Famille Prudhomme de la Boussinière : Différence entre versions

De Geneawiki
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
m (Noblesse)
(Si vous demandez de ne pas mettre d'avis d'auteurs sur la noblesse inachevée, merci de ne pas en remettre de votre côté (Texier))
Ligne 3 : Ligne 3 :
 
La '''famille Prudhomme de La Boussinière''' est originaire de la Sarthe selon la généalogie donnée par Henri Frotier de La Messelière dans ''les filiations bretonnes''. Elle remonte sa filiation suivie à Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de Mareil-en-Champagne en [[1674]]<ref name="Messelière">[https://www.google.fr/search?tbm=bks&hl=fr&q=%22Guillaume+Prudhomme%2C+paroissien+de%22&= Henri Frotier de la Messelière, ''Filiations bretonnes. 1650-1912'', Tome VI, Paris, 1976, pages 429-430.]</ref>. Elle est donnée comme issue de la bourgeoisie du Mans"<ref>[https://books.google.fr/books?hl=fr&id=lXIyAAAAIAAJ&dq=PRUDHOMME+DE+LA+BOUSSINIERE+%28Jacques%29%2C+vers+1728-1812.+Issu+de+la+bourgeoisie+mancelle&focus=searchwithinvolume&q=%22PRUDHOMME+DE+LA+BOUSSINIERE+%28Jacques%29%2C+vers+1728-1812.+Issu+de+la+bourgeoisie+mancelle%22 François Ménard de La Groye, ''Correspondance: 1789-1791'', Conseil Général de la Sarthe, 1989, page 424.]</ref>.
 
La '''famille Prudhomme de La Boussinière''' est originaire de la Sarthe selon la généalogie donnée par Henri Frotier de La Messelière dans ''les filiations bretonnes''. Elle remonte sa filiation suivie à Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de Mareil-en-Champagne en [[1674]]<ref name="Messelière">[https://www.google.fr/search?tbm=bks&hl=fr&q=%22Guillaume+Prudhomme%2C+paroissien+de%22&= Henri Frotier de la Messelière, ''Filiations bretonnes. 1650-1912'', Tome VI, Paris, 1976, pages 429-430.]</ref>. Elle est donnée comme issue de la bourgeoisie du Mans"<ref>[https://books.google.fr/books?hl=fr&id=lXIyAAAAIAAJ&dq=PRUDHOMME+DE+LA+BOUSSINIERE+%28Jacques%29%2C+vers+1728-1812.+Issu+de+la+bourgeoisie+mancelle&focus=searchwithinvolume&q=%22PRUDHOMME+DE+LA+BOUSSINIERE+%28Jacques%29%2C+vers+1728-1812.+Issu+de+la+bourgeoisie+mancelle%22 François Ménard de La Groye, ''Correspondance: 1789-1791'', Conseil Général de la Sarthe, 1989, page 424.]</ref>.
  
Une branche éteinte de cette famille fut anoblie par lettres patentes en [[1825]] et une branche subsistante est issue de René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière qui acquit en [[1782]] une charge anoblissante de secrétaire du roi. Les auteurs contemporains sont en désaccord sur la conservation de cette noblesse après la réapparition de celle-ci en 1814.  
+
Une branche éteinte de cette famille fut anoblie par lettres patentes en [[1825]] et une branche subsistante est issue de René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière qui acquit en [[1782]] une charge anoblissante de secrétaire du roi.  
  
 
== Origines ==
 
== Origines ==
Ligne 40 : Ligne 40 :
  
 
* Régis Valette dans ''Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle'' mentionne cette famille originaire du Maine et avec pour principe de noblesse : "secrétaire du roi [[1782]]-[[1790]]"<ref>Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, Editions Robert Laffont, page 259.</ref>.
 
* Régis Valette dans ''Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle'' mentionne cette famille originaire du Maine et avec pour principe de noblesse : "secrétaire du roi [[1782]]-[[1790]]"<ref>Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, Editions Robert Laffont, page 259.</ref>.
* Alain Texier, docteur en droit et expert de la noblesse classe l'office de secrétaire du roi dans les "charges donnant la noblesse héréditaire sous condition de ne pas se démettre de sa charge avant 20 ans d'exercice". Selon lui « Le titre d’écuyer héréditaire dans ces familles le 23 juin 1790 a été rétabli avec son hérédité au profit des officiers et des descendants mâles par les chartes de 1814 et 1830. ».<ref>Alain Texier ''"Qu'est-ce que la noblesse?"'' Tallandier 1995</ref>
 
 
* F de Saint-Simon dans le ''Dictionnaire de la noblesse française'' écrit : "Anobli en [[1655]], révoqué en [[1664]], réanobli en [[1699]]; déroge au XVIIIe siècle, noblesse inachevée par suite d'une charge de secrétaire du roi à la fin du XVIIIe siècle, anobli pour une branche éteinte le 16 avril [[1825]]."<ref>F. de Saint-Simon, ''Dictionnaire de la noblesse française'', 1975.</ref>.
 
* F de Saint-Simon dans le ''Dictionnaire de la noblesse française'' écrit : "Anobli en [[1655]], révoqué en [[1664]], réanobli en [[1699]]; déroge au XVIIIe siècle, noblesse inachevée par suite d'une charge de secrétaire du roi à la fin du XVIIIe siècle, anobli pour une branche éteinte le 16 avril [[1825]]."<ref>F. de Saint-Simon, ''Dictionnaire de la noblesse française'', 1975.</ref>.
* Pierre-Marie Dioudonnat dans ''Le simili nobiliaire français'' écrit : "Anoblie en [[1655]], anoblissement révoqué en [[1664]]. Rétablie dans sa noblesse en [[1699]]. René Jean François Prudhomme de la Boussinière (1738-1800) est pourvu en [[1782]] de la charge de secrétaire de conseiller secrétaire du roi en la chancellerie établie près le parlement de Grenoble. La Révolution laisse cette fois la famille en état de noblesse inachevée. Le secrétaire du roi laisse deux fils. Le cadet Jacques François né en 1773, poursuit la descendance. L'aîné est anobli par lettres patentes du 16 avril [[1825]]. Il a deux fils : le premier mourra sans postérité en 1885, tandis que le second décédé en 1886 laissera un fils naturel reconnu"<ref name="Dioudonnat">Pierre-Marie Dioudonnat, ''Le Simili-nobiliaire français'', éditions Sedopols, 2002, page 442.</ref>
+
* Pierre-Marie Dioudonnat dans ''Le simili nobiliaire français'' écrit : "Anoblie en [[1655]], anoblissement révoqué en [[1664]]. Rétablie dans sa noblesse en [[1699]]. René Jean François Prudhomme de la Boussinière (1738-1800) est pourvu en [[1782]] de la charge de secrétaire de conseiller secrétaire du roi en la chancellerie établie près le parlement de Grenoble. La Révolution laisse cette fois la famille en état de noblesse inachevée. Le secrétaire du roi laisse deux fils. Le cadet Jacques François né en 1773, poursuit la descendance. L'aîné est anobli par lettres patentes du 16 avril [[1825]]. Il a deux fils : le premier mourra sans postérité en 1885, tandis que le second décédé en 1886 laissera un fils naturel reconnu"<ref name="Dioudonnat">Pierre-Marie Dioudonnat, ''Le Simili-nobiliaire français'', éditions Sedopols, 2002, page 442.</ref>.
 +
 
 +
'''L'acquisition d'une charge de secrétaire du roi permettait d'acquérir une noblesse transmissible sous certaines conditions d'exercice de la fonction''' :
 +
* MM. Guyot et Merlin rappellent  dans ''Traité des droits, fonctions, franchises, exemptions, prérogatives et privilèges annexés en France à chaque dignité'' (1788) l'arrêt du Conseil d’Artois du 31 octobre 1689 qui  déclare que l'enfant d'un secrétaire du roi est maintenu dans le titre de noblesse « tant et si longtemps que son père sera revêtu de la charge de secrétaire du roi, et s'il décède en la fonction d'icelle, ou s’il obtient lettres de vétérance »<ref>[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k83105b/f307.image Joseph-Nicolas Guyot, Philippe-Antoine Merlin, ''Traité des droits, fonctions, franchises, exemptions, prérogatives et privilèges annexés en France à chaque dignité'', volume 4, 1788, page 299.]</ref>.
 +
 
 +
* P. de Sémainville, rappelle dans son ouvrage ''Code de la noblesse française'' (1860, 2e édition), pour la charge de secrétaire du roi : « L'édit de juillet 1715 déclare les officiers supprimés déchus du privilège de noblesse attribué à leurs charges, s'ils ne les ont pas exercé pendant vingt années accomplies. »<ref>[https://books.google.fr/books?id=5rlDAAAAcAAJ&pg=PA396&dq=%22Un+autre+%C3%A9dit+des+m%C3%AAmes+mois+et+ann%C3%A9es,+enregistr%C3%A9+au+Parlement,+le+10+juillet%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjAjMCRy_TiAhUholwKHTgaB4oQ6AEIKDAA#v=onepage&q=%22Un%20autre%20%C3%A9dit%20des%20m%C3%AAmes%20mois%20et%20ann%C3%A9es%2C%20enregistr%C3%A9%20au%20Parlement%2C%20le%2010%20juillet%22&f=false Comte P. de Sémainville, Code de la noblesse française, 1860 (deuxième édition), page 396.]</ref>.
 +
 
 +
* Jean-Louis Vergnaud dans son étude sur les fonctions et privilèges des secrétaires du roi (1986) écrit:  « De même depuis [[1572]], leur noblesse personnelle - s'il n'y a pas mort en charge - ne se transmet que s'ils ont servi vingt ans. »<ref>[https://www.persee.fr/doc/simon_0409-8846_1986_num_14_1_1086 Jean-Louis Vergnaud, ''De l'âge des services au temps des vanités. La compagnie des conseillers-secrétaires du roi, maison, couronne de France, et de ses finances. Histoire, fonctions et privilèges'', Cahiers Saint-Simon, 1986.]</ref>.
 +
 
 +
* Dans la classification des charges conférant la noblesse contenue dans le ''Nouveau Nobiliaire de France''  (1999) Louis d'Izarny-Gargas, Jean-Jacques Lartigue et Jean de Vaulchier  indiquent que La charge de secrétaire du roi conférait la noblesse héréditaire au premier degré après vingt ans d'exercice ou en cas de mort en fonction<ref>[[http://www.memodoc.com/articles-charges.htm Louis d'Izarny-Gargas, Jean-Jacques Lartigue et Jean de Vaulchier ''Nouveau Nobiliaire de France'' : Classification des charges conférant la noblesse, Editions Mémoire & Documents, 1999.]</ref>.
 +
 
 +
Sous la Restauration, une Commission du Sceau fut constituée pour examiner les demandes de confirmation. Au moment où toute la noblesse survivante souhaite obtenir un parchemin attestant sa qualité, la Commission décide la non-transmission de la noblesse aux officiers dépossédés »<ref>[https://www.persee.fr/doc/rnord_0035-2624_1963_num_45_179_5746_t1_0424_0000_2 Louis Trénard , ''Revue du Nord'', 1963, page  424 : ''L. A. Bouly de Lesdain, Dans les coulisses de la Commission du Sceau de la Restauration'']</ref>
 +
 
 +
Le 10 février 1994 le Tribunal administratif de Paris donna également pour avis que : « dès lors que, l'abolition de la noblesse et des titres nobiliaires par lettres patentes de Louis XVI données le 23 juin 1790 ne constituant pas un cas de force majeure, la condition d'avoir exercé son office pendant une durée de vingt ans pour pouvoir transmettre cette qualité à ses héritiers n'est pas remplie.<ref>[http://www.memodoc.com/articles-ecuyer.htm Mémodoc : extrait du livre « Des qualifications nobiliaires » de Jean-Louis de Kerstrat , Editions Mémoire & documents 1997.]</ref>.
  
 
== {{Notes et références}} ==
 
== {{Notes et références}} ==
 
<references />
 
<references />

Version du 13 septembre 2019 à 23:51

La famille Prudhomme de La Boussinière est originaire de la Sarthe selon la généalogie donnée par Henri Frotier de La Messelière dans les filiations bretonnes. Elle remonte sa filiation suivie à Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de Mareil-en-Champagne en 1674[1]. Elle est donnée comme issue de la bourgeoisie du Mans"[2].

Une branche éteinte de cette famille fut anoblie par lettres patentes en 1825 et une branche subsistante est issue de René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière qui acquit en 1782 une charge anoblissante de secrétaire du roi.

Origines

Le premier connu de la filiation prouvée est Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de Mareil-en-Champagne dans la Sarthe[1].

Albert Révérend indique que d’après une tradition, cette famille Prudhomme viendrait d’Angleterre et se serait fixée en Quercy puis dans le Maine où elle a formé deux rameaux, l’un qui a possédé la terre de Meslay et l’autre celle de la Boussinière.[3]

Lors de son anoblissement en 1825 René-Jean-François Prudhomme de la Boussinière ( de la branche ainée éteinte) se vit concéder les armoiries « d’azur à deux épées d’argent montées d’or posées en sautoir; au chef d’argent, chargé de trois merlettes de sable »[4], armes identiques à celles accordées à Charles Prudhomme, contrôleur des guerres en Touraine, lors de son anoblissement en janvier 1655[5] qui donna famille Prudhomme de Meslay éteinte.

Selon Claude Drigon de Magny "En 1666, Guillaume de Prudhomme, quatrième fils de Charles de Prudhomme de Meslay, s'établit à la Verrerie du Plessis, près Mareil en Champagne, et fut la souche des Prudhomme de la Boussinière, seigneurs des paroisses de Brains, Saint-Christophe et autres lieux"[6].

Généalogie

  • Guillaume Prudhomme, marchand et paroissien de Mareil-en-Champagne dans la Sarthe, marié à Louise Houdebert, dont Guillaume qui suit[1].
    • Guillaume Prudhomme, notaire royal de Mareil-en-Champagne, né le 19 avril 1674 à Mareil-en-Champagne « fils d'honorable Guillaume Prudhomme, marchand »[7] et mort le 3 septembre 1762, marié à Marie Cryé, fille de René Cryé, syndic de Joué-en-Charnie et de Marguerite Pichard dont René qui suit[1].
      • René Prudhomme, sieur de la Boussinière, né en 1701 et mort à Brains le 13 septembre 1788, procureur du roi au grenier à sel de Loué en 1736, puis conseiller du roi à l'hôtel de ville du Mans, directeur de la société d'agriculture du Mans, marié au Mans le 20 janvier 1727 à Marie-Jeanne Bainville, mort le 19 avril 1743, eut plusieurs enfants dont Jacques-Guillaume René-François (né en 17288) curé du Mans puis évêque constitutionnel du Mans et René-François-Jean qui suit[1].
        • René-Jean-François Prudhomme de la Boussinière, seigneur des Touches, Monceaux et de Brains, conseiller du roi en l'élection du Mans, subdélégué de l'intendance, mort au Mans le 16 novembre 1800, marié en 1765 à Françoise Lefebvre de la Croix[1]. Conseiller-secrétaire du roi en 1782 en la chancellerie établie près le parlement de Grenoble[8]. Il eut deux fils : René-Jean François (1766-1863) auteur d'une branche ainée éteinte anoblie par lettres patentes du 16 avril 1825[9] qui suit, et Jacques François (1773) auteur d'une branche cadette subsistante[1] donnée comme de noblesse inachevée[10].
Branche ainée éteinte
  • René-Jean-François Prudhomme de la Boussinière, né le 20 octobre 1766 et mort le 8 janvier 1863, marié le 3 décembre 1796 à Élisabeth Burrows[1]. Il fut anobli avec réglement d'armories par lettres patentes du 16 avril 1825[9], dont :
    • Marie-Élisabeth-Françoise de la Boussinière, mariée à Charles du Hardas de Hauteville[1];
    • Adolphe-Jacques-François-Marie Prudhomme de la Boussinière, marié le 25 novembre 1832 à Henriette-Matilde de Lancrau de Bréon, mort sans postérité le 10 février 1885[1];
    • Edouard Prudhomme de la Boussinière, mort en 1886, laissant un fils naturel reconnu[1][8].
Branche cadette subsistante
  • Jacques-François Prudhomme de la Boussinière, né au Mans le 17 novembre 1773 et mort aux Touches en Brains en 1853, marié 1° le 23 février 1808 à Lucie-Louise-Gabrielle-Marie Goislard; 2° à la Flèche le 29 septembre 1819 à Henriette- Augustine-Marie de Kermel, dont quatre postérité.[1][9]:
    • Olivier Prudhomme de la Boussinière, fils d'Henriette de Kermel, marié à Marie de Kermel, d'où postérité[9];
    • Louis-Ferdinand Prudhomme de la Boussinière (1814-1855), fils de Lucie Goislard, lieutenant-colonel, tué à la bataille de Sébastopol le 18 juin 1855, marié en 1851 à Marie-Léonie Godard de Rivocet, dont une fille[9];
    • Sidonie Prudhomme de la Boussinière[9], fille de Lucie Goislard;
    • Thérèse Prudhomme de la Boussinière[9], fille de Lucie Goislard.

Armes

  • D’azur à deux épées d’argent montées d’or posées en sautoir; au chef d’argent, chargé de trois merlettes de sable (1825)

Noblesse

René-Jean-François Prudhomme de La Boussinière acheta en 1782 une charge de conseiller-secrétaire du roi près le parlement de Grenoble qu'il occupa pendant huit ans jusqu'à la suppression en 1790 de la noblesse et des charges anoblissantes.

  • Régis Valette dans Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle mentionne cette famille originaire du Maine et avec pour principe de noblesse : "secrétaire du roi 1782-1790"[11].
  • F de Saint-Simon dans le Dictionnaire de la noblesse française écrit : "Anobli en 1655, révoqué en 1664, réanobli en 1699; déroge au XVIIIe siècle, noblesse inachevée par suite d'une charge de secrétaire du roi à la fin du XVIIIe siècle, anobli pour une branche éteinte le 16 avril 1825."[12].
  • Pierre-Marie Dioudonnat dans Le simili nobiliaire français écrit : "Anoblie en 1655, anoblissement révoqué en 1664. Rétablie dans sa noblesse en 1699. René Jean François Prudhomme de la Boussinière (1738-1800) est pourvu en 1782 de la charge de secrétaire de conseiller secrétaire du roi en la chancellerie établie près le parlement de Grenoble. La Révolution laisse cette fois la famille en état de noblesse inachevée. Le secrétaire du roi laisse deux fils. Le cadet Jacques François né en 1773, poursuit la descendance. L'aîné est anobli par lettres patentes du 16 avril 1825. Il a deux fils : le premier mourra sans postérité en 1885, tandis que le second décédé en 1886 laissera un fils naturel reconnu"[8].

L'acquisition d'une charge de secrétaire du roi permettait d'acquérir une noblesse transmissible sous certaines conditions d'exercice de la fonction :

  • MM. Guyot et Merlin rappellent dans Traité des droits, fonctions, franchises, exemptions, prérogatives et privilèges annexés en France à chaque dignité (1788) l'arrêt du Conseil d’Artois du 31 octobre 1689 qui déclare que l'enfant d'un secrétaire du roi est maintenu dans le titre de noblesse « tant et si longtemps que son père sera revêtu de la charge de secrétaire du roi, et s'il décède en la fonction d'icelle, ou s’il obtient lettres de vétérance »[13].
  • P. de Sémainville, rappelle dans son ouvrage Code de la noblesse française (1860, 2e édition), pour la charge de secrétaire du roi : « L'édit de juillet 1715 déclare les officiers supprimés déchus du privilège de noblesse attribué à leurs charges, s'ils ne les ont pas exercé pendant vingt années accomplies. »[14].
  • Jean-Louis Vergnaud dans son étude sur les fonctions et privilèges des secrétaires du roi (1986) écrit: « De même depuis 1572, leur noblesse personnelle - s'il n'y a pas mort en charge - ne se transmet que s'ils ont servi vingt ans. »[15].
  • Dans la classification des charges conférant la noblesse contenue dans le Nouveau Nobiliaire de France (1999) Louis d'Izarny-Gargas, Jean-Jacques Lartigue et Jean de Vaulchier indiquent que La charge de secrétaire du roi conférait la noblesse héréditaire au premier degré après vingt ans d'exercice ou en cas de mort en fonction[16].

Sous la Restauration, une Commission du Sceau fut constituée pour examiner les demandes de confirmation. Au moment où toute la noblesse survivante souhaite obtenir un parchemin attestant sa qualité, la Commission décide la non-transmission de la noblesse aux officiers dépossédés »[17]

Le 10 février 1994 le Tribunal administratif de Paris donna également pour avis que : « dès lors que, l'abolition de la noblesse et des titres nobiliaires par lettres patentes de Louis XVI données le 23 juin 1790 ne constituant pas un cas de force majeure, la condition d'avoir exercé son office pendant une durée de vingt ans pour pouvoir transmettre cette qualité à ses héritiers n'est pas remplie.[18].

Référence.png Notes et références

  1. 1,00 1,01 1,02 1,03 1,04 1,05 1,06 1,07 1,08 1,09 1,10 et 1,11 Henri Frotier de la Messelière, Filiations bretonnes. 1650-1912, Tome VI, Paris, 1976, pages 429-430.
  2. François Ménard de La Groye, Correspondance: 1789-1791, Conseil Général de la Sarthe, 1989, page 424.
  3. [1]
  4. Albert Révérend, Les familles titrées et anoblies au XIXe siècle : titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830. Tome 5, 1905, page 438.
  5. Revue historique et archéologique du Maine, 1933, pages 109-110.
  6. Claude Drigon de Magny Deuxième registre du livre d'or de la noblesse de France, 1845, page 147.
  7. Registres paroissiaux et d'état civil de la Sarthe : Mareil-en-Champagne 1673-1741 folio 20/558 19 avril 1774.
  8. 8,0 8,1 et 8,2 Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-nobiliaire français, éditions Sedopols, 2002, page 442.
  9. 9,0 9,1 9,2 9,3 9,4 9,5 et 9,6 Albert Révérend, Les familles titrées et anoblies au XIXe siècle : titres, anoblissements et pairies de la Restauration, 1814-1830. Tome V, Paris, 1905, page 438.
  10. F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975, page 824.
  11. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, Editions Robert Laffont, page 259.
  12. F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975.
  13. Joseph-Nicolas Guyot, Philippe-Antoine Merlin, Traité des droits, fonctions, franchises, exemptions, prérogatives et privilèges annexés en France à chaque dignité, volume 4, 1788, page 299.
  14. Comte P. de Sémainville, Code de la noblesse française, 1860 (deuxième édition), page 396.
  15. Jean-Louis Vergnaud, De l'âge des services au temps des vanités. La compagnie des conseillers-secrétaires du roi, maison, couronne de France, et de ses finances. Histoire, fonctions et privilèges, Cahiers Saint-Simon, 1986.
  16. [Louis d'Izarny-Gargas, Jean-Jacques Lartigue et Jean de Vaulchier Nouveau Nobiliaire de France : Classification des charges conférant la noblesse, Editions Mémoire & Documents, 1999.
  17. Louis Trénard , Revue du Nord, 1963, page 424 : L. A. Bouly de Lesdain, Dans les coulisses de la Commission du Sceau de la Restauration
  18. Mémodoc : extrait du livre « Des qualifications nobiliaires » de Jean-Louis de Kerstrat , Editions Mémoire & documents 1997.