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(Histoire ancienne)
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En dehors de ce qui nous fut légué par les Historiens anciens dans leurs écrits portant sur l'ensemble de la Berbérie, parfois faisant mention de quelques événements relatifs à une région ou localité sans trop de détails, la mémoire kabyle collective dont celles des At Iraten en fait partie n'a malheureusement gardé qu'un infime souvenir. Celui-ci est généralement inclu dans les contes et histoires locales, mélange de fiction et de réalité difficiles à dissembler.
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L'onomastique en elle-même est interessante à plus d'un titre puisqu'il y a des noms de familles, de groupes de familles qui dériveraient de ceux des Romains ou pour être beaucoup plus exactes de ces Berbères romanisés qui, certainement du temps de Jules Cesar et autres empereur romains étaient dans les Légions au service du conquérant du sol fertile. Ce qui laisse supposé que les noms des lieux-dits que nous rencontrons ici et là à la limite des indomptables qui n'acceptaient le marchandage de leur liberté et refusaient tout compromis, étaient installées les ''Limes Romaines''.
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Ainsi donc, si l'on doit se fier à une piste, il y a celle de toponymie.
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Il est tout à fait évident que cette science nouvelle nous renseignent sur énormément de choses et peut s'avérer une source qui pourrait venir en aide aux spécialistes de l'archéologie si bien sûr elle est exploitée rationnellement.
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Nous citons:  Dans certaines régions au pied de la montagne des Aït Iraten, aux avants-postes de la Kabylie du Djurdjura, on reconnaît ces premiers villages Romano-Berbères à leur nom comme Tighremt (cité), Taqsebt (citadelle), Tamaghoucht (le côté d'Auguste), Agouni Tgharmin (le plateau des cités) et mieux encore à leur spécificité architecturale (Akbou: tombeau antique voûté), situé au pied de la montagne des Aït Akerma et fonctionnelle comme Aguemou Oubekkar (le mamelon de montagne du résistant), situé au-dessus de Tala Amara. Amnakh qui, par analogie, est un port d’attache de marine marchande,  endroit comportant....une immense cour... où l’on aboutissait par un très grand portail qu’on verrouillait, solidement, le soir et par lequel pouvaient entrer librement les bêtes de somme chargées de marchandises [Benachenhou P.31): (*).
  
 
==== Période turque ====
 
==== Période turque ====

Version du 1 juillet 2008 à 16:05

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Fort-National
Informations
Pays Drapeau de l'Algérie    Algérie
Région {{{Région}}}
Wilaya {{{Wilaya}}}
Daïra {{{Daïra}}}
Code postal 15500
Population 17417 hab. (1958)
Superficie
Densité hab./km²
Nom des habitants
Altitude 916 m
Point culminant
Coordonnées (long/lat) 4°12'05" E - 36°38'10" N
Localisation


Histoire.png Histoire de la commune

Histoire ancienne

En dehors de ce qui nous fut légué par les Historiens anciens dans leurs écrits portant sur l'ensemble de la Berbérie, parfois faisant mention de quelques événements relatifs à une région ou localité sans trop de détails, la mémoire kabyle collective dont celles des At Iraten en fait partie n'a malheureusement gardé qu'un infime souvenir. Celui-ci est généralement inclu dans les contes et histoires locales, mélange de fiction et de réalité difficiles à dissembler. L'onomastique en elle-même est interessante à plus d'un titre puisqu'il y a des noms de familles, de groupes de familles qui dériveraient de ceux des Romains ou pour être beaucoup plus exactes de ces Berbères romanisés qui, certainement du temps de Jules Cesar et autres empereur romains étaient dans les Légions au service du conquérant du sol fertile. Ce qui laisse supposé que les noms des lieux-dits que nous rencontrons ici et là à la limite des indomptables qui n'acceptaient le marchandage de leur liberté et refusaient tout compromis, étaient installées les Limes Romaines. Ainsi donc, si l'on doit se fier à une piste, il y a celle de toponymie.

Il est tout à fait évident que cette science nouvelle nous renseignent sur énormément de choses et peut s'avérer une source qui pourrait venir en aide aux spécialistes de l'archéologie si bien sûr elle est exploitée rationnellement.

Nous citons: Dans certaines régions au pied de la montagne des Aït Iraten, aux avants-postes de la Kabylie du Djurdjura, on reconnaît ces premiers villages Romano-Berbères à leur nom comme Tighremt (cité), Taqsebt (citadelle), Tamaghoucht (le côté d'Auguste), Agouni Tgharmin (le plateau des cités) et mieux encore à leur spécificité architecturale (Akbou: tombeau antique voûté), situé au pied de la montagne des Aït Akerma et fonctionnelle comme Aguemou Oubekkar (le mamelon de montagne du résistant), situé au-dessus de Tala Amara. Amnakh qui, par analogie, est un port d’attache de marine marchande, endroit comportant....une immense cour... où l’on aboutissait par un très grand portail qu’on verrouillait, solidement, le soir et par lequel pouvaient entrer librement les bêtes de somme chargées de marchandises [Benachenhou P.31): (*).

Période turque

Algerie (Berbérie) 1515-1830.JPG1515 - 1830 Berbérie

Au milieu du chaos de vallées profondes et de mamelons qui constituent le massif des Zouaoua, il existe une arête plus continue que les autres ; partant du col de Tirourda, elle passe par le Sebt des Aït-Yahia (devenu Michelet), par l'Arba des Aït-Iraten (devenu Fort-National), puis s'abaisse brusquement sur le Sebaou par des pentes abruptes et difficiles à gravir. C'est l'axe de la Kabylie. Tribus des Ait-Iraten dont le point de ralliement à tous, y compris leurs alliés, se trouve à Souk-el-Arba au pied du mythique Icheriouène, village de naissance du poète kabyle de tous les temps: Si Mohand Ou M'hand.

Il faut dire qu'à l'époque ottomane (turque)il n'y eut qu'une seule tentative de réduire ce bastion de toutes les révoltes et résistances amazigh depuis les Romains déjà. Ali Khodja, le commandant du Bordj de Tizi Ouzou et fondateur de la place de Sebt en 1720 (le fameux Sebt El Khodja, par rapport à son nom justement)où se déroulait le marché kabyle au pied de leur montagnes impénétrables pour lui a toujours cherché à composer paix avec les belliqueux, notamment les Ait Iraten.

L'un de ses successeurs dans la région, Mohammed Ed-Debbah : l'Egorgeur, devenu par la suite Bey du Titteri, province à laquelle la Kabylie du Djurdjura fut rattachée à partir de 1750, voulut soumettre ce bastion de toutes les révoltes. Bien sûr il croyait connaître la région et ses habitants, lui qui a été étudiant depuis sa tendre enfance dans l'une des Zaouia (école coranique)de la montagne sise à Adeni (un village situé à flanc de montagne chez les At Irjen). Et Justement, à l'époque de l'expédition qu'il voulait punitive et de conquête, il fut touché d'une balle à la tête à Adeni par l'un des jeunes volontaires enrôlés pour le combat et qui le miraient depuis un instant. Sa mort fut gardée secrète par ses proches collaborateurs pendant plusieurs jours pour ne pas affoler ses hommes qui reçurent l'ordre de se retirer sans comprendre au départ pourquoi. On invoqua seulement un léger malaise du dey qui ne tardera pas à se rétablir pour continuer la manœuvre.

En dehors de cette tentative qui a lamentablement échoué, la zone de montagne, tout le temps en alerte, tout le temps sondée était restée vigilante jusqu'à la formidable expédition (celle de mai 1857) menée par le maréchal Randon, gouverneur d'Algérie et chef de toutes les armées de la colonie.

Période française

Algerie1830-1962.JPG 1830 - 1962 Algérie

Randon décida d'élever à Souk-el-Arba un fort permanent, auquel il donna le nom de Fort-Napoléon.

Fort-National (916 m) est une véritable place de guerre construite en 1857, en un temps record, aussitôt après la conquête de la Kabylie sur le plateau de Souk-el-Arba, dans le pays des Beni Raten ; elle a une vaste enceinte bastionnée de 2200 mètres de développement.

Une route de crête terminée jusqu'à Aïn Hammam (ex Michelet), centre administratif de la commune mixte du Djurdjura, met Fort-National en relation avec Beni Mansour sur l'oued Sahel (Assif n Soummam) en passant par le col de Tirourda.

La muraille du Djurdjura n'est aisément franchissable que par ce chemin, tracé en corniche sur le flanc de ravins d'une effrayante profondeur et qui, malgré les travaux dont il a été l'objet, présente plusieurs endroits dangereux dans le mauvais temps.

Ce n'est qu'en 1857, que la conquête de la Haute Kabylie s'imposera comme le complément nécessaire à l'occupation de l'Algérie du Nord. Au prix de pertes considérables de part et d'autres des belligérants aux moyens incomparables, les Kabyles se soumirent et cette soumission fut d'autant plus sincère au regard de la contrainte que la domination française n'apporta pas trop de changements à leurs usages et à leurs institutions. Les amins continuèrent à être nommés par les villages.

Le 19 mai 1857, le Maréchal Randon vint prendre le commandement des troupes à Tizi-Ouzou et cette bourgade devint dès lors la base de départ des opérations à mener au cœur du DJURDJURA.

Des études entreprises sur le terrain par le génie militaire, la position de Souk-el-Arba parut réunir les conditions requises pou y construire le fameux fort de guerre.

Au bout de 3 jours sous la direction du Général CHABAUD-LATOUR le terrain était reconnu et le tracé du fort terminé. De même la route de Souk-el-Arba à Issiakhen Ou Meddour puis Tizi-Ouzou longue de 25 kilomètres et large de 6 mètres fut terminée en 18 jours par le génie militaire,travail qui compte parmi les plus beaux qu'ait accomplis l'Armée d'Afrique.

Le 3 juin, on commença les fondations du fort et le 14 juin avait lieu la pose de la première pierre.

Après concertation il fut décidé que le fort porterait le nom de FORT NAPOLEON en hommage à l'empereur.

Bâti en amphithéâtre, le mur d'enceinte du fort a un développement de 2261 mètres, sur le système VAUBAN. Il comprend 1 citadelle et 3 blockhaus détachés. Les travaux durèrent de 1857 à 1873.

Pendant cette période de 17 ans, le territoire de Fort Napoléon, resta exclusivement sous l'autorité du régime militaire. La place était sous les ordres d'un colonel commandant d'armes et faisant fonction de maire.

Quelques commerçants vinrent s'installer, autour des bâtiments militaires et peu à peu un petit centre d'Européens se forma.

C'est en 1865 qu'eut lieu l'inauguration officielle de l'église en présence de l'Empereur Napoléon III et de sa suite. L'Eglise fut dédiée au Sacré Cœur. Elle fut dotée de 3 cloches

La vigne couvrit bientôt les plateaux et les collines des environs de l'ancien Souk-el-Arba, des endroits connus sous les noms d'Aboudid (perche)et Ledjnan (les vergers); en 1900, 8.700 hectares de vigne donnaient une production annuelle de 30.000 hectolitres.

FORT NAPOLEON devint dès lors FORT NATIONAL le 11 septembre 1871.

Le 11 avril 1872 tous les villages du coeur de Fort Napoléon répondirent à l'appel de Cheikh Aheddad, mokadem (représentant) des Rahmania (confrérie religieuse ancrée dans presque tout le pays), le chef de l'insurrection et levèrent l'étendard du Djehad ( l'insurrection;la révolte) au nom de la justice sociale. Ce fut le début des hostilités et du siège de Fort Napoléon. Ce siège va durer 62 jours. Une partie du fort sera investie. Le 8 mai, la ville était toujours sans nouvelles de l'extérieur.

C'est à cette époque que fut bâti l'Hôtel de ville où se trouve le juge de paix, de même que les sources de la commune de plein exercice. Malheureusement Fort National perd peu à peu son importance au bénéfice des régions voisines.

Le siège de la région militaire est déplacé à Dellys et l'école des Arts et Métiers jusque-là à Fort National, (mais malheureusement détruite au cours de l'insurrection) est reconstruite également à DELLYS.

Repère géographique.png Repères géographiques

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Carte Michelin Fort-National.jpg

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

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Familles notables.png Notables

Les Maires jusqu'en 1962

Prénom(s) NOM Mandat Observations
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Les Notaires

Les Curés

A savoir pour vos recherches généalogiques

Horaires d'ouverture de la mairie

A partir de 1962

A.P.C (Assemblée Populaire et Communale dirigée par un Président)

Dépouillements des registres paroissiaux

Archives notariales

Patronymes

Remarques

Nom Actuel : Larba Nath Iraten wilaya de Tizi-Ouzou

Bibliographie

Liens utiles