Famille Goybet

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La famille Goybet est une famille française originaire de la Savoie.

Elle s'est illustrée dans la carrière militaire aux XIXe siècle et XXe siècle.

Origines

Étymologie du nom

On peut supposer que le patronyme Goybet vient de mots par lesquels on désigne en Savoie et régions limitrophes la serpe ; c'est le goyet, le goué, le gouet, la goyarde, avec des graphies régionales différentes. Toutefois, on relie ces graphies par phonétologisation à l'ancien français goi ou goy qui définit un outil tranchant pour la taille ou l'élagage[1], et dont se servaient les valets d'armée (les goujats ou gougeards) pour partir en guerre. L'origine de cet ancien français est obscure. Plusieurs hypothèses s'affrontent : soit à partir du latin gubia (ou guvia), qui est un outil de menuiserie ; soit à partir du latin gaesum (ou gaeso), qui est une lance gauloise (la gèse) des peuples alpins, citée par Virgile (duo quisque Alpina corruscat gaesa manu). Quoiqu'il en soit, la probabilité est forte que le patronyme Goybet soit relié à l'utilisation d'un outil pour couper, trancher ou travailler le bois. Sa forte concentration en territoire franco-provençal accrédite cette thèse. Toutes réserves sont bien sûr à faire sur cette étymologie.

Une famille de notables

La région d'Yenne est souvent appelée "le petit Bugey". Quoiqu'ils fussent essentiellement savoyards, ses habitants avaient des rapports fréquents avec le Bugey ; il suffit de rappeler que les paroisses de la vallée dépendaient de l'évêque de Belley qui avait un grand vicaire "pour sa part de Savoie."

Enserrée entre le cours du Rhône et la chaine du Mont du Chat avec ses 2 cols élevés à 650 et 1000 mètres, la petite vallée dut longtemps être isolée. L'attraction de la métropole de Chambéry, avec les possibilités qu'offrait l'administration du duché à la bourgeoisie locale désireuse de s'élever, l'emporta cependant.

La famille Goybet originaire du petit Bugey en Savoie remonte sa filiation jusqu'à Michel Revardel 1380, serf puis homme lige et franc, mort en 1410. Vers 1600, les Revardel reçurent le surnom de Goybet qui resta à la souche cadette, alors que la souche ainée gardait son nom.

Affranchis en 1441, les Revardel, puis les Goybet devinrent notaires et châtelains d'Yenne.

Une branche ainée fut anoblie en 1758 (Goybet de Lutrin de Grilly). Claude François Goybet de Lutrin de Grilly fut intendant du Chablais et du Genevois. Cette branche est éteinte de nos jours.

Une autre branche se fixe à Yenne où elle exerce la charge notariale puis le commerce et l'industrie et les carrières militaires. Elle donna une lignée de trois légionnaires consécutifs à titre militaire.

Généalogie

La famille Goybet aux XIVe siècle, XVe siècle et XVIe siècle

Michel Revardel, né probablement vers 1380, visit

Jehan Revardel a "reconnu être homme liège et taillable à la bonne volonté de dame de Paladru" 1437. Ses 2 fils sont Etienne (vit en 1465) et Michel qui suit.

Michel Revardel, vivant en 1441, a reconnu être homme lige et franc de dame de Paladru.

Antoine Revardel l'un de ses fils, mineur en 1466 est mort en 1528.

Guillaume, son fils, né en 1466, reconnait être homme lige et franc le 13 février 1529. Reconnaissance féodale en faveur d'André de Seyssel, seigneur de Choysel. Sa sœur épouse noble Claude d'Arcollieres.

Michel Revardel dit Goybet, son fils, vivait à Methenod et mourut en 1633. Il eut 3 fils :

- Jehan Claude, mort en 1633 et qui fut grand vicaire.

- Claude Revardel dit Goybet, qui fut notaire d'Yenne et châtelain de Centagnieu. Décédé en 1619. Il eut pour fils Claude (1602-1682), notaire ducal d'Yenne, comme petit fils Marc Antoine (1639-1682) et comme arrière-petit-fils Prudent Revardel né en 1671 qui fut capitaine chatelain d'Yenne. Cette branche s'éteignit.

- Jehan, dont descendent les Goybet actuels, et qui suit


La famille Goybet aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle

Jean Revardel, dit Goybet, châtelain de Centagnieu (1632-1638), notaire ducal (1638,1646), habita Methenod puis Trouet où il était notaire. Il eut 3 fils. Louis et Anthelme étaient curial de Centagnieu. l'ainé notre ancêtre Charles qui suit.

Charles Revardel, dit Goybet, vécut à Trouet et y mourut vers 1684. Il eut 10 enfants. Il est châtelain de Centagnieu (1649-60), notaire ducal à Trouet. Il épouse Françoise Du Goy.

De ce mariage naquit quatre fils : - Messire Claude, curé de Meyrieu mort en 1712 - Urbain qui épousa Elisabeth Touvier - Gaspard notre aïeul qui suit - Marc Revardel dit Goybet, dont le fils Claude François d'abord avocat près le souverain Sénat de Savoie fut anobli, acheta la seigneurie de Lutrin et remplit les fonctions d'Intendant du Chablais et du Genevois. Il épousa le 17 fevrier 1730 Antoinette du Nant de Grilly. Il se fit appeler Claude François Goybet de Lutrin de Grilly. Son fils unique épousa Claudine de la Forest-Divonne. De ce mariage naquit, en 1759 Pierre Goybet de Grilly de Lutrin. Il mourut sans postérité, tué tragiquement d'un coup de feu au château de Veyrier. Avec lui s'éteignit cette branche des Goybet.

Revenons à Gaspard Goybet, fils de Charles, né en 1663 épouse Anne fille de Courtois d'Arcollières. Il est châtelain de Meyrieux et de Vertemex.

Son fils ainé Joseph Goybet, notaire de 1723 à 1750, capitaine châtelain des marquisats d'Yenne et de Chevelu se maria à Gabrielle Joubert. Il eut plusieurs enfants.

- Louis François Goybet, notaire à St Paul de 1750 à 1784. Châtelain d'Yenne et succéda à son père comme notaire. - Alexis Goybet né en 1724 abandonna la fonction traditionnelle de notaire. Il fut marchand à Yenne, conseiller de la communauté (1757) et vice-châtelain d'Yenne (1771-1782). (trisaieul de mon arrière- grand-père Mariano Goybet) qui épousa Jeanne Belly fille de Prudent Belly et de Marguerite de Bavoz, eut 14 enfants dont 4 fils et 10 filles dont une, Louise, épousa Dominique Dullin (arrière-grand-père de Charles Dullin, acteur et directeur de théâtre bien connu) - Joseph notaire et châtelain de 1767 A l'An VIII - Antoine curé de Treize, official, chanoine, vicaire général de Belley - Pierre qui suit, le bisaïeul de mon arrière-grand-père Mariano - Charles, négociant à Lyon, épousa Eugénie Rodin, sans postérité. Bienfaiteur de sa famille et de la ville d'Yenne. Il lègue 12000 livres pour l'hôpital et 18000 à l'école des enfants pauvres et lègue Volontaz à Charles son petit-neveu.

Pierre Goybet (1750-1831)

Il fait ses études au collège de Chambéry, vécut à Yenne ou il était négociant, syndic d'Yenne, président de l'administration cantonale (an IV et V), Maire de la ville ( AN IX A 1815), président du conseil d'administration de l'hôpital (An II) et du conseil de fabrique en 1808. Il épousa Élisabeth Piolet. Il eut 2 fils. - Alexis qui suit - Antoine (branche dont on reparlera).


La famille Goybet aux XIXe siècle et XXe siècle

Alexis Goybet (1786-1854)

Négociant marié à Louise de Montgolfier. Celle ci mourut jeune à Lyon le 14 Juillet 1826 laissant 3 enfants dont Pierre Jules Goybet qui suit, Charlotte et Louise. Alexis voulut imiter son oncle Charles dans le négoce Lyonnais, mais avec moins de bonheur. Il dut abandonner la partie. Il vécut seul à Paris et mourut à Batignles le 5 Janvier 1854.


Pierre Jules Goybet

Pierre Jules Goybet né à Lyon le 28 Septembre 1823, orphelin de mère à l'âge de 3 ans, il fut élevé par sa Grand - mère de Montgolfier, puis par sa tante, femme d'Antoine Goybet. Élève aux collèges de Rumilly et de Chambéry, il termina ses études chez les R.P. Jésuites de Fribourg. La ruine de son père l'obligea à partir à 17 ans, pour aller rejoindre en Espagne, son oncle Augustin de Montgolfier.

Il fut employé comme ingénieur à la fabrique mécanique du papier dans l'usine fondée par son oncle, à Toréro, près de Saragosse. Plus tard, après la mort d'Augustin , il s'associa avec Monsieur Averly pour diriger une entreprise de construction de machines à vapeur à Saragosse. Revenu en France pour s'y marier , en 1857 à Marie Bravais d'une vielle Famille du Vivarais, il retourna en Espagne ou la reine le nommait chevalier d'industrie et membre du Conseil supérieur de l'Industrie. Auparavant il avait reçu le grade de lieutenant d'artillerie dans la milice. Deux enfants lui naquirent en Espagne.

Désirant rentrer en France pour raison de la santé de sa belle mère, Pierre Jules Goybet accepta, en 1863, les propositions de la ville de Lyon qui lui demandait d'assumer la direction de l'École de La Martinière, importante institution professionnelle, fondée grâce aux libéralités du major général Martin.

Sous sa conduite, cette école prit rang parmi les plus célèbres. Mais en 1879 P.J. Goybet dut s'opposer aux tendances athées de nouveaux administrateurs. Il refusa de se démettre et fut mis à la retraite. Après avoir été président de la Société nationale d'éducation, vice président de la Société de géographie de Lyon, secrétaire de la Société d'enseignement libre, il se retire définitivement à Yenne. Il mourut à Yenne en pleine possession de ses facultés physiques et intellectuelles le 26 janvier 1920. Sa compagne ne lui survécut que de quelques mois.

Il eut 2 filles dont Constance qui épouse Joseph Jaillard et trois fils avec marie Bravais qui embrassèrent la carrière des armes :

- Luisa Enriquita Augusta, née le 19 janvier 1858 à Saragosse, décédée à Lyon le 13 novembre 1938, y épousa le 16 décembre 1880 Gabriel Gignoux, docteur en médecine, né en 1850 et décédé le 13 avril 1890 dont : - René, - Régis qui fit carrière dans la magistrature marié à Marguerite Canaple Dont Raymond et Gabriel (enfants sont François, Claude, Geneviève) - Rose Marie Gonzague , né le 21 Juin 1886, mort pour la France à Florina le 25 Septembre 1916, avait épousé Georgette Rossi.

- Constance Marguerite Delphine, née à Annonay le 27 février 1863, morte à Lyon le 25 Aout 1945, épousa à Lyon le 10 août 1893 Joseph Marie Emmanuel Jaillard, veuf de Louise Laprade, officier d'artillerie. Celui-ci finit sa carrière comme chef d'escadron, se retira à Lyon et mourut à Melun dans la catastrophe du chemin de fer du 4 novembre 1913. De cette union :

- Pierre, né à Lyon le 9 Juin 1894, officier de marine, mort pour la France à bord du Léon Gambetta le 27 avril 1915, sans alliance.

- Charles, né à l'ile Barbe le 21 Juin 1895, mort accidentellement à Melun.

- Henri, né à Clermont-Ferrand le 24 octobre 1897, ingénieur, chevalier de la Légion d'honneur et de Saint Grégoire épouse à Lyon le 20 septembre 1920 Élisabeth Pariset, née le 26 Juillet 1901 à Lyon dont 9 enfants parmi lesquels Henri colonel dans l'armée de l'air et officier de la Légion d'honneur marié à Odile Rodier qui ont eu une nombreuse postérité dont Pierre Jaillard, AHH administrateur de l'INSEE.

- Louise - Marie, née le 15 Aout 1899 à Yenne, épouse le 2 octobre 1919 à Bordeaux Henri Poncelin de Raucourt, né à Gap le 1er avril 1897, officier d'artillerie dont 11 enfants.

- Marie Madeleine, née à Clermont-Ferrand le 5 avril 1903, épousa à l'Ile Barbe le 10 septembre 1921 Henri Lepercq, industriel, né et mort à Lyon dont 14 enfants.


-Victor Goybet (1865-1947), général de division

Il est né à Lyon le 9 juin 1885. Il est élève du Lycée de Lyon; sorti de St Cyr ou il avait été Sergent en 1885, Sous lieutenant au 13ème BCA, il est nommé lieutenant au 30ème BCPA en 1888 et servit dans les Alpes jusqu'à sa promotion au grade de capitaine (18ème B.C.P.) et son entrée à l'école de Guerre. Breveté d'état major en 1898, Victor revint dans les Alpes ou il devait être détaché au service des Renseignements sur la Frontière Italienne, de 1901 à 1907. Chef de bataillon en 1906, après avoir été au 98ème R.I., il fut nommé chef d'état major du gouvernement de Briançon. Au cours de sa carrière Alpine, Victor s'affirma comme un montagnard infatigable, faisant de nombreuses ascensions, notamment le Mont Blanc par plusieurs itinéraires; comme son oncle et Parrain, Victor Bravais, il étudia la botanique en se spécialisant dans la flore des hauts sommets . A la mobilisation de 1914, Victor partit comme chef d'état major de la 66ème D.I. ; en novembre, il fut nommé au commandement du 95 R.I.; au cours de combats dans la forêt d'Aspremont, il fut blessé d'une balle qui lui sectionna trois doigts de la main droite. Sitôt guérit de sa blessure, il remplit, pendant quelques semaines, les fonctions de commandant d'armes de Gérardmer, puis il reçut le commandement du 1er Groupe Vosgien organisant des positions et des communications en arrière du front). Nommé au commandement du 101 R.I. en février 1916, Victor participa à la défense de Verdun d'abord comme Commandant de régiment (Mort homme) puis comme commandant de la 79ème brigade Chattancourt et Cumières ; c'est aussi comme commandant de cette brigade qu'il prit part à l'offensive de la Somme, dans les secteurs du calvaire de Curlu-Raucourt, de Maurepas et de Sailly-Saillissel, période du 25 septembre au 17 novembre 1916.

En décembre 1916, Victor prit le commandement de l'I.D. 165, à Conchy-les-Pots et le Bois des loges, puis à la fin du mois et au début de Septembre, sur le canal du Nord, Guiscard, jusqu'à l'Oise, pour stationner ensuite jusqu'à l'armistice, dans le Secteur de Domény et occuper Mayance le 9 Decembre. Pendant la guerre, Victor avait reçu le grade de colonel (24 juin 1916), la rosette d'Officier de la L.H., neuf citations dont six à l'ordre de l'armée). Il fut nommé général de brigade en 1919, il fut promu général de division en 1926. Il a épousé Franceline Blesson le 3 mars 1892 et morte en 1942. Deux enfants (Marie et Charles). En deuxième noce en 1944, il épouse Sabine Paskovitch


-Marie

Née à Grenoble le 10 janvier 1893, épouse à Lancié le 2 Octobre 1920 Pierre Tronel, avoué, dont, Jacques , Maurice, Charles Roger, Françoise.


-Charles Goybet, colonel

Fils de Victor né à Marly-le-Roy le 30 Juillet 1898; admis à l'école spéciale Mre et Engagé volontaire pour la durée de la guerre le 27 juillet 1916; Aspirant le 30 juillet 1917, il rejoint le front au 370 R.I., puis au 277 R.I., sous lieutenant le 22 avril 1918 (277 R.I.), il est gazé et évacué en septembre 1918; il avait pris part aux combats du Chemin des Dames (Aout 17), de la Somme (avril 18) de l'Aisne (Soissons)-août-septembre 18) et obtenu trois citations ; après un stage à l'E.S.M., il est affecté au Tir à Saarbruck (septembre 19) et nommé Lieutenant en 1920. Il fit la campagne de Syrie en 1920-1921, fut reçu à l'école Sve de Guerre en 1926 et affecté à l'État major de la 43ème D.I. à Srasbourg puis au S.R. du 15ème régiment (mai 1930). Charles participa à la guerre de 39-45 (Campagne de Norvège), il termina sa carrière comme colonel, croix de guerre, cinq citations et officier de la Légion d'honneur. Il épousa à Lyon le 19 Janvier 1935, Juliette Eymazd, née le 31 mars 1914 de Valéry Eymard, notaire à Lyon et de Suzanne Rivoire-Vicat, d'une famille d'industriels grenoblois dont il eut :

Brigitte ; Philippe licencié ès Science économiques et diplômé de l'institut de la statistique; Franceline ; Catherine.

Philippe est marié à Catherine journaliste. Très actif à Madagascar ou il se dévoue pour des causes humanitaires. Ils ont deux filles et un fils Alexis ingénieur au Sri Lanka (deux enfants Goybet dont François et Thomas).


Henri Goybet (1868-1958), capitaine de vaisseau

Il est élève chez les maristes de la Seyne. Il sort de l'école Navale et en 1886 il navigue comme aspirant de 2éme classe à bord de "l'Iphigénie". Comme aspirant de 1ère classe et comme Enseigne (1887-1889) Henri fit sur le Dusquesne, une campagne de 28 mois, dans le pacifique et dans l'atlantique Nord. Nommé lieutenant de Vaisseau en 1896, il alla dans le proche-orient, à bord du Courbet, et fit la campagne de Chine (1900-01), comme Second du 'Myto'. Il fut attaché pendant 10 ans (1904-1914), à la Défense fixe de Toulon, (Service des Torpilles et des projecteurs). Le 10 Octobre 1914, Henri est mis à la disposition du général Gallieni, Gouverneur militaire de Paris pour la défense du camp retranché; il organise 10 sections d'auto-projecteurs et les conduit successivement aux armées; parti comme commandant de la 10ème section, il est rattaché à la 41 D.I., à St Dié, jusqu'au 1 er janvier 1916, et rend des services signalés pour la défense et l'attaque du secteur. Sa belle conduite lui vaut le grade de Capitaine de Frégate ; il est nommé Inspecteur des Auto-Canons et Auto-Projecteurs et Commandant du dépôt des marins de Paris ; il est chargé de la navigation de la Seine; adjoint au service central d'exploitation des ports, il est envoyé en mission en France et en Algérie pour la Défense contre les Sous-marins. Henri est nommé en novembre 1917, chef d'état major du vice Amiral Ronach qu'il rejoint à Dunkerque. A l'armistice il fut successivement Commandant de la base navale de Tarente puis celle de Beyrouth. Il termina sa carrière comme capitaine de Vaisseau à Toulon d'abord à l'état major des frontières maritimes puis au commandement du Vème dépôt des équipages de la flotte. Commandeur de la Légion d'honneur, il épouse Valentine Moyne fille d'un Agent de change très riche puisqu'il avait doté chacune de ses 3 filles de 800000 francs or. il n'eut que 3 filles dont l'une épousa son cousin Pierre Goybet qui suit.

- Henriette Goybet, née à Tamaris le 16 Juillet 1899 qui épouse le 17 Juin 1918, son cousin-germain Pierre GOYBET, fils de Mariano -Charlotte Goybet, née à Tamaris le 22 Janvier 1903. - Marie Thérèse Goybet, née à Ecully , le 20 octobre 1908 mariée le 7 Septembre 1929 à Remy Ripert de Marseille dont : °Philippe Henri, cadre bancaire, marié à Rose Rouvière dont Mathilde, Renaud, Mariane, Romain. °Michèle, mariée à Yves Garnier.


-Mariano Goybet (leur aîné) (1861-1943), général de division, grand officier de la Légion d'honneur

Il eut 1 fille claire et 3 fils dont 2 morts pour la France durant la grande guerre.(Adrien Goybet champion international de ski militaire en 1908, fut affecté comme sergent au régiment des tirailleurs marocains. Il fut nommé adjudant et conduisit vaillamment sa section à l'assaut de la tranchée des vandales en 1915. Il tombe glorieusement loin dans les lignes allemandes devant somme PY. Croix de guerre avec palmes, médaille du Maroc. Né en 1891 Frédéric Goybet lycée Louis le Grand et puis reçu 1er sur 42 à l'examen de sous officier. Nommé sergent, il fait un stage dans l'aviation. Il partit pour les Vosges en 1914.Le 19 août il entraina ses chasseurs à l'attaque des hauteurs de Gunsbach. Il y fut mortellement blessé. Croix de guerre avec palmes.

Mariano Goybet épousa la fille de son général à savoir Théodore Lespieau (1829-1911). Celui-ci fit la campagne de crimée, de Kabylie, de 1870-1871 et la commune. Il épousa Clémence Theil, fille du savant philologue Napoléon Theil né en 1808 et filleul de l'Empereur, Professeur d'humanité à Henri IV et à ST Louis. Clémence Theil fut dotée par l'Empereur Napoléon III. De ce mariage figure Robert Lespieau élève de l'École normale, académicien des sciences, a collaboré à la formation de 3000 ingénieurs de l'école centrale.

Mariano est donc né à Saragosse le 17 Aout 1861, baptisé à notre dame du Pilar. Élève au Lycée de Lyon, puis à la rue des postes et aux Chartreux de Lyon. Sorti de Saint Cyr, ou il avait été sergent en 1884, comme SS Lieutenant au 2ème régiment de tirailleurs algériens, Mariano épouse la fille de son général, Marguerite Lespieau. Nommé lieutenant au 140ème, à Grenoble, il fut reçu à l'École de guerre, d'où il sortit en 1892 (mention très bien) pour être employé à l'État major de la 27 D.I. et de devenir ensuite officier d'ordonnance du général Zédé Gouverneur de Lyon (1896). Capitaine depuis 1893, il fit son stage de commandant de compagnie au 99 R.I. à Lyon et à Gap. Nommé à l'État major du gouvernement de Briancon, il fut promu chef de bataillon au 159 R.I. En decembre 1907, il prit le commandement du 30ème bataillon de chasseurs alpins qu'il conserva comme lieutenant colonel. Alpiniste , skieur, le lieutenant Colonel M. Goybet profita de son séjour prolongé dans les Alpes pour faire de nombreuses ascensions, soit seul, soit avec sa troupe : Mont Blanc, Grande Casse, Meije, Pelvoux, etc.

C'est à la tête de son groupe alpin (30 CH . 1ère Bie du 1er R.A.M.) que le lieutenant colonel M.Goybet partit en août 1914 pour le front des Vosges et débuta en Alsace par une suite de combats heureux : Satel de Munster - Reichackerkopf. (14 août). Gunsbach (19 Aout), Logelbach (22 août). Prise du convoi d'une D.I.Bavaroise au col de Mandray. (24 Aout). Mis à la tête du 152ème R.I., il remporta de nouveaux succès en Alsace : Gunsbach (29 août). Reichsacker-Kopf (3 septembre) ; puis dans les vosges au N. DE ST Dié, (Ormont et spitzenberg 11 et 17 Septembre).

Nommé colonel et ayant reçu le commandement de la 81ème brigade (152 R.I.- 5 et 15eme B.C.p.)il regagna avec elle l'Alsace (vallée de Thann) pour prendre Steinbach ( 25 Dec au 3 Janvier 1915). Toute l'année 1915 se passa en combats à l'HartmannsweilersKopf, à l'Hilsenfirst et au Linge. Le colonel M. Goybet fut blessé deux fois, à l'H.W.K. en avril, où il fut soigné à l'ambulance de Moosch, en décembre, ou il fut évacué sur l'intérieur.

A peine guéri, en Mars 1915, le colonel Goybet rejoint le 98ème R.I. devant Verdun, pour aller ensuite occuper le Secteur de Vic-sur-Aisne. Le 98ème appartenait à la 50ème brigade et à la 25ème D.I. . A l'automne, la 25eme D.I. est transportée dans le Nord ou se continue la bataille de la Somme. Le colonel M. Goybet est nommé au commandement de la 50ème brigade (attaques de Chaulnes et du pressoir 9 et 10 Nov). Au début de 1917, le colonel, à la réorganisation de l'infanterie, prend le commandement de l'I.D. 25. (16e,98e 105 e). Il occupe le secteur de Plessis-de-Roye-Lassigny. Au moment du recul stratégique de l'ennemi, opérations de poursuite jusqu'au canal Crozat (16 au 23 Mars 1917), puis devant St Quentin (3 au 17 Avril). Au mois d'août, la 25 D.I. prend part à la deuxième bataille de VERDUN. le 20 le colonel Goybet après de violents combats s'empare des bois d'Avocourt. Après un court séjour dans la forêt d'Argonne, la 25 D.I. va occuper le Secteur des Bezonvaux ou elle a à repousser des contre Attaques presque quotidiennes. En décembre le colonel Goybet est nommé général. La 25 D.I. vint au printemps occuper le secteur du Morthomme. Le général M. Goybet y reçut en mai un télégramme du Q.G. l'appelant au commandement de la 157ème décimée près du chemin des dames.

L'Infanterie de la 157ème D.I., fut reconstituée avec le 333ème R.I. et les 371 et 372èmes régiments américains noirs. (Division "main rouge "Red Hand".) La D.I. alla occuper le secteur Foret d'Argonne - vauquois- cote 304 , jusqu'au moment ou elle fut appelée à participer avec la IVème armée, à l'offensive générale en Champagne. Le général Goybet par de violentes attaques, rompit le front ennemi devant Monthois faisant de nombreux prisonniers et s'emparant d'un matériel considérable. La 157ème alla ensuite occuper les Vosges devant sainte Marie les Mines.

Ci-joint citation concernant la Distinguished service medal :

Commandement des forces américaines, cabinet du commandant en chef

Mon cher général, "Le président m'a délégué pour vous conférer la Distinguished Service Medal au nom du gouvernement des Etats-Unis. Comme commandant de la 157ème DI, 371 et 372ème RI, vous avez été l'un des facteurs importants de la victoire des allies par votre brillante conduite et votre haute technicité. Les officiers et les soldats de la 157ème 371 et 372 RI considèrent comme un grand honneur d'avoir servi sous vos ordres dans les opérations que vous avez conduites en Champagne et dans les Vosges". Signé général Persing

Il entretenait une amitié avec Rudyard Kipling[2].

Après l'armistice et la dissolution de la 157ème D.i., le général Mariano fut choisi par le général Hirchshauer, gouverneur militaire de Strasbourg comme général adjoint, commandant de la place (décembre 1918- mars 1920). Pendant la guerre, il avait reçu 2 blessures, 4 citations à l'ordre de l'Armée, la rosette d'officier de la Légion d'honneur et une proposition pour commandeur, l'ordre du bain anglais, la distinguished service medal des américains ; la croix de commandeur de l'aigle blanc avec glaives lui fut remis à Strasbourg par le roi de Yougoslavie.

Le général Gouraud haut commissaire de la R.F. en Syrie fit venir le général Goybet pour lui donner le commandement d'abord de la brigade mixte du littoral puis de la 3ème D.I. de l'armée du Levant. Décidé à en finir avec la duplicité de l'émir Faycal, le général Gouraud donna l'ordre au général Goybet d'attaquer l'armée chérifienne avec sa D.I. et d'occuper Damas.

Après avoir traversé le Liban et l'anti-Liban, la 3ème D.I. livra un violent combat à Khan Meiseloun; victorieux, le général Goybet fit son entrée à Damas, le 25 juillet 1920, déposa l'émir Faycal, pacifia le Hauran révolté et exerca le commandement du territoire de Damas, jusqu'à sa mise au cadre de réserve, le 17 août 1921. Il revint en France commandeur de la Légion d'honneur et titulaire d'une 5ème citation à l'ordre de l'armée, de la croix de guerre des TOE et de la médaille de Syrie. Le 30 Juin 1923, il fut nommé général de division.

Ci joint citation du général Gouraud commandant l'armée du levant suite à la prise de Damas par Mariano Goybet. (j'ajouterai que ni Alexandre Le grand ni les croisés avant lui n'ont pris cette ville de 400000 âmes capitale des Ommiades). "Le fameux Lawrence d'Arabie avait fait l'impossible pour que les arabes libèrent eux mêmes la Syrie, afin de mettre les alliés devant le fait accompli. En vain, c'est à coup de canon que la colonne française du général Goybet viendra chasser FAYCAL."(extrait de l'enquête sur l'histoire).

Ordre général n°22

Le général est profondement heureux d'adresser ses felicitations au general Goybet et aux vaillantes troupes : 415 de ligne, 2eme tirailleurs algériens, 11 eme et 10 eme tirailleurs Senegalais, chasseurs d'Afrique, regiment de spahi Marocains, batteries des groupes d'Afrique, batterie de 155, 314 compagnie de chars d'assaut, groupes de bombardement et escadrilles qui dans le dur combat du 24 Juillet, ont brisé la résistance de l'ennemi qui nous défiait depuis 8 mois. Elles ont inscrit une glorieuse page à l'histoire de notre pays. Aley le 24 Juillet 1920. signé Gouraud.

Il obtient la croix de grand officier de la Légion d'honneur.

L'ainé des fils de mariano, est le Contre amiral Pierre Goybet.

Pierre Frédéric Goybet ainé des enfants de Mariano Goybet, né à Mostaganem (Algérie), le 5 décembre 1887, montra dès son plus jeune âge, son gout pour la montagne (ascension du Mont Blanc à 13 ans) et son désir de servir dans la marine; éleve au college de la Seyne, puis au Lycée St Louis, il entra à l'école Navale le 1er octobre 1906.

En 1908, Pierre fit la campagne du Duguay- Trouin (Atlantique et Mediterranée), comme aspirant nommé enseigne de 2eme C,en 1909, et attaché d'abord au service du canon sur le "Democratie", il embarqua sur le Montcalm" pour de longs mois de naviguation à travers la méditerranée, la mer rouge, l'océan indien, les mers de Chine, et du Japon et tout le Pacifique. Débarqué à Saigon et embarqué sur la Manche pour une campagne d'Hydrograhie sur les cotes d'Annam et dans la baie d'Along, il fut atteint d'une congestion au foie et rapatrié, en 1911, sur le Polynésien des messageries Maritimes ; il reçoit sa nomination d'Enseigne de 1ere Classe .

Au cours d'un congé de convalescence de six mois, Pierre fit les marches d'hiver de 1912 avec le 30ème bataillon de chasseur alpins, commandé par son père ; de mai 1912 à Juillet 1914, il fut embarqué sur le Marceau, bateau-ecole des torpilles, d'abord comme chef de service (électricité et Cie de débarquement) puis comme élève-torpilleur, breveté torpilleur, il attendait au dépot le commandant en second de la Circé, lorsque la Guerre éclata, ce qui fit maintenir à leur poste les officiers en second.

Le Vinh-Long est armé à la mobilisation. Pierre Y embarque comme chef de service (Manœuvres, cartes, Montres, Compas) et participe au transport de mines de Bizerte à Corfou, par Malte ; revenu à Toulon, le Vinh- Long se prépare à un nouveau voyage, lorsqu'on demande des officiers de Marine pour organiser la défense de Paris. Pierre s'y rend comme volontaire . De septembre 1914 à Janvier 1917, Pierre sert au front d'abord comme second puis comme Cdt de pieces de Marine, dans la forêt de Champenoux, au bois des Railleuses à Barthèlemont, à Thionville sur Hauts de Meuse, à Mourmelon-le-petit en Champagne, à Hagenbach en Alsace, enfin, à Verdun, à la pièce du Bois Bourrut.

Pierre détaché au ministère des Inventions, en 1918, mit au point les " nomogrammes" des calculs du tir, dont il avait établi les premiers ; (systeme adopté par la suite en France et en Italie). En 1917, à Corfou, il embarque sur la Lorraine; puis nommé lieutenant de vaisseau sur le Voltaire ; il est alors pris comme aide de camp par le commandant amiral Amet qui, nommé vice-amiral, puis haut commissaire, le garde avec lui, à constantinople (13 Nov 1918) Après un congé de convalescence, Pierre est nommé second du S.R. Marine, à Constantinople (1919-1921), puis chef du service de renseignements maritimes à Port Said jusqu'en décembre 1921. Après quelques mois à Toulon, il obtient un congé d'études en Egypte et à Oxford qui lui vaut le brevet d'interprète d'anglais.

Rentré à Toulon; Pierre fut affecté au laboratoire du centre d'études (mai 1923 à octobre 1925). puis nommé au commandement de l'aviso les Eparges attaché à ce centre ; il le garda deux ans et y reçut le grade de capitaine de corvette (15 janvier 27). Il fut nommé d'office professeur du cours de torpilles à l'école des officiers élèves. Commandant de cette école (octobre 27 à octobre 29). Pierre embarque en Octobre 29 sur le contre torpilleur le Chacal comme commandant en second. Le 13 janvier 1931 il part en croisière pour l'Afrique du Sud avec le Tigre et le Primauguet. Amiral Morris. Le 7 Mars 1931, il est nommé capitaine de Frégate. Le 21 avril nommé second du Primauguet. En mai 1932, il est nommé second du Jules Verne.

Le 20 Juillet 1933 il est nommé commandant de la ville d'Ys. Aviso escorteur qui commande la flottille Terre Neuve, Groenland, Canada, Labrador. Important au niveau diplomatique aussi. Rentré le 1er novembre 1935.

Nommé le 20 juillet 35 président de ' L' E.S.N. de Toulon. Capitaine de Vaisseau le 3 février 1938. 1939 nommé commandant de la 3ème division de contre torpilleurs Bison, Epervier, Milan. Du 25 août au 2 décembre 1940 à Gibraltar, liaison franco-qnglaise. 2eme commandement du croiseur Primauguet.

Comme fait marquant,il débarque à ARUBA en Mai 1940 avec les troupes du Croiseur Primauguet pour défendre les dépôts pétroliers de la SHELL et de la STANDARD il transporta également en Afrique à Casablanca en 1940, l'or de la banque de France, l'or et les bijoux de la Couronne Belge pour qu'ils ne tombent pas aux mains des allemands également avec le Primauguet. Il faut signaler que sur le Croiseur Primauguet Jacques Yves Coustaud eut la chance d'etre embarqué. Croiseur, le plus rapide de la flotte . Ce bateau était désigné pour emmener le gouvernement en cas de besoin.

En 1942 Commandant du Port de Casablanca, il négoçia avec les Americains qui debarquaient et reçut chez lui les Generaux Patton et wilburg. Sa conduite héroique pour la défense du port et les négociations, lui valurent d'être promu Contre Amiral pour "fait de guerre". Il fut désigné juge d'instruction pour le compte de la Marine dans certains dossiers. Il fut aussi à sa retraite chroniqueur scientifique. Commandeur de la Légion d'honneur.

Il épousa sa cousine germaine Henriette Goybet fille d'Henri Goybet capitaine de Vaisseau et frère de Mariano LE 17 Juin 1913 à Toulon. Il dût pour cela requérir une autorisation Papale.

Il eut 2 fils et 2 filles. Adrien qui suit.

- Claude Henri Frederic Marie Goybet né à Tamaris/mer le 30 Mai 1925,* enseigne de vaisseau de réserve, volontaire pour l'indo-chine ou règne la guerre, il commande une cannonière sur le Mekhong (1947), lieutenant sur un bateau d'une compagnie de navigation de Saigon,capitaine en second d'un cargo en Indochine (1957) , Capitaine de Marine Marchande, passionné de généalogie, tout comme son grand pêre marié à Claude Dumoulin dont :

  • Extraits du journal de Marguerite Lespieau.

°Frederic infirmier marié à Genevieve Pourtal dont Pauline et Etienne. ("Sans postérité du Chevalier , Frederic (fils ainé de la branche cadette) et Etienne son fils prendront naturellement le flambeau de notre Branche Familiale Goybet).

°Véronique mariée à Jean Michel Lemoine contrebassiste

°Michel informaticien marié à Agnès Guidicelli dont Pierre et Alexandre.

- Marguerite Henriette Anne Marie Raoult, fille ainée et doyenne de notre branche, née à Constantinople en 1921 mariée à Roger Pierre Raoult, industriel (Maroc, Casablanca, Carnoux en Provence)auteur de l'ouvrage 'Naissance d'une cité' sur Carnoux en Provence dont 8 enfants :

°Brigitte Mariée à Jean Claude Cellard (Patron du Journal "les Affiches") dont Anne Caroline et Juliette

°Bernadette mariée avec Michel Schaar (Officier de marine) dont Valentine, Gwendoline, Barthélémy, Adrien

°Bruno marié avec Simone Bernabeu

°Bernard (Avocat) marié avec Odile Guyon dont Sophie ; marié avec Valérie Zaniewski dont Martin et Jeanne ; marié avec Fatima Ben M'Barek Ben Salah dont Morgane; marié avec Dominique Gohier dont Rachèle.

°Benedicte mariée à Dominique Giuliani (Banquier) dont Charlotte, Arnaud, Thibault

  • Blandine mariée à Patrick de Carné de Carnavalet, dont Agathe, Bérangère, Blaise, Constance.

°Benoit

°Baudouin (Météo Européenne Angleterre) marié avec Marie Christine Desfarge dont Nina, Camille, Justine, Maxime.

-Françoise Claire Marie, professeur de Mathematiques née le 6 février 1924 qui épousa Pierre Boutellet dont 3 enfants :

°Jacques (interprete Sydney) marié avec Anne Marie Suminne dont Laurent, Jérôme, Geneviève.

°Catherine (Nouvelle-Zélande) mariée à Paul Shirley dont Patrick (informaticien) et Anne (avocate).

°François (intendant) marié à Christine Bouvet dont David et Nicolas.


- Claire Goybet, sœur de Pierre est née à Condom le 9 octobre 1896, et epouse à Yenne le 28 Septembre 1915 Emile Thibaudet, médecin de la marine, né le 3 mars 1883 dont Jacques, Geneviève et Christiane


- Adrien Goybet (son fils aîné), chevalier, chef de bataillon d'infanterie de marine

Né le 29 Juin 1922 à Ecully (Rhone), décède en 1995. Chevalier de la Legion d'Honneur (obtenue au peril de sa vie) eu de nombreux postes à travers le monde. Indes anglaises, australie (1944-1945) avec l'armée Britanique force 136 dont un Commando a inspiré le fameux "pont de la riviere KWAI". Extrait de lettre de patricia Mountbatten of Burma "I was so interessed to hear you served in force 136 under my father". Il participa à la guerre d'Indochine et à l'independance du Cambodge ainsi qu'à la guerre d'Algerie.Postes en Guinée, Congo, Nouvelle Calédonie. Ecrivain livre "les périls de la mer" qu'il illustre également. De retour en France il devient professeur d'anglais pour le compte de l'armée puis dans le civil est Directeur Commercial d'une agence d'interim. Artiste peintre à sa retraite il obtient un diplome de la fondation Paul Ricard. Don de la vierge du Gevaudan excécuté pour l'eglise de sainte lucie 48100 Marvejols. Il epousa yvette Tronel, fille d'un negociant en Soie de Lyon Louis Tronel et de marguerite Richard du Montellier, qui lui donna 3 enfants ( Henri cité plus loin, Pierre né à Casablanca le 14 mai 1951 et décédé à Pointe noire le 22 Mai 1957, Huguette citée plus loin.) Famille qui herita du domaine des Dombes (Chateau du montellier). La famille compte egalement Louis Richard Depute aux Etats Generaux et Senateur d'Empire (1743-1818) et Auguste Richard du Montellier président directeur général du Crédit Lyonnais (années 60).

Principaux faits de Guerre et décorations :

- 31 05 1945 Parachuté en mission de guerre sans comité de réception à Kompong. Speu (cambodge occupé par les japonais ). Proposé pour une citation. Obtient le brevet militaire de parachutiste et croix de combattant volontaire "indochine".

- 2ème guerre d'Indochine 51-54. Faits de guerre divers et combat du Rhenon sept 52 (tonkin nord Vietnam), opérations et accrochages à Thinh Chau (23 1 53) et trach 21 3 53 (tonkin nord Vietnam), 2 citations à l'ordre de la division pour ces faits.

Texte integral d'une de ces citations.

OG n°26343 du 15 8 53 du général de Di COGNY commandant les FINV. CITE A L'ORDRE DE LA DIVISION : GOYBET pierre M. A. lieutenant " Officier de renseignements particulierement dynamique et perspicace qui a su, gràce à son activité et à l'efficacité du réseau qu'il a crée, obtenir des informations de premier ordre. A contribué pour une large part au succès des opérations de nettoyage à caractère local menées dans le kim Bang et le Thanh-liem par le 6eme Bvn en Fevrier et Mars 1953 et personnellement dirigé 2 Raids en zone non controlée, le 23.01.53 à Tninh-Chau et Lat-Son (Nord vietnam) et le 21.1.53 à Trach-To, ramenant de ces 2 opérations plusieurs fusils, des prisonniers importants et de nombreux documents.

Cette citation comporte l'attribution de la croix de Guerre des T.O.E. avec étoile d'argent.

Témoignage de satisfaction delivré par le gouvernement vietnamien en date du 31.10.52.

Le gouvernement du Nord Vietnam décerne à Monsieur Pierre Marie Adrien Goybet, lieutenant, chef du 2eme bureau, secteur militaire de PHU-LY, un témoignage officiel de de satisfaction pour le motif suivant " a rendu de précieux services aux autorités Vietnamiennes dans l'œuvre de pacification.

Hanoi, le 30 Octobre 1952, le gouverneur du Nord Vietnam PNAM-VAN-RINH .

- 3ème guerre d'Algérie

7 09 53 Combats de l'ouest Said (secteur Philippeville). Adrien Goybet a commandé le bataillon au feu.

Constantine,18 Mars 1959. Citation à l'ordre de la brigade O.G. 189

le capitaine GOYBET Pierre du 2ème bataillon du 16éme régiment d'infanterie de marine Pour les motifs suivants :

"Commandant de compagnie courageux et résolu. S'est mis en valeur par son activité au cours de plusieurs opérations dans le Quartier de Jemmapes. S'est particulièrement distingué le 7 Mars 1959, au cours d'un engagement dans l'Oued Said (Secteur de Philippeville). Par une manœuvre judicieuse, a forçé les rebelles au combat, permettant, ainsi la mise hors de quinze d'entre eux dont un chef et la saisie de cinq armes dont une collective . Se lançant à la poursuite de l'adversaire, en liaison avec les unités voisines, a par son esprit de décision et la rapidité de son intervention largement contribué à l'anéantissement de la bande rebelle. "

Cette citation comporte l'attribution de la croix de la valeur militaire avec étoile de Bronze.

Le général de division Divary commandant la 14ème division d'Infanterie et le nord Constantinois.

- 1961 Actions de guerre diverses secteur de Philippeville.

Citations à l'ordre de la brigade O.G. N°324

Le capitaine Goybet Pierre, Marie, Adrien, du 2ème bataillon d'infanterie de marine

" Officier de valeur adjoint opérationnel du quartier de Jemmapes a préparé et fait exécuter avec intelligence et un sens tactique certain plusieurs opérations qui ont permis :

- Le 10 février 1961 dans le Mellila (Secteur de PHILIPPEVILLE) la mise hors de combat de cinq rebelles et la saisie d'une arme - Le 17 février 1961 dans les Douars GHRAR et MELILA (secteur de PHILIPPEVILLE) la mise hors de combat de trois rebelles, la saisie de grenades et la destruction de plusieurs markez - Le 5 Mars 1961 dans le Djebel Grar (secteur de PHILIPPEVILLE) la mise hors de combat d'un rebelle, la saisie de grenades et de munitions et la destruction d'un gîte d'étapes de PC NASIA. - Le 14 Mars 1961 dans la Fôret de l'Oued SOUDANE (Secteur de PHILIPPEVILLE) la destruction de dix- sept Markez et gourbis et la saisie de cinq cent kgs de ravitaillement A fait preuve, à ces différentes occasions, de courage, et de sang froid ainsi que d'une parfaite connaissance du terrain et des methodes de combat de l'adversaire

1er Mai 1961

Général de division Lennuyeux Commandant la zone nord Constantinois et la 14ème division d'infanterie.

- Chevalier de la Légion d'honneur prise de rang le 30 Juin 1962 ce qui fait rentrer cette branche familiale dans le cadre de l'ordonnance de Louis XVIII qui honore tout spécialement les 3 générations consécutives de Légion d'honneur.(troisième légionnaire a avoir obtenu la légion d'honneur comme son père et son grand père, au péril de sa vie) Il faut noter à ce sujet qu'Adrien Goybet descend de 2 grands parents légionnaires Goybet.

- Médaille commémorative campagne d'Indochine - Croix de guerre des T.O.E. avec 2 étoiles d'argent - Croix valeur militaire 2 étoiles de bronze - Médaille coloniale avec agrafe "E.O." - Médaille commémorative 1939-45 avec agrafe "EO" - Médaille commémorative opérations de sécurité et maintien de l'ordre en AFN Tunisie et Algérie - Diplome de reconnaissance de la Nation - Croix du combattant - Mérite militaire vietnamien de 1ère classe - Chevalier de l'ordre de l'étoile noire.

Lettre du prince Norodom Sihanouk au chef de bataillon Adrien Goybet

"Mon commandant permettez moi de vous exprimer ma profonde gratitude pour la noble fidelité de votre amitié Veuillez agréer l'expression de mon affectueuse considération " n. sihanouk

Pékin, le 5 Octobre 80

Huguette Fricaudet, fille d'Adrien, est née à Kankan en Guinée le 29 Septembre 1947. Elle épouse Michel Fricaudet (notaire). De ce mariage 2 filles.

-Anne mariée à Frédéric Aureille dont Soline, Adrien et Mathieu.

- Sophie mariée à Gilles Laloux dont Paul et Marie; mariée avec Philippe Rousse dont Thomas; mariée à Frederic Dimitriou dont Pierre-Alexis.


Henri Goybet (fils d'Adrien)

Il réalisera avec l'aide de contributeurs pour la mise en forme, plusieurs articles wikipedia en Français et en Anglais. Il complète également l'article African American History.

Il est né le 8 Mai 1958 à Pointe Noire au Congo.

Il fut scout marin, suivit sa scolarité aux cours La Bruyère à St Didier en Velay et y passe un baccalauréat économique et social.

Il suit son service militaire au 27ème bataillon de chasseurs alpins à Annecy (bataillon d'élite qui a obtenu la Légion d'Honneur), en mémoire de son arrière-grand-père Mariano, lui-même chasseur alpin[3].

Il suit des études de droit à l'université Jean Moulin de Lyon, il entre à la société marseillaise de crédit, il est attaché de direction de groupe bancaire.

Filmé à New York, fin 2007, il participe à la réalisation du film sur le fanion de la 157ème division (composée de deux régiments africains américains et d'un régiment français), commandée par son arrière-grand-père, le général Mariano Goybet en 1917-1918, The Red Hand Flag pour la chaine américaine PBS. Il est diffusé en juillet 2008.

Il appartient à l'Association des Honneurs Héréditaires.


Revenons à l'oncle de Jules Goybet, Antoine Goybet (1787-1867), maire d'Yenne, chevalier de la Légion d'honneur et chevalier des St Maurice et Lazare, eut aussi une nombreuse postérité dans laquelle se distinguent ses quatre fils dont :


Charles Goybet, général de division, inspecteur général de la cavalerie française (1825-1910)

Né à Yenne le 3 décembre 1825. A l'âge de 12 ans, il est élève à la Royale académie militaire de Turin le 15 Janvier 1838. Il sert dans l'armée sarde dans le régiment de Savoie cavalerie. Nommé lieutenant le 8 décembre 1847, il participe à la campagne de Lombardie de 1848-1849. Héros des campagnes sardes contre l'Autriche. A la campagne de Crimée (1855,1856), il se distingue au combat de TchernaÏa. Il est nommé capitaine le 16 novembre 1856, puis il est nommé dans les chevaux légers d'Aoste. Il participe à la campagne de libération de l'Italie en 1859. Il assiste aux combats de Palestro et San Martino. Il est nommé chef d'escadron le 20 mai 1860 dans les lanciers de Florence.

C'est le plébiscite et Charles opte pour la France. Il a 35 ans. Le 11 Decembre 1861 il est prend le commandement du 4ème dragon comme chef d'escadron. Il est nommé lieutenant colonel le 10 août 1868.

Durant la guerre de 1870, il chargea avec son glorieux 4ème dragons à Mars la Tour. Il sauva même à Metz l'étendard de ce régiment et lorsque plus tard le 4ème dragons vint tenir garnison à Chambéry, le général Goybet remit la precieuse relique au colonel de Chabot. Charles Goybet reçut la croix d'Officier de la Légion d'honneur sur le champ de bataille. (décision du maréchal commandant l'armée du Rhin. Octobre 1870). Il fut fait prisonnier en Allemagne d'octobre 1870 à mai 1871.

A sa libération il est fait officier de la Légion d'honneur et colonel du 20ème dragons le 3 février 1872. Il est nommé général de brigade le 5 juin 1877. Brigade Epinal Fontainebleau. En novembre 1887, il finit sa brillante carriere comme inspecteur de la cavalerie française. Il est mis au cadre de réserve en 1890. Il est promu grand officier de la Légion d'honneur le 12 juillet 1890. Il prit sa retraite dans sa propriété de Volontaz qu'il aimait tant.

"Son affection pour les siens se manifeste par la régularité de ses correspondances, la longueur de ses lettres, la franchise des sentiments exprimés, le souci de connaitre les évènements familliaux." "Henri Putz"

Charles Goybet aide de camp du général de division le comte Trotti ecrit à son pere Antoine Goybet devant Sebastopol. Son père est un notable (1787-1867). il est syndic de sa commune sous le regime sarde avant d'en être le maire apres 1860 et il partage sa vie dans le bourg d'yenne et à son domaine de volontaz.

kamara le 7 Septembre 1855.

Mon cher Papa,

l'on a commencé à bombarder Sebastopol le 4 de ce mois, et au moment ou je t"ecris cela continue ; c'est un roulement continuel de coups de canons, comme on n'en a jamais entendu, et cela dure jour et nuit, de sorte qu'il faut avoir bien sommeil pour s'endormir avec un tintamare semblable. De notre camp, nous avons été spectateurs pendant la nuit d'avant hier et d'hier d'un magnifique incendie, c'etaient deux vaisseaux russes qui ont éré incendiés par les batteries; d'ici l'on ne pouvait pas voir les flammes, mais l'on voyait une lueur dans le ciel du coté de Sebastopol comme le lever de soleil et cela a duré toute la nuit. J'ai été hier dans l'après midi voir Sebastopol, mais je n'ai pu beaucoup distinguer; il y avait du vent très fort et puis la fumée de la poudre empechait de bien voir; mais ce que j'ai pu remarquer c'est que les russes repondent très faiblement, la tour Malakof ne répond pas du tout; tous les parapets sont endommagés, et les français ont déja poussé leur travaux d'approche jusque dans le fossé, aussi j'espere bien que l'on la prendra, parce qu'une fois Malakof pris, l'on peut bruler tous les vaisseaux qui sont dans le port et couper la communication de Sébastopol, avec le reste des forts. Comme la ligne de défense des Russes est très étendue, l'on a adopté dans le bombardement une très bonne méthode qui consiste en ce que l'on commence à bombarder sur la droite et puis l'on cesse tout à coup; les russes présument qu'on va donner l'assaut, alors ils massent des troupes dans les tranchées, alors on recommence à tirer et comme les tranchées sont pleines cela leur tue beaucoup de monde et l'on continue toute la journée de cette maniere là et eux sont obligés de se tenir en garde parce qu'au moment ou ils s'attendront le moins, on montera à l'assaut........ Nous avons un climat très changeant et nous avons eu un vent chaud avec quelques gouttes de pluie, ce matin au contraire, c'est un vent très froid qui ressemble à nos vents froids du commencement de Novembre; et tu peus voir à mon écriture qui se ressent de l'atmosphère froide. J'ai reçu hier une lettre de Laurent du 20 Aout, tu peux lui dire que j'ai parfaitement reçu sa lettre ainsi que la chartreuse; mais quand j'ai écrit, je ne l'avais pas encore reçue; ici c'est très facile de recevoir les lettres 8 à 10 jours plus tard de ce qu'on devrait les recevoir. Quand à la serge de Sardaigne que Laurent m'offre, cela me serait très utile mais si tu m'envoie le grand paletot que j'ai demandé, cela me suffira ; il faudra aussi m'envoyer des bas de laine, mais Laurent m'a dit que la maman y travaille déja; parce qu'il ne faut pas que l'on se fasse des illusions sur notre position, nous sommes presque certains de passer l'hiver ici; aussi les Français font des chemins de fer pour aller à leur campement et tu conçoit que si l'on devait s'embarquer, ce ne serait jamais notre armée qui serait la première. Laurent (son frere) m'a dépeint le triste état de nos vignes, c'est vraiment du malheur: Quand il n'y a pas de maladie, il faut que cette maudite tempete vienne encore s'en meler;heureusement que les récoltes étaient presque toutes rentrées; il m'a donné aussi des nouvelles de notre machine à blé, il ne parle pas non plus d'Apollon et de la Saumette qui je crois se portent mieux que mes chevaux car la très mauvaise intendance militaire, qui pour notre malheur se trouve Crimée, les laisse deux ou trois jours sans leur donner d'avoine et se justifie en disant qu'ils n'en ont point. Imagine-toi que maintenant le temps est beau, la mer excellente, ils n'ont des provisions que pour la journée ( quand ils en ont!) aussi cet hiver nos chevaux crèveront de faim; le foin qu'on leur donne est quelquefois si mauvais qu'ils ne veulent pas le manger quoiqu'ayant faim. Pour nous les distributions sont assez régulieres, pourvu que cela continue ! mais ici tout le monde est d 'accord pour dire que notre intendance militaire est tout ce qu'il y a de plus mauvaise et pire que celle des Turcs.

Adieu mon cher papa, embrasse bien de ma part la maman et dis lui qu'elle se tranquillise. Embrasse aussi Alexis, Pierre Laurent et Célina ainsi qu'antoine, qui doit déja être un beau garçon. Donne moi des nouvelles des démarches d'Alexis. Je t'embrasse de tout mon cœur et suis ton affectueux et respectueux fils Charles.


-Pierre Luc Goybet

frere de Charles est né le 23 mai 1828 et décede le 6 Mars 1896. Il est avocat à la Cour et conseiller général de Savoie.

Pierre Goybet, conseiller général, avocat à Chambéry, monarchiste catholique, frère du général et du secrétaire général de la préfecture se présente aux élections législatives de 1876.

les sentiments des familles conservatrices à l'égard de la commune sont très bien dépeintes dans une lettre de Pierre à son frère Charles. le 15 mai 1871.

"Lorsque tu nous a quitté , je ne pouvais prévoir que tu irai recommencer cette affreuse guerre. Heureusement tu n'es pas destiné à prendre part très directe au siege ou la cavalerie ne peut jouer un rôle principal. Cependant , si tu n'en cours pas tous les dangers , tu en as tous les ennuis et j'espère bien que tu les fais payer aux gredins qui tombent entre tes mains. Cette race de Parisiens n'inspire vraiment pas grand intérêt ; perversité en bas, ou légereté en haut. c'est à desesperer de voir Paris se relever jamais .

L'auteur ajoute une indication relative à l'atmosphère de la préfecture de Chambery ou Laurent Goybet exerçait les fonctions de conseiller. "Laurent s'est presque établi à Yenne fuyant la préfecture ou sa situation est toujours plus difficile, car le mouvement Republicains est accentué à Chambery par les nouvelles elections et emporte completement notre préfet qui vogue à toute voile dans l'element Parent et Pyton l'avoué qui est nommé Maire sur le choix ou plutôt l'injonction du conseil municipal dans lequel trône le fameux Michard et l'énergumene Carret, francs communards assistés de 6 à 8 individus d'une notoriété moindre mais d'égale valeur."


-Laurent Goybet

Il est né le 13 Septembre 1833 et décède le 28 juin 1912. Il est conseiller de préfecture à Nice puis grand juge à Monaco, chevalier de la Légion d'honneur et des St Maurice et Lazare, marié sans postérité.


-Alexis Goybet

Il est né le 30 Septembre 1820 et baptisé le 9 octobre à Yenne, conseiller à la Cour, il mourut à Chambéry le 29 novembre 1893. Il avait épousé en 1853 Céline Grange, 1830-1884 fille de François de Rose de la Haye du Coudray et eut 8 enfants dont :

- Antoine (1854-1901) - François (1856-1886), religieux - Feliçie (1856-1856). - Charles avocat (1859-1888) - Therese 1863-1927) épouse Cyprien Château, ingénieur - Louis (1864-1953), ingénieur E.C.I., chimiste - Joseph(1865-1872)

- Marguerite, (1878-1961) épouse Marcel Putz, colonel d'infanterie :

. dont madeleine née à Caen en 1903 épouse Henri Burguburu ingenieur (dont Pierre ingenieur, Maita, Jacques, Philippe, Anne-Marie, Alix)

. Dont Gabriel (1904-1957) colonel d'infanterie mort pour la France en Algérie dont François, Marie Hélène, Michel, Dominique

. Dont Sabine née a Caen le 15 Juillet 1906, infirmiere. . Elisabeth . Henri, professeur agégé dont posterité . Marie Françoise épouse René Charbonneau dont posterite. . Maurice, officier de marine 1914, ingénieur dont postérite . Genevieve, née en 1919, èpouse Bernard Merceron, attaché à l'inspection de la Banque de France dont postérité. . Bernard, 1921 épouse Anne Gindre dont postérité . Andrée, épouse Jacques Dullin.

Lettre d'Alexis à son frère Charles au moment de l'annexion de la Savoie par la France.

Chambéry le 29 mai 1860.

Ta nomination a été un sujet de joie pour la famille. MM Grange, Besson et tes amis de Chambery sont charmés de te voir passer en France avec le grade de chef d'escadron. C'est une belle place. Les lenteurs de la Chambre à quelque chose sont utiles et ce n'est pas nous qui avons à quereller les députés. Du reste, leurs regrets nous font honneur. Ils nous connaissent et nous estiment. "Nous avons ici une garnison des plus nombreuses, au moins 4000 hommes. On rencontre des soldats partout. Ces diables de Français pénètrent dans tous les coins. Ils parcourent la campagne en tous sens, fouillent tous les recoins; ce doivent être de bons fourrageurs. Le pays est tranquille bien que le commerce souffre. La frontière est encombrée de marchandises qui attendent que la douane disparaisse. On fait provision de sucre et on laisse les draps, les cotons, les cuirs, les fers ouvrés, etc, etc, M. Grange gagnera beaucoup pour ses fontes. Il en a des quantités dont il ne veut pas se défaire.

Nos appointments ont augmenté; pour moi, j'aurai plus de deux mille francs et le rang de procureur impérial. Je ne sais si on maintiendra longtemps le bureau des pauvres; si on le supprime, Je pense ne pas y perdre.

Chambéry se prépare à feter dignement la réunion à la France. On va faire de grandes illuminations, des bals et des repas publics. Déja la ville regorge de Français et les Hotels sont encombrés ... à cause du vote de la Chambre qu'on attend ce soir..... Je pense bien que tu auras soin d'entrer en fonction et de te faire reconnaitre promptement . On a dit que les militaires de tous les grades seront appelés immédiatement à revenir, aussi ne te mets pas en grand frais de costume. Tu gagnes joliment au change car les officiers Français ont des chevaux fournis par l'Etat et choisis par eux. Les chefs d'escadrons sont les premiers servis.

P.S. : "Le télégramme apporte la nouvelle de l'adoption du traité par le parlement . M. Dullin vient d'etre nommé officier de l'Ordre de de Saint Maurice et Président des Assises. Il me charge de te complimenter. Son idée était que tu opterais pour rester au service du Piemont parce que , avant peu, tu passerais Colonel, mais je ne te le conseille pas; dans l'armée Française tu as des chances d'avancement. La guerre se prépare . Les officiers Sardes de cavalerie ne porteront pas ombrage et tu es Français par la mère. Jules Récamier est au mieux avec le General Forey qui a diné chez lui à son passage pour la campagne d'Italie . Tu sais aussi que M. Baraguay d'Hlliers est très bien avec le gendre de M. Labatie . Adieu, mon cher ami, je te réserve une carte de France en relief pour que tu connaisses les plaines et les montagnes de notre nouvelle patrie ....".

Personnalités

  • Antoine Goybet (1787-1867), premier maire d'Yenne
  • Charles Goybet (1825-1910), général de division, inspecteur général de la cavalerie française
  • Pierre Luc Goybet (1828-1896), avocat à la Cour de Chambéry et conseiller général de Savoie
  • Laurent Goybet (1833-1912), conseiller de préfecture à Nice puis grand juge à Monaco, chevalier de la Légion d'honneur et des St Maurice et Lazare
  • Mariano Goybet (1861-1943), général de division, grand officier de la Légion d'honneur
  • Victor Goybet (1865-1947), général de division
  • Henri Goybet (1868-1958), capitaine de vaisseau
  • Pierre Goybet (1887-1963), contre-amiral
  • Pierre Adrien Goybet (1922-1995), chef de bataillon

Alliances

Les principales alliances de la famille Goybet sont :

Armes, devise

  • Goybet (branche qui avait été anoblie en 1758) : D'azur à la fasce d'or, accompagnée en chef de trois étoiles d'argent, et en pointe un croissant du même

Devise

"Quocunque vocer" (J'irai là où l'on m'appelle)

Photos

Image.GOYBET.JPG

Description des photos

En partant de la gauche vers la droite de haut en bas :

-Charles Goybet, général de division (1825-1910)

-Fort Goybet, à Damas

-Victor Goybet, général de division (1865-1947)

-Perre Goybet, contre-amiral (1887-1963)

-Mariano Goybet, général de division (1861-1943)

-Marie Bravais (1836-1913) et son mari Jules Goybet industriel (fils de Louise de Montgolfier et d'Alexis Goybet) (1823-1912) qui encadrent Le chevalier Pierre Adrien Goybet, chef de Bataillon (1922-1995)

-Théodore Lespieau, général de division (1829-1911)

-Henri Goybet, capitaine de vaisseau (1868-1958)

-Tableau "La vierge du Vietnam" de Pierre Adrien Goybet

-Antoine Goybet, premier maire d'Yenne (1787-1867)

La famille Goybet dans l'Association des Honneurs Héréditaires (A.H.H.)

L'A.H.H. regroupe les familles qui comptent 3 générations consécutives en ligne masculine dans l'ordre de la Légion d'honneur. L'ordonnance royale (Louis XVIII) du 8 octobre 1814, jamais abrogée, dispose que lorsque l'aïeul, le fils et le petit fils auront successivement été membres de la Légion d'honneur, le petit fils sera noble de droit et transmettra la noblesse à toute sa descendance. L'A.H.H. se propose de contribuer au prestige de la Légion d'honneur et au soutien des valeurs morales de maintenir parmi ses membres les traditions d'honneur et d'attachement au service de la nation.

Général de division Mariano Goybet, grand officier de la Légion d'honneur.

Contre amiral Pierre Goybet, commandeur de la Légion d'honneur.

Chef de bataillon Adrien Goybet, chevalier de la Légion d'honneur.

Nous citerons également l'autre arrière grand père d'Henri Goybet, à savoir le capitaine de vaisseau Henri Goybet, commandeur de la Légion d'honneur.

D'autres membres de la famille Goybet se sont distingués dans cet ordre : Le frère de Mariano et d'Henri, le général de division, Victor Goybet grand officier de la Légion d'honneur. Le fils de Victor, le colonel Charles Goybet, officier de la Légion d'honneur. Le fils du frère d'Alexis Goybet, le général de division Charles Goybet grand officier de la Légion d'honneur. Le frère de Charles, Laurent Goybet, grand juge de Monaco, chevalier de la Légion d'honneur. Le père de Charles et frère d'Alexis, Antoine Goybet, maire de Yenne, chevalier de la Légion d'honneur

Théodore Lespieau, général de division, beau-père de Mariano et aïeul de tous les descendants de celui-ci, fut grand officier de la Légion d'honneur

On notera que les familles Jaillard et Putz, parentes des Goybet, ont également des lignées de 3 légionnaires consécutifs.

Les liens de la famille Goybet avec les États-Unis d'Amérique

Le général Mariano Goybet commanda une division de noirs américains, fut décoré de la Distinguished Service Medal par le général Pershing et entretint une correspondance avec Rudyard Kipling.

L'amiral Pierre Goybet reçut chez lui les généraux Patton, Kees et Wilburg.

Référence.png Notes et références

  1. François Rabelais, Des songes drolatiques de Pantagruel, commentaire d'Esmangart et Eloi Johanneau, chez Dalibon, 1823, p. 78, note 7.
  2. Site parlant des "Red Hand" [1].
  3. Randonnées à ski à fort dénivelé avec peaux de phoque, combat par - 20 degrès dans la neige, construction d'igloos, recherche de secours aprés avalanches, damages pour équipe de France de ski, courses sur glacier, escalade et marches intensives plus l'entrainement classique du soldat.

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Extraits de l'œuvre d'art de la famille Goybet : livre à enluminures de 200 pages du général Mariano Goybet dont le blason est extrait
  • Livre d'Henri Jaillard : Les Goybet de la vallée de Yenne, 25.08.1964
  • Correspondance de Charles Goybet détenue par Henri Putz
  • Informations de Pierre Jaillard Président de l'héraldique de France, auteur du livre les Blasons Hachette 2013
  • Informations d'Henri Goybet, arrière-petit-fils de Mariano : Henri Goybet from his websit famille d'Henri Goybet - Familly book written by Mariano Goybet between 1898 and 1931 - Negro Combat Troops in the World War by Chester D. Heywood 1928 - The American Negro in the World War by Emmet J. Scott 1919 - Henri Jaillard Les Goybet de la vallée de Yenne 25.08.64 - Note from Richard Ford - Informations d’Henri Goybet - Photograph and Illustrations by D. Lester Dickson - Others illustrations from the family book by Mariano
  • Théophile Lamathière, Le Panthéon de la Légion d’honneur, tome VIII
  • Alfred Anthonioz, Généraux savoyards, Genève, 1912
  • Jacques Lovie, La Savoie dans la vie française, P.U.F.
  • Compte-rendu de Jacques Lovie, 13 avril 1977 sur le livre de Henri Putz "Une éducation militaire sarde"

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