Compagnie des Messageries Maritimes

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Présentation

La Compagnie des messageries maritimes par la réunion de deux compagnies, l'une créée par Albert Rostand en 1851, armateur marseillais et l'autre par Ernest Simons, directeur des Messageries nationales, pour exploiter la concession des services postaux de la Méditerranée, accordée par l’État, le 28 février 1851.
La société anonyme constituée sous la dénomination "Compagnie des services maritimes des messageries nationales" est autorisée par décret du président de la République, le 22 janvier 1852.
L'entreprise prendra son appellation définitive "Compagnie des Messageries Maritimes", en 1871.
La Compagnie des messageries maritimes exploitera pendant un siècle 2 lignes :

  • Lignes commerciales pour le transport de passagers
  • Lignes subventionnées par l’État, permettant le service postal

En 1977, la Compagnie des messageries maritimes (MM) fusionne avec la Compagnie générale transatlantique (CGT) pour former la Compagnie générale maritime (CGM).

Les destinations

  • La méditerranée
  • L'extrême orient
  • L'océan indien
  • Le pacifique

Lignes

  • A sa création, la Compagnie exploite trois services, avec seulement deux ou trois départs par mois depuis Marseille : vers
  • Malte par l’Italie
  • Constantinople
  • Alexandrie
  • En 1862, les paquebots Impératrice, Cerdagne et Andalousie contournent l’Afrique pour se rendre à Suez par le cap de Bonne-Espérance et ainsi ouvrir ce premier service de « l’au-delà de Suez ».
  • Elle met en place une ligne mensuelle directe depuis Marseille vers les Seychelles, La Réunion et Maurice.
    Des navires stationnaires assuraient ensuite les lignes annexes vers Madagascar et la côte est de l’Afrique.
  • En 1946, une ligne régulière de cargos s’ouvre vers l’Afrique du Sud et, après la nationalisation de la Compagnie en 1948, une ligne de cargos est ouverte vers Madagascar.
  • Le 17 novembre 1969, le Laos assure le dernier départ de Yokohama vers Marseille marquant ainsi la fin définitive des lignes régulières des paquebots d’Extrême-Orient.

Navires

  • Paquebot "Portugal" qui servit de navire-hôpital, en mouillage fut torpillé par un sous-marin ennemi qui envoya 2 torpilles sur le bateau. L'une atteignit les machines, le bateau coula en quelques minutes. Ce désastre fut 115 victimes dont 55 infirmières russes et 29 marins français.

En 1933, la ligne Syrie – Egypte des Services contractuels des Messageries Maritimes devient hebdomadaire.

  • Mariette Pacha,
  • Champollion,
  • Patria

assurent une ligne rapide vers Beyrouth par Alexandrie, en 7 jours, tandis que

  • Théophile Gautier,
  • Lamartine, Providence et encore
  • Patria

assurent le voyage en 11 jours avec des escales à Naples, au Pirée, à Istanbul, à Rhodes ou encore à Alexandrette.

La grande guerre

À l’issue du conflit, les pertes sont considérables : sur les 60 navires possédés par la Compagnie en 1914, 25 ont été détruits.
Plus de 400 employés ont été tués, équipage et état-major confondus.
Les torpillages furent particulièrement meurtriers : à lui seul, le naufrage de l’Athos, survenu en février 1917 au large de Malte, reste comme la plus grande catastrophe de l’histoire des Messageries, avec plus de 754 morts ou disparus.

Archives

Archives nationales
tél :01.40.27.64.20
60 rue des Francs-Bourgeois, 75003, Paris
75003
horaires d'ouverture
Lu.-Sa de 9 h à 16 h 45 (le samedi, seuls sont communiqués les documents préalablement réservés)
site web

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