil des édits, déclarations, lettres patentes, arrêts et règlements de Sa Majesté, lesquels ont été enregistrez au Parlement, 1738, page 397 : Edit du roi de juin 1715 confirmant le privilège de noblesse au premier degré aux secrétaires du roi et leurs enfants après 20 années de services ou en cas de mort en charge.
  8. Régis Valette dans Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle mentionne cette famille originaire du Maine et avec pour principe de noblesse : « secrétaire du roi 1782-1790 » (Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, éditions Robert Laffont, page 259.). Joseph Valynseele et Philippe Devillard mentionnent cette famille dans Carnet des familles nobles ou d'apparence 1959 et mettent en face de son nom un symbole qui identifie les « familles appartenant authentiquement à la noblesse française ». Ils annoncent la « naissance de Guénola, fille d'Antoine vicomte Prudhomme de La Boussinière et d'Anne de Sartiges. » et est également mentionnée plus loin pour la naissance de « Catherine » (Joseph Valynseele et Philippe Devillard, Carnet des familles nobles ou d'apparence - 1959, édition Philippe du Puy de Clinchamps.). Cette source qui reporte pour la famille Prudhomme de La Boussinière un titre de fantaisie (Albert Révérend, Annuaire de la noblesse de France, t. 67, 1911, page 2, intro sur les titres de noblesse : titres de fantaisie. Henri Jougla de Morenas et Raoul de Warren, Grand armorial de France, t. VI, 1948, p. 521 : titres de fantaisie.) de « vicomte » (cette famille n'a jamais été titrée) est à considérer avec précaution. F. de Saint-Simon dans le Dictionnaire de la noblesse française écrit : « Anobli en 1655, révoqué en 1664, réanobli en 1699; déroge au XVIIIe siècle, noblesse inachevée par suite d'une charge de secrétaire du roi à la fin du XVIIIe siècle, anobli pour une branche éteinte le 16 avril 1825. » (F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975.) (Cette source mélange la famille Prudhomme de Meslay avec la famille Prudhomme de La Boussinière, pourtant sans preuves d'une origine commune, et la notion de « noblesse inachevée » a été inventée par l'Association d'entraide de la noblesse française (ANF), association loi 1901 créée en 1932.). Pierre-Marie Dioudonnat dans Le simili nobiliaire français écrit : « Anoblie en 1655, anoblissement révoqué en 1664. Rétablie dans sa noblesse en 1699. René Jean François Prudhomme de la Boussinière (1738-1800) est pourvu en 1782 de la charge de secrétaire de conseiller secrétaire du roi en la chancellerie établie près le parlement de Grenoble. La Révolution laisse cette fois la famille en état de noblesse inachevée. Le secrétaire du roi laisse deux fils. Le cadet Jacques François né en 1773, poursuit la descendance. L'aîné est anobli par lettres patentes du 16 avril 1825. Il a deux fils : le premier mourra sans postérité en 1885, tandis que le second décédé en 1886 laissera un fils naturel reconnu » (Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-nobiliaire français, éditions Sedopols, 2002, page 442.) (Cette source mélange la famille Prudhomme de Meslay avec la famille Prudhomme de La Boussinière, pourtant sans preuves d'une origine commune). Arnaud Clément dans Compléments au catalogue de la noblesse française de Régis Valette dans erreurs du Valette : famille considérées comme nobles alors qu'elles ne le sont pas indique : « Prudhomme de la Boussinière : noblesse inachevée » (Arnaud Clément, Compléments au catalogue de la noblesse française de Régis Valette, Academia, 2017 page 40.).
  9. La Province du Maine, 1968, page 149.
  10. Registres paroissiaux et d'état civil de la Sarthe : Mareil-en-Champagne 1673-1741 folio 20/558 19 avril 1774.
  11. 11,0 11,1 11,2 et 11,3 André Bouton, Le Maine : XVII et XVIII siècles, Impr. Monnoyer, 1973, page 303.
  12. 12,0 et 12,1 La Province de Maine, 1960, page 104.
  13. Archives de la Sarthe - p.158
  14. 14,0 et 14,1 [Revue historique et archéologique du Maine, 1910, page 258.
  15. 15,0 15,1 15,2 15,3 15,4 15,5 15,6 15,7 15,8 et 15,9 Les familles titrées et anoblies au XIXe siècle : titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830, Tome 5, Champion, 1905, pages 438-439.
  16. Paysans de L'Ouest, Société, mouvements sociaux et idéologies, 1960, page 362.
  17. Dictionnaire topographique, historique, généalogique et bibliographique de la province et du diocèse du Maine, Volume 1, 1777, page 129.
  18. 18,0 et 18,1 Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-nobiliaire français, éditions Sedopols, 2002, page 442.
  19. 19,0 et 19,1 Archives du mans - Rouez-en-Champagne 1789 p.190
  20. 20,0 20,1 et 20,2 Gérard Blanchard sur le site de la Société d'Agriculture Sciences et Arts de la Sarthe.
  21. Archives départementales de la Sarthe, Registres paroissiaux de Saint-Christophe-en-Champagne : Acte de baptême, cote du document 1MI 1154 R2, BMS 1700-1750 (suite), vue 4 sur 155, page de droite..
  22. François Ménard de La Groye, Correspondance: 1789-1791, Conseil Général de la Sarthe, 1989, page 424.
  23. Paul PiolinL'église du Mans durant la Révolution, Leguicheux-Gallienne, 1868, page 132.
  24. Pierre Renqult : Notice géographique et historique sur la commune de Saint-Christophe-en-Champagne, Leguicheux et Cie, 1885, p.41
  25. La Province du Maine, Société Historique de la Province du Maine, 1981.
  26. 26,0 et 26,1 Républicain, Libre Penseur et proscrit de l'empire : Edouard de la Boussinière (Publié le 3 mai 2009)
  27. Bulletin des lois de la République Française, Volume 11 ; Volume 1855 Lien
  28. Base Léonore
  29. Base Léonore
  30. 30,0 30,1 et 30,2 Revue historique et archéologique du Maine.
  31. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, éditions Robert Laffont, page 259.
  32. Exemple:
  33. L'expertise en écritures et en signatures, pages 17-18, Les éditions du Septentrion, 2000.
  34. Discours prononcé par M. Prudhomme, évêque du département de la Sarthe, lors de son installation à la cathédrale du Mans, le dimanche 10 avril 1791
  35. Le catholicisme de l'Assemblée constituante démontré par la discipline des premiers siècles, et les procès-verbaux du clergé ou instruction pastorale dogmatique, de M. l'évêque du département de la Sarthe, au clergé et aux fidèles de son diocèse, sur les contestations qui divisent l'Église de France
  36. Lettre pastorale du citoyen évêque du Mans.