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Parmi les hommes de valeur né à Etikhove, on citera notamment :  
 
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Jean-Baptiste van Cauwenberghe, curé de Saint-Jacques, à Louvain, fondateur de l'institution des Soeurs de la Charité à Louvain le 7 octobre 1794. Il était né le 10 avril 1749, à Etikhove, étant fils de Petrus Franciscus et de Theresia van Thieghem. Après avoir suivi avec le plus brillant succès un cours de philosophie à la Pédagogie du Porc, il fut ordonné prêtre, en 1775. Le 15 avril 1777, il devint licencié en théologie, et le 28 du même mois, curé de la paroisse de Saint-Jacques. Homme pieux et instruit, il était un orateur sacré de talent et l'idole de ses paroissiens. Ayant refusé de prêter le serment de haine à la royauté, exigé par la République, il fut condamné à la déportation, le 6 novembre 1797. Arrêté quelques jours après à Malines, il fut conduit à Rochefort, et de là déporté à Cayenne, où il débarqua le 6 juin 1798. Il mourut de misère, dans le désert de Konomana, le 6 octobre de la même année.
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* Jean-Baptiste van Cauwenberghe, curé de Saint-Jacques, à Louvain, fondateur de l'institution des Soeurs de la Charité à Louvain le 7 octobre 1794. Il était né le 10 avril 1749, à Etikhove, étant fils de Petrus Franciscus et de Theresia van Thieghem. Après avoir suivi avec le plus brillant succès un cours de philosophie à la Pédagogie du Porc, il fut ordonné prêtre, en 1775. Le 15 avril 1777, il devint licencié en théologie, et le 28 du même mois, curé de la paroisse de Saint-Jacques. Homme pieux et instruit, il était un orateur sacré de talent et l'idole de ses paroissiens. Ayant refusé de prêter le serment de haine à la royauté, exigé par la République, il fut condamné à la déportation, le 6 novembre 1797. Arrêté quelques jours après à Malines, il fut conduit à Rochefort, et de là déporté à Cayenne, où il débarqua le 6 juin 1798. Il mourut de misère, dans le désert de Konomana, le 6 octobre de la même année.
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* François Eysebaert, né le 1er mars 1786, fusilier au 18ème Régiment d'infanterie de ligne français, qui reçut par décret de l'Empereur Napoléon daté du 3 décembre 1809 une dotation de 500 francs de rente sur le canal de Loing, acte confirmé par le roi Louis-Philippe par ordonnace du 18 février 1831.
  
 
== {{A savoir pour vos recherches généalogiques}} ==
 
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Version du 14 juillet 2008 à 11:43

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Etikhove
Informations
Pays Drapeau de la Belgique    Belgique
Région Flandre
Province Flandre orientale
Code postal
Population 2395 hab. (1895)
Densité hab./km²
Nom des habitants
Superficie 1202 ha
Point culminant
Altitude
Coordonnées (long/lat)
Localisation

Histoire.png Histoire de la commune

Le toponyme "Atinghova" est déjà mentionné en 1116. Le nom du village (ou de la "paroisse", suivant l'expression usitée jusqu'à la fin de l'Ancien Régime) varia dans les documents conservés : Etichoue, Autincouve, Aitikoue, Eyticoue... Jusqu'en 1930 d'ailleurs, on utilisait Etichove, avant que le nom ne soit officiellement Etikhove.

Sous l'Ancien Régime, Etikhove faisait partie, avec Melden-Nukerke, Maerke, Kerkhem, Quaremont, Sulsique et Berchem, de la baronnie de "l'entre Maerke et Rhosnes" ("'t Land tussen Marke en Ronne").

A l'origine, Etikhove faisait partie de l'évêché de Cambrai. A partir de la réforme des évêchés (en 1558), Etikhove fit partie du doyenné de Renaix, puis en 1802, du doyenné d'Audenarde et de l'évêché de Malines. Enfin, de nos jours, la paroisse fait partie du doyenné de Renaix et de l'évêché de Gand.

L'église, dédiée à Saint Brice, était sous le patronage de l'abbaye bénédictine de Liessies, abbaye fondée dans le nord de la France, en 1095, par Thierry, seigneur d’Avesnes et sa femme Ade.

Au XVIe siècle, les troubles religieux firent passer la population de 1000 habitants environ vers 1570, à 385 vers 1590. L'émigration forcée des Calvinistes, essentiellement, mais aussi la situation économique, expliquent ce dépeuplement.

Le nombre d'habitants croitra ensuite : on compte environ 1300 habitant à la fin du XVIIème siècle, pour arriver à environ 3000 habitants vers 1840. La terrible crise économique de 1845-1846, avec son lot d'épidémies, et l'émigration, notamment vers les grandes exploitations agricoles de la Somme et de l'Oise en France, ramenèrent le chiffre de la population du village à 2488 en 1880, et 2251 en 1920.

Suite à la loi de fusion des communes, l'ancienne commune d'Etikhove a été fusionnée le 1er janvier 1977, avec Nukerke, Schorisse, Maarke-Kerkem, dans la nouvelle commune de Maarkedal.

Parmi les hommes de valeur né à Etikhove, on citera notamment :

  • Jean-Baptiste van Cauwenberghe, curé de Saint-Jacques, à Louvain, fondateur de l'institution des Soeurs de la Charité à Louvain le 7 octobre 1794. Il était né le 10 avril 1749, à Etikhove, étant fils de Petrus Franciscus et de Theresia van Thieghem. Après avoir suivi avec le plus brillant succès un cours de philosophie à la Pédagogie du Porc, il fut ordonné prêtre, en 1775. Le 15 avril 1777, il devint licencié en théologie, et le 28 du même mois, curé de la paroisse de Saint-Jacques. Homme pieux et instruit, il était un orateur sacré de talent et l'idole de ses paroissiens. Ayant refusé de prêter le serment de haine à la royauté, exigé par la République, il fut condamné à la déportation, le 6 novembre 1797. Arrêté quelques jours après à Malines, il fut conduit à Rochefort, et de là déporté à Cayenne, où il débarqua le 6 juin 1798. Il mourut de misère, dans le désert de Konomana, le 6 octobre de la même année.
  • François Eysebaert, né le 1er mars 1786, fusilier au 18ème Régiment d'infanterie de ligne français, qui reçut par décret de l'Empereur Napoléon daté du 3 décembre 1809 une dotation de 500 francs de rente sur le canal de Loing, acte confirmé par le roi Louis-Philippe par ordonnace du 18 février 1831.

Recherches généalogiques.png À savoir pour vos recherches généalogiques

Les archives de l'ancienne commune d'Etikhove sont conservées aux Archives de l’Etat à Renaix, rue Van Hove 45, 9600 Renaix ; téléphone et télécopieur : (+32) 055/21.19.83, courriel : Rijksarchief.Ronse@arch.be

Sont notamment consultables aux Archives de l’Etat à Renaix :

  • les actes d’état civil de 1795 jusqu’à la fin du 19e siècle avec des tables décennales, sous la forme de microfilms. Ces actes sont rédigés en français ou en néerlandais suivant les époques considérées.
  • les registres paroissiaux antérieurs à 1796 avec un index alphabétique moderne, sous la forme de microfilms. Ces registres sont rédigés en latin. Ces registres débutent en [[1612 pour les baptêmes, 1625 pour les mariages, et 1625 pour les inhumations.

Les registres paroissiaux ont été analysés par Marc Vuylsteke et publiés par le cercle généalogique local V.V.F.-Vlaamse Ardennen.

A l’appui et en complément des registres paroissiaux, l’on consultera prioritairement les actes de dévolution successorale et de tutelle (les « états de biens », « staten van goed » en néerlandais) passés devant les échevins jusqu’à la fin de l'Ancien Régime. Les renseignements généalogiques contenus dans ces actes ont été analysés par Paul van Butsele et publiés en 1972 par l'éditeur "Familia et Patria". Cet ouvrage est aussi consultable dans la salle de lecture des Archives de l'Etat à Renaix.

Il est à noter également que les états de biens de la seigneurie d'Ename enclavée dans Etikhove ont été transcrits par André Lafort et publiés en 2003 dans l'ouvrage sur les états de biens d'Ename et Nederename. Cet ouvrage est consultable dans la salle de lecture des Archives de l'Etat à Renaix.

Le "status animarum" ("l'état des âmes" de la paroisse, c'est à dire le recensement du village fait par le curé) de 1694 a été publié par Paul van Butsele dans la revue du VVF-Vlaamse Ardennen n° 9 et suivants. La revue est notamment consultable aux Archives de l'Etat à Renaix.

A savoir aussi : depuis l'époque de la Réforme, il y avait dans la région de Renaix- Audenarde, sept petites communautés protestantes (communautés appelées le "Mont-des-Oliviers flamand" ou "l'Olivier flamand"). Dans la seconde partie du 18ème siècle, subsistaient seulement les communautés protestantes de Matere, Etikhove et Hoorebeke (cette dernière communauté existe toujours aujourd'hui). Un registre de baptêmes protestants (de 1756 à 1764) a été publié dans la revue du VVF-Vlaamse Ardennen, n° 20, en 1999. Cet ouvrage est consultable aux Archives de l'Etat à Renaix.

Un important registre de rentes ("Rente Ladeuze") de 1751 a été transcrit par Marc Vuylsteke et publié en 2002 par l'association VVF-Vlaamse Ardennen. Ce registre permet, par le biais des rentes, de remonter parfois sur plusieurs générations.

Adresse de l'administration communale

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