69123 - Église Saint-François de Sales : Différence entre versions

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Le chemin de croix réalisé par l'orfèvre lyonnais Thomas-Joseph ARMAND-CALLIAT sur des cartons d'Antoine SUBLET (1821-1897) évoque la Passion.<br>
 
Le chemin de croix réalisé par l'orfèvre lyonnais Thomas-Joseph ARMAND-CALLIAT sur des cartons d'Antoine SUBLET (1821-1897) évoque la Passion.<br>
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Version du 7 avril 2019 à 15:01

Retour édifices religieux de Lyon

Église localisée : 11, rue Auguste Comte, 69002 Lyon
(Auparavant rue Saint-Joseph, le nom d'Auguste Comte, philosophe, a été donné à cette rue en 1905 à l'occasion de la séparation de l'Eglise et de l'Etat)

Église Saint-François de Sales
Photo J-P GALICHON
Plan église

H
Histoire.pngistorique

Saint-François de Sales

L’église actuelle est construite à partir de 1803. Elle est placée sous le patronage de Saint-François de Sales mort en 1622 à proximité (rue Sainte-Hélène dans la maison du jardinier du couvent de la visitation de Bellecour. Une chapelle Sainte Madeleine (la courtisane que le Christ ne méprisa pas), occupait le même emplacement : elle faisait la jonction entre la Maison des Recluses (à droite jusqu'à la rue Sala) et le couvent des filles pénitentes (à gauche jusqu'à la rue Dauphin). La maison des Recluses était une prison pour femmes tenue par les sœurs de Saint-Joseph (on corrigeait les mauvais penchants des filles de famille) tandis que le couvent des filles pénitentes était un lieu qui accueillait les prostituées repenties. Ce dernier dépendait de l'archevêque pour le spirituel et du gouverneur pour le matériel. À la fin du XVIIe siècle, la chapelle fut remplacée par une église en forme de "T". Le croisillon de droite, séparé du maître autel par une grille, accueillait les recluses et celui de gauche les pénitentes.
Pendant la  Révolution française, ces deux bâtiments devinrent une prison pour les deux sexes, connue sous le nom de prison des Recluses. Plus de 1 200 « suspects » ont séjournés sur le site. Plus de 900 ont fini sur la guillotine.
En 1803 création de la paroisse de Saint-François de Sales pour satisfaire au renouveau du christianisme après la Révolution et au besoin d'un lieu de culte adapté au développement du quartier entre Bellecour et Perrache.
La nouvelle église est construite en plusieurs étapes :

De 1803 à 1807 : construction de la nef latérale gauche ;
De 1828 à 1831 : construction de la nef latérale droite, de la façade, du chœur, et de la coupole ;
De 1842 à 1847 : dernière campagne de travaux importants concernant le dôme et la façade monumentale sous la direction de l’architecte Claude-Anthelme BENOIT (1794-1816), qui avait travaillé sur la Basilique Saint-Martin d'Ainay à partir de 1840. Sur l'église de Saint-Nizier, il sera en charge de la tour sud.

Église édifiée dans le  style néo-classique (utilisation d'éléments gréco-romains : colonnes, fronton). La décoration intérieure est « néo-baroque » due au peintre Dominique DENUELLE à qui l'on doit le grand décor de la chapelle de l'Hôtel-Dieu.

Patrimoine.png Patrimoine

Orgue Cavaillé Coll
Le premier orgue installé sur la tribune de l'église fut un orgue Callinet acquis par le curé Camille NEYRAT en 1838.
En 1890, un nouvel instrument construit par le facteur parisien Aristide CAVAILLÉ-COLL fut installé dans l'abside dont la hauteur était suffisante pour accueillir un grand instrument.

Monument aux morts de 1914/1918
Plaque bénite en 1920 mais décorée seulement par les céramiques de Georges DÉCOTE en 1932 [1]. G. DÉCOTE est surtout connu pour les vitraux de Fourvière ou de l'église du Saint-Sacrement à Lyon.
La mosaïque réalisé par l'artiste montre au centre Sainte Thérèse de Lisieux, à gauche un poilu accueilli au ciel par son ange gardien et à droite Saint-François de Sales. En fond nous pouvons voir une "esquisse" de Fourvière.

Fonts baptismaux
Fonts baptismaux situés dans le transept nord réalisé suivant les plans de l'architecte Louis Jean Sainte-Marie-PERRIN en 1900. La statue de Saint Jean Baptiste jeune est du sculpteur parisien Paul DUBOIS (1827 - 1905) [2]. Elle date de 1880.

Voûtes étoilées
Les voûtes étoilées, étoiles dorées sur fond bleu évoquent le ciel contrastant avec les murs sombres symbole de la terre.

Coupole et dôme
Fresques réalisées par Louis JANMOT peintre lyonnais. Sur la coupole les quatre archanges sont représentés (Raphaël et le phylactère; Gabriel et le lys; Michel et le glaive et Uriel et le glaive.
Sur les pendentifs ont trouve les quatre évangélistes : Mathieu, Jean, Marc et Luc.

Chapelle Saint Joseph
Le tableau de Ravel de MALLEVAL (1850-1888) exécuté en 1866 [3] représente le repos de la Sainte Famille à son arrivé en Égypte.

Le Christ sur des nuages
Tableau situé dans le transept sud représentant "Le Christ sur des nuages" entouré par des anges. En haut du tableau sont représentés Marie et saint Jean et en bas sainte Madeleine et saint François de Sales. Tableau signé du peintre lyonnais Louis JANMOT (1814 - 1892) [4].

Chapelle de la Vierge
La montée au ciel et le couronnement de Marie. L'Assomption est une œuvre de Joseph-Hugues FABISCH. Elle date de 1856 [5]. Le bas relief décorant l'autel et représentant la Nativité de la Vierge est signé P. MOREL.

Le chemin de croix
Le chemin de croix réalisé par l'orfèvre lyonnais Thomas-Joseph ARMAND-CALLIAT sur des cartons d'Antoine SUBLET (1821-1897) évoque la Passion.

La Maison Saint-François
En prolongation du baptistère, son entrée principale se trouve 12/14 rue François Dauphin.
Cette rue du XVIIe siècle porte depuis 1838 le nom du fils de François Ier. L'histoire dit qu'il fut empoisonné par un seigneur de sa suite, le comte de Montecuccoli, écartelé non loin de là. Elle s'est appelée aussi rue de la Sphère (jeu de Paume des romains).

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Patrimoine

Autres photos

Quelques curés de Saint-François de Sales

Prénom(s) NOM Période Observations
JULLIARD 1806 - 1829 Premier curé  
Camille NEYRAT 1829 - 1841 (1775 - ?) - A offert le premier orgue  
Joseph François DEVIENNE 1842 - 1868 Ex curé de Saint-Pothin  
Jacques GOURGOUT 1868 - 1902 (1813 - 1902) - Ex curé de l'Arbresle  
Hilaire MERCIER 1902 - 1906 Ex curé de l'Arbresle - Ex curé de Saint-Polycarpe [6]  
Pierre CHÂTELUS 1906 - 1910  
Jean Marie BOURCHANY 06/1910 - 1914 Nommé évêque auxiliaire à Lyon - Né le 22/03/1855 à Saint-Genest-Malifaux - décédé le 27/11/1931 à Lyon  
Rambert MOREL 1914 - Ex curé de La-Demi-Lune  
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François BELZIT 1920 - 1931 (1869 - 1931) - Ex curé de Saint-André  
Joseph PERRET 1931 (?) - Curé en 1936  
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Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • Histoire des églises de Lyon, de Louis JACQUEMIN 1983
  • Notice paroissiale "Presqu'île sud"

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Référence.png Notes et références