75108 - Paris 8ème Arrondissement

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8e arrondissement de Paris
L'Élysée
75 - Blason - Paris.png
Informations
Pays Drapeau de la France    France
Région Région - Blason - Ile-de-France.png    Île-de-France
Département 75 - Blason - Paris.png    Paris (Quartiers)
Arrondissement 75 - Blason - Paris.png    20 arrondissements
Chef-lieu 75 - Blason - Paris.png    Paris
Code INSEE 75 - 1 - 22
Population 39 677 hab. (20/01/2010)
Superficie 388 hectares
Densité 10 226 hab/km²
Point culminant -
Quartiers
administratifs
- Les Champs-Élysées
- Le Faubourg-du-Roule
- La Madeleine
- L'Europe
Localisation
75 - Carte administrative - Canton - Paris-8ème arrondissement.png
        Arrondissement              Chef-lieu     ?

Histoire.pngHistoire

Quais de Seine


Quartiers administratifs de l'arrondissement : L'Élysée

  • Les Champs-Élysées
  • Le Faubourg-du-Roule
  • La Madeleine
  • L'Europe

Patrimoine.png Patrimoine bâti

Principaux sites


Hôtel de Pourtalès

7 rue Tronchet

Hôtel de Pourtalès, rue Tronchet
Blason famille
  • L'hôtel est situé à deux pas de l'église de la Madeleine. C'est le comte James-Alexandre de Pourtalès (1776-1885), issu d'une grande famille de financiers protestants suisse, à la fois banquier, diplomate et collectionneur d'arts, qui fait construire cet hôtel en 1838 par Félix Duban (1797-1870) pour abriter ses collections. Il choisit ce quartier, alors en pleine transformation par le baron Haussmann, où il faut être.
  • Le comte possède un grand nombre d'antiques rapportés de Grèce et d'Italie, ainsi que l'une des plus belles collections de tableaux de son époque, avec notamment : Géricault, David, Ingres, Philippe de Champaigne, Le Nain, Bellini, Messina, Le Titien, Véronèse, Holbein .... Le comte possède plus de 300 tableaux, des marbres ainsi que des bronzes et terres cuites antiques ce qui représentait plus de 3500 pièces selon le dernier inventaire réalisé au moment de son décès. Selon sa volonté, ses collections ont été vendues aux enchères en 1865.
  • La façade de l'hôtel est fortement inspirée des palais de la Renaissance italienne avec soubassement à bossages, pilastres corinthiens alternant avec des fenêtres à chambranle sculpté (coiffées d'une corniche sur console), ainsi qu'une frise de rinceaux et putti sous la corniche.
  • Dans la cour intérieure, les arcades et les colonnes corinthiennes alternent évoquant les palais toscans ; à l'étage, les pilastres et colonnes alternent à la manière d'un cloître. Cinq bustes en bronze à l'antique représentant des hommes célèbres couronnent les pilastres décoratifs du premier niveau. Les lucarnes portent la lettre P du propriétaire.
  • Un escalier monumental conduit aux appartements.
  • L'hôtel sera réaménagé deux fois de suite par Hippolyte Destalleur, une première fois entre 1865 et 1866 et une seconde fois entre 1869 et 1870. La galerie de peinture sera détruite en transformée en salle à manger.
  • À la mort du comte, l'hôtel passe à son fils le comte Edmond de Pourtalès-Gorgier (1828-1895) et à son épouse Mélanie Renouard de Bussière, femme du grand monde qui partageait sa vie entre Paris et le château de la Robertsau à Strasbourg où elle recevait des visiteurs comme : Louis II de Bavière, l'empereur Guillaume II, le prince de Metternich, Frantz Litz, Albert Schweitzer... elle était reconnue comme l'une des femmes les plus brillantes du Second Empire et son salon a été l'un des plus renommés de Paris. En 1871, lors de l'annexion de l'Alsace par l'Allemagne, elle se rapprochera de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie.
  • L'hôtel sera vendu en 1917 par les descendants du comte à la Mutuelle Générale Française (aujourd'hui Mutuelle du Mans) qui occupera l'hôtel jusqu'en 2000
  • Racheté en 2004 par l'homme d'affaires Alexandre Allard, qui fait réaliser de gros travaux par le cabinet d'architecture Anthony Péchu dans un style très contemporain. Aujourd'hui, l'hôtel est transformé en appartements-hôtel de luxe très confidentiel, le No-address sans aucune mention sur la rue. Il dispose de neuf appartements d'une superficie moyenne de 100 m², ainsi qu'un sky penthouse aux deux derniers étages, d'une surface de 350 m² avec jardin privatif sur le toit et jacuzzi.
  • Parmi les occupants : la famille Ibrahimovic, Madonna, Prince, Leonardo di Caprio, et Kim Kardashian (mega-star de la téléréalité américaine) qui, en octobre 2016, se fit braquer en pleine nuit par des malfaiteurs déguisés en policiers qui lui dérobèrent un butin estimé à 9 millions d'euros, dont un diamant estimé à 4 millions d'euros.

L'hôtel de Pourtalès est inscrit aux Monuments Historiques depuis le 19 juillet 2002 ; [1].



Salles de Spectacles

Théâtre des Champs-Élysées

avenue Montaigne

Théâtre des Champs -Élysées, avenue Montaigne
  • Le théâtre des Champs-Élysées a été voulu par Gabriel Astruc, imprésario, qui souhaitait un théâtre consacré à la musique philharmonique, à l'opéra et à la danse. De nos jours le bâtiment abrite trois salles : le Théâtre des Champs-Élysées (1905 places), la Comédie des Champs-Élysées (601 places) et le Studio des Champs-Élysées (230 places).
  • Le théâtre est un joyau de l'architecture française. Initialement prévu sur les Champs-Élysées, il est construit en 1913 sur un terrain un peu excentré de la vie parisienne d'alors, avenue Montaigne, près de la Seine, par les architectes Auguste et Gustave Perret qui dessinent les plans de l'édifice et réalisent la première salle de théâtre à l'italienne bâtie en béton dans un style Art Déco. La façade est habillée de plaques de travertin. Participent à la décoration le sculpteur Antoine Bourdelle qui réalise les bas-reliefs en marbre blanc ornant la façade, le peintre Maurice Denis qui compose l'imposante fresque ornant la coupole ainsi que l'ensemble esthétique de la salle, le peintre Edouard Vuillard pour les décorations intérieures et le cristallier René Lalique. La conception architecturale et les équipements techniques s'apparentent avec l'idée de modernité et de confort, notamment avec l'élégante courbe de la corbeille de la grande salle où plus aucune colonne ne gêne la vue.
  • L'inauguration a lieu le 31 mars 1913 avec la participation de Camille Saint-Saëns, et les œuvres de Claude Debussy (la Mer) dirigée par lui-même, ainsi que L'Ode à la musique d'Emmanuel Chabrier dirigée par Désiré Inghelbrecht. Peu de temps après, le 29 mai 1913, lors de la première du Sacre du Printemps de Stravinsky chorégraphié et dansé par Nijinski des Ballets Russes, la représentation vire à l'émeute car la chorégraphie radicale interpelle encore plus que la musique dont l'usage novateur de la dissonance choque.
  • Après une année exceptionnelle, Gabriel Astruc est ruiné et dépose le bilan en 1921. Le 1er août 1920, Jacques Hébertot prend la direction du théâtre, il s'associe à Rolf de Maré, fondateur des Ballets suédois, et le lieu va rapidement devenir un foyer artistique de premier ordre réunissant des personnalités du domaine théâtral et musical avec les compositeurs : Milhaud, Poulenc, Satie ..., les intellectuels : Cocteau, Claudel, les peintres : Léger, Picabia, mais il attire également des piliers de l'art théâtral tels que Georges Pitoëff, Gaston Baty, Firmin Gernier et un jeune régisseur qui lui succèdera, Louis Jouvet, qui met en scène et interprète dès 1923 la pièce de Jules Romain Knock. Jacques Hébertot se brouille avec Rolf de Maré et quitte le théâtre en 1925. Il aura ouvert le Studio des Champs Elysées en 1923.
  • En 1923, le pianiste Arthur Rubinstein apparaît la première fois sur scène. En octobre 1925, le théâtre devient un Music-Hall et accueille la Revue Nègre avec Joséphine Baker, qui provoquera un certain scandale. En 1944, le théâtre retrouve une programmation plus classique avec les saisons de Walther Straram,, et les concerts Pasdeloup. Charles Munch et Manuel Rosenthal font leur première apparition avant de revenir plus tard avec l'Orchestre de Paris et l'Orchestre National.
  • Pendant l'Occupation entre novembre 1941 et le printemps 1944, le théâtre héberge le Grand orchestre de Radio-Paris, qui deviendra par la suite l'un des plus importants studios d'enregistrement et de radio diffusion d'après-guerre.
  • En 1952, à l'initiative de Nicolas Nabokov, se déroule le premier Festival International de musique moderne avec l'émergence de la jeune génération de compositeurs français (Pierre Boulez, Henri Dutilleux...).
  • En 1968, Jacques Brel y donnera L'Homme de la Mancha, et Maurice Chevalier y fera ses adieux.
  • Puis les grands noms du jazz américain s'y produisent régulièrement : Ella Fitzgerald, Louis Armstrong, et Oscar Peterson.
  • En 1970, la Caisse des Dépôts devient propriétaire des lieux et rénove les salles entre 1985 et 1987. Le théâtre reste une salle de premier plan en accueillant, entre autres, Maria Callas entre 1958 et 1965 qui y donne plusieurs récitals, ainsi qu'Elisabeth Schwartzkopf, des solistes s'y produisent tels que Yehudi Menuhin, Marguerite Long, Cécilia Bartoli, Philippe Jarrousky, des chefs d'orchestre tels que Herbert von Karajan, Karl Boehm, les ballets de Roland Petit, et ceux du Marquis de Cuevas avec la première apparition de Rufolf Noureev. Le théâtre accueillera également Léonard Bernstein, ainsi que Maurice Béjart avec son Ballet du XXe siècle,
  • En 1984, la construction d'un restaurant panoramique sur le toit du théâtre a provoqué de nombreuses réprobations.
  • La musique ancienne triomphe, la présence de grandes formations européennes s'amplifie avec notamment la Philharmonique de Vienne qui prend résidence en 1993, la philharmonique de Saint-Pétersbourg, le théâtre Mariinsky ...
  • Le théâtre abrite deux orchestres, l'Orchestre National de France et l'Orchestre Lamoureux ; l'Orchestre Philharmonique de Radio-France et l'ensemble orchestral de Paris y jouent la plupart de leurs concerts ; ainsi que des spectacles de danse, des récitals, de la musique de chambre ...

Le théâtre des Champs-Élysées est classé partiellement aux Monuments Historiques depuis le 11 décembre 1957 : [2]

  • Le Studio des Champs-Élysées, initialement une galerie de peinture dans les années 1920, est transformée en théâtre d'essai par Jacques Hébertot La nouvelle salle, dessinée par Louis Jouvet en 1920, offre un agencement tout en longueur et permet aux spectateurs d'être au plus près de la scène.
  • La Comédie des Champs-Élysées, inaugurée en 1913 par Léon Poirier, neveu de Berthe Morizot, donnera la pièce de Jean Cocteau Un bœuf sur le toit sous la direction de Jacques Hébertot qui fera scandale.



  • Théâtre Marigny, Carré Marigny
  • Théâtre des Mathurins, 36 rue des Mathurins
  • Espace Cardin, avenue Gabriel
  • Studio Gabriel, avenue Gabriel
  • Théâtre de la Madeleine, 19 rue de Surène
  • Théâtre du Rond Point, 2 bis avenue Franklin Roosevelt
  • Théâtre Tristan Bernard, 64 rue du Rocher
  • Théâtre Michel, 38 rue des Mathurins
  • Salle Pleyel, 252 rue du Faubourg Saint Honoré
  • Salle Gaveau, 45 rue de la Boétie




Théâtre Marigny

Carré Marigny, Jardins des Champs Elysées

Théâtre Marigny
Plaque historique
  • En 1835, un prestidigitateur avait une concession de la Ville de Paris pour occuper une petite salle, qui deviendra Les Folies Marigny par la suite.
  • En 1855, le compositeur Jacques Offenbach (1819-1880) inaugure le théâtre des Bouffes Parisiens, juste à côté de l'Exposition universelle de 1855. Ce théâtre est baptisé les Bouffes d'été, alors que la troupe d'Offenbach jouera dans les Bouffes d'hiver, rue Monsigny, en hiver, qui deviendront le théâtre des Bouffes Parisiens.
  • À l'expiration du bail d'Offenbach en 1859, la salle devient le théâtre Dubureau.
  • En 1881, la salle est démolie, Charles Garnier (architecte de l'Opéra de Paris) construit un panorama en 1883, le public y admirant des dioramas sur le thème de Paris à travers les âges. Ce panorama sera transformé en théâtre en rotonde en 1884 par l'architecte Édouard Jean Niermans (1859-1928).
  • Dès 1910, le théâtre connait de grands succès avec la programmation d'Abel Deval. En 1925, Léon Volterra fait reconstruire le théâtre pour avoir une salle plus spacieuse. Simone Volterra fait appel aux dissidents de la Comédie Française, la compagnie Renault-Barrault. Sous cette direction le théâtre obtient un niveau et un prestige exceptionnels.
  • Entre 1946 et 1956, la compagnie Madeleine Renault-Jean-Louis Barrault, puis les Ballets Roland Petit triomphent. Le salle est reconnue pour la qualité de ses pièces de théâtre dramatiques.
  • En 1965 une nouvelle direction avec Elvire Popesco, Hubert de Malet et Robert Manuel est nommée et réaménage la salle. Puis en 1978, la salle subit à nouveau de très gros travaux engagés par Jean Bodson. Le Salle Gabriel est créée.
  • En 2000, François Pinault devient propriétaire et nomme Robert Hossein à la direction artistique. En 2008, Pierre Lescure lui succède et son contrat est reconduit en 2011.
  • En 2013 le théâtre ferme pour une complète réhabilitation des lieux. Puis il rouvre en 2018 avec un nouveau directeur artistique, Jean-Luc Choplin, ancien directeur du Théâtre du Châtelet. Il veut faire de ce lieu, avec le Studio Marigny, un théâtre musical pour tous les publics, à la fois familial et international.

La grande salle du théâtre Marigny est inscrite aux Monuments Historiques depuis le 26 septembre 1990 [3]



Palais de Glace - Théâtre du Rond Point

Palais de Glace Photo : C.Angsthelm
75108 - Palais de Glace fronton.JPG
  • À l'origine, un peintre irlandais imagine de construire, dès 1792, un Panorama pour exposer des peintures de très grandes dimensions éclairées par une verrière, les visiteurs, situés au centre de la rotonde, ayant l'impression de se trouver au cœur d'un vaste paysage avec une vue à 360°, sans limite. Au début XIXe, des rotondes sont construites à Paris, boulevard Montmartre en 1797 dans le Passage des Panoramas, puis aux Capucines.
  • Napoléon 1er commande huit rotondes pour y exposer les panoramas de ses grandes victoires, mais les évènements de 1812 interrompent ce projet.
  • En 1838, Louis-Philippe demande à l'architecte Jacques Hittorff de construire une rotonde dans le grand carré des Jeux des Champs Elysées, au croisement des Champs Elysées et de l'avenue d'Antin (devenue Franklin Roosevelt). Inaugurée en 1839 elle présente les incendies de Moscou, la bataille d'Eylau et la bataille des Pyramides.
  • Cette rotonde est détruite lors de l'Exposition Universelle de 1855, pour être remplacée par le Panorama National construit par Gabriel Davioud (1824-1881) en 1857, où sont exposées la Prise de Sébastopol et la Bataille de Solférino. Le Panorama avait la forme d'une rotonde de 40 m ornée d'un péristyle à quatre colonne corinthiennes avec fronton.
  • En 1894, les panoramas passent de mode et la rotonde du Panorama National devient le Palais de Glace, les patinoires devenant très mode à la Belle époque où l'on pouvait danser sur la glace. La rotonde est évidée, autour de la piste de 850 m² on trouve un café, un orchestre ainsi qu'une promenade. Elle est alors le monument le plus en vogue de Paris à la Belle Époque. Mais l'attraction s'essouffle au début des années 1980.
  • En 1981, la compagnie Madeleine Renault Jean Louis Barrault, qui devait quitter l'ancienne gare d'Orsay, s'installe au théâtre du Rond Point. La rotonde est réaménagée par Biro et Fernier. Le théâtre ouvre ses portes en 1981 avec un spectacle de Jean Louis Barrault l'Amour de l'Amour d'après des textes de Molière, La Fontaine et d'Apulée. Entre 1981 et 1991, le théâtre présente des œuvres contemporaines de Samuel Beckett, Marguerite Duras, Nathalie Sarraute, Mishima... , ainsi que des spectacles traditionnels venus d'Extrême Orient.
  • En 1991 le Ministère de la Culture confie le théâtre à une association présidée par Robert Abichared. Le nouveau directeur, Chérif Kaznadar fait effectuer des travaux de rénovation et d'agrandissement par l'architecte Jean Michel Wilmotte qui, tout en respectant l'esprit du lieu, crée un vaste hall d'entrée et une salle d'exposition visible de la rue, ainsi qu'une librairie et l'aménagement d'un restaurant.
  • Le 1er janvier 1995, la direction du théâtre est confiée à Marcel Maréchal qui fait remodeler et redécorer le théâtre par Bernard Guillaumot et Alain Batifoulie : la grande salle, nommée Renaud-Barrault compte 760 places. Le projet artistique de Marcel Maréchal était de faire entendre le théâtre de notre temps ; la première saison s'ouvre avec La Trilogie de Paul Claudel, suivie de Quoat Quoat de Jacques Audiberti. Puis ce sera En attendant Godot de Samuel Beckett, Les enfants du Paradis de Jacques Prévert, et en 1998 Rêver peut-être de Jean Claude Grumberg avec une mise en scène de Jean Michel Ribes.
  • Depuis 2002, la direction du théâtre est confiée à Jean Michel Ribes qui en fait un haut lieu de la création contemporaine qui s'engage à ne produire que des œuvres d'auteurs vivants.



Espace Cardin

Avenue Gabriel, Jardins des Champs Elysées, Carré des Ambassadeurs

Ancien Café des Ambassadeurs, puis Espace Cardin, puis Théâtre de la Ville
Espace Pierre Cardin, côté jardins
  • Le Café des Ambassadeurs est construit dans les Jardins des Champs Élysées en 1772, à côté des hôtels construits par Ange Jacques Gabriel place de la Concorde, destinés initialement aux Ambassadeurs.
  • En 1841, l'architecte Jacques Ignace Hittorff transforme le Café des Ambassadeurs en café-concert ; la salle accueille de nombreux spectacles très en vogue à l'époque entre 1874 et 1916. En 1926, Edmond Sayag, directeur du casino d'Ostende reprend l'établissement, et agrandit l'édifice avec une grande scène ainsi qu'un restaurant, mais le tout sera détruit en 1929..
  • En 1931, l'architecte Georges Wyboo (1880-1943) reconstruit un théâtre-restaurant. La comédienne Marie Bell (1900-1985) est nommée directrice du Théâtre des Ambassadeurs dès 1935. Entre 1938 et 1940, le dramaturge Henri Bernstein, directeur du théâtre du Gymnase, en sera administrateur.
  • La Ville de Paris devient propriétaire du théâtre des Ambassadeurs et, en 1970, en confie la concession au couturier Pierre Cardin. Le lieu est rebaptisée Espace Pierre Cardin et accueille : théâtre, expositions, cinéma et restaurant. Mécène d'artistes de grande envergure et de débutants, Pierre Cardin, artiste et visionnaire, a cherché sans cesse à développer et consacrer des formes d'art.
  • L'Espace comprend un théâtre à l'italienne de 673 places, un cinéma de 450 fauteuils et des salles d'exposition de 1200 m².
  • Entre 1970 et 1980, l'Espace Cardin est devenu un des hauts lieux de la vie mondaine et artistique parisienne. En 1971, il donnait Gérard Depardieu et Delphine Seyrig dans La Chevauchée sur le lac de Constance, il a accueilli les premiers spectacles de Bob Wilson en France, Marlène Dietrich y a fait ses adieux ; puis dans les années 1980, le lieu a contribué au renouveau théâtral en accueillant des mises en scène de Bob Wilson, Pasolini, Jean-Louis Barrault, des spectacles de Carolyn Carlson, de Marie-Claude Pietraglla, des récitals de Dionne Warwick, Shirley Bassey, Alice Cooper. En 1971 il monte Le regard du sourd de Bob Wilson, spectacle évènement de plus de sept heures ; en 1973, c'est le retour de Gérard Depardieu sur scène dans Home une adaptation de Marguerite Duras avec Michaël Lonsdale.
  • Les expositions ont accueilli les gouaches de Fernand Léger, les sculptures de Miguel Berrocal.
  • Ces dernières années, l'aura de l'Espace Cardin s'est ternie et sa programmation est devenue plutôt épisodique.
  • En mars 2016, la marie de Paris, Anne Hidalgo, n'a pas souhaité renouveler la concession de l'Espace Pierre Cardin Propriétaire des murs du bâtiment, la Mairie cherchait un endroit pour installer temporairement le Théâtre de la Ville durant sa réfection.



Musées


Les espaces verts

  • Parc Monceau, boulevard de Courcelles
  • Jardins des Champs Elysées, Champs Elysées
  • Promenade du Cours Albert 1er, Cours Albert 1er
  • Promenade du Cours de la Reine, Place de la Reine Astrid
  • Square Marcel Pagnol, rue de Laborde
  • Square Louis XVI, rue Pasquier
  • Square de l'Hôtel Salomon de Rothschild, avenue de Friedland


Les gares

  • SNCF : Gare Saint Lazare, rue Saint Lazare
  • RER : RER A : Stations Auber et Charles de Gaulle-Étoile ; RER E : station Haussmann-Saint Lazare


Les lieux de Culte du 8ème Arrondissement

Eglise de La Madeleine


Pictos recherche.pngLieux de Culte du 8ème Arrondissement


Démographie.png Démographie

Année 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 - - -
Population 67 897 52 999 46 403 40 814 39 314 39 088 38 702 - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Source : INSEE INSEE, 2006 & 2008

Familles notables.png Notables

Les maires d'arrondissement

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Abel LAURENT 1860-1867  
Charles de LADOUCETTE 1867-1869  
CAMBERT 1869-1870  
Lazare CARNOT 1870-1871  
Charles DALLIGNY 1871-1879  
Alfred KOECHLIN-SCHWARTZ 1879-1888  
Paul BEURDELEY 1888-1905
75056 - Paris Paul Beurdeley maire du VIII e.jpg
 
Antoine ALLOU 1905-1911  
Docteur MARÉCHAL 1911-1926 La mairie du VIII e était installée dans l'Hôtel de Contades rue d'Anjou  
Gaston DRUCKER 1926-1941 la mairie, installée dans l'ancien Hôtel de Cail, rue de Lisbonne, a été inaugurée en présence du Président Gaston Doumergue le 2 juin 1926  
Henri BERTON 1941-1943  
Pierre DASSET 1943-1944  
Émile MOINE 1944-1946  
Jean de FEZ 1946-1963  
A. ROBERT DUPONT 1963-1968  
Roger MONNET 1968-1977  
Pierre-Émile PERE 1977-1983  
François LEBEL 1983 - 2014 Retraité  
Jeanne D'HAUTESERRE 2014 - (2026) Maire à 100% (née le 28/07/1953 à Hai Phong (Vietnam) - Réélue en 2020  
- -  

Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
 
 

Les curés Paroisse Saint-Augustin

Prénom(s) NOM Période Observations
 
Abbé JOUIN 1898 -  
 

Recherches généalogiques.png À savoir pour vos recherches généalogiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h 8h30-12h 9h-12h30 -
Après-midi 12h-17h 12h-17h 12h-17h 12h-19h30 12h-17h - -
75056 - Paris Mairie du VIII e.jpg

Mairie
Adresse : 3, rue de Lisbonne - 75008 PARIS

Tél : 01 44 90 75 08 - Fax :

Courriel : Page de contact

Site internet : Mairie du 8e

GPS : ° / ° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : Mairie du 8e (Février 2011)


En photos

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Le Patronage des Jeunes Filles - Édition de 1898 - Gallica BNF

Logo internet.png Liens utiles (externes)

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

Référence.png Notes et références

  1. {{merimee|PA00088832|Base Mérimée]]
  2. Base Mérimée
  3. Base Mérimée



Les arrondissements de Paris

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