Famille Dupuy de La Riverolle : Différence entre versions

De Geneawiki
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
m
(Honneurs de la Cour. Celer des informations clefs nuit à Généawiki. Voir PdD.)
Ligne 9 : Ligne 9 :
  
 
== Histoire ==
 
== Histoire ==
Une généalogie manuscrite (non signée non daté, cachet "Bibliothèque Royale) intitulée  « ''Mémoire sur la famille de "DuPuy" en Albigeois, Province de Languedoc'' » contenue dans le dossier des preuves présentées par « ''Marc Antoine du Puy, seigneur de la Riverolles et de La Bousquetié au diocèse de Lavaur'' » à Louis Nicolas Hyacinte Chérin pour son admission aux honneurs de la cour en 1789, donne à cette famille une filiation remontant à 1190 et la présente comme une branche de la famille Delpuech de Cagnac (de l'Albigeois) par « ''Pierre du Puy, écuyer, habitant de castres, commandant de Figeac'' » donné comme « ''2e fils du 2e mariage de Guy du Puy, écuyer, seigneur de Cagnhac et coseigneur de Carmoux'' »<ref name="Mémoire">[https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/25/G%C3%A9n%C3%A9alogie_de_la_famille_du_Puy-Montbrun%2C_Albigeois_%28Manuscrit_Ch%C3%A9rin%29.pdf Fond Chérin, cote 165, dossier 3341, « Mémoire sur la famille de Dupuy en Albigeois, Province de Languedoc » non signé, auteur anonyme.]</ref>.<br>  
+
Une généalogie manuscrite (non signée non daté, cachet "Bibliothèque Royale) intitulée  « ''Mémoire sur la famille de "DuPuy" en Albigeois, Province de Languedoc'' » contenue dans le dossier des preuves présentées par « ''Marc Antoine du Puy, seigneur de la Riverolles et de La Bousquetié au diocèse de Lavaur'' » à Louis Nicolas Hyacinte Chérin pour son admission aux honneurs de la cour en 1789, donne à cette famille une filiation remontant à 1190 et la présente comme une branche de la famille Delpuech de Cagnac (de l'Albigeois) par « ''Pierre du Puy, écuyer, habitant de castres, commandant de Figeac'' » donné comme « ''2e fils du 2e mariage de Guy du Puy, écuyer, seigneur de Cagnhac et coseigneur de Carmoux'' »<ref name="Mémoire">[https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/25/G%C3%A9n%C3%A9alogie_de_la_famille_du_Puy-Montbrun%2C_Albigeois_%28Manuscrit_Ch%C3%A9rin%29.pdf Fond Chérin, cote 165, dossier 3341, « Mémoire sur la famille de Dupuy en Albigeois, Province de Languedoc » non signé, auteur anonyme.]</ref>.<br>
 +
 
 +
 
 +
Les travaux les plus récents sur la portée aujourd’hui convenue des Honneurs de la Cour, ceux du Vicomte de Marsay (1932)<ref> De l’âge des privilèges au temps des vanités, Vicomte de Marsay, Éditions Contrepoint, 4,rue Cassette, Paris 6ème, réédition de 1977, Chapitre XII, pages 90 à 135.</ref>, de Philippe du Puy de Clinchamps (1996)<ref>La Noblesse, Philippe du Puy de Clinchamps, Éditions Patrice du Puy, ICC, 28, rue Geoffroy Saint-Hilaire,75005, Paris.</ref> et de François Bluche<ref>Les Honneurs de la Cour, François Bluche, Éditions Patrice du Puy, ICC, 28, rue Geoffroy Saint-Hilaire,75005, Paris.</ref> <ref group=note> Le lecteur moins au fait de la procédure d’admission aux Honneurs de la Cour pourra retenir des travaux (1932-1933) réédités (1977) du Vicomte de Marsay qu’il a fait la synthèse de publications antérieures - celles notamment de Courchamps avec ses Souvenirs de la  Marquise de Créquy, de Borel d’Hauterive, de Woelmont et de Chaix d’Est-Ange - qu’il a complété par des recherches considérables dans de très nombreuses archives, dans les rapports des généalogistes du Roi, dans de nombreuses lettres écrites à Louis XVI par des gentilshommes qui n’avaient pas été agréés et qui sont autant d’informations de première main.<br>
 +
Le lecteur pourra retenir aussi l’ouvrage de François Bluche (2000) entièrement consacré aux Honneurs de la Cour où il complète avec se propres recherches celui du Vicomte de Marsay. Il établit surtout «un catalogue aussi complet et sûr qu’il se pouvait des familles admises aux Honneurs la Cour» malgré «les titres les plus fantaisistes, les orthographes les plus variées» qui ont rendus «la restitution des patronymes» comme «la partie la plus délicate de son travail».
 +
Enfin, Philippe du Puy de Clinchamps (1959) fournit un ouvrage particulièrement accessible d’abord paru dans la collection « Que sais-je »et considéré comme probablement l’une des meilleures synthèses sur le sujet de la Noblesse. Sa contribution sur les Honneurs de la Cour est très précise.</ref> assurent avec cette admission l’état noble du requérant<ref group=note> L’admission relève de l’agrément personnel du Roi, lequel ne peut être considéré comme preuve de noblesse. Si « le généalogiste du Roi établissait un mémoire, ce rapport était mis sous les yeux du Roi qui prenait la décision de son goût ». <br>
 +
Philippe de Clinchamps (qui vient d’être cité, op.cit.page 64) présente clairement les deux catégories de gentilhomme admis:  1/ « les familles dont la noblesse sans principe » (i.e.sans avoir été anoblies) « remonte au moins à 1400 » et 2/ « les familles dispensées d’ancienneté pour leur services ou par bon plaisir » du Roi.(op.cit. page 63).<br>
 +
Pour les premières François Bluche observe que « les Honneurs de la Cour sont devenus un exercice de preuve nobiliaire ». Il ajoute que « la plupart des gentilshommes (…) ne se préoccupent que de faire à la Cour trois petits tours et puis s’en vont en leur province montrer la qualité de leur noblesse (…) dont la preuve des carrosses est la condition ».<br>
 +
Philippe du Puy de Clinchamps conclut en disant de l’ensemble des filiations présentées en vue de l’admissions que, « si quelques unes de ces filiations sont erronées, si plus d’une est inexacte aux yeux de l’historien, aucune cependant ne soutient être noble une famille qui n’appartenait pas au deuxième ordre de l’Etat ».
 +
Ainsi, aux très rares exceptions de fraude près ou aux cas rares d'excessive tolérance que ces auteurs ont explicitement analysés et cités, ils assurent que toutes les familles admises à monter dans les carrosses ont été nobles.</ref> et, pour «462 familles, un filiation absolument conforme au règlement de 1759 quant à l’obligation d’ancienneté»<ref>Philippe du Puy de Clinchamps, op.cit. page 63.</ref>.
 +
 
 +
Marc-Antoine Guillaume du Puy a été admis aux Honneurs de la Cour nonobstant la condamnation pour usurpation de noblesse prononcée contre Jean du Puy, son bisaïeul<ref>[http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9063943r/f15.item ''Compte général de la recepte des amendes payées par les faux nobles, en exécution des jugemens de Mr de Bezons, intendant en Languedoc’’.]</ref> et un autre membre de sa famille. <ref>[https://books.google.fr/books?id=SWpHAAAAYAAJ&pg=PA95&dq=Dupuy,+sieur+de+Riverolles,+Durfort,+sieur+de+Rouz%C3%A8gues&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj8idWD1MbeAhUTwMQHHdMfAiQQ6AEIKjAA#v=onepage&q=Dupuy%2C%20sieur%20de%20Riverolles%2C%20Durfort%2C%20sieur%20de%20Rouz%C3%A8gues&f=false ''Inventaire-sommaire des Archives départementales de la Haute-Garonne  antérieures à 1790'', 1878, page 95 : Intendance du Languedoc Jugements d’usurpation de noblesse (1697-1716) rendus par M de Lamoignon, intendant de Languedoc, contre Dupuy, sieur de Riverolles.]</ref> <br>
 +
Le Mémoire, rapport de la présentation<ref group=note>On lit en marge du paragraphe du mémoire consacré à Marc-Antoine- Guillaume du Puy que « c’est le Vte du Puy » qui sollicite l’admission aux Honneurs de la Cour</ref> de Marc-Antoine-Guillaume du Puy<ref name="Mémoire"></ref> cite explicitement et prend en compte <ref group=note> Le lecteur qui s’est intéressé au règlement de l’admission (Marsay op.cit page 91 ou Bluche op.cit. page 14) peut être étonné que le Roi ait lui-même interdit (« Défend Sa Majesté audit généalogiste ») « d’admettre (…) aucun des jugements rendus par Ses différentes commissions lors des diverses recherches de noblesse faites dans le royaume, et de ne recevoir (…) que des originaux des titres de famille ». C'est peu dire de la suspicion qui s'attache à ces jugements. On voit ci-dessous que Colbert a porté un jugement sévère sur la façon indigne dont s’est faite la Recherche. Quoiqu’il en soit on voit aussi que le généalogiste du Roi tient quand même compte des jugements d’usurpation pour en faire le procès quand cela lui paraît nécessaire, ce qui a été le cas pour Marc-Antoine-Guillaume du Puy</ref> la condamnation de Jean du Puy, «''déclaré usurpateur de noblesse par jugement de Bazin de Bezons, intendant du Languedoc le 26 septembre 1668 et comme tel condamné à une amende''».
 +
 +
Le Mémoire regrette tout aussi explicitement « ''l(a) condamnation prononcée contre Jean du Puy ''», et maintient Marc Antoine Guillaume dans sa « ''noblesse d’ancienne race et chevalerie ''».
 +
Une lettre manuscrite reproduite ci-dessous<ref> Bibliothèque Nationale, Paris, site Richelieu, Département des manuscrits, Fonds Chérin 165, Microfilm MF 21201, dossier 3341</ref> du généalogiste de ordres du Roi destinée au Roi en date du 19 septembre 1788<ref>Le généalogiste des ordres du Roi en 1788 est Louis-Nicolan-Hyacinthe Chérin</ref> fournit l’explication. Après un exposé en début de sa lettre le généalogiste poursuit: « ''D’après cet exposé on ne conservera donc aucun préjugé défavorable des condamnations prononcées par M.Bazin de Bezons contre les auteurs du Vte du Puy surtout si l’on considère que les troubles du protestantisme dont ils faisaient profession les avaient privés d’une partie de leur titres au moment de la recherche des faux nobles ''».
 +
 
 +
Colbert rappelle dans son testament politique, en 1683 deux ans avant la révocation de l’Édit de Nantes,« ''que la manière dont s’est faite la Recherche a été extrêmement à charge.''» Il ajoute qu’il « ''faut en faire une bonne fois une recherche exacte, mais qui ne passe point pas les mains des Partisans ''».<ref>Les Recherches de la Noblesse (1666-1729), Arnaud Clément, Éditions Patrice du Puy, 28, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75015, Paris.</ref>. <br>
 +
Marc Antoine Guillaume du Puy a été admis en 1789 après qu’ait été mis fin à la proscription des protestants par L’Édit de Tolérance de Louis XVI (1787)<ref>[http://huguenotsweb.free.fr/histoire/edit1787.htm voir l’Édit.]</ref>  
 
Marc Antoine Guillaume Dupuy (nom légal mentionné dans l'acte de baptême de son fils Antoine Louis en 1776)<ref name="baptême 1776"/> ''alias'' « Marc Antoine Guillaume du Puy, seigneur de la Riverolles et de La Bousquetié » (nom donné dans le dossier pour les honneurs de la cour)<ref name="Mémoire"/> fut admis aux Honneurs de la Cour le 3 mars 1789 sous la qualification de « ''vicomte du Puy-Melgueil'' »<ref name="Saint-Allais 48"/>. ''La gazette de France'' (mars 1789) mentionne un vicomte du Puy-Melgueil qui eu l'honneur d'être présenté au roi le 3 mars eut celui de monter dans les voitures de Sa Majesté, et de la suivre à la chasse<ref>[http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6386537r/f4.item.zoom Gazette de France n°20 10 mars 1789]</ref><ref> [http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6386539k/f4.item.zoom Gazette de France n°22 17 mars 1789 (corectif)].</ref>.
 
Marc Antoine Guillaume Dupuy (nom légal mentionné dans l'acte de baptême de son fils Antoine Louis en 1776)<ref name="baptême 1776"/> ''alias'' « Marc Antoine Guillaume du Puy, seigneur de la Riverolles et de La Bousquetié » (nom donné dans le dossier pour les honneurs de la cour)<ref name="Mémoire"/> fut admis aux Honneurs de la Cour le 3 mars 1789 sous la qualification de « ''vicomte du Puy-Melgueil'' »<ref name="Saint-Allais 48"/>. ''La gazette de France'' (mars 1789) mentionne un vicomte du Puy-Melgueil qui eu l'honneur d'être présenté au roi le 3 mars eut celui de monter dans les voitures de Sa Majesté, et de la suivre à la chasse<ref>[http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6386537r/f4.item.zoom Gazette de France n°20 10 mars 1789]</ref><ref> [http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6386539k/f4.item.zoom Gazette de France n°22 17 mars 1789 (corectif)].</ref>.
  
Ligne 104 : Ligne 122 :
 
Fichier:Décès 5 novembre 1694 Jean Dupuy sieur de la Bousquetie.jpeg|thumb|right|150px|décès le 5 novembre 1694 de Monsieur Jean '''Dupuy''' sr de la Bousquetie. Registres de l'église Sainte-Cécile de Plane-Sylve à Saint-Paul-Cap-de-Joux (Tarn)
 
Fichier:Décès 5 novembre 1694 Jean Dupuy sieur de la Bousquetie.jpeg|thumb|right|150px|décès le 5 novembre 1694 de Monsieur Jean '''Dupuy''' sr de la Bousquetie. Registres de l'église Sainte-Cécile de Plane-Sylve à Saint-Paul-Cap-de-Joux (Tarn)
 
Fichier:Baptême 1776 Antoine Louis Dupuy.jpg|thumb|right|150px|Baptême le 11 octobre 1776 d'Antoine Louis '''Dupuy de la Riverole''', fils de Marc Antoine Guillaume '''Dupuy''' et de Marie Anne de Babut. Registres de l'église Sainte-Cécile de Plane-Sylve à Saint-Paul-Cap-de-Joux (Tarn)
 
Fichier:Baptême 1776 Antoine Louis Dupuy.jpg|thumb|right|150px|Baptême le 11 octobre 1776 d'Antoine Louis '''Dupuy de la Riverole''', fils de Marc Antoine Guillaume '''Dupuy''' et de Marie Anne de Babut. Registres de l'église Sainte-Cécile de Plane-Sylve à Saint-Paul-Cap-de-Joux (Tarn)
 +
Fichier:Pièce Chérin png.png|thumb|150px|right|Le généalogiste du Roi en 1788 est Louis-Nocolas-Hyacinthe-Chérin. Le lecteur intéressé voit son écriture et son paraphe
 +
 
</gallery>
 
</gallery>
  
Ligne 126 : Ligne 146 :
 
Les principales alliances de la famille du Puy de La Riverolle sont : Terson, Quinquiry, de Rotolp, Le Roy, de Gineste, de Rivenc, Dupuy du Tour, Marchand, Ranchin, de Babut-Nogaret etc.
 
Les principales alliances de la famille du Puy de La Riverolle sont : Terson, Quinquiry, de Rotolp, Le Roy, de Gineste, de Rivenc, Dupuy du Tour, Marchand, Ranchin, de Babut-Nogaret etc.
  
== {{Notes et références}} ==
+
== Notes et références ==
<references/>
+
=== Notes ===
 +
{{Références|groupe=note}}
 +
=== Références ===
 +
{{Références}}
  
 
== {{Bibliographie}} ==
 
== {{Bibliographie}} ==

Version du 29 décembre 2018 à 13:07

La famille Dupuy de la Riverolle[1] alias du Puy de la Riverolle, olim Dupuy[2] et Dupuy de la Bousquetie[3] est une famille protestante originaire de Castres (Tarn), fixée au début du 17e siècle à Puylaurens (Tarn) et ensuite au château de la Bousquetie à Saint-Paul-Cap-de Joux (Tarn). Elle s'est éteinte en 1852 avec Antoine louis vicomte Dupuy-Melgueil (né Dupuy de la Riverole et autorisé en 1828 à substituer au nom la Riverole celui de Melgueil), décédé sans postérité le 22 janvier 1852 à Montauban[4].
Elle compte parmi ses membres un juge et conseiller du roi à Puylaurens, un avocat à la cour, des pasteurs, des officiers décorés de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, un capitaine d'infanterie gentilhomme ordinaire de la chambre du roi en 1661 (branche Dupuy du Tour) etc.

Origines

Les vicissitudes qu'a subi la famille Dupuy à la suite de la Révocation de l'édit de Nantes ont été restituées et relatées par deux historiens du protestantisme : Géraud Dumons dans Les réfugiés du pays castrais' (1912)[5] et Gaston Tournier (1872-1945) dans Deux compagnons d'infortune: Jérémy Dupuy et Jean Mascarenc, victimes de la Révocation de l'édit de Nantes dans le pays castrais (1685-1688)[6].

Histoire

Une généalogie manuscrite (non signée non daté, cachet "Bibliothèque Royale) intitulée « Mémoire sur la famille de "DuPuy" en Albigeois, Province de Languedoc » contenue dans le dossier des preuves présentées par « Marc Antoine du Puy, seigneur de la Riverolles et de La Bousquetié au diocèse de Lavaur » à Louis Nicolas Hyacinte Chérin pour son admission aux honneurs de la cour en 1789, donne à cette famille une filiation remontant à 1190 et la présente comme une branche de la famille Delpuech de Cagnac (de l'Albigeois) par « Pierre du Puy, écuyer, habitant de castres, commandant de Figeac » donné comme « 2e fils du 2e mariage de Guy du Puy, écuyer, seigneur de Cagnhac et coseigneur de Carmoux »[7].


Les travaux les plus récents sur la portée aujourd’hui convenue des Honneurs de la Cour, ceux du Vicomte de Marsay (1932)[8], de Philippe du Puy de Clinchamps (1996)[9] et de François Bluche[10] [note 1] assurent avec cette admission l’état noble du requérant[note 2] et, pour «462 familles, un filiation absolument conforme au règlement de 1759 quant à l’obligation d’ancienneté»[11].

Marc-Antoine Guillaume du Puy a été admis aux Honneurs de la Cour nonobstant la condamnation pour usurpation de noblesse prononcée contre Jean du Puy, son bisaïeul[12] et un autre membre de sa famille. [13]
Le Mémoire, rapport de la présentation[note 3] de Marc-Antoine-Guillaume du Puy[7] cite explicitement et prend en compte [note 4] la condamnation de Jean du Puy, «déclaré usurpateur de noblesse par jugement de Bazin de Bezons, intendant du Languedoc le 26 septembre 1668 et comme tel condamné à une amende».

Le Mémoire regrette tout aussi explicitement « l(a) condamnation prononcée contre Jean du Puy », et maintient Marc Antoine Guillaume dans sa « noblesse d’ancienne race et chevalerie ». Une lettre manuscrite reproduite ci-dessous[14] du généalogiste de ordres du Roi destinée au Roi en date du 19 septembre 1788[15] fournit l’explication. Après un exposé en début de sa lettre le généalogiste poursuit: « D’après cet exposé on ne conservera donc aucun préjugé défavorable des condamnations prononcées par M.Bazin de Bezons contre les auteurs du Vte du Puy surtout si l’on considère que les troubles du protestantisme dont ils faisaient profession les avaient privés d’une partie de leur titres au moment de la recherche des faux nobles ».

Colbert rappelle dans son testament politique, en 1683 deux ans avant la révocation de l’Édit de Nantes,« que la manière dont s’est faite la Recherche a été extrêmement à charge.» Il ajoute qu’il « faut en faire une bonne fois une recherche exacte, mais qui ne passe point pas les mains des Partisans ».[16].
Marc Antoine Guillaume du Puy a été admis en 1789 après qu’ait été mis fin à la proscription des protestants par L’Édit de Tolérance de Louis XVI (1787)[17] Marc Antoine Guillaume Dupuy (nom légal mentionné dans l'acte de baptême de son fils Antoine Louis en 1776)[1] alias « Marc Antoine Guillaume du Puy, seigneur de la Riverolles et de La Bousquetié » (nom donné dans le dossier pour les honneurs de la cour)[7] fut admis aux Honneurs de la Cour le 3 mars 1789 sous la qualification de « vicomte du Puy-Melgueil »[18]. La gazette de France (mars 1789) mentionne un vicomte du Puy-Melgueil qui eu l'honneur d'être présenté au roi le 3 mars eut celui de monter dans les voitures de Sa Majesté, et de la suivre à la chasse[19][20].

Ce rattachement à la famille Delpuech (Dupuy) de Cagnac est contredit par Barnabé Farmain de Rosoi qui indique dans les Annales de Toulouse (1772) que Pierre Delpuech (fils de Guy Delpuech seigneur de Cagnac et de demoiselle de Varagne) mourut sans postérité[21].

A partir de Nicolas Viton de Saint-Allais (en 1815)[22] qui donne une généalogie de cette famille (sous le nom du Puy-Melgueil qu'à cette date elle n'a jamais porté au cours des siècle), des auteurs ont repris ce rattachement à la famille Delpuech de Cagnac (de l'Albigeois) donné dans les preuves présentées pour les honneurs de la Cour.

En 1902 Le vicomte Albert Révérend écrit : « du Puy (Melgueil) de La Riverolle : cette maison d’ancienne noblesse du Languedoc, sortirait d’après une tradition des comtes de Comminges. Elle établir sa filiation suivie depuis Deodat du Puy, damoiseau de la Bastide, fils de Pons, qui épousa Helis de Lescure et testa le 20 juin 1394 »[23].

Les actes authentiques consultables de baptêmes, de mariages et de décès au 17e siècle[2] des membres de cette famille Dupuy originaire de Castres et à Puylaurens et les actes officiels de condamnation pour usurpation de noblesse à la fin du 17e siècle[24][25] ne leur attribuent aucune qualification nobiliaire et leur donnent le nom « Dupuy » et non « du Puy ».

La famille Dupuy de La Riverolle s'est éteinte en 1852 avec son dernier descendant Antoine-Louis Dupuy-Melgueil (né Dupuy de la Riverole, fils de Marc Antoine Guillaume Dupuy et de Marie-Anne de Babut[1], lieutenant-colonel d'infanterie, décédé sans postérité le 22 janvier 1852 à Montauban[4], titré vicomte héréditaire en 1827 et autorisé par ordonnance du 6 avril 1828 à substituer au nom La Riverole celui de Melgueil[26].

Noblesse

Marc Antoine Guillaume Dupuy (nom légal mentionné dans l'acte de baptême de son fils Antoine Louis en 1776)[1] alias Marc Antoine du Puy seigneur de La Riverolle et de la Bousquetier (nom donné dans le dossier présenté pour les honneurs de la cour) fut admis aux Honneurs de la Cour en 1789. Néanmoins, l'avis de Chérin pour les Honneurs de la Cour : « n’était revêtu d’aucune qualité publique, d’aucun caractère légal; il n’était pas appelé à trancher les questions litigieuses de noblesse et de généalogie »[27]. « Son travail sur telle ou telle famille ne valait en justice que comme factum, comme mémoire à consulter quelle que fût la confiance qu'inspira son auteur »[28].

Cette famille a été condamnée deux fois par décisions de justice pour usurpation de noblesse avec :

  • Jean Dupui de la Bousquetière (du diocèse de Lavaur) condamné pour usurpation de noblesse en 1676[24].
  • Dupuy, sieur de Riverolles condamné pour usurpation de noblesse par M. de Lamoignon entre 1697 et 1716[25].

Généalogie

La thèse selon laquelle la famille Dupuy de la Riverolle serait une branche cadette de la famille Delpuech de Cagnac (de l'Albigeois) s'est trouvée contredite au XXe siècle par deux historiens du protestantisme : Géraud Dumons dans Les réfugiés du pays Castrais (1912 et 1924)[5] [29] et l'érudit et historien protestant Gaston Tournier[30] dans Deux compagnons d'infortune Jérémie Dupuy, de Caraman - Jean Mascarenc, de Castres (1934)[6].

Ces deux auteurs donnent pour origine à cette famille Dupuy originaire de Castres et fixée à Puylaurens au début du 17e siècle, Pierre Dupuy protestant et notaire à Castres, consul en 1586 et 1593, marié à N de Terson. Ils donnent une filiation de cette famille suivie jusqu'à Marc-Antoine Dupuy (né en 1668, mort le 18 mars 1733) sieur de Laroque, marié à sa cousine Louise Dupuy du Tour, fille de Jean et de Marie de Fauriès.

Toutefois ces deux auteurs ne donne pas la descendance de Marc Antoine Dupuy, sieur de Laroque (nom légal dans son acte de décès)[31] qui a épousé Anne Dupuy de Tour, ce qui aurait permis d'être certain que tous ces auteurs parlent bien de la même famille (bien que les sources contradictoires s'accordent sur les prénoms, les noms, les dates de naissances, les dates de décès, les nom de terres, les noms des épouses etc. de cette famille Dupuy fixée à Puylaurens au début du 17 siècle etc.)

Nicolas Viton de Saint-Allais indique que ce même personnage qu'il nomme « Marc Antoine du Puy, seigneur de la Roque et de la Bousquetie (…) décéda le 18 mars 1733 (…) marié par contrat du 17 novembre 1697 à demoiselle Anne du Puy, fille de noble Jean, écuyer, seigneur du Tour et de demoiselle Marion et de Marie de Fauriès » fut :

  • le père de : « Louis Joseph du Puy seigneur de La Riverolle », marié le 12 janvier 1745 à Elisabeth Marchand
  • Le grand père de : « Marc Antoine du Puy seigneur de La Riverolle et de la Bousquetier », marié en 1770 à Marie Anne de Babut-Nogaret, admis à monter le 3 mars 1789 dans les carrosses du roi et à le suivre à la chasse sous la qualification de vicomte du Puy-Melgueil »[18].

Jean Dupuy, sieur de La Bousquetie, mort le 5 novembre 1694 et inhumé le 6 dans l'église Sainte-Cécile de Plane-Sylve à Saint-Paul-Cap-de-Joux( Tarn)[3] paya en 1676 une amende pour usurpation de noblesse, à la suite d'un jugement de M. Basin de Bezon, intendant du Languedoc et commissaire pour le roi pour la recherche des faux-nobles dans cette province [24]..
Il pourrait être le personnage nommé par Nicolas Viton de Saint-Allais « Jean du Puy, seigneur de la Bousquetie, officier d'infanterie (…) marié par contrat du 10 février 1664 avec mademoiselle de Gineste »[32]

En 1846 A du Mège écrit dans Histoire général du Languedoc : « En considération de la communauté d'origine des deux branches, et en souvenir de l'amitié qui avait toujours existé entre elles, M. le marquis du Puy-Montbrun-Rochefort, chevalier de la Légion-d'Honneur, consentit, par acte, passé à Montélimar, le 31 janvier 1828, devant le notaire Capus, à ce que la branche mâle du Puy-Melgueil joignit le nom de Montbrun au sien; et cette adjonction a été depuis établie par des actes. »[33].

  • Cette affirmation de A du Mège est contredite par le marquis de Magny qui écrit en 1846 dans le Livre d'or de la noblesse page 378 : « Monsieur le marquis du Puy-Montbrun… est aujourd'hui le seul et dernier représentant, chef des nom et armes de son illustre maison à laquelle il ne reconnaît aucune branche collatérale. Plusieurs tentatives ont été faites, notamment dans le XVIII* siècle et de nos jours, près du marquis du Puy-Montbrun et de son père, pour les engager à régulariser diverses usurpations du nom et des armes de leur maison, fondées sur une prétendue consanguinité, mais ses auteurs et lui ont toujours eu le regret de ne pouvoir admettre les reconnaissances qui leur ont été demandées, parce que jamais aucune des prétentions n'a paru ni justifiée, ni appuyée sur des preuves incontestables.. On pourrait cependant conclure des traditions et des preuves de M. le comte du Puy-Melgueil, chevalier de Malte, que l'ancienne maison qu'il représente a une origine commune, dès le temps des croisades, avec les du Puy, dauphinois. Le marquis du Puy-Montbrun-Rochefort est heureux de consigner ici ce témoignage de l'amitié héréditaire qui unit depuis longtemps ces deux familles, qui ont les mêmes souvenirs, les mêmes sentiments et les mêmes regrets d'être, jusqu'à présent, sans rejetons mâles »[34].
  • Cette affirmation de A du Mège est également contredite par André Borel d’Hauterive qui écrit en 1847 dans l'Annuaire de la Noblesse page 330 : « Le marquis du Puy-Montbrun ne reconnaît aucune autre branche issue de sa famille, dont la filiation suivie, authentique et légale, commence en 1267 : avec lui descendra dans la tombe l'illustre nom des du Puy-Montbrun, l'une des gloires du Dauphiné »[35].
  • Le vicomte Antoine-Louis Dupuy-Melgueil, dernier descendant de la famille Dupuy de la Riverolle, décédé sans postérité le 22 janvier 1852 à Montauban[4] n'a jamais porté le nom "du Puy-Montbrun".

Généalogie simplifiée

Selon les travaux de recherche publiés par Géraud Dumons et Gaston Tournier sur la famille Dupuy de Castres fixée à Puylaurens au début du 17e siècle et les actes de baptêmes, de mariages et de décès de l'église de l'église réformée de Puylaurens (Tarn) et de l'église Sainte-Cécile de Plane-Sylve à Saint-Paul-Cap-de-Joux (Tarn) :

  • I) Pierre Dupuy, notaire à Castres, consul en 1586 et 1593, et longtemps syndic de cette ville, marié à une demoiselle Terson qui lui donne quatre enfants : Jérémie, Samuel, Estelle, David.
    • II) Jérémie Dupuy, conseiller du roi, juge de Villelongue à Puylaurens de 1602 à 1642, épouse le 15 juillet 1607 Marie de Rotolp, dont :
      • III) Maitre Samuel Dupuy (+1650), avocat à la cour (Toulouse), sieur de la Bousquetié, marié le 31 mars 1640 à Caraman (Tarn)à Marie Le Roy (+1698)[36], dont :
        • IV) Jean Dupuy, né le 24 juillet 1642 à Puylaurens (Tarn)[2], sieur de la Bousquetié, mort le 5 novembre 1694 et inhumé le 6 dans l'église Sainte-Cécile de Plane-Sylve à Saint-Paul-Cap-de-Joux( Tarn)[3]. Marié le 10 février 1664 à madeleine de Gineste (1639-1692). Officier d’infanterie, abjura en 1677. Dont :
          • Philippe Dupuy (vers 1666-1690), sieur de la Bousquetié, émigra à la Révocation, fut capitaine des troupes anglaises, et fut tué à la bataille de La Boyne en 1690;
          • David Dupuy (vers 1669-1690), émigré à la Révocation, lieutenant en Angleterre. Il fut aussi tué à la bataille de La Boyne en 1690;
          • Samuel Dupuy, émigré à la Révocation, officier en Angleterre, où il se maria. On ignore sa postérité;
          • Marie, mariée en 1684 à Jacob Bruniquel du Thérondet, pasteur à Lacrouzette et à Briatexte. Tous deux se réfugièrent en Hollande lors de la Révocation;
          • Jacquette (ou Jeanne), marié à Guy-Aldonce de Chahornat, seigneur de Cabrilles;
          • V) Marc Antoine Dupuy, sieur de Laroque, né en 1668, mort le 18 mars 1733 à Saint-Paul-Cap-de-Joux (Tarn)[31], marié le 17 novembre 1697 à Anne Dupuy du Tour sa cousine, d'où 6 enfants :
            • Antoine Joseph Dupuy, médecin, marié à mademoiselle Ranchin. Il n'eut qu'un fils prêtre, mort à Cadix en Espagne où il avait émigré;
            • Jean-Samuel, religieux;
            • Madeleine;
            • Annne;
            • VI) Louis Joseph Dupuy, seigneur de la Riverolle, lieutenant d'infanterie, marié le 12 janvier 1745 à Castres (Tarn) à Elisabeth Marchand, dont :
              • VII) Marc-Antoine-Guillaume Dupuy (nom légal dans l'acte de baptême de son fils Antoine Louis Dupuy de la Bousquetie en 1776)[1], seigneur de La Riverolle et de la Bousquetié, marié le 29 avril 1770 à Castres (Tarn) à Marie-Anne de Babut-Nogaret. « Admis, sur preuves certifié Chérin, à monter le 3 mars 1789, dans les carrosses du roi et à le suivre à la chasse, sous la qualification de vicomte du Puy-Melgueil »[18];
              • Barthélémy-Guillaume-Louis-Antoine Dupuy, religieux, dit l'Abbé Dupuy.
        • Louise Dupuy (vers 1644) mariée en 1659 à Jean de Brail, sieur de Moulens;
        • Marie Dupuy qui épouse le 5 juillet 1666 Josué de Lupé de Tilhac;
        • Jeanne Dupuy qui épouse le 20 octobre 1671 Pierre Bardon;
        • Antoinette Dupuy (1650-1696) qui épouse le 22 juin 1673 Philippe de Gineste, sieur de Najac;
        • Marthe qui épouse François Imbert.
      • III) David Dupuy (mort en 1678), écuyer, sieur de Beauvais et du Tour, capitaine d'infanterie au régiment de Grandval, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi en 1661, marié le 20 septembre 1641 avec Paule de Rivenc, dont :
        • IV) Jean Dupuy, sieur du Tour. Resté en France après la Révocation, mais très surveillé : « Catholique ambigu, ayant une espèce de château au milieu des bois, paroisse de Prades, partage son séjour entre Puylaurens et le Tour, a des enfants en bas-âge » (Arch. de l'Hérault, C., 273), marié le 11 mars 1671 à Marie de Fauriès;
        • Jean-Samuel;
        • louise, marié à son cousin Marc-Antoine Dupuy, sieur de Laroque;
        • Samuel, capitaine tué en duel dans les rues de Puylaurens en 1673;
        • Paule, épouse Paul de Villeneuve, sieur de Lamothe;
        • Marie, épouse Pierre de Robert, sieur de Campredon, gentilhomme verrier;
        • Isabeau, ép. Jacques Bieysse.
      • Jeanne Dupuy qui épouse en 1641 Pierre Calès, lieutenant ordinaire de Caraman;
      • Isabeau Dupuy qui épouse en 1628 Antoine de Mauzy, procureur du roi à Puylaurens;
      • Marguerite;
      • Abel.
    • Samuel Dupuy, sieur de Galibran, 1er consul de Mazamet, capitaine dévoué à Rohan;
    • Estelle, mariée en premières noces à Simon Tobie, notaire royal de Castres et en deuxièmes noces (contrat du 7 mars 1619, Lagarail, notaire à Puylaurens) à Jean Baudin, bourgeois de St-Paul;
    • II) David Dupuy (+ 1626), pasteur au Carla, aux Bordes et à Caraman, épouse Marguerite Quinquiry, dont :
      • III) Jérémie Dupuy, né le 23 février 1616, mort 14 février 1704 à Berne), célibataire, officier, persécuté pour la foi, auteur de « La juste reconnaissance »,
      • Marie, née le 23 mars 1618, mariée à Jean Baron, bourgeois de Caraman.


Généalogie simplifiée branche Dupuy de La Riverolle
  • Maitre Samuel Dupuy, avocat à la cour (Toulouse), marié le 31 mars 1640 à Caraman (Tarn) à Marie Le Roy[36], dont :
    • Jean Dupuy, baptisé le 14 juillet 1642 en l'église réformée de Puylaurens (Tarn))[2], mort le 5 novembre 1694 et inhumé le 6 dans l'église Sainte-Cécile de Plane-Sylve à Saint-Paul-Cap-de-Joux( Tarn)[3], sieur de La Bousquetie. Il paya en 1676 une amende pour usurpation de noblesse, à la suite d'un jugement de M. Bazin de Bezon, intendant du Languedoc et commissaire pour le roi pour la recherche des faux-nobles dans cette province[24]. Marié le 10 février 1664 à madeleine de Gineste (1639-1692). Officier d’infanterie, il abjura en 1677. Dont :
      • Marc Antoine Dupuy, sieur de Laroque, né en 1668, mort le 18 mars 1733 à Saint-Paul-Cap-de-Joux (Tarn)[31], marié le 17 novembre 1697 à Anne Dupuy du Tour sa cousine, dont :
        • Louis Joseph Dupuy, seigneur de la Riverolle, lieutenant d'infanterie, marié le 12 janvier 1745 à Castres (Tarn) à Elisabeth Marchand, dont :
          • Marc-Antoine-Guillaume Dupuy[1] sieur de La Riverolle et de la Bousquetié, marié le 29 avril 1770 à Marie-Anne de Babut. « Admis,sur preuves certifié Chérin, à monter le 3 mars 1789, dans les carrosses du roi et à le suivre à la chasse, sous la qualification de vicomte du Puy-Melgueil » ref name="Saint-Allais 48"/>, dont :
            • Antoine Louis Dupuy de la Riverole (né sous ce nom le 10 octobre 1776 et baptisé le 11 octobre 1776 en l'église Sainte-Cécile de Plane-Sylve à Saint-Paul-Cap-de-Joux (Tarn)[1]. Lieutenant-colonel d'infanterie, il fut titré vicomte héréditaire par lettres patentes de 1827 avec règlement d'armoiries « D’or au lion de gueules armé et lampassé d’azur »[23]. Par ordonnance du 6 avril 1828, il fut autorisé à substituer au nom "la Riverole" celui de "Melgueil"[26]. Il meurt sans postérité et dernier de sa famille le 22 janvier 1852 à Montauban[4].

Personnalités

  • Jérémie Dupuy (1616-1704), protestant qui fut emprisonné et persécuté car il refusait d'abjurer. Auteur de « La juste reconnaissance »;
  • David Dupuy du Tour (1610-1678), capitaine d'infanterie au régiment de Grandval, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi (1661);
  • Marc-Antoine Dupuy de La Riverolle[1] (1745-1813), admis en 1789 aux honneurs de la cour;
  • Antoine-Louis vicomte Dupuy-Melgueil (né Dupuy de la Riverole)[1] (1776-1852), fils du précédent, lieutenant-colonel d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, officier de la Légion d'honneur[37]. Décédé sans postérité, dernier de sa famille.

Possessions

  • La Bousquetié à Saint-Paul-Cap-de-Joux (Tarn)
  • La Riverolle

Armes

  • « D’argent à un pin de sinople » (1696) : armes enregistrées en 1696 dans l’Armorial général de France par «  Jean Dupuy, sieur du Tour, habitant de Puylaurens »[38].
  • Nicolas Viton de Saint-Allais écrit qu'en 1785 Jean-Pierre Dupuy du Tour, Marc-Antoine Dupuy, seigneur de la Riverolle, et Alexandre-Victor Delpuech, seigneur du Colombier, après que Jean-Pierre du Puy, sieur du Tour, leur ait fait constater conjointement le 7 avril 1785 qu'il existait, «  sculptés sur la façade des châteaux du Sonal et du Gué, un écu, échancré à huit pas, et chargé du lion rampant, surmonté d'une couronne fleuronnée; tenu par un ange issant derrière l'écu et déployant au-dessus un lisson où sont, en caractères du temps, ces lettres: C.E.I.S.E.E.E. », interprétés par ces mots: Certando Enixe. Inimicos. Sanctae. Ecclesiae. Eluctet., lesquels font en abrégé l'histoire et l'apothéose de Raymond du Puy, premier grand-maître de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem »[39]
  • « D’or au lion de gueules armé et lampassé d’azur » (1827) (armes identiques à celles de la famille du Puy-Montbrun en Dauphiné) : règlement d'armoiries accordé en 1827 avec le titre de vicomte en faveur d'Antoine-Louis Dupuy de la Riverolle, dernier représentant de sa famille, mort en 1852 sans postérité.

Alliances

Les principales alliances de la famille du Puy de La Riverolle sont : Terson, Quinquiry, de Rotolp, Le Roy, de Gineste, de Rivenc, Dupuy du Tour, Marchand, Ranchin, de Babut-Nogaret etc.

Notes et références

Notes

  1. Le lecteur moins au fait de la procédure d’admission aux Honneurs de la Cour pourra retenir des travaux (1932-1933) réédités (1977) du Vicomte de Marsay qu’il a fait la synthèse de publications antérieures - celles notamment de Courchamps avec ses Souvenirs de la Marquise de Créquy, de Borel d’Hauterive, de Woelmont et de Chaix d’Est-Ange - qu’il a complété par des recherches considérables dans de très nombreuses archives, dans les rapports des généalogistes du Roi, dans de nombreuses lettres écrites à Louis XVI par des gentilshommes qui n’avaient pas été agréés et qui sont autant d’informations de première main.
    Le lecteur pourra retenir aussi l’ouvrage de François Bluche (2000) entièrement consacré aux Honneurs de la Cour où il complète avec se propres recherches celui du Vicomte de Marsay. Il établit surtout «un catalogue aussi complet et sûr qu’il se pouvait des familles admises aux Honneurs la Cour» malgré «les titres les plus fantaisistes, les orthographes les plus variées» qui ont rendus «la restitution des patronymes» comme «la partie la plus délicate de son travail». Enfin, Philippe du Puy de Clinchamps (1959) fournit un ouvrage particulièrement accessible d’abord paru dans la collection « Que sais-je »et considéré comme probablement l’une des meilleures synthèses sur le sujet de la Noblesse. Sa contribution sur les Honneurs de la Cour est très précise.
  2. L’admission relève de l’agrément personnel du Roi, lequel ne peut être considéré comme preuve de noblesse. Si « le généalogiste du Roi établissait un mémoire, ce rapport était mis sous les yeux du Roi qui prenait la décision de son goût ».
    Philippe de Clinchamps (qui vient d’être cité, op.cit.page 64) présente clairement les deux catégories de gentilhomme admis: 1/ « les familles dont la noblesse sans principe » (i.e.sans avoir été anoblies) « remonte au moins à 1400 » et 2/ « les familles dispensées d’ancienneté pour leur services ou par bon plaisir » du Roi.(op.cit. page 63).
    Pour les premières François Bluche observe que « les Honneurs de la Cour sont devenus un exercice de preuve nobiliaire ». Il ajoute que « la plupart des gentilshommes (…) ne se préoccupent que de faire à la Cour trois petits tours et puis s’en vont en leur province montrer la qualité de leur noblesse (…) dont la preuve des carrosses est la condition ».
    Philippe du Puy de Clinchamps conclut en disant de l’ensemble des filiations présentées en vue de l’admissions que, « si quelques unes de ces filiations sont erronées, si plus d’une est inexacte aux yeux de l’historien, aucune cependant ne soutient être noble une famille qui n’appartenait pas au deuxième ordre de l’Etat ». Ainsi, aux très rares exceptions de fraude près ou aux cas rares d'excessive tolérance que ces auteurs ont explicitement analysés et cités, ils assurent que toutes les familles admises à monter dans les carrosses ont été nobles.
  3. On lit en marge du paragraphe du mémoire consacré à Marc-Antoine- Guillaume du Puy que « c’est le Vte du Puy » qui sollicite l’admission aux Honneurs de la Cour
  4. Le lecteur qui s’est intéressé au règlement de l’admission (Marsay op.cit page 91 ou Bluche op.cit. page 14) peut être étonné que le Roi ait lui-même interdit (« Défend Sa Majesté audit généalogiste ») « d’admettre (…) aucun des jugements rendus par Ses différentes commissions lors des diverses recherches de noblesse faites dans le royaume, et de ne recevoir (…) que des originaux des titres de famille ». C'est peu dire de la suspicion qui s'attache à ces jugements. On voit ci-dessous que Colbert a porté un jugement sévère sur la façon indigne dont s’est faite la Recherche. Quoiqu’il en soit on voit aussi que le généalogiste du Roi tient quand même compte des jugements d’usurpation pour en faire le procès quand cela lui paraît nécessaire, ce qui a été le cas pour Marc-Antoine-Guillaume du Puy

Références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6 1,7 et 1,8 Etat-civil en ligne du Tarn, Saint-Paul-Cap-de-Joux, registres de l'église Sainte-Cécile de Plane-Sylve : baptême le 11 octobre 1776 d'Antoine Louis Dupuy de la Riverole, fils de Marc Antoine Guillaume Dupuy.
  2. 2,0 2,1 2,2 et 2,3 Etat-civil en ligne du Tarn, Puylaurens, registres de l'église réformée : baptême le 24 juillet 1642 de Jean Dupuy, fils de Maitre Samuel Dupuy, avocat à la cour et de Marie Le Roy.
  3. 3,0 3,1 3,2 et 3,3 Etat-civil en ligne du Tarn, Saint-Paul-Cap-de-Joux, registres de l'église Sainte-Cécile de Plane-Sylve : décès le 5 novembre 1694 de Monsieur Jean Dupuy sieur de la Bousquetie.
  4. 4,0 4,1 4,2 et 4,3 Etat-civil en ligne du Tarn et Garonne, Montauban : acte de décès le 22 janvier 1852 d'Antoine Louis Dupuy-Melgueil
  5. 5,0 et 5,1 Géraud Dumons, Les réfugiés du pays Castrais: généalogie de la Famille Dupuy, publié dans La Revue historique, scientifique et littéraire du département du Tarn, 1912, page 176.
  6. 6,0 et 6,1 Gaston Tournier,Deux compagnons d'infortune Jérémie Dupuy, de Caraman - Jean Mascarenc, de Castres  : généalogie de la Famille Dupuy, Edition Le Musée du Désert en Cévennes, 1934.
  7. 7,0 7,1 et 7,2 Fond Chérin, cote 165, dossier 3341, « Mémoire sur la famille de Dupuy en Albigeois, Province de Languedoc » non signé, auteur anonyme.
  8. De l’âge des privilèges au temps des vanités, Vicomte de Marsay, Éditions Contrepoint, 4,rue Cassette, Paris 6ème, réédition de 1977, Chapitre XII, pages 90 à 135.
  9. La Noblesse, Philippe du Puy de Clinchamps, Éditions Patrice du Puy, ICC, 28, rue Geoffroy Saint-Hilaire,75005, Paris.
  10. Les Honneurs de la Cour, François Bluche, Éditions Patrice du Puy, ICC, 28, rue Geoffroy Saint-Hilaire,75005, Paris.
  11. Philippe du Puy de Clinchamps, op.cit. page 63.
  12. Compte général de la recepte des amendes payées par les faux nobles, en exécution des jugemens de Mr de Bezons, intendant en Languedoc’’.
  13. Inventaire-sommaire des Archives départementales de la Haute-Garonne antérieures à 1790, 1878, page 95 : Intendance du Languedoc Jugements d’usurpation de noblesse (1697-1716) rendus par M de Lamoignon, intendant de Languedoc, contre Dupuy, sieur de Riverolles.
  14. Bibliothèque Nationale, Paris, site Richelieu, Département des manuscrits, Fonds Chérin 165, Microfilm MF 21201, dossier 3341
  15. Le généalogiste des ordres du Roi en 1788 est Louis-Nicolan-Hyacinthe Chérin
  16. Les Recherches de la Noblesse (1666-1729), Arnaud Clément, Éditions Patrice du Puy, 28, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75015, Paris.
  17. voir l’Édit.
  18. 18,0 18,1 et 18,2 Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, 1873, page 48.
  19. Gazette de France n°20 10 mars 1789
  20. Gazette de France n°22 17 mars 1789 (corectif).
  21. Barnabé Farmain de Rosoi, Annales de Toulouse, 1772, page 184.
  22. Nicolas Viton de Saint-Allais Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, tome V, 1873, page 44.
  23. 23,0 et 23,1 Vicomte Albert Révérend, Les familles titrées et anoblies au XIXe siècle : titres, anoblissements et pairies de la Restauration 1814-1830 , Tome 2 (1902), page 484.
  24. 24,0 24,1 24,2 et 24,3 Compte général de la recepte des amendes payées par les faux nobles, en exécution des jugemens de Mr de Bezons, intendant en Languedoc.
  25. 25,0 et 25,1 Inventaire-sommaire des Archives départementales de la Haute-Garonne antérieures à 1790, 1878, page 95 : Intendance du Languedoc Jugements d’usurpation de noblesse (1697-1716) rendus par M de Lamoignon, intendant de Languedoc, contre Dupuy, sieur de Riverolles.
  26. 26,0 et 26,1 Bulletin des lois de la République Française, 1828, page 392.
  27. André Borel d'Hauterive, Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, 1849, page 278.
  28. André Borel d'Hauterive, Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, 1849, page 279.
  29. Géraud Dumons, Les réfugiés du pays Castrais, 1924, édition revue et publié par Gaston Tournier, Impr. Ed. Julien-Mazamet.
  30. Frédéric Fabre, Protestantisme et colonisation. L'évolution du discours de la mission protestante française au XXe siècle KARTHALA Editions, 2011, page 125.
  31. 31,0 31,1 et 31,2 Etat-civil en ligne du Tarn, Saint-Paul-Cap-de-Joux, registres de l'église Sainte-Cécile de Plane-Sylve : décès le 18 mars 1733 de noble Marc Anthoine Dupuy sieur de La Roque
  32. Nicolas Viton de Saint-Allais Nobiliaire universel de France, 1815 page 45.
  33. A du Mège, Histoire général du Languedoc, 1846.
  34. marquis de Magny, le Livre d'or de la noblesse, 1846 page 378.
  35. André Borel d’Hauterive, l'Annuaire de la Noblesse, 1847 page 330.
  36. 36,0 et 36,1 Etat-civil en ligne du Tarn, Caraman, registres de l'église de Caraman : mariage le 31 mars 1640 de Jean Dupuy avec Marie Le Roy
  37. Base Leonore, dossier LH/863/88.
  38. Armorial général de France, dressé, en vertu de l'édit de 1696, par Charles d'Hozier (1697-1709), volume XIV, Languedoc, II, page 1961.
  39. Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel, V, pages 51-53.


Nuvola apps bookcase.png Bibliographie