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Chronologie Historique de Chaudefontaine

Période Gallo-Romaine

Suite aux travaux de fouilles préventives faites sur la Commune dans le but de rechercher des traces diverses de l'Homme, et avant l’implantation de la gare autoroutière de l’A36, des découvertes Archéologiques intéressantes ont été faites: découverte d’une emprise au sol pouvant être un lieu cultuel, autour duquel on a trouvé & identifié 5 monnaies datant de Néron, Vespasien, Domitien, & Germanicus :

  • 13 monnaies datant de Trajan, Hadrien, Antonin, Faustine jeune, Faustine mère, Commode & Marc Aurèle.
  • 1 monnaie datant de Gallien.- 33 monnaies ont été découvertes (28 identifiées) allant de 33 à 268 après J.C: des sesterces, dupondius ou antoninien. Des restes de cheval et de porcs caractérisent la faune retrouvée sur place.
  • Des céramiques, fonds de jatte, pots à anse ovoïde, marmite à pâte micacée, gobelet, clavettes d’essieux et clous divers ont également été identifiés.

Toutefois, aucune autre recherche n’a été entreprise sur le territoire de Chaudefontaine en ce domaine, aucune autre découverte fortuite n’a été signalée.


Ier au IVème siècle après JC

Découverte d'un bâtiment Gallo Romain à Marchaux

« En effectuant des travaux de terrassement sur sa propriété, M. André Loye un garagiste de Marchaux, a découvert de nombreux fragments de construction Gallo-Romaine. Le plus proche voisin du garagiste était à même de juger de l'importance des vestiges puisqu'il n'est autre que Monsieur Cupillard, Ingénieur à la Direction des Antiquités préhistoriques de Franche-Comté. Une première fouille de reconnaissance était aussitôt effectuée par deux étudiants en Archéologie à l'Université de Besançon.

Les travaux devaient révéler la présence d'un bâtiment de 30m de long sur 10 de largeur. Épais de 60 à 90cm les murs sont en parfait état de conservation et délimitent une succession de pièces dont l'usage n'est pour l'instant pas connu.

On peut toutefois imaginer qu'il s'agisse d'une de ces grandes demeures rurales découvertes en plusieurs occasions dans la région. Les plus proches vestiges identiques ont été mis à jour à Thise et Pouligney.

La datation précise est encore difficile à établir, et les spécialistes se contentent pour le moment d'une fourchette allant du Ier au IVème siècle après Jésus-Christ.

Les découvertes les plus anciennes mises à jour actuellement sur Marchaux remontaient au début du Moyen âge.» (Est Républicain. 8 Nov. 1988)

IX ème Siècle

  • 830.- Première apparition du nom du village («.....Depuis Chaudefontaine jusqu’à Ruffey. ») dans un écrit, lors d’un don de ses terres fait par la sœur de Bernouin, Archevêque, à l’Église de Saint-Jean. (ADD. I. 430 Dunod de Charnage: Histoire de l’église de Besançon)

X ème Siècle

  • 967.- Le village de Catolium.....Châtillon-Guyotte.? (Ou Châtillon-le-Duc...?) est déjà cité dans une charte datant de cette époque. (ADD..PER.878 & DCDD tome 2 page 715) (Ce village, très proche de Chaudefontaine, entretiendra de très nombreux liens de toutes natures entre les deux petites cités.)

XII ème Siècle

Cartularium Bellevalis
  • 1100.- Le Comté de Bourgogne sera désormais nommé « Franche-Comté » car «...ce pays dépendait de l’Empereur d’Autriche (Charles Quint) était exempt de toutes tailles et envers le Souverain.» (ADD. Annuaire du Doubs: 1818.- page 64)
  • 1131.- Calidus Fons: qui, traduit littéralement, signifierait « chaude fontaine » 1ère version Latine de Chaudefontaine et qui fait son apparition dans le Cartulaire de Belleveaux. (ADD.MS. 259: Cartularium Bellevalis)
  • 1139.- Braillans, commune très voisine de Chaudefontaine: la toponymie locale fait apparaître la « Terra de Braillans » en 1139, puis évolue vers d'autres noms, dont celui de « Grangia de Brayllant » en 1178....Braillans a appartenu à l'Abbaye de Bellevaux, peut être même le village doit il son nom à une grange fondée par cet établissement religieux. Mais aucun indice ne vient étayer l'une ou l'autre de ces suppositions. L'histoire de Braillans nous échappe complètement. (DDCD Tome 2 page 507) Peut être faudrait-il rechercher dans le Cartularium Bellevalis précité des éléments propres à mieux cerner l'origine de cette commune...?

XIIIème Siècle

  • 1223.- Chaudefontaine voit apparaître un donjon qui regarde le village, sur la colline située entre le village et Châtillon-Guyotte, donjon construit par Guy de la Roche afin de couvrir les arrières de son château de la Roche, et fermer le passage de la Corcelle. Première mention écrite à cette date, laquelle atteste donc bien de la présence de ce village. (ADD. Annuaire du Doubs 1869. pages 65-66 & DDCD tome 2 page 715)
  • 1278.- Pernet, de Chaudefontaine et habitant le village, lie son avenir et celui de sa famille à l’Abbaye de Belleveaux par un accord l’obligeant à payer une rente de 10 sols estevenant (petit sou frappé à l’effigie de St. Etienne) en échange de terres qu’il exploitera, et à abandonner ses biens s’il venait à partir. (ADD.MS.171)

XIVème Siècle

  • 1349.- la peste noire (pandémie de peste bubonique) qui frappe la Franche Comté vient de toucher Bréconchaux, Venise, et gagne Besançon, Baume les Dames et Cendrey, ainsi que des villages alentour de ces localités: Battenans-les-Mines, Rougemontot, Germondans, Blarians. Il semble cependant que Chaudefontaine ait été épargné par cette épidémie. (ADD. MM. 78-41)
  • 1360.- les « Grandes compagnies », constituées majoritairement de soldats démobilisés suite à l’accord de cessation des hostilités après le traité de Brétigny survenu entre Édouard III d’Angleterre et les Conseillers du Duc de Bourgogne, forment des bandes de pillards qui ravagent et pillent pour leur propre compte. Leurs localités-repaires les plus proches sont Noroy-le-Bourg et Montbozon Ils livreront également bataille à Chambornay-les-Belleveaux. On ignore à ce jour si Chaudefontaine eut à subir leurs exactions. (ADD. MM. 78-41)

XV ème Siècle

  • 1402.- Le Sire de Châtillon donne permission à Viennot, son homme ou sujet, de demeurer où bon lui semblerait, en payant chacun an, à la Saint Martin, 4 deniers estevenant à peine de 3 deniers d’amende. Ainsi faisant, Viennot conservait ses biens à Chaudefontaine. (ADD. M.S. 171)
  • 1428.- Le prébendier (ecclésiastique possédant un titre sur lequel est attaché un revenu fixe.) de Saint-Hilaire avait autorisé les hommes de sa prébende à établir les procureurs spéciaux pour les affaires de leurs communautés. Effectivement, les habitants de Chaudefontaine en établirent plusieurs en 1457. »
  • 1457.- Les habitants de Chaudefontaine instituent plusieurs procureurs pour agir dans toutes leurs affaires. (BMB. cote 178. page 56)
  • 1474.- Répartement (répartition) sur les sujets de la terre de Châtillon* pour la rançon de Messire de Grammont pris prisonnier à Belfort par les Allemands. (Terre de Châtillon*: Châtillon-Guyotte, Chaudefontaine, Champoux et autres, qui faisaient partie des terres de la Seigneurie) (ADD.7 E. (TF) 7038: page 111)
  • 1493.- Les Princes de la Maison d’Autriche (Comtes, par le traité de Senlis) accordent à chaque village le droit de former une Communauté, à y élire un Échevin, Magistrat désigné par les habitants pour s’occuper des affaires Communales. (ADD.7 E. (TF) 7038: page 112)

XVIème Siècle

  • 1501.- Traité entre Châtillon, Chaudefontaine et Pouligney au sujet des pâtures. (ADD.7 E. (TF) 7038: page 112)
  • 1505.- L’Archiduc Philippe donne permission à Messire Jean de Grammont, sire de Châtillon- Guyotte, d’ériger sur ses terres le signe patibulaire*. (Gibet, potence) (ADD.7 E. (TF) 7038: page 112).- Nota: au fil des ans, le mot patibulaire* s’intégrera dans le langage courant pour caractériser.....un individu au visage peu avenant....!
  • 1513.- Le Seigneur de Châtillon se voit adjuger la Haute Justice au lieu de Chaudefontaine. (ADD.7 E. (TF) 7038: page 136)
  • 1526.- Fondation de la chapelle de Marchaux avec lettres d’attache et constitution de rente pour la dite chapelle. (ADD.7 E. (TF) 7038: page 234)
  • 1532.- Ascensement (action de donner ou reprendre à cens (redevance) par Jean de Grammont concédé à Etienne Miellin de pouvoir reconstruire à ses frais le four banal (four où chaque habitant devait venir faire cuire son pain) à Chaudefontaine, moyennant une engrogne annuelle. (monnaie du Duché de Bourgogne, valeur: 2 deniers) (ADD.7 E. (TF) 7038: page 136)
  • 1534.- Reprise de fief (faculté de retirer le fief (domaine) au vassal, en le dédommageant de 1/5 de sa valeur) de Châtillon et Chaudefontaine, par Messire Jean de Grammont (ADD.7 E. (TF) 7038: page 112)
  • 1536.- Traité entre le Seigneur de Châtillon et Alexandre Bothey de Chaudefontaine touchant la succession de Bastienne, son épouse, et dont le dit Seigneur à eut la moitié. (De la succession....et non pas de l’épouse...! allons, allons !! ) (ADD.7 E. (TF) 7038: page 136)
  • 1537.- Traité entre Jean de Grammont et Etienne Maitrot, de Chaudefontaine, l’autorisant à faire ses pains et pâtes dans un four particulier moyennant 22 francs comtois, et à venir au four banal en cas de dissolution....... (ADD.7 E. (TF) 7038: page 136)
  • 1538.- Traité entre le Seigneur de Châtillon ayant permis à Etienne Miellin de Chaudefontaine, l’usage d’un four particulier..... (ADD.7 E. (TF) 7038: page 137)
  • 1541.- 8 documents ficelés ensemble, dont causes non précisées, entre le Seigneur de Châtillon, les habitants du dit lieu de Chaudefontaine et les Moines de Belleveaux..... (ADD.7 E. (TF) 7038: page 137)
  • 1550.- Sentence arbitrale par Jean Belot, commissaire, de Vesoul condamnant le nommé Beuf de Chaudefontaine, à démolir un four construit dans sa maison, et l’obligeant à faire cuire son pain au four banal. (ADD.7 E. (TF) 7038: page 137)
  • 1551.- A Chaudefontaine, quelques personnes ont pensé à substituer Saint Augustin à Saint Guérin. Quoi qu’il en soit, la chapelle fut dédiée, dès sa première origine à Saint Jean Baptiste dont une peinture se trouve encore au dessus de l’autel actuel. La première chapelle date de 1551. Elle fut construite par Etienne Miellin, Notaire à Chaudefontaine, et sa femme Jeannette Arnauld. (« L’écu chargé d’un corps de chasse, accompagné de deux étoiles, et des lettres E et M en chef » sont ses armes.) Pendant les guerres de 1636 à 1649, elle fut souillée & abandonnée. En 1665, elle était presque en ruines. (ADD. PER 508 N° 421: Novembre 1941 puis N°423 de Janvier 1942)
  • 1554.- Transaction passée entre Messire Jean de Grammont et Etienne Miellin, où ce dernier s’est obligé envers le dit Seigneur « de luy faire annuellement plusieurs charrois en temps de moisson et de vendanges à cause de différents héritages qu’il possèdoit à Chaudefontaine » (ADD.7 E. (TF) 7038: page 137)
  • 1554.- Traité par lequel Jean Chuet, dit curé, et ses frères de Chaudefontaine, doivent tous les ans « courvées au Seigneur de Châtillon-Guiotte, scavoir à la fenaison deux charriots de foin, à la moisson deux charrois de gerbes et froment et deux d’avoine, et à la veille de Noël un chariot de bois, et aller au lieu de liesse chercher le vin du Seigneur comme l’un de ses autres sujets. » (ADD.7 E. (TF) 7038: page 137-138)
  • 1558.- Permission par les habitants de Châtillon à ceux de Chaudefontaine, à Etienne Miellin de fermer pendant toute l’année « un pré qui luy appartient en la prairie de Chaudefontaine, ce qui prouve que le champois (droit de pâture) leur est commun ». (ADD.7 E. (TF) 7038: page 144)
  • 1559.- Châtillon avait 28 ménages en 1559 et Chaudefontaine autant, suivant les Actes du procès avec Belleveaux, à propos du défrichement. (BMB.178 « Mémoire historique sur la vallée de Marchaux ».– pages 73-74)
  • 1559 - 27 mars du dit mois, procès entre Noble Seigneur Jean de Grammont, sieur de Châtillon-Guyotte, du dit Châtillon et Chaudefontaine.
« l’an mil cinq cent cinquante neuf, par nous Guillaume Courvoiseret, Notaire publique, desputée et commis à la part des Révérends Pères en Dieu, et Seigneur Messire Pierre d’Andellot, Abbé de Belleveaux d’une part, et Jean Guillaume Poutier, aussy Notaire commis et desputée à la part de Noble Seigneur Jean de Grammont de Châtillon-Guyotte d’autre part, ont estées mises et plantées les bornes suivantes es lieux et places cy-après déclarer pour faire séparations et limites des Seigneurs des susdits Seigneurs avant nommés au bois dit le bois de Chasaux, appelé par divers noms comme la bouloye, les fohy, les assembleux, la vernoye....à la 4ème borne qu’a esté mise au long de la vie qui tire bois Chasaux à Chaudefontaine, et du cotté dessus dudit chemin en vu bien, et place appelé sur la grabussières auprès d’un charme marqué à vu grande croix droite...»  (ADD.7 E. (TF) 7038)
  • 1560.- 20 avril: Transaction sur un procès dont les pièces jointes, «....par lesquelles Messire de Grammont, Seigneur de Châtillon, a cédé aux sieurs Abbé et Religieux de Belleveaux, le droit de chasse qu’il avoit dans les bois de Champoux et Chassaunet (.?) moyennant quoy ils luy ont cédé des prés sur les territoires de Thurey et Moncey et ont accordé morte et vaine pâture en tous temps dans les bois, qu’ils restent en nature ou qu’ils soient réduits à plain aux habitants de Châtillon, Chaudefontaine, avec stipulation que les abbés et religieux ne pourront édifier dans les dits bois, qu’une maison pour un granger seulement, qui aura le droit de pâture sur les territoires desdits Châtillon et Chaudefontaine. » (ADD.7 E. (TF) 7038: page 115)
  • 1569.- 19 juin: Pièces d’un procès d’entre Messire Jean de Grammont et le Seigneur Prébendier de Saint-Hilaire, «...où celuy-ci en sa dite qualité prétendoit avoir la Haute Justice au lieu de Chaudefontaine, à l’exclusion du Seigneur de Châtillon » On ne trouve aucune décision. (ADD.7 E. (TF) 7038: page 138)
  • 1569.- 27 août: Extrait de traité fait entre les habitans de Courcelle, Chaudefontaine et Châtillon-Guyotte, contre Dame Sophie, Dame Ducheylar.
« A tout soit notoire comme soit que questions et difficultés fussent mues et en espoir mouvoir plus grands entre les manants et habitans des villes et communauté de Courcelle d’une part, et les manans et habitans des villes et communautés de Châtillon-Guyotte et Chaudefontaine d’autre part, au fait et pour raison des limitations des vive vaine pâture et venoux (..?) prétendu par chacune partie des dits habitans contre l’autre: or que nous, Aimé Gentil, Jean Courtin dudit Courcelle, et nous Pierre Blasson, Perrin Rauger dudit Châtillon, Jean Beuf dit Curie et Jean Beuf dudit Chaudefontaine, et le dit Perrin premier au lieu de Noëm Emailleur choisi avec les autres susnommés et pour son absence, pour appaiser iceux différens et difficultés savoir faisons que nous avons traité et accordé entre nous ce qui sensuit.
Premièrement avons accordé qu’une borne qu’avons plantée sur le Renchot du Couroy entre deux foges (bornes, repères) tiré à une autre étant sur ledit Rencho et proche le bas de Comballaud; qu’aussi il y a et par nous tiré un gros foge étant audit bas de Comballaud près le Sentéros demeure  commun  audites  parties, et une autre borne qu’aussi avons plantée sur le Rencho dudit Comballaud et fontaine tirée aux autres Courcelle et bois de Montdagray, lesquelles anciennes bornes comme le semblable à celles étant sur le dit Rencho de Couroy demeure valable, faisant séparation des bois communaux des dits de Courcelle, Châtillon et Chaudefontaine.
Plus avons accordé que les deux bornes qu’avons plantées au finage desdits Châtillon et Chaudefontaine, l’une es combe du mont, et l’autre à Combe Mantey font séparation de recours de champoyage (droit de pâture) et morte pâture prétendu sur lesdits de Châtillon et Chaudefontaine par lesdits de Courcelle, tirant aux autres anciennes bornes mises sur ledit finage pour le fait dudit recours, comme aussi deux bornes mises par nous sur le finage de Courcelle, l’une au pré du Vernoy et une autre où vouloir être un Périe qui s’appeloit le Perie de Crollecoillon tirent aux autres bornes mises sur ledit finage de Courcelle et font séparation du recours de pâturage prétendu par lesdits de Châtillon et Chaudefontaine contre lesdits de Courcelle; toutes lesquelles anciennes bornes touchant ledit recours de champoyage tous du côté desdits de Châtillon et Chaudefontaine, comme du côté desdits de Courcelle demeurent valâbles et en même valeur que d’ancienneté elles ont été. Plus avons entre nous traité que du recours prétendu par lesdits de Châtillon et de Chaudefontaine sur le finage dudit Courcelle jusqu’en un lieu où sont les vignes dudit Courcelle. S’en fera ci après par nous selon lesdits de Châtillon et Chaudefontaine feront apparoir y avoir droit 4 ou 5 hommes, gens de biens auxquels nous lesdits de Courcelle nous sommes et pour lors référés et repéronz sans autre figure de procès à aussi nous lesdits arbitres avons ce que dessus entre nous traité, promis, stipulé et accordé chacun de nous faire avouer, promettant chacun de nous lesdits arbitres en droit, soi le présent traité avoir pour ferme stable et agréable et icelui entretenir et faire entretenir à nos propres frais, mission et dépens, obligeant quand à ce nous et nos biens en forme de droit sous le privilège du viel (..?) de Sa Majesté Royale Duc et Comte de Bourgogne notre Sire, de Monsieur l’Official de Besançon par innoximus et momenin (.?) et à toutes autres cours et juridiction, pour icelles et chacune d’elle, l’une pour l’autre nous cessant être contraints et compsellés (.?) par toutes voyes et manières de contraintes dues et raisonnables; renonçant quand à ce, à toutes choses aux présentes contraintes même au droit réprouvant la générale renonciation si l’espéciale ne précède. En témoignage des telles choses, nous lesdites parties avons pris et requis et fait mettre à ces présenes les viel et contre viel de sa dite Majesté desquels on use en son ressort de Châtillon-le-Duc celui du dit Official de Besançon. Que furent faites, passées, du dit Chaudefontaine le 22ème jour du mois d’Août l’an mil cinq cent soixante neuf; présents Jean Parisse de Chalezeule, Claude Sarotte de Mielot et Louis Aringe de Rougemontot et témoins à ce requis.
Ainsi signé François Maistrot faire et donné audit lieu de Chaudefontaine quand à la présente expédition et grosse, sous mon sein manuel apposé audit Chaudefontaine ci mois le 27ème jour du mois d’Août, l’an mil cinq cent soixante neuf, y étant donné comme dessus. Signé Barbet, dit Marchand, pour lesdits habitans de Courcelle. » 	         (ADD. Extrait des minutes déposées à la Préfecture du titre de 1569).
  • 1569.- Délimitations de territoire: Traité devenu indispensable entre Corcelle, d’une part, Châtillon et Chaudefontaine de l’autre. Huit prudhommes furent désignés, plantèrent les bornes; quarante ans plus tard ce règlement était peu clair ou mal suivi; les habitants de Chaudefontaine et Châtillon s’opposèrent à ce que ceux de Corcelle avec leur Seigneur Melchior de Chaffois, établissent un étang sur la Corcelle parce qu’ils seraient privés de leur droit de pâture en ce point; et d’autant qu’avec le temps, y établir un moulin. C’est ce moulin surtout que l’on voulait éviter. (BMB.178 « Mémoire historique sur la vallée de Marchaux ».– pages 73-74)
  • 1571.- Chatillon-Guyotte: «...un incendie ravagea la petite localité et les habitants demandèrent à reconstruire leur village « au bas de la montaigne dudit Chastillon, près de la fontaine.» Précision: le village occupait la partie sud de la motte, le château la partie nord. (DCDD tome 2 page 716)
  • 1572.- Arrêt du Parlement de Dole qui permet aux habitants de Châtillon-Guiotte de rebâtir leur village au bas de la montagne du château, du 18 avril 1572. (ADD.7 E. (TF) 7038: page 116)
  • 1576.- 21 février: État des cens en argent et en grains dues par les Simon de Chaudefontaine, au Seigneur de Châtillon-Guiotte. (ADD.7 E. (TF) 7038: page 117)
  • 1576.: Liasse renfermant les pièces d’un procès entre Messire Jean de Grammont contre plusieurs particuliers ses hommes et sujets mainmortables des villages de Châtillon, Chaudefontaine, Thurey, Mieslot, Rigney, Rignosot, Rougemontot, Lusans et Pouligney, où ledit Seigneur «....prétendoit qu’ils étoient obligés de luy voiturer chaque année à la Saint Martin, le vin provenant de ses vignes situées à Liesle, depuis ce dernier lieu juqu’au château de Châtillon, jusqu’à la quantité de qinze quiës, à quoy lesdits particuliers ont été condamnés par sentence du 6 septembre 1552 et par un traité postérieur passé entre les mêmes parties le 2 octobre 1578. il a été convenu qu’il seroit à la liberté dudit Seigneur de faire faire lesdits charrois, et le contraire arrivant lesdits particuliers seroyent obligés de luy payer la somme de quatre francs par chacun desdits charrois, à quoy ils ont été abusés.» (.?) (ADD.7 E. (TF) 7038: page 118)
  • 1578.- 4 septembre: « Permission par Messire Gaspard de Grammont Seigneur de Châtillon aux habitans de Chaudefontaine, ses sujets en toute Justice, de s’assembler en corps de communauté.» ADD.7 E. (TF) 7038: Page 138)
  • 1578.- 2 octobre (revoir en 1576): Sous cette liasse sont renfermées les pièces d’un procès d’entre Messire Jean de Grammont contre plusieurs particuliers, «...ses hommes et sujets mainmortables des villages de Châtillon-Guyotte, Chaudefontaine, Thurey, Mieslot, Rigney, Rignosot, Rougemontot, Lusans et Pouligney, où le dit Seigneur prétendoit qu’ils étoient obligés de luy voiturer chaque année à la Saint Martin, le vin provenant de ses vignes situées à Liesle depuis ce dernier lieu jusqu’au château de Châtillon, jusqu’à la quantité de quinze quiès, à quoi les dits particuliers ont été condamnés par sentence du 6 septembre 1551 et par un traité postérieur passé entre les mêmes parties le 2 octobre 1578, il a été convenu qu’il seroit à la liberté du dit Seigneur de faire faire les dits charois, et le contraire arrivant les dits particuliers seroyent obligés de luy payer la somme de quatre francs par chacun des dits charois à quoy ils ont été abusés. 1578 (.?)» (ADD.7 E. (TF) 7038: Page 118)
  • 1584.- Le Sire de Châtillon s’attribuait à Chaudefontaine, douze ménages (et en 1619: 14). Les noms de ces familles sont: Barbaux, Bœuf, Prétot, Maistrot; ce dernier avait son four particulier, ainsi que Poignand, privilège rare à cette époque, mais sans compensation de redevances. Etienne Maistrot l’avait obtenu en 1537 moyennant 22 francs, et sous la réserve de revenir au four banal en cas de cession de communauté. Quatre ans auparavant, Etienne Miellin, notaire, avait reçu le premier cette autorisation, à charge d’un quart de froment de cens annuel, charge dont il fut déchargé pour sa vie durant en reconnaissance de ses services. Ce four passa aux Poignand par héritage. Les Bœuf qui, comme les Poignand, relevaient principalement de Belleveaux se mirent trop peu en règle pour s’en donner un également, et le Sire de Châtillon le fit démolir en 1557, par arrêt du Bailliage. Un traité donna à tous les habitants la faculté d’avoir leur four en 1699, et le cens fut pour ce faire de deux quarts de froment. Il subsiste des actes nombreux d’Étienne Miellin ci-dessus cité, Tabellion général au Comté de Bourgogne, Notaire de la Cour à l’Official de Besançon. Il bâtit et dota la chapelle de Chaudefontaine en 1551, dédiée à Saint Jean-Baptiste. La pierre qui rappelle sa pieuse libéralité, heureusement enchâssée dans le portail de la chapelle reconstruite vers 1710, témoigne qu’il avait des armoiries (« L’écu chargé d’un corps de chasse, accompagné de deux étoiles, et des lettres E et M en chef ») Cependant, il était mainmortable. Il n’eut pas d’enfants; le chanoine prébendier de Saint-Hilaire prétendit à l’échûte de ses biens, mais il y eut jugement que ses nièces, Alix et Jeanne Miellin, avaient été, en communion au moins, quelque peu suffisantes avec lui, et on transigea. Un autre notaire du même nom actait en 1598 ci après: Jean Poignant (alors: Pougnard / Poignard) est aussi qualifié notaire en 1591-1605. En 1592, il avait fait partage avec sa sœur Isabelle qui mourut en 1615, épouse de Léonard Cailloz, de Marchaux, et dont les biens firent échûte au Sire de Châtillon; a ce propos, nous avons la lettre suivante, spécimen de cette époque, écrite à Gaspard de Grammont par le notaire de Marchaux, mainmortable aussi, comme nous l’avons vu.
Monsieur, si c’est la vérité que de mon propre mouvement (à mon grandissime regret) je me suis non seulement excusé ainsi aussi prévenu des moyens de continuer au service de Vos Seigneuries. Si est que la vérité m’est demeuré saulve et durera jusques à la fin et période de mes jours. 
Et en témoigneray les effects en toutes occurances et aux endroitz qui leur plaira me favoriser et honnorer de leurs commandementz. Jadvise Vos Seigneuries que plusieurs Seigneurs aspirent à la succession de Isabel Poingnard mais sest vainement daustant qu’en ce quelle concerne les héritaiges, je me promet qu’elle doit céder –à l’exclusion de tous) au prouffit de Vos Seigneuries et ce ensuite dun partaige que j’ay reçeu et dont j’ai le prothocolle en main par où il conste qu’elle a été apportionnée dheritaige qui dépendant indiférament de votre mainmorte. M’ouffrant d’en faire hostension à Vos Seigneuries cejourdhuy a telle heure que leur plaira care demain le me propose daller dehors et faire quelque séjour attent. Monsieur, je baise hum blement les mains de Votre Sezigneurie, et me dit leur très humble et officieux serviteur. Hug Fornier 8 mars 1615.»   (ADD. M.S. 171)

Outre les notaires ci-dessus, nous trouvons encore de Chaudefontaine Chuet, 1555, Humbert Maistrot 1565-1581 Vallenet 1611-1621 De Châtillon-Guyotte: Denis Ormaux 1690, Jean Pargaud 1617-1628. Les notaires étaient donc nombreux. Il s’en trouvait dans la plupart des villages et parfois plusieurs dans de petites localités. Ils relevaient du Souverain puis de l’Official Diocésain; les seigneuries eurent leur notaire particulier, il y avait des tabellions et des coadjuteurs autabellionnés. L’idée de leur faire garder (le garde notes) et conserver les minutes de leurs actes fut appliquée au 16ème siècle. Leurs fonctions étaient ce que sont celles des notaires d’aujourd’hui, sauf la différence des lois, spécialement pour les actes de l’administration des communautés, où ils intervenaient souvent; les ventes mobilières et celles d’immeubles entre particuliers et aux enchères, occupaient leur ministère et, comme aujourd’hui leurs affiches les annonçaient déjà, au 18ème siècle certaines de ces affiches étaient imprimées. On voit avec satisfaction, à des époques éloignées, un certain nombre d’hommes dans nos campagnes, capables de rédactions convenables ou remarquables comme celles que l’on constate, exerçant ces fonctions de notaire, de juges seigneuriaux, et en outre celles plus humbles de greffiers, de procureurs fiscaux, de maires attachés aux justices, etc. les documents en produisent d’autres encore dont l’instruction est non moins établie. Chaudefontaine eut sa large part de ces hommes instruits, ainsi que des familles dans l’aisance, une reconnaissance de Jean Chuet en 1557 ne comprend pas moins de 60 journaux; (mesure de superficie: ce qu’un homme peut labourer en une journée) de Jean Maistrot, même époque, 56 journaux, d’ Alexandre Beuf 80 journaux en 1703; François Poignand laissait à ses enfants 120 journaux et en champs et près, 67 vavrins (?) de vignes; ce fait ne tient il pas à la situation spéciale de ses habitants qui, partagés entre plusieurs seigneuries, dont deux ecclésiastiques, surent tirer des uns et des autres, parfois des uns contre les autres, des avantages plus sensibles, en se défendant de tous à la fois.?

«....cette famille Poignand (originellement Pougnard, Poignard) eut plusieurs de ses membres pourvus d’Offices à la Justice de Châtillon: Simon Denis, procureur d’office, mort en 1754, son père Pierre, tué à la chasse en 1767, Jean François, greffier en 1756; elle a encore actuellement un notaire (à Pont de Roide). Avant 1662, Jean Poignand le jeune, alla se fixer par son mariage à Pennessières où il fit souche d’une famille qui agrandit davantage; Claude Poignand y était « en 1723, notaire Royal, pourvu à titre héréditaire par le Roy (contrat de Mariage : Authoison) » et de notre temps un avocat général à la Cour de Besançon, et procureur général à Saigon, en a conservé la tradition. » (ADD. M.S. 171)

XVIIème Siècle

  • 1601.- 31 mai: Traité entre le Seigneur de Châtillon, les habitans du dit lieu et ceux de Chaudefontaine par lequel le dit Seigneur «.....leur a permis d’essarter un bois appelé Montagray faisant partie de leur communaux, moyennant que les habitans luy payeroient de trente une gerbes l’une, des fruits qui croistroient au dit canton.» (ADD.7 E. (TF) 7038: Page 139)
  • 1603.- 31 mai: « Relasche d’un pré situé à Châtillon appelé le pré du Goulot, fait à Jean Gaspard Chavet de Chaudefontaine par leurs frères et sœurs sous la condition de payer au Seigneur de Châtillon toutes les prestations et à faire les charois que la famille des dits Chavet de Chaudefontaine doit au dit Seigneur » (ADD.7 E. (TF) 7038: Page 139)
  • 1605.- Marché par les rétrahants (habitants des divers villages qui, en cas de danger se retiraient au château pour y assurer le guet, corvées, gardes, en compensation de la sécurité qui leur était offerte. Ils renforçaient également efficacement l’éventuelle garnison dudit château.) à Châtillon pour restaurer le pont, du 6 juin 1605.» (ADD.7 E. (TF) 7038: Page 120)
  • 1606.- 6 juin: Marché par les rétrahants le Châtillon, pour restaurer le pont du château. (ADD.7 E. (TF) 7038: page 120)
  • 1607.- Un étang, (voir 1569) est concédé mais avec réserve qu’on ne lui adjoindrait ni moulin ni bâton, ni poules, et que si l’étang venait à être délaissé les droits de parcours se retrouveraient dans sa prime nature. (BMB .178 « Mémoire historique sur la vallée de Marchaux ». pages 73-74)
  • 1616.- 31 mai: « Patente des Comtes de Bourgogne pour l’érection d’un signe patibulaire dans la terre de Marchaux. (Un de plus, tout proche de Chaudefontaine...!) (ADD.7 E. (TF) 7038: Page 236)
  • 1620.- (voir 1569 & 1607) On délimitait encore. Châtillon eut grand peine à se mettre d’accord avec Amagney pour la côte de Vaivre; là, comme entre Marchaux et Vieilley, les débats durèrent des siècles. Vers 1530, le garde de Venise avait fait un rapport contre Gérard Pochard de Champoux, pour bois coupé. L’Abbaye prit fait et cause; elle prétendit que le théâtre du soi-disant délit était à elle; de là un procès long et animé, que Venise eut la douleur de perdre. (ADD.7 E. (TF) 7038)
  • 1633.- Pièces d’un procès intenté en 1633 par le Procureur d’Office de Châtillon à plusieurs particuliers de Chaudefontaine, « pour réparer le bief fluant dans le dit lieu, et dans les près.» (Probablement déjà, les crues de l'Aramberge) (ADD.7 E. (TF) 7038: Page 140)
  • 1636.- La guerre de 10 ans, débutée en mai 1635, touche notre région. Cependant la chapelle de Chaudefontaine fut polluée, et mise hors de service parmi les tumultes de la guerre.
  • 1640.- De nombreux étrangers s’établirent dans la paroisse après 1640 (le lieu-dit « champ-du-cimetière » entre Marchaux et Chaudefontaine doit probablement ce nom à l’usage que l’on en fit alors, grâce à la peste. Le fait est commun dans les villages). En 1637, Weymar essaya de prendre Besançon et eut son quartier général à Chalèze et Chalezeule. Ses troupes durent saccager les environs. Nous ne savons quelle charge cette guerre imposa en fait de soldats à nos villages. (BMB. 178 « Mémoire historique sur la vallée de Marchaux ».– pages 73-74)
  • 1670.- 19 juillet: « Grosse d’enquête faitte à la requite de Messire Jean de Grammont Seigneur du dit Châtillon contre le Seigneur Prébendier de Saint Hilaire, par laquelle il est prouvé que le dit Seigneur de Châtillon a la Haute justice de Chaudefontaine. » (ADD.7 E. (TF) 7038 : Page 138)
  • 1679.- Un voyageur, François Quinot, de Mirecourt, étant mort à Chaudefontaine fut enterré dans la chapelle. Il ne paraît pas qu’elle ait alors été restaurée. Nous ne la retrouvons rendue au culte que plus tard, à une époque à laquelle nous semble correspondre l’édifice actuel, élevé à nouveau sur l’emplacement de la chapelle primitive, tout à fait différente de style. On eut le soin très intelligent de conserver la pierre sur laquelle se trouvent les noms des fondateurs, et de l’enchâsser au portail de ce nouvel édifice. » (ADD.7 E. (TF) 7038)


XVIII ème Siècle

Plan daté de 1770
  • 1767 - Date imprécise, établie d'après contenu du document. Très important et exceptionnel document descriptif du Château de Châtillon-Guyotte. (dominant Chaudefontaine, et son village). (BMB 178 « Mémoire Historique sur la vallée de Marchaux » page 31)
  • 1778.- Avec privilège du Roy. Un ouvrage de cette date «Le conducteur Français», contenant les routes desservies par les nouvelles diligences, messageries et autres voitures publiques» présente le trajet de Besançon à Lure, passant par Braillans, Petites Combes, Marchaux, Chaudefontaine, Grande Corcelle, Tour de Scay, et 14 autres lieux. Les descriptions détaillées des paysages restituent aux lecteurs toute leur beauté campagnarde et naturelle de l’époque. Une extraordinaire description de la route qui deviendra de nos jours, la D.486 . (LPC N°14).
  • 1780.- du 8 août Lettre pour création d’un moulin-a-vent. du 8 août 1780
  • 1784.- Il est tombé sur Chaudefontaine, en Septembre 1784 « un sac d’eau » comme le dit l’Échevin Claude François Robert dans sa lettre du 30 juillet à Mr. l’Intendant de la Franche Comté.
«...l’inondation était tellement considérable qu’elle emmena avec elle différentes billes de bois, différents meubles qu’elle avait enlevé des maisons des particuliers, même des enfants couchés dans leurs berceaux qui flottaient sur l’eau.» Il précise entre autre avoir perdu tout son linge ainsi que les papiers qui relevaient de l’exercice de son Échevinage. Ont signé ce document les habitants de Chaudefontaine: Antoine Chamolle, Claude Bœuf, Jean Jacques Boiteux,  Jean Claude Volat.  						(LPC N° 15)
  • 1789.- 1er mai: Sur demande de Sa Majesté Louis XVI, Roi de France, et en date du 8 août 1788, les États Généraux ont été convoqués pour ce jour, 1er Mai 1789. Chaudefontaine et Châtillon-Guyotte, faisant partie du Baillage d’Amont dépendent du Baillage de Vesoul.
  • 1793.- 8 octobre: le Conseil Général «...considérant que les châteaux de Vaite et de Châtillon-Guyotte (il domine Chaudefontaine qui en dépend) pouvaient servir de repaires ou de retraites à des brigands ou à des factieux, et qu’il serait dangereux de les laisser subsister, arrête qu’is seront démolis et qu’il sera employé les moyens les plus économiques à ce sujet...» (ADD. L56 4ème Registre Conseil Général. Pages 133/134)
  • 1767 ? .- Date imprécise, établie d'après contenu du document. Très important et très exceptionnel document descriptif du Château de Châtillon-Guyotte (dominant Chaudefontaine) et de son village.(BMB 178 « Mémoire Historique sur la vallée de Marchaux » page 31)

XIX ème Siècle

  • 1813-1814.- Invasion des troupes étrangères dans le canton de Marchaux: Les hussards Hongrois violents et brutaux n’ayant de respect ni pour les personnes, libertins à un tel excès qu’ils violaient jusqu’aux enfants.......La dernière troupe d’Infanterie qui passa dans le canton le 18 juin était un composé de barbares qui traitèrent avec une dureté excessive les gens de Vaire, Amagney, Thise, etc... (ADD. PER 884 tome 12 page 85)
  • 1840.- «....de date immémoriale, on célébrait à Chaudefontaine la fête de Saint-Guérin. Vers 1840, on transféra cette fête, et la messe au dimanche suivant. Qu’elle est l’origine de cette dévotion...? Le fait précis a disparu depuis longtemps de la tradition du pays. Ce fut peut être, pour ne pas dire sans doute, une épizootie (l’épizootie est une contagion se rapportant et se développant chez un grand nombre d’animaux) à l’occasion de laquelle Saint Guérin fut invoqué. Les habitants de Chaudefontaine font de ce jour, de date immémoriale, leur fête d’invitations et d’amusements. La tradition de cette fête tend à s’affaiblir. (ADD.7 E. (TF) 7038)
  • 1844.- Ouverture à Marchaux d’un bureau de Poste à taxation qui desservira toute la partie centrale du Canton. Receveuse: Mme. Gardon. (PTT document du 1er juin 1961. pages 7 & 11.- collection particulière)
  • 1845.- 30 avril: Dans son délibéré de ce jour la Commune de Marchaux s’engage à payer en lieu et place de Chaudefontaine la somme de 916 francs et 90 centimes au sieur Joseph Nicole, entrepreneur de bâtiment, ainsi que le solde éventuel après réception définitive, sous condition de remboursement avec intérêts au taux légal. (Très beau geste de secours de nos voisins...!) (ADD. EAC. 1678-D1)
  • 1859.- 21 août.- Marchaux vient de se doter d’une Compagnie de Sapeurs Pompiers forte de 26 membres actifs, chargée d’intervenir sur le village et ceux d’alentours. (Délibération. Conseil Municipal Marchaux du 21.08.1859).
  • 1862.- 28 avril.- Nomination de Maire.

Au nom de l'Empereur, nous Préfet du Département du Doubs, Officier de l'Ordre Impérial de la Légion d'Honneur, vu l'art.2 de la Loi du 4 mai 1855, arrêtons: Mr. Poignand Jean Claude, buraliste, est nommé Maire de Chaudefontaine, en remplacement de Mr. Poignand Jean Claude, démissionnaire. Fait à Besançon en l’Hôtel de la Préfecture le 28 avril 1862. Signé pour le Préfet, le Secrétaire Général: L. Magnien. (RDD.-01-05-1862, verso de la page 3)

  • 1870.- 25 juillet le Conseil Municipal de Chaudefontaine «....vu l'exposé du Maire vote la somme de cinquante francs en faveur des soldats de terre et de mer; cette somme sera prise dans la Caisse Municipale. (RDD 25-07-1870 page 45) A des dates très proches, Chaudefontaine Champoux & Marchaux voteront une somme d'argent pour l'achat d'armes pour la Garde Nationale.

XXème siècle

  • 1906.- 17 février.- «Le Maire expose à l'Assemblée que presque tous les cultivateurs de la commune ainsi que le patron de la fromagerie de Chaudefontaine désirent le transfert du chalet de fromagerie dans le grand bâtiment de la maison commune qui se trouve au centre du village. Le Conseil, l'exposé du Maire entendu.....prie Monsieur le Préfet de bien vouloir autoriser la commune à cette installation et demande comme Architecte Mr. Chaignet Agent voyer à Marchaux qui, par son zèle et son dévouement sera très utile dans l'intérêt de la commune, la distance qui sépare Chaudefontaine de Marchaux n'étant que de trois kilomètres....» (RDD 17-02-1906 page 44)
  • 1909.- 20 mai- Chaudefontaine: Projet d'installation d'un pont à bascule pour poids public.
  • 1912.- 17 février : Le Directeur des Postes et Télégraphes a écrit à la Mairie de Chaudefontaine dans le but d'installer un établissement téléphonique dans la commune.
  • 1914.- 1er août: déclaration de guerre de l'Allemagne à la Russie, puis le 3 août à la France.-
  • 1920.- 3 décembre.- Chaudefontaine: « Le Maire dépose sur le bureau le devis et le plan dressé par Mr. Meciollot, entrepreneur de Besançon, d'un monument commémoratif que la Commune se propose d'élever en l'Honneur des soldats morts pour la France.....Le Conseil approuve le devis et vote la somme de 3.400francs, le surplus sera payé par le produit de la souscription....» (RDD 03-12-1920 page 206)
  • 3 septembre 1939.- 17 heures: la France vient de déclarer la guerre à l'Allemagne.
  • 1944.- En 1944, la Résistance s'installe à Chaudefontaine. C'est en effet à la Grange Verdière que le groupe Ognon-Doubs implante un de ses détachements composé de 70 à 80 hommes,dont deux Polonais.Ces hommes proviennent de Besançon, et des villages environnants: Marchaux, Cendrey, Larians...La mission principale de ce maquis est d'attaquer les convois Allemands qui empruntent le RN.73. C'est ainsi que le 4 septembre 1944 une embuscade est tendue, avant Sechin, contre un puissant convoi ennemi. Au cours de ce violent engagement, Jean Chofardet, tireur au fusil-mitrailleur sera tué et Louis Barthet, chargeur, très grièvement blessé; tous deux étaient originaires de Cendrey. ( DCDD tome 2, page 736)

Référence.png Notes et références

  • Contenu de cette page extrait avec l'autorisation de l'auteur de la revue "Le Petit Caldifontain n°0", nous vous invitons a vous y reporter pour en savoir plus.