Domaine national du Palais Royal

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Domaine national du Palais Royal

Domaine National du Palais Royal
  • Le Palais Royal est un vaste ensemble, situé à proximité du Louvre, qui comprend le palais construit pour Richelieu avec un jardin entouré de galeries et deux théâtres.
  • Au XIXe siècle le Palais Royal devient le siège d'institutions politiques et administratives : le Conseil d'État en 1875, le Conseil Constitutionnel en 1958 et le Ministère de la Culture créé en 1959.
  • La Comédie Française et le théâtre du Palais Royal.
  • Un jardin de deux hectares.
  • Des œuvres contemporaines avec les colonnes de Buren, ainsi que les fontaines de Pol Bury.

Le Domaine national du Palais Royal est inscrit depuis le 14 novembre 1994 aux Monuments Historiques [1]




Le Palais Royal

Palais-Royal rue Saint Honoré Photo : C.Angsthelm
  • En 1624, le cardinal Armand Jean du Plessis, duc de Richelieu (1585-1642) acquiert l'hôtel de Rambouillet ainsi que des terrains autour pour faire construire, en 1634, par l'architecte Jacques Lemercier, un palais, qui sera nommé Palais cardinal, au plus proche du palais du Louvre où résidait Louis XIII.
Palais Cardinal en 1641
  • Le cardinal était un grand collectionneur d'art, et fait installer dans son palais deux galeries, la Petite Galerie dans l'aile sud-ouest, et la Galerie des hommes illustres dans l'aile nord-ouest avec 25 portraits, œuvres de Philippe de Champaigne (1602-1674) et de Simon Vouet (1590-1640).
  • Richelieu fait également construire une salle de spectacle car il a un goût prononcé pour le théâtre.
Galerie des proues
  • Du Palais Cardinal il ne reste que la galerie des proues donnant sur la Cour d'honneur sur la façade nord-est. Les bas-reliefs représentant des proues rappellent que le cardinal était grand-maître de la navigation.
  • À son décès, le cardinal lègue au roi Louis XIII son palais qui sera désormais le Palais Royal. À la mort de son époux en 1643, la Régente Anne d'Autriche s'y installe avec ses fils Louis XIV et Philippe d'Orléans . Ils résident dans la partie nord-est de l'édifice jusqu'en 1661, date à laquelle Louis XIV s'installe au Louvre. En 1649, pendant les évènements de la Fronde, Louis XIV et sa famille s'enfuient à Saint Germain en Laye.
  • En 1660, Louis XIV décide que la salle de théâtre, jusqu’alors privée, sera accessible au public et fait ouvrir une porte sur la rue de Valois. Molière, directeur de la troupe du roi, y joue presque toutes ses pièces.
  • En 1661 lorsque Louis XIV intègre le Louvre, son frère Philippe (dit Monsieur), duc d'Orléans, (1640-1701) habite le Palais-Royal avec ses deux épouses successives : Henriette d'Angleterre (1644-1670), puis la princesse Palatine. Lorsque le duc de Chartres, (fils du duc d'Orléans et de la princesse Palatine) (1675-1723) se voit imposer par le roi en mariage en 1692, Mlle de Bois, sa fille légitimée, le couple reçoit en apanage le Palais-Royal.
  • De nombreuses festivités sont organisées par le duc de Chartres (1675-1723) devenu duc d'Orléans en 1701 puis Régent à partir de 1715 pendant la minorité de Louis XV. De coûteux aménagements furent engagés.
  • Ils occupent l'aile ouest, côté rue de Richelieu. Le duc de Chartres charge Gilles-Marie Oppenord, dessinateur, (1672-1742) de décorer les appartements, (ce que l'on nomme le style Régence). Puis Jules-Hardouin-Mansart construit la galerie d'Énée peinte par Charles Coypel (1694-1752). Au sud de cette aile, le Régent fait aménager des petits appartements où il reçoit maîtresses et courtisans. En 1784, cette dernière partie est démolie pour la construction du Théâtre français, l'actuelle Comédie Française.
  • Le fils du Régent, Louis 1 er d'Orléans, (1703-1752) réside très peu au Palais Royal et n'entreprend aucun travaux. En 1741 il transmet le palais à son fils Louis-Philippe d'Orléans (1725-1785). qui charge Con

tant d'Ivry d'une nouvelle construction en 1752 ; deux salles datent de cette époque : la salle de la section des Finances (décorée dans le style délicat du début du siècle) et la salle à manger où siège aujourd'hui le tribunal des conflits décoré dans un style néo-classique.

  • En 1763, après l'incendie de la salle de théâtre, une reconstruction du palais est entreprise : le bâtiment central et les deux ailes de l'avant-cour sont rasés. L'architecte Martin-Desproux reconstruit la façade de la première cour ainsi que la salle de spectacles et Pierre Contant d'Ivry (1698-1777) reconstruit le bâtiment central actuel ainsi que la façade nord sur la Cour d'honneur, il remplace également l'escalier d'honneur de Lemercier.
  • Son fils Louis-Philippe-Joseph (1747-1793) (futur Philippe-Égalité qui sera guillotiné), et père du futur roi Louis Philippe (1773-1850) est à l'origine de l'ensemble architectural du domaine du Palais Royal tel que nous le connaissons aujourd'hui. Pour tenter d'éponger ses dettes, il fait construire un vaste ensemble immobilier, selon le même style architectural, autour du jardin, et loue le rez-de-chaussée à des commerces. Les premiers signes de la Révolution se jouèrent dans les jardins.
  • Pendant la Révolution et sous l'Empire, la famille d'Orléans étant en exil, l'architecture du Palais Royal n'est pas altérée. Il accueille les conseils du Directoire et, sous le Consulat en 1801, le Tribunal, future la salle de l'Assemblée générale.
  • À son retour d'exil, le futur roi Louis-Philippe charge son architecte François-Léonard Fontaine de réaménager le Palais-Royal, notamment la Cour d'honneur, et construit le pavillon de Valois, aujourd'hui occupé par le Ministère de la Culture, et le pavillon de Montpensier, occupé aujourd'hui par le Conseil constitutionnel. Il commençe également la galerie d'Orléans séparant la Cour d'honneur du jardin. En 1831, le roi Louis-Philippe quitte le Palais-Royal pour le Palais des Tuileries. Ce sera la fin des Orléans au Palais Royal.
  • En 1848, pendant la Monarchie de Juillet, les intérieurs du Palais Royal sont saccagés, et toutes les armes des Orléans disparaissent des frontons.
Bâtiment central
  • Sous Napoléon III, le prince Jérôme (frère de Napoléon 1 er) s'installe au Palais Royal. C'est Prosper Chabrol qui est nommé architecte du Palais Royal en 1849 ; il crée la façade du Théâtre français et du grand foyer, refait l’intérieur de l'aile de Valois, puis du bâtiment central en aménageant le salon de la Fontaine.
  • En 1871, l'édifice est incendié pendant la Commune, le bâtiment central et l'aile droite de la Cour de l'horloge brûlèrent.
  • Le palais est restauré en 1873 pour accueillir le Conseil d'État en 1875, qui se trouvait sans bâtiment depuis que le Palais d'Orsay avait complètement brûlé pendant la Commune. Le bâtiment central et les deux ailes de la Cour de l'horloge lui sont attribués, ainsi qu'une partie de l'aile de Valois et la salle Napoléon dans l'aile Montpensier.
  • Prosper Chabrol mena les travaux de restauration de 1872 à 1874, puis son fils, Wilbrod, travaille à la redistribution des espace intérieurs, qui sont restés à peu près identiques de nos jours.




La Cour d'honneur
Cour d'honneur et colonnes de Buren
  • Malgré les transformations postérieures, le palais de Richelieu a gardé le plan en H qui le caractérisait avec son anti-cour et sa cour d'honneur. A la demande du futur roi Louis-Philippe (Philippe Égalité), l'architecte Pierre Fontaine (1762-1853) achève le projet de Victor Louis (1731-1800) en édifiant les portiques doriques de la galerie d'Orléans.
  • Un des rares vestiges du palais Richelieu, datant de 1634, est la galerie des proues, située dans l'aile de Valois. Un décor de rostres et d'ancres évoque la charge de Surintendant de la Navigation et du Commerce de Richelieu.
  • En 1983 la Cour d'honneur est réhabilitée, le Ministère de la Culture engage une politique de commandes publiques. : en 1985, une œuvre de Daniel Buren les deux plateaux : une série de 260 cylindres rayés de marbre blanc de Carrare et de marbre noir des Pyrénées placés sur un quadrillage qui s'aligne sur la galerie d'Orléans. Une oeuvre qui a connu bien des critiques, et qui ne fonctionne plus comme elle le devrait puisque la partie hydraulique du second plateau pose problème.
  • En 1985, deux fontaines de sphères métalliques reflétant l'architecture du palais, créées par Pol Bury et installées dans la galerie d'Orléans.



Le lotissement et les galeries

75101 - Palais Royal Ensemble immobilier.JPG
  • En 1780, Louis-Philippe, ayant un grand besoin d'argent, engage une vaste opération immobilière en faisant construire autour du parc des immeubles à cinq niveaux à l'identique par l'architecte Victor Louis (1731-1800), décorés de pilastres d'ordre composite. Les rez-de-chaussées percés de 180 arcades abritent des commerces sous les galeries portant les noms des enfants du duc : Montpensier, Beaujolais, Valois. Les boutiques louées à des commerçants, des tripots, transforment le Palais Royal en un lieu de plaisir et de jeux qui attirent les prostituées et les comploteurs révolutionnaires.
Péristyle Beaujolais
  • Sur chacune des rues entourant le domaine, un péristyle permet l'accès aux galeries et au jardin.
  • La galerie Montpensier fut achevée en 1784 ainsi que celle de Valois et du Beaujolais. Philippe Égalité, partisan d'idées nouvelles, interdit l'accès du jardin à la police qui devient un lieu de libre pensée. Intellectuels et hommes politiques organisent des débats dans les cafés et dans les clubs. Le café Corazza ouvert dans la galerie Montpensier en 1787, devient le quartier général des Jacobins, club révolutionnaire dont Robespierre est l'une des figures majeures ; le 12 juillet 1789, Camille Desmoulin, journaliste et révolutionnaire, apprenant le renvoi de Necker, harangue la foule et l'exhorte à prendre les armes au café de Foy.
Citation de Jean Cocteau lors de son discours à l'Académie Française en 1955
  • Jean Cocteau (1889-1963) logea au 36 rue de Montpensier dès 1940 et y vécut une dizaine d'années ; années particulièrement créatives avec La Belle et la Bête, Les Parents Terribles, L'Aigle à deux têtes''.... Dans le même immeuble vécurent la chanteuse Mireille (1905-1996) et son époux Emmanuel Berl (1892-1976). Au 14 de cette même rue, Jacques Charon, Doyen de la Comédie Française vécut de 1962 à 1975.
Citation de Colette pour présenter Le blé en herbe
  • La galerie du Beaujolais abrite le restaurant le Grand Véfour, ouvert en 1784 par Jean Véfour, cuisinier de Louis Philippe, et qui devient le lieu de rendez-vous du tout-Paris politique et artistique. Son décor est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. L'écrivaine Colette (1873-1954) emménagea une première fois à l'entresol du 9 rue du Beaujolais en 1926, puis y revint en 1938 jusqu'à son décès en 1954, où elle écrivit l'essentiel de son œuvre, dans un étage ensoleillé.
  • La galerie de Valois, est en partie occupée par le Ministère de la Culture.
  • La galerie d'Orléans devait à l'origine fermer le jardin au sud, mais faute de crédits suffisants, deux galeries en bois furent construites en 1786, et une autre en 1792, appelée galerie vitrée car elle était recouverte d'un toit ajouré en dalles de verre. Lorsque la galerie vitrée fut ravagée par un incendie, l'architecte détruisit également la galerie Valois pour bâtir une nouvelle galerie d'Orléans, qui fut l'une des plus grandioses et des plus originales des galeries parisiennes. Louis-Philippe en profita pour supprimer les tolérances dont bénéficiaient les approches du Palais-Royal.


Le jardin

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  • C'est Pierre Desgots, jardinier du roi, qui dessina en 1683 le jardin du cardinal de Richelieu avec deux grands bassins à jets d'eau, des parterres, des statues, des allées d'ormes et un petit bois, le tout s'articulant dans l'axe de la demeure. Il fut redessiné par Le Nôtre en 1674. Ce jardin était accessible au public. Vers 1730, il subit une première transformation, les vieux ormes et les marronniers centenaires sont abattus, laissant un seul bassin, avec, autour des parterres de gazon, des ormes taillés en boule, et des bancs sous les tilleuls.
  • La construction de l'ensemble immobilier créé pour renflouer les dettes de Louis Philippe, réduisit considérablement le jardin de 5 ha à 2 ha. Le bassin fut aménagé en 1817 par Pierre Fontaine, Les salons de verdure agrémentés de massifs de fleurs furent créés par Mark Rudkin en 1992.
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  • Une curiosité sur l'un des parterres : un petit canon, une réplique de celui installé en 1786 par l'horloger Rousseau (mais volé en 1998). Placé sur la ligne méridienne de Paris, il permettait aux parisiens de mettre leur montre à l'heure à midi lorsqu'il tonnait ; une loupe mettait le feu à la mèche avec les rayons du soleil. Réinstallé en 2002, et depuis 2010 tonne chaque mercredi à midi.
  • Deux statues ornent le jardin : Le charmeur de serpent d'Adolphe Thabard (1831-1905), Le pâtre et la chèvre de Paul le Moyne (1784-1873).

Le jardin des belles lettres

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  • Afin d'honorer la mémoire de Colette et de Jean Cocteau, et affirmer la vocation du lieu tant de fois parcouru par ces deux auteurs, à devenir le Jardin des belles lettres, une allée Colette et une allée Jean Cocteau leurs ont été attribuées. Des bancs poèmes portent certaines de leurs citations.
  • Début 2019, le Centre des Monuments nationaux a inauguré le Jardin des belles lettres avec 18 bancs-poèmes Dentelles d'Éternité réalisés par le sculpteur québécois Michel Goulet et François Massu, mis en place le long des allées, ainsi qu'une dizaine de causeuses poétiques Les confidents. Le dossier des bancs est gravé de citations et d'extraits des passages de Colette et de Jean Cocteau, et permet également de découvrir d'autres poètes et poétesses allant du XVIIIe au XXIe siècles.



Les théâtres

Comédie Française
Comédie Française, Place Colette
Molière (1622-1673)
  • L'histoire du Palais-Royal se mêle à celle du théâtre : en 1637, Richelieu fait construire une première salle dans l'aile sud-est du Palais. Molière, auteur dramatique, y présente la majorité de ses œuvres. En 1673, après la mort du maître, Jean-Baptiste Lully, y fait jouer ses opéras. La salle subira deux incendies, l'un en 1673 et l'autre en 1781. Suite à ce dernier incendie, Philippe-Égalité fera construire par Victor Louis une nouvelle salle qui deviendra l'actuelle Comédie Française.
  • Après la mort de Molière, sa troupe fusionne avec celle du Marais. En Octobre 1680 le roi signe une lettre de cachet décrétant la fondation d'une troupe unique et accorde le monopole des représentations en français. En 1681 les comédiens fondent une association réglant notamment le régime des retraites, et prennent le nom de Comédiens du Roy, souvent dénigrés par les artistes italiens, d'où la naissance du terme Comédie Française .
  • En 1792, la troupe est dissoute, les comédiens perdent leur pension royale, leurs papiers sont saisis ils sont emprisonnés. Ils sont libérés en 1793 à la chute de Robespierre. Sous le Directoire les comédiens s'installent au Théâtre français rue Richelieu, et en 1804 constituent une nouvelle société avec Napoléon I er pour protecteur. Le décret de Moscou signé en 1812, réorganise la Comédie Française, les statuts étant encore en vigueur de nos jours. Les membres sont appelés Sociétaires. Leur répertoire : Alfred de Vigny, Victor Hugo, Alexandre Dumas
  • En 1849, Napoléon III, remanie le fonctionnement administratif de la Comédie Française en créant le poste d'Administrateur et la troupe devient Troupe ordinaire de l'Empereur. Sarah Bernhardt fait un triomphe dans les comédies bourgeoises. Le Tout-Paris va au théâtre, mais entre 1885 et 1913 les difficultés financières apparaissent, les comédiens triomphent dans les pièces tragiques, la comédie plait beaucoup moins, et les comédies de mœurs apparaissent.
  • Un nouvel incendie, en 1900, endommage à nouveau le théâtre. Et depuis, pour des raisons de sécurité, le nombre de représentations est passé de 2000 à 900.
  • Pendant la Première Guerre mondiale, et jusqu'à la Seconde Guerre, la Comédie Française joue du théâtre patriotique. De nombreux auteurs dramatiques et des auteurs étrangers sont accueillis : Louis Jouvet, François Mauriac, Luigi Pirandello...
  • La troupe du Français va jouer dans d'autres salles de Paris : L'Odéon fera partie de la Comédie Française jusqu'en 1988. Mais les places manquent cruellement, la salle du Vieux Colombier lui est attribuée en 1993, puis une nouvelle salle est ouverte en 1996 au Carrousel du Louvre.


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75101 - Palais Royal Façade théâtre.JPG
  • À l'autre extrémité du Domaine, rue de Montpensier, une salle est construite en 1784 par l'architecte Victor Louis (1731-1800) , pour abriter la troupe de marionnettes du comte de Beaujolais, et prendra le nom de Théâtre Beaujolais.
  • La couverture (fer forgé et remplissage de terre cuite) est peut être l'ultime vestige du théâtre de Victor Louis.
  • La salle est achetée en 1787 par Monsieur Desmarets qui la revend en 1799 à Mademoiselle Montansier, Marguerite Brunel, directrice du théâtre Montansier à Versailles. Elle sera forcée de quitter les lieux en 1808. Puis la salle accueille à nouveau des spectacles de marionnettes et de chiens savants pour fermer en 1812. Devenu Café de la Paix, il sera un des hauts lieux du café-concert.
  • En 1830, Louis Régnier de Guerchy reconstruit la salle et en 1831, Dormeuil (Joseph-Jean Contat Desfontaines 1791-1867) lance de jeunes auteurs tels que Victorien Sardou (1831-1908) ou Eugène Labiche (1815-1888). Léon Dormeuil (son fils) donnera dès 1858 des œuvres d'Offenbach, Meilhac et Halévy qui seront de grands succès.
  • En 1880, l'architecte Paul Sédille (1836-1900) ajoute à l'extérieur un spectaculaire escalier de secours, les passerelles métalliques étant revêtues de mosaïques polychromes réalisées par la Manufacture nationale de mosaïque de Sèvres. La salle est redécorée en style néo-Louis XV, avec un plafond peint par Jean-Baptiste Lavastre.

Les façades sur rue et sur jardin, ainsi que les toitures sont classées Monuments Historiques depuis le 16 mars 1930 ; le théâtre en totalité est inscrit aux Monuments Historiques depuis le 3 août 1993 [2].