Adolphe THIERS

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Adolphe THIERS (1797 - 1877)

Adolphe THIERS
Premier président de la IIIe République

Premier président de la IIIe République

Historien, avocat, journaliste, homme d'État.

Biographie

  • Adolphe THIERS est né le 15 avril 1797 à Marseille d'une mère grecque et de Marie-Louis-Joseph-Adolphe THIERS (docker).
  • Adolphe THIERS est diplômé de la faculté de droit d'Aix, il arrive à Paris en 1821 avec beaucoup d'ambitions.
  • 1821-1830 : THIERS est à Paris. Commence une carrière de journaliste au Constitutionnel, où il écrit des articles de politique courante et de critique historique.
  • En 1830, il fonde Le National avec Auguste MIGNET et Armand CARREL.
  • 1823-1827 : il écrit une "Histoire de la Révolution française" en 10 volumes.
  • En juillet 1830 : Adolphe THIERS prend très tôt position en faveur de Louis Philippe.
  • Dès 1833 : il devient un grand notable. Conseiller d'État, député d'Aix, membre de l'Académie française.
  • 1834 : il est deux fois ministre de l'Intérieur et réprime avec dureté les mouvements insurrectionnels de Paris et de Lyon.
  • En 1836 et 1840, il est à la fois président du Conseil et ministre des Affaires étrangères mais sa politique étrangère aventureuse l'amène à donner sa démission.
  • Sans contester le régime, il est opposé à la politique de GUIZOT (1840-1848).
  • Pendant la seconde République il est un des chefs du parti de l'ordre.
  • Rallié pour un temps à Louis-Napoléon BONAPARTE, il est partisan de l'enseignement confessionnel (catholique) et participe à la loi Falloux. Il soutient la loi qui soustrait du suffrage universel "la vile multitude" (3 millions de citoyens).
  • 1843-1862 : édite son Histoire du Consulat et de l'Empire en 20 volumes.
  • 2 décembre 1851 : Adolphe THIERS est arrêté lors du coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, exilé en Suisse, il revient rapidement et se consacre à ses travaux d'historien.
  • 1863 : élu député orléaniste de Paris, il se situe dans l'opposition, il mena campagne pour les « libertés nécessaires » contre l'absolutisme.
  • Il est un des rares parlementaires à refuser les crédits militaires en 1870.
  • Lorsqu'il devient chef du gouvernement après la défaite de 1870 il a 73 ans.
  • Février 1871, Adolphe THIERS fut élu à l'Assemblée nationale comme député du centre gauche, et devint chef de l'exécutif le 17 février.
  • 1871 : il négocie les conditions de l'armistice et conclut le traité de Francfort avec BISMARCK.
  • Mais la crainte d'une restauration monarchique et le refus de l'armistice entraînent le soulèvement de Paris qui proclame la Commune.
  • Depuis Versailles où s'est installé le gouvernement, THIERS organise le siège de Paris et écrase l'insurrection dans le sang.
  • Les communards le nomment « Foutriquet », ressuscitant un surnom que lui avait donné son rival politique le maréchal SOULT.
  • Les communards qui ne sont pas morts au combat sont déportés au bagne de Nouvelle-Calédonie ou exécutés à la suite de procès souvent jugés inéquitables, ou même sommairement abattus après la fin d'un combat, comme les 147 fusillés du mur des Fédérés, au cimetière du Père-Lachaise.
  • En tout, Louis Adolphe THIERS fait exécuter durant la Semaine Sanglante plus de 25 000 communards.
  • Démission de THIERS le 24 mai 1872 ; MAC MAHON devient président de la République.
  • Décès d'Adolphe THIERS le 3 septembre 1877 à Saint-Germain-en-Laye. Obsèques le 8 septembre à Paris.

Sources

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