75103 - Paris 3ème Arrondissement

De Geneawiki
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

< Retour à Paris

3e arrondissement de Paris
Le Temple
75 - Blason - Paris.png
Informations
Pays Drapeau de la France    France
Région Région - Blason - Ile-de-France.png    Île-de-France
Département 75 - Blason - Paris.png    Paris (Quartiers)
Arrondissement 75 - Blason - Paris.png    20 arrondissements
Chef-lieu 75 - Blason - Paris.png    Paris
Code INSEE 75 - 1 - 17
Population 34 874 hab. (20/01/2010)
Superficie 117 hectares
Densité 29 806 hab/km²
Point culminant -
Quartiers
administratifs
- Les Arts-et-Métiers
- Les Enfants-Rouges
- Les Archives
- Saint-Avoye
Localisation
75 - Carte administrative - Canton - Paris-3ème arrondissement.png
        Arrondissement              Chef-lieu     ?

Histoire.pngHistoire

Plan de 1793 Quartier du Temple
  • Ce quartier, maintenant appelé Marais, est chargé d'histoire, de celle qui a façonné Paris avec les traces des Templiers, de la Révolution française, du Second Empire et de la révolution industrielle. Maintenant c'est un quartier très prisé des bobos avec ses galeries d'art et ses commerces d'avant-garde.
  • Au XIIe siècle, les chevaliers de l' Ordre du Temple de Jérusalem reviennent très riches des croisades et reçoivent du roi, en donation, les terres qui constituent l'enclos du Temple. Une enceinte de 8 mètres de haut renforcée au XIIIe siècle par un donjon, l'enclos devient le lieu central de l'Ordre en occident. Mais un procès inique se terminera par la mise au bûcher de 54 templiers et la fin de l'Ordre du Temple.
  • Le quartier gardera le souvenir et le nom du Temple, l'Ordre de Malte en deviendra propriétaire entre les rues du Temple, Béranger, Bretagne et Picardie, un espace d'environ 6 hectares, avec comme privilège, entre autres, l'exemption de taxes. Puis au fil des siècles, l'aristocratie et la bourgeoisie construiront de magnifiques hôtels jusqu'à la Révolution. En 1786, l'enclos comptait environ 4 000 habitants.
  • Napoléon I er fera raser la tour du Temple dans laquelle la famille royale avait été enfermée en 1792, de peur que le lieu ne devienne un lieu de pélerinage.
Carreau du Temple après restauration en 2010
  • La Rotonde du Temple faisait partie intégrante de l'enclos, construite en 1788 par l'architecte Pérard de Montreuil. Elle bénéficiait toujours du privilège de l'exemption de taxes, et les boutiques s'y louaient à prix d'or. La Ville de Paris fait construire un marché couvert, édifié par Jacques Molinos en charpente de bois entre la rue du Temple et la Rotonde. Ce marché est constitué de quatre carrés ayant chacun sa spécialité :
- Carré du Palais Royal : soieries, gants, plumes,:
- Carré de Flore : linge de maison :
- Carré du Pou volant : ferraille et friperie :
- Carré de la Forêt Noire : cuir:

et au milieu de ces quatre halles, un terre-plein où fonctionnait une bourse aux vêtements, qui s'appellera le carreau du Temple et qui durera jusqu'à l'après guerre.


Patrimoine.png Patrimoine bâti

Principaux sites

  • Place des Vosges (3e et 4e arrondissement)
  • Musée Picasso
  • Musée d’art et d’histoire du judaïsme
  • Musée Carnavalet
  • Place de l’Horloge à automate

Hôtel de Rohan Soubise

Hôtel de Clisson adossé à Hôtel de Soubise
75103 - Hôtel de Clisson Portail rue des archives.jpg
  • L'hôtel de Soubise, situé au 60 rue des Francs-Bourgeois, a été bâti sur l'emplacement de l'hôtel de Clisson dont il ne reste que le portail rue des Archives, constitué d'une belle porte ogivale avec tourelle à encorbellement. Les médaillons apposés au dessus de la porte datent du XIXe siècle, les armes peintes sont celles des Guise.
Armes des Guise
  • L'hôtel fut construit par Olivier de Clisson en 1375, connétable de France et ancien compagnon de Du Guesclin. Le 13 juin 1392 il fut assassiné à cet endroit même par les tueurs de Pierre de Craon. Pendant l'occupation anglaise, les ducs de Clarence et de Bedford occupèrent l'hôtel qui passa d'héritage en héritage aux mains des Albret, Penthièvre. En 1553 il échut à Anne d'Este (petite-fille de Louis XII), épouse de François de Lorraine, duc de Guise, le chef de la Ligue.
  • Devenu le quartier général du parti catholique pendant les guerres de religion, c'est peut-être dans cet hôtel que fut décidé le massacre de la Saint Barthélémy en 1572, ainsi que la journée des barricades en 1588 qui obligea Henri III à fuir Paris.
  • Marie de Guise mène grand train dans cette grande demeure en accueillant Corneille, Malherbe, et autres gens des arts et des lettres. Les Guise occupèrent l'hôtel pendant 135 ans (1553-1688) et firent d'imposants travaux, par l'architecte Gabriel Soulignac. Ils firent également appel à Primatice, architecte italien, qui décora la chapelle, seul élément subsistant de l'hôtel.
  • À la mort de Marie de Guise, sans enfant, l'hôtel échoit à la duchesse de Hanovre et à la princesse de Condé (filles de la Palatine) ses plus proches parentes, qui vendent l'hôtel en 1700 à François de Rohan, prince de Soubise, fondateur de la lignée des princes de Soubise.
  • Les vestiges de l'hôtel de Clisson sont classés Monument historiques depuis 1862,[1].



Hôtel de Rohan Soubise, portail rue des Francs Bourgeois
Façade sur cour d'honneur
  • En 1705, François de Rohan charge Pierre-Alexis Delamair, architecte, de moderniser la vieille demeure. À l'emplacement de l'ancien manège des Guise, il réalise une majestueuse cour d'honneur, il garde l'édifice précédent et plaque une nouvelle façade sur l'ancienne, la façade principale de l'hôtel se trouvant ainsi tournée vers la rue des Grands-Bourgeois. Un très grand portail s'ouvre sur la cour d'honneur, en demi lune, entourée d'un péristyle de 56 colonnes couplées.
Anne de Chabot Rohan, princesse de Soubise, 1648-1709
  • François de Rohan a épousé Anne de Chabot en 1663 alors qu'elle n'avait que 15 ans. En 1669, elle est la maîtresse de Louis XIV, puis sera nommée dame du palais auprès de la reine Marie-Thérèse d'Autriche. Elle donne naissance à un fils, Armand Gaston Maximilien de Rohan (futur cardinal de Rohan, 1674-1749), dont on pense qu'il est le fils illégitime de Louis XIV. François de Rohan profita des libéralités de Louis XIV. Elle fait racheter par son époux l'Hôtel de Guise en 1700, qui deviendra Hôtel de Soubise.
  • Dès 1732, Germain Boffrand, architecte, est chargé par le fils ainé du prince de Soubise, Hercule Mériadec et son épouse Marie Sophie de Courcillon de réaménager les appartements. En 1735 il édifie un nouveau pavillon de forme ovale qui relie l'aile nord et dessert les appartements privés du prince et de son épouse. En 1736, les décors intérieurs comptent parmi les plus beaux exemples de l'art rocaille, chef d'oeuvre collectif dû au talent des meilleurs peintres, ornemanistes et sculpteurs de l'époque.
  • L'hôtel sera mis sous séquestre pendant la Révolution. En 1808 l'hôtel de Soubise et l'hôtel de Rohan sont acquis par l'État. Napoléon Ier fait installer les archives impériales dans l'hôtel de Soubise et l'hôtel de Rohan est affecté à l'Imprimerie Nationale.
  • En faisant regrouper les archives qui étaient dispersées dans plusieurs dépôts parisiens, l'hôtel de Soubise devient vite surchargé et l'administration doit engager la construction d'un dépôt ad hoc.
  • Les premières constructions, pour le dépôt Louis Philippe, sont bâties dans les jardins dans le prolongement Est de l'hôtel de Soubise, ce qui cassera la perspective avec l'hôtel de Rohan. Une autre aile sera construite sous Napoléon III et achevée sous la IIIe République à l'emplacement de l'ancien hôtel de Guise.
  • Dès 1867, Napoléon III installe le musée des archives nationales dans l'hôtel de Soubise.

L'hôtel de Soubise est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1862, [2]


Hôtel de Rohan Strasbourg

75103 - Hôtel de Rohan Strasbourg.jpg
Portail rue Vieille du Temple
  • L'hôtel de Rohan Strasbourg est situé 87 rue Vieille du Temple, dans le Marais.
  • En 1705, François de Soubise fit don à son 5e enfant, le cardinal Armand Gaston Maximilien de Rohan, d'un lot de terrain rue Vieille du Temple, jouxtant l'hôtel de Soubise. Le cardinal fit construire par l'architecte Delamair, un hôtel qui sera la propriété de quatre cardinaux et évêques de Strasbourg successifs. Le plus célèbre étant celui impliqué dans l'affaire du collier de la reine, le cardinal Louis René Édouard de Rohan qui sera emprisonné à la Bastille en 1785, mais finalement acquitté par le Parlement de Paris qui condamnera la véritable instigatrice, la comtesse de La Motte.
jardin reliant les deux hôtels
  • L'hôtel de Rohan est perpendiculaire à l'hôtel de Soubise, la façade sur cour étant plus étroite que la façade sur jardin, elle est couronnée d'un fronton austère, et dégage un aspect un peu sévère sans ornementation.
  • L'hôtel restera dans les mains des Rohan jusqu'à la Révolution.
  • Napoléon Ier en fait l'acquisition en 1808 et y installe l'Imprimerie Nationale jusqu'en 1928 ; au cours de cette occupation l'état des appartements se dégradera de plus en plus.
  • Le salon le plus curieux de l'hôtel étant le Cabinet des Singes avec ses chinoiseries, qui a été malgré tout assez bien préservé.
  • Depuis 1938, L'hôtel de Rohan dépend des Archives Nationales, et ses salons servent souvent à des expositions temporaires.

L'hôtel de Rohan fait l'objet d'un classement au titre des Monuments Historiques depuis 1862, [3].


Hôtel de Saint Aignan

Hôtel de Saint Aignan
  • L'hôtel est situé 71 rue du Temple dans le Marais.
  • L'hôtel a été bâti pour Claude de Mesmes, duc d'Avaux, en 1650 par l'architecte Pierre le Muet (1591-1669). Le comte d'Avaux est alors Conseiller au Grand Cabinet, maître des Requêtes, surintendant des Finances, et l'un des trois plénipotentiaires du congrès de Münster pour la signature du traité de Westphalie en 1678.
  • Claude d'Avaux, ayant hérité du terrain sur lequel s'élève l'hôtel familial en 1642, fait abattre le vieux bâtiment pour un bel hôtel aristocratique bâti entre cour et jardin, avec corps de logis principal en retrait de la rue sur une cour pavée rectangulaire avec une aile unique en retour sur la droite qui comporte une cuisine et une salle à manger, ainsi qu'une galerie à l'étage ; le mur de gauche étant adossé à l'enceinte de Philippe Auguste, l'architecte créera un mur renard avec fausses fenêtres et pilastres identiques à l'aile droite.
Armes du duc de Beauvilliers, duc de Saint Aignan
Chiffre de Paul de Beauvilliers
  • Paul de Beauvilliers, duc de Saint Aignan rachète l'hôtel en 1688 et le fait remanier par l'architecte Jacques Le Pas du Buisson entre 1691 et 1714. Il créé un grand escalier d'honneur, la galerie à l'étage est aménagée en appartement, et après l'agrandissement de l'aile droite il y installe de petits appartements.
  • Le jardin sera aménagé par Le Nôtre avec bassin, parterres et treillages.
  • Un portail monumental sur la rue avec de curieuses têtes d'indiens sculptées dans les vantaux, des pilastres corinthiens encadrent les travées de la façade, tandis que les arcades supportent de très hautes fenêtres au rez-de-chaussée.
  • L'hôtel saisi à la Révolution en 1792 devient le siège de la septième municipalité en 1795, puis le siège du VIIe arrondissement jusqu'en 1823 avant d'être partagé en ateliers et divers locaux commerciaux, des surélévations et des adjonctions de toutes sortes apparaissent où de nombreux artisans juifs d'Europe de l'est s'installent.
  • La Ville de Paris se porte acquéreur de l'hôtel en 1962. Une grande campagne de réhabilitation des hôtels du Marais se fera pendant plus de 25 ans. L'hôtel de Saint Aignan ne retrouvera son aspect primitif du temps de la régence d'Anne d'Autriche qu'en 1998. L'escalier d'honneur devra être reconstruit s'inspirant du modèle inventé par Mansart : les volées ne montent que jusqu'au premier étage, et une calotte le surmonte sur laquelle se trouve une perspecive en trompe-l'oeil.. On redécouvre également sur les murs de la salle à manger, les décors peints en grisaille XVIIIe sans doute par Rémy Vuibert peintre ordinaire du roi (1600-1652).
  • En 1998, il a été décidé d'y installer le Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme.
  • On y trouve des collections mises en dépôt par le Ministère de la Culture ainsi que des anciennes collections du musée (précédemment installé rue des Saules à Paris). Magnifiquement présentées ces collections s'enrichissent chaque année par des achats et des dons. Une médiathèque et des ateliers sont à la disposition du public.
  • Dans la cour de l'hôtel se dresse une impressionnante statue, Hommage au capitaine Dreyfus, réalisée par Tim (Louis Mittelberg, dit Varsovie 1919), installée depuis 2003. Il s'agit d'un tirage en résine époxyde déposé par le Centre national des Arts plastiques. Le musée a bénéficié en 1997 d'un fonds d'archives exceptionnel d'environ 2700 pièces par la famille du capitaine Dreyfus.

L'hôtel de Saint Aignan a été classé le 4 octobre 1988 aux Monuments Historiques [4]



Les lieux de Culte du 3ème Arrondissement

Pictos recherche.pngLieux de Culte du 3ème Arrondissement

Mairie du 3e

75056 - Paris Mairie 3 ème .jpg
  • Adresse :
2, rue Eugène Spuller
75003 PARIS
Tél. : 01 53 01 75 61/62
  • Horaires :
Lundi à Vendredi : 8h30 - 17h
Jeudi : 8h30 - 19h30
Samedi : 9h - 12h30 (état civil uniquement)


Les maires d'arrondissement

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- -  
Pierre ALDENBAUM 1995 - 2020 Chef d'entreprise  
Ariel WEIL 2020 - (2026) Premier maire de Paris Centre. Paris Centre comprend les 1, 2, 3 et 4 arrondissements de la ville.  
- -  

Démographie.png Démographie

Année 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 - - -
Population 56 252 41 706 36 094 35 102 34 248 34 721 34 824 - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

Source : INSEE INSEE, 2006 & 2008


Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

Voir aussi

Logo internet.png Liens utiles (externes)

Les arrondissements de Paris

1er  |  2e  |  3e  |  4e  |  5e  |  6e  |  7e  |  8e  |  9e  |  10e  |  11e  |  12e  |  13e  |  14e  |  15e  |  16e  |  17e  |  18e  |  19e  |  20e


Référence.png Notes et références



Blason de Paris
Portail de Paris
Blason de la région Île-de-France
Portail de la région Île-de-France