89273 - Moutiers-en-Puisaye

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Moutiers-en-Puisaye
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 89 - Blason - Yonne.png    Yonne
Métropole
Canton Blason en attente.png   89-21   Vincelles

Blason Saint-Sauveur-en-Puisaye-89368.png   89-27   Saint-Sauveur-en-Puisaye (Ancien canton)

Code INSEE 89273
Code postal 89520
Population 292 habitants (1999)
Nom des habitants
Superficie 3142 hectares
Densité 9.29 hab./km²
Altitude Mini:
Point culminant 297 m
Coordonnées
géographiques
03°10'36"E/47°36'38"N
Localisation (avant 2015)
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

Histoire.png Histoire de la commune

HAUT MOYEN ÂGE :

- Pagus et comté : Auxerre

ANCIEN RÉGIME, AVANT 1789 :

- Province : Orléanais
- Élection : Clamecy
- Bailliage : Auxerre
- Archevêché : Sens
- Diocèse : Auxerre
- Archidiaconé : Puisaye
- Archiprêtré : Puisaye
  • Église paroissiale : saint Pierre puis ss. Pierre & Paul (29 juin)
  • Patron : l’abbé de Saint-Germain d’Auxerre (présentation)
  • Ancien monastère OSB fondé vers 721 par Quintilien, père de l’évêque du même nom, pour accueillir les pélerins « bretons » qui se rendaient à Rome et sous le vocable de Notre-Dame auquel on ajouta ensuite celui de saint Germain quand il fut uni à l’abbaye Saint-Germain d’Auxerre, avec titre d’aumônerie. Il fut ruiné en 1587 par les reîtres de Fabien de Dohna venus assister Henri de Bourbon, futur Henri IV.
  • Moutiers-en-Puisaye portait précédemment, jusqu'au 29 mars 1993, le nom de Moutiers. La nouvelle dénomination a été officialisée par le décret n° ? du 26 mars 1993 ( JO n°74 du 28 mars 1993) portant changement de nom de communes .

Formes anciennes

7?? Meleretense monasterium (vie de Quintilien, 28e évêque d’Auxerre, DURU, Bibl. Hist. Yonne, I, p.349)

10?? Melerense… Vallis Pentana (DURU, Bibl. Hist. Yonne, I, p.389)

10?? apud cenobium Beate semperque virginis Marie cognomento Meleredense demorarer (Raoul GLABER, V, 1, p.117)

1107 monasterium Meleredense (Chartes de Cluny, V, n°3859 & Cartul. Gén. Yonne, I, p.478-479)

1158 Monasteriæ (QUANTIN, Cartul. Gén. Yonne, II, p.385)

1475 Mostiers (QUANTIN,Dict. topogr. Yonne, abbaye Saint-Germain d’Auxerre)

1496 Moutiers (QUANTIN, Idem, abbaye Saint-Germain d’Auxerre)

Toponymie

Le nom de la localité, Moutiers, est l’évolution normale du latin ecclésiastique, monasterium, lui-même emprunté au grec, qui désignait en ancien français non seulement un monastère, aux hautes époques, mais aussi, au bas Moyen âge, l’église paroissiale. Ici, le toponyme fait allusion à l’ancien prieuré fondé au VIIIe siècle sous le vocable de Notre-Dame, en un lieu appelé Meleretum, très probablement formé sur le latin mespilum (bas latin mespilarium), le néflier , avec suffixe collectif –etum, ajouté très souvent à des noms de végétaux. Mespilaretum aurait donc été le lieu où poussent les néfliers, arbustes affectionnant les terrains plus ou moins acides ou siliceux. On peut cependant admettre également une formation sur le latin malarius, dérivé demalus, le pommier, allusion probable à l’espèce sauvage appelée localement "crosier".

Un autre nom est donné au site, mais seulement au Xe siècle, le « Val-Pentane », Vallis Pentane, désignant l’ensemble de la vallée. Toponyme rare, sans doute indo-européen, que l’on retrouve dans l’italien et l’espagnol pantano, « mare, marais » ; qui a disparu de la langue française mais que l’on retrouve dans le toponyme Pantin.

Pour le reste, la toponymie locale ne véhicule que des appellatifs d’origines diverses, tant celtique que germanique ou latine, mais passés en français, et de ce fait, indatables.

Héraldique

Histoire administrative

  • Département - 1801-2022 : ....
  • Arrondissement - 1801-.... : ....
  • Canton - 1801-.... : ....
  • Commune - 1801-.... : ....

Résumé chronologique :

  • 1801-.... :

Patrimoine.png Patrimoine bâti

Repère géographique.png Repères géographiques

Moutiers, au canton de Saint-Sauveur, est une commune de plus de 3000 ha, pour la plus grande partie couverte de bois. On y rencontre aussi quelques étangs dont le plus grand, créé au XVIIe siècle sur le Loing pour réguler le débit du canal de Briare, est bien connu des pêcheurs.

Le bourg, chef-lieu de la commune, s’est installé dans la vallée du Loing qui traverse le terroir d’est en ouest, trouée relativement encaissée (altitude de 219 m au bord de la rivière, de 226 m à l’église, à 7 m au-dessus de la zone inondable, où l’on peut voir les restes d’un étang servant de vivier au monastère). L’assiette du bourg est un petit replat, bordé à l’est par un ru venu du Bois de La Tour, anciennement barré pour former un second étang dont la digue est encore visible à la sortie du bourg, à droite de la route des Cagnats. Les croupes alentours culminent à 259 m aux Michauts (où existait une redoute) ; 256 m à La Salaudrie ; 288 m à La Chaux ; 285 m à La Croix-Blanche ; 280 m à la Croix-de-Saint-Pierre ; soit une dénivellation moyenne de 47 m entre le bourg et ses environs. Le seul axe naturel est donc la vallée du Loing, le Val Pentane, « vallée marécageuse » du Xe siècle, qui l’est encore actuellement en grande partie.

Deux sources alimentaient le village : l’une derrière l’église, la fontaine Saint-Bon, au bord de la Rue Sale, où existe encore un lavoir ; l’autre, la fontaine Saint-Georges, à 250 m du bourg sur la route des Cagnats, objet de dévotion car guérisseuse des fièvres. Près d’elle était bâtie une chapelle dont les derniers vestiges disparurent au XIXe siècle et l’on voit encore, dans le bois bordant la route sur son côté nord, les restes d’un hameau encore indiqué sur la carte de Cassini mais entièrement ignoré du premier cadastre (1827) ; l’ancienne route est également visible, mais décalée de quelques mètres vers le nord.

L’aspect général de l’agglomération est celui d’un village-rue, situé sur la route principale, de Saint-Fargeau à Treigny, l’église étant fondée sur la bordure est, vers le centre, le prieuré à l’extrémité nord. Le cimetière entourait autrefois l’église avant d’être transféré au XIXe siècle à son emplacement actuel, entre Le Tourailler et la Croix-de-Saint-Pierre.

La forme générale du terroir est triangulaire, le chef-lieu à peu près central. Le réseau routier actuel, conditionné en partie par le relief, forme une petite étoile sur le bourg. Les communes limitrophes sont au nord-est Saint-Sauveur-en-Puisaye (2 km de bourg à bourg) ; Saints à l’est (7 km) ; Sainte-Colombe au sud-est (6 km) ; Treigny au sud (7 km) ; Saint-Amand-en-Puisaye au sud-ouest (13 km) ; Saint-Fargeau à l’ouest (8 km) ; Ronchères au nord (7 km).

Géologie

Le sol de Moutiers est à peu près uniquement formé des sables et argiles de Puisaye, de l’Albien moyen et supérieur, encore appelé gault, phase terminale de l’Infracrétacé, la vallée du Loing formant un mince ruban d’alluvions modernes. L’Albien moyen, représenté par les argiles de Myennes, très utilisées en poterie, affleure de part et d’autre de la vallée, tant au pied des Michauts, de la Bâtisse, de Saint-Sauveur, qu’au pied du Tourailler. On les trouve aussi sous le bourg de Moutiers et sur la rive sud de l’étang. Elles correspondent partout au niveau aquifèrer alimentant la région. Les surmontent les sables de l’Albien supérieur, présentant souvent à leur sommet des massifs grésés, comme on peut en voir à Saint-Sauveur, au Bois des Roches, à la Croix-de-Saint-Pierre, à la Croix-Blanche. Ils sont souvent intercalés de lits d’argiles qui forment des zones imperméables où stagnent les eaux. Mais à l’Ouest, le territoire est dominé par la croupe des Landiers, entre la vallée du Bourdon et celle du Loing, première avancée de la craie cénomanienne du Crétacé supérieur, elle-même surmontée par les argiles à silex tertiaires dues à la décalcification de la craie du Turonien et du Sénonien, renfermant des grains de magnétite enveloppés de limonite, fournissant un bon minerai de fer exploité dès l’Antiquité. La même supersposition de terrains se rencontre sur la rive droite du Loing, aux Dominons, aux Verons, aux Boulmiers, ce dernier hameau en marquant l’extrême limite orientale. Aux zones inférieures correspondent les marais et les pâturages ; aux zones supérieures, les grands bois avaec, par places, des étangs.

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population - - - - - - - - - -
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population - - - - - - - - - -
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population - - - - - - - - 414 357
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 327 273 292 289 280 288 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Cfr : Population 2006.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- - -  
Octave BOURGUIGNON 1912 - 1916 -  
- - -  
Oscar COURTILLAT 1929 - 1930 -  
- - -  
Claude MILLOT 2001-2008 -  
Claude MILLOT 2008-(2014) - [ Photo]  
- - -  

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

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Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin de 09h00 à 12h30 - - de 09h00 à 12h30 de 09h00 à 12h30 - -
Après-midi - - - - - - -
Commune.png

Mairie
Adresse : - 89520 MOUTIERS-EN-PUISAYE

Tél : 03 86 45 54 76 - Fax : 03 86 45 64 12

Courriel : Courriel

Site internet :

GPS : -° / -° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : http://www.annuaire-mairie.fr ()


Associations d'histoire locale

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

1. Bibliothèque historique de l'Yonne ou Collection de légendes, chroniques et documents divers pour servir à l'histoire des différentes contrées qui forment aujourd"hui ce département, par l'abbé L.-M. DURU, Auxerre, Perriquet, 2 vol. in-4°; 1(1850), lii & 577p., 1 carte, planche; 2(1863), XXVIII-672p., 4 pl. h-t.

2. Cartulaire général de l'Yonne. Recueil de documents authentiques pour servir à l'histoire des pays qui forment ce département par Maximilien QUANTIN, Auxerre, Perriquet, 1854-1860, 2 vol. in-8° de xlii-630p. & CIII-589p., pl.; suivi de Recueil de pièces pour faire suite au Cartulaire général de l'Yonne, XIIIe siècle, Auxerre, Perriquet, 1873, in-8°, XIII-494p. [Publications de la SOCIÉTÉ DES SCIENCES HISTORIQUES & NATURELLES DE L'YONNE]

3. Gesta pontificum Autissiodorensium [Vies des évêques d'Auxerre, IXème siècle, copie XIIème], édition DURU, in Bibliothèque historique de l'Yonne, 1, p. 309-520

4. GLABER, Radulfus (dit Raoul Glaber ou le Chauve), Les cinq livres de ses histoires (900-1004), publiés par Maurice PROU, Paris, Picard, 1886, in-8°, XVI-144p. [Collection des textes pour servir à l'étude et à l'enseignement de l'histoire].

5. Recueil des chartes de l'abbaye de Cluny, formé par Auguste BERNARD, complété, révisé et publié par Alexandre BRUEL, Paris, 1876-1903, 6 vol. in-4° [Documents inédits sur l'Histoire de France, 1e série: Histoire politique ]

6. QUANTIN, Maximilien, Répertoire archéologique du département de l'Yonne, Paris, Imprim. impér., 1868, in-4°, iv-291p.

7. QUANTIN, Maximilien, Dictionnaire topographique du département de l'Yonne, comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Paris, Imprim. impér., 1862, in-4°, xxii-167p.

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