« 72ème Régiment de Mobiles - 1870-1871 » : différence entre les versions

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*Le 3e bataillon s'est organisé à Sens ; plus heureux, il a touché des fusils à tabatière, des vareuses et des pantalons en drap.
*Le 3e bataillon s'est organisé à Sens ; plus heureux, il a touché des fusils à tabatière, des vareuses et des pantalons en drap.


On donnera à ces bataillons des chassepots le 29 novembre et des effets militaires le 8 janvier seulement.
== A la bataille de Beaugency ==


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Il faisait froid, nous ne pouvions faire du feu et nous n’avions rien à manger.<br> Le régiment campa au-dessous de la ferme de Rougemont, face à Beaugency.<br>L’historique contient, au sujet de cette journée, les lignes suivantes : <br>
==Composition des Officiers==
==== Commandant Bouscarel. ====
 
''« Le 72 e mobiles a reçu des chassepots le 29 novembre. <br>« Le 7 décembre, il perd 1 tué et 3 blessés dans une reconnaissance en avant de Beaugency et le 8, au matin, il est en ligne sous les ordres du général Camô, en arrière de cette ville, la droite à la Loire.<br>« A 9 heures du matin, il se trouve en butte à des feux croisés d’artillerie venant d’une batterie établie au nord de Beaugency et d’une autre placée sur la rive gauche de la Loire.<br>« C’est sous les feux croisés de ces deux batteries, dont l’une nous prenait de face, l’autre en écharpe, que nous passâmes notre journée à la garde des mitrailleuses, comme aussi sans pouvoir nous servir avantageusement de nos armes vu la trop grande distance qui nous séparait des masses ennemies. » '' <br>
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==== Le colonel de Cambefort. ====
 
''« Le 8 décembre, à 6 heures du matin, un nouvel ordre enjoignait de prende position sur les hauteurs à 600 mètres de la ville. Le canon grondait à l’ouest du côté de Josnes et de Villorceau.<br>« Je formai les deux bataillons, face au nord, et trois compagnies en tirailleurs pour protéger le front. (Il s’agit ici des deux bataillons du Cantal qui se trouvaient à la gauche de la ligne ferrée, séparés du bataillon de l’Yonne par une batterie de mitrailleuses.) <br>« L’action se rapprochait sensiblement, l’ennemi bombardait la ville.<br>« Notre batterie de droite ouvrit son feu, l’ennemi répondit aussitôt ainsi qu’une autre batterie prussienne sur la rive gauche rie la Loire. Nous nous trouvions sous le feu croisé des obus percutants.<br>« Le capitaine de la batterie de droite fut tué. Toutes les troupes qui se trouvaient sur nos derrières furent s’abriter au talus du chemin de fer ; seuls, les bataillons du Cantal restèrent immobiles. <br>« La nuit mit fin au combat, l’ennemi occupait Beaugency. <br>« Abandonnant enfin la position, le 72 e mobiles alla se placer la gauche à la ferme de Rougemont. <br>« Cette nuit se passa sans feu, sans vivres.<br>« Le régiment a perdu dans cette journée : 1 officier tué et 3 blessés (1), 1 officier prisonnier, 26 hommes tués, 61 blessés et cela sans tirer un coup de fusil. »''
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!Nom !!Prénom !!Grade !!<br> Mort pour la France <br> (O ou N) !!Lieu d'Inhumation !! Année de décès !!<br> Monuments au morts <br> (fiche Geneawiki)
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==Composition des Sous-Officiers==
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!Nom !!Prénom !!Grade !!<br> Mort pour la France <br> (O ou N) !!Lieu d'Inhumation !! Année de décès !!<br> Monuments au morts <br> (fiche Geneawiki)
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== Relevé d'actes de décès de gardes mobiles du 72ème régiment, dans l'Yonne  ==
== Relevé d'actes de décès de gardes mobiles du 72ème régiment, dans l'Yonne  ==

Version du 21 novembre 2020 à 10:37


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Présentation

Le 72e régiment de Mobiles est formé de deux bataillons du Cantal et d'un bataillon de l'Yonne.

  • Le 1e bataillon s'est organisé à Aurillac,
  • Le 2e bataillon à Saint-Flour. Ils ont touché des fusils à piston, des sacs recouverts de toile grise et pour tout habillement un képi, une blouse blanche et un pantalon de treillis.
  • Le 3e bataillon s'est organisé à Sens ; plus heureux, il a touché des fusils à tabatière, des vareuses et des pantalons en drap.

A la bataille de Beaugency

Il faisait froid, nous ne pouvions faire du feu et nous n’avions rien à manger.
Le régiment campa au-dessous de la ferme de Rougemont, face à Beaugency.
L’historique contient, au sujet de cette journée, les lignes suivantes :

Commandant Bouscarel.

« Le 72 e mobiles a reçu des chassepots le 29 novembre.
« Le 7 décembre, il perd 1 tué et 3 blessés dans une reconnaissance en avant de Beaugency et le 8, au matin, il est en ligne sous les ordres du général Camô, en arrière de cette ville, la droite à la Loire.
« A 9 heures du matin, il se trouve en butte à des feux croisés d’artillerie venant d’une batterie établie au nord de Beaugency et d’une autre placée sur la rive gauche de la Loire.
« C’est sous les feux croisés de ces deux batteries, dont l’une nous prenait de face, l’autre en écharpe, que nous passâmes notre journée à la garde des mitrailleuses, comme aussi sans pouvoir nous servir avantageusement de nos armes vu la trop grande distance qui nous séparait des masses ennemies. »

Le colonel de Cambefort.

« Le 8 décembre, à 6 heures du matin, un nouvel ordre enjoignait de prende position sur les hauteurs à 600 mètres de la ville. Le canon grondait à l’ouest du côté de Josnes et de Villorceau.
« Je formai les deux bataillons, face au nord, et trois compagnies en tirailleurs pour protéger le front. (Il s’agit ici des deux bataillons du Cantal qui se trouvaient à la gauche de la ligne ferrée, séparés du bataillon de l’Yonne par une batterie de mitrailleuses.)
« L’action se rapprochait sensiblement, l’ennemi bombardait la ville.
« Notre batterie de droite ouvrit son feu, l’ennemi répondit aussitôt ainsi qu’une autre batterie prussienne sur la rive gauche rie la Loire. Nous nous trouvions sous le feu croisé des obus percutants.
« Le capitaine de la batterie de droite fut tué. Toutes les troupes qui se trouvaient sur nos derrières furent s’abriter au talus du chemin de fer ; seuls, les bataillons du Cantal restèrent immobiles.
« La nuit mit fin au combat, l’ennemi occupait Beaugency.
« Abandonnant enfin la position, le 72 e mobiles alla se placer la gauche à la ferme de Rougemont.
« Cette nuit se passa sans feu, sans vivres.
« Le régiment a perdu dans cette journée : 1 officier tué et 3 blessés (1), 1 officier prisonnier, 26 hommes tués, 61 blessés et cela sans tirer un coup de fusil. »

Relevé d'actes de décès de gardes mobiles du 72ème régiment, dans l'Yonne


Nom Prénom Grade Lieu d'Inhumation Année de décès
Monuments au morts
(fiche Geneawiki)
Commentaires
MARTIN Jean Garde - 1870 - °1869 † 30 décembre 1870 Ambulance centrale [1]
-
ROUX Barthélémy Garde - 24 octobre 1870 - Âgé de 21 ans - célibataire - 1er bataillon, 2ème compagnie - Originaire de Sansac-de-Marmiesse
PIERRE Jean-Pierre Garde - 24 octobre 1870 - Âgé de 23 ans - célibataire - 1er bataillon, 5éme compagnie - Originaire de Parlan
LAGUARRIGUE Jean-Antoine Garde - 25 octobre 1870 - Âgé de 21 ans - célibataire - 1er bataillon, 4éme compagnie - Originaire de Maurs
SERYSOL Jean Garde - 29 octobre 1870 - Âgé de 25 ans - célibataire - 1er bataillon, 3éme compagnie - Originaire de Cros-de-Montvert
MALGRAT Antoine Garde - 30 octobre 1870 - Âgé de 22 ans - célibataire - 1er bataillon, 1er compagnie - Originaire de Thiézac
TOURTOULOU Antoine Garde - 3 novembre 1870 - Âgé de 24 ans - célibataire - 1er bataillon, 2ème compagnie - Originaire de Leucamp
PUECH Auguste Garde - 4 novembre 1870 - Âgé de 22 ans - célibataire - 1er bataillon, 5ème compagnie - Originaire de Marcolès
BOUQUIER Jean Garde - 10 novembre 1870 - Âgé de 25 ans - célibataire - 1er bataillon, 4ème compagnie - Originaire de Leynhac
CASTAGNIER Charles Garde - 20 novembre 1870 - Âgé de 21 ans - célibataire - 1er bataillon, 5ème compagnie - Originaire de Prunet
CLERMONT Jean-Baptiste Garde - 26 novembre 1870 - Âgé de 26 ans - célibataire - 1er bataillon, 3ème compagnie - Originaire de Saint-Santin Cantalès
CHALVIGNAC Pierre Garde - 29 octobre 1870 - Âgé de 21 ans - célibataire - 2ème bataillon, 1ère compagnie - Originaire de Riom-ès-Montagnes
JINISTOU Pierre Garde - 14 novembre 1870 - Âgé de 21 ans - célibataire - 2ème bataillon, 1ère compagnie - Originaire de inconnu
JUILLARD Jean Garde - 16 novembre 1870 - Âgé de 25 ans - célibataire - 2ème bataillon, 1ère compagnie - Originaire de Bouilleu ou Boilly (?)
CHALLIER Pierre Garde - 19 octobre 1870 - Âgé de 22 ans - célibataire - 2ème bataillon, Originaire de Valjouze
ROUX Jean Garde - 22 octobre 1870 - Âgé de 22 ans - célibataire - Originaire de Chanet (Allanche)
APCHER Jean Garde - 19 octobre 1870 - Âgé de 24 ans - célibataire - Originaire de Challiers
BEAL Antoine Garde - 25 octobre 1870 - Âgé de 24 ans - célibataire - Originaire de Antignac
CHAPPE Antoine Garde - 28 octobre 1870 - Âgé de 21 ans - célibataire - Originaire de Collandres
CHABAUD Antoine Garde - 29 octobre 1870 - Âgé de 21 ans - célibataire - 2ème bataillon, Originaire de Montboudif
HUGNON Louis Garde - 19 octobre 1870 - Âgé de 24 ans - célibataire - 3ème bataillon, 7ème compagnie - Originaire de Lorcières
AMAGAT Edouard Capitaine - 3 novembre - Âgé de 41 ans - célibataire - Originaire de Saint-Flour Capitaine

Sources

  1. AM de Lorient - Registre des décès - 1870