67261 - Lauterbourg - Emigration en Algérie

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Emigration en Algérie

Quelques personnes ont émigré dans ce pays, espérant sans doute y trouver un avenir meilleur.

Joseph BENDER

Né le 20/01/1828 à Lauterbourg, décédé après 1877, journalier (05/1854) à Mascara (Oran), restaurateur (07/1877) à Mostaganem (Oran). Fils de Jacques BENDER (+ av. 05/1854) et de Catherine Françoise LANG (+ av. 05/1854).
Il épouse :

- En premières noces, à Mascara, le 18/05/1854, avec Victoire Aymé PARRAT, née le 12/06/1822 à Saurat (Ariège), fille de François (+ av. 05/1854) et de Victoire MAURY GALERE (+ av. 05/1854).
- En secondes noces, à Mostaganem, le 11/07/1877, avec Louise GIRAULT, née le 21/11/1832 à Balesmes (Indre-et-Loire).

Pas de renseignements sur postérité éventuelle.

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Antoine BENDE

Né le 10/10/1844 à Lauterbourg, décédé après 1874, cordonnier (1874) à Mascara(Oran), fils de Jacques (o 20/11/1851 à Lauterbourg), tisserand en ce lieu, et de Catherine MATHIEU (+ 24/11/1870 Lauterbourg).
Il épouse à Mascara, le 16/05/1874, Justine AINIE, née le 03/06/1852 à Mascara, fille de Julien AINIE (+ 27/02/1865 à Mascara), serrurier, et de Virginie PRADES (+ ap. 05/1874).
Pas de renseignements sur postérité éventuelle.
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Joseph BERNAUER

Né le 07/08/1814 à Lauterbourg, décédé le 17/06/1887 à Oran, maître menuisier, puis entrepreneur et propriétaire à Oran, fils de François Joseph (o 04/03/1785 à Scheibenhard, + 17/02/1846 à Lauterbourg), et de Marie Anne BUHLER (o 09/11/1788 à Lauterbourg, + ap. 11/1858).
Il épouse, sans doute à Oran, avant 1844, Christine Catherine HUTTENLOCHER, née en 1824 à Flakenheim (?), royaume de Wurtemberg, Allemagne, décédée le 27/03/1887 à Oran, fille de Jacob Frédéric et de Christine Barbara METZGER.
Le couple aura 7 enfants. Voir fiche, d'où belle postérité en Algérie.

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Jean BERNAUER

Frère du précédent. Né le 11/05/1821 à Lauterbourg, décédé après 1858 en Algérie, menuisier à Tlemcen (Oran).
Il épouse à Tlemcen, le 25/11/1858, Louise HOFFBOUR, née le 05/06/1839 à Sarre-Union, couturière, fille de Philippe (o ca. 1788, + 04/07/1873 à Tlemcen), journalier, et de Dorothée (Catherine) PHILIPPE (o ca. 1817, + 27/08/1852 à Tlemcen.
Pas de renseignements sur postérité éventuelle.

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Marie Barbe BERNAUER

Sœur des deux précédents. Née le 04/12/1826 à Lauterbourg, décédée après 05/1878 en Algérie.
Elle épouse à Oran, le 13/04/1852, Nicolas KREMER, né le 03/01/1820 à Forbach (Moselle), décédé le 25/10/1871 à Oran, veuf de Marie Anne RUFF (+ 09/10/1851 Oran), tonnelier, fils de Nicolas (+ ap. 04/1852), tonnelier à Forbach, et de Marguerite BOUR (+ ap. 04/1852).
Marie Barbe et Nicolas auront au moins un enfant :

- Victorine Marie, née le 20/12/1857 à Oran, décédée après 09/1902, institutrice à Oran, demeurant à Damesme (Oran). Elle épouse à Oran, le 02/05/1878, Jean Pierre LINDEPERG, né le 05/06/1852 à Bourg-Bruche (Bas-Rhin), décédé le 22/09/1902 à Kléber (Oran), instituteur primaire à Arzew, Oran (1878), fils de Nicolas (+ 24/10/1872 Vermont, Vosges) et de Marguerite DROUANT (+ ap. 05/1878), demeurant à cette date à Bourg-Bruche.

Le couple aura 5 enfants.Voir fiche, dont postérité en Algérie.

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Marie Barbe GUILBERT

Née le 06/09/1824 à l'hôpital de Lauterbourg, décédée après 1861 en Algérie, fille naturelle de père inconnu et de Marie Anne GUILBERT (o 26/07/1802 à Lauterbourg, y + le 12/11/1851), blanchisseuse.
Elle épousé à Constantine, le 08/08/1861, Pierre BOISSIER, né le 22/09/1827 à Bressac (Ardèche), décédé après 1868, caporal infirmier militaire, puis sacristain à la cathédrale de Constantine, fils de Pierre, "moulinier" en soie à Aubenas (Ardèche), et de Charlotte REVELIN (+ 18/05/1831 Saint-Privat, Ardèche).
Le couple apparemment n'aura pas d'enfants.
La mère de Marie Barbe, Marie Anne GUILBERT, épousera à Lauterbourg, le 16/10/1837, Jean Julien REMAURY, né le 09/10/1806 à Mosset (Pyrénées-Orientales), décédé le 18/08/1852 à Lauterbourg, cordonnier en ce lieu, fils de Jean (o ca. 1771 Mosset, y + 02/09/1828), journalier cultivateur, et de Catherine ROQUEFORT (ROCAFORT) (o ca. 1773 Mosset, y + 27/02/1814). Ils eurent trois enfants :

- Barbe REMAURY, née le 06/04/1834 à Lauterbourg(sans autres renseignements),
- Jacques REMAURY, né le 30/11/1838 à Lauterbourg, décédé le 17/01/1871 à Constantine, probablement célibataire, soldat à la 7e section d'infirmiers militaires,
- François REMAURY, né le 14/04/1846 à Lauterbourg, décédé le 29/03/1883 à Philippeville. (voir ci-après).


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Philippe Jacques LIEBGOTT

Né vers 1814 à Lauterbourg, décédé le 21/11/1848 à Mouzaïaville (Alger) à l'âge de 34 ans. Soldat à la 1ère compagnie du 2e régiment des Zouaves, probablement célibataire, fils de Jacques et de Elisabeth BRIDER. Sans autres renseignements.
Ce n'était pas un émigrant à proprement parler, mais un jeune homme parti effectuer le temps de son service militaire en Algérie.

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Jacques REMAURY

C'est un demi-frère de Marie Barbe GUILBERT (ci-dessus). Né le 30/11/1838 à Lauterbourg, décédé le 17/01/1871 à l'hôpital militaire de Constantine, probablement célibataire, soldat à le 7e section d'infirmiers militaires, fils de Jean Julien (o 09/10/1806 Mosset, Pyrénées-Orientales, + 18/08/1852 à Lauterbourg), cordonnier en ce lieu, et de Marie Anne GUILBERT (o 26/07/1802 à Lauterbourg, y + 12/11/1851), blanchisseuse, fille de François, "ancien militaire" et de Marie Anne WAGNER (+ av. 10/1837). Sans autres renseignements.

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François REMAURY

Frère du précédent. Né le 14/04/1846 à Lauterbourg, décédé le 29/03/1883 à Philippeville, sacristain à Constantine, peut-être ensuite cultivateur à Penthièvre (Constantine).
Il épouse à Constantine, le 04/05/1869, Rosalie MAURY, née le 10/08/1847 à Signer (?), Ardèche, décédée après 05/1895 en Algérie, fille de André (+ 29/11/1855 Signer), meunier, et de Marguerite BOUSZAND (?) (+ en 1869, peut-être à Constantine).
François et Rosalie auront trois enfants :

- Adélaïde, née le 27/06/1870 à Constantine, y décédée le 07/05/1871 à l'âge de 10 mois,
- Augustine Rosalie, née le 16/12/1872 à Constantine (sans autres renseignements),
- Jeanne Célestine, née le 28/02/1876 à Constantine (sans autres renseignements).

Voir aussi son dossier
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Louis SCHANCK

Né le 10/03/1834 à Lauterbourg, décédé le 12/04/1865 à Bône (Constantine), charretier, domicilié (08/1861) rue d'Orléans à Bône, fils de Bernard (o ca. 1805 Berg, Bavière, Allemagne, + 20/11/1877 Bône), journalier, domicilié rue d'Armandy, et de Jeanne (Johanna Marie) WEISS (o ca. 1805, + ap. 11/1877).
La famille SCHANCK avait émigré en Algérie, venant de Berg où sont nés tous les frères et soeurs de Louis, ... sauf lui, qui est né à Lauterbourg.
Il épouse à Bône, le 12/01/1861, Reine GSCHWIND, née le 01/10/1837 à Hindlingen (Haut-Rhin), décédée après 05/1865, fille de Pierre (+ ap. 12/01/1861), domicilié rue d'Armandy, et de Reine GSCHWIND (+ ap. 01/1861, veuve de Georges STUMPF, 1830-1858, charretier, duquel elle avait eu une fille à Bône, Ursule, 1857-1862).
Louis et Reine auront 4 enfants, tous nés à Bône :

- Louis, né en mars 1859, décédé à Bône le 28/09/1862 à l'âge de 3 ans,
- Louis, né le 06/08/1861, sans autres renseignements,
- Antoine, né le 23/07/1864, sans autres renseignements,
- Louise, née le 25/12/1865, décédée à Bône le 06/10/1866 à l'âge de 9 ans.


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Pierre WACKER

Né le 22/02/1815 à Lauterbourg, décédé le 20/03/1845 à l'hôpital militaire de Mustapha (Alger), célibataire, chasseur au 4e escadron du 1er régiment de Chasseurs d'Afrique, matricule 6260. Fils de Philippe (o ca. 1781, + ap. 03/1845), laboureur à Lauterbourg, et de Madeleine DAMIERE (+ ap. 03/1845).

Acte de décès n°32, 11h, à l'hôpital militaire de Mustapha. Remplaçant du sieur PODME Frédéric, jeune soldat de la classe de 1842, inscrit sous le n°311 de la liste du contingent du département de l'Aube. Entré au dit hôpital le 17/03/1845, y est décédé le 20/03/1845 à 11 heures du matin, par suite de pneumonie et de gastro-entérite. Témoins au décès : DIMULLE Jean-Baptiste Firmin, chirurgien... (un mot), 37 ans - HUBERT Félix, adjudant au 2ème d'Aon (?), 35 ans, WITTERSHEIM Joseph, infirmier major sergent, 23 ans, demeurant à Mustapha, tous trois de garde et témoins.

Comme Philippe Jacques LIEBGOTT, ci-dessus, ce n'était pas un émigrant à proprement parler, mais un jeune homme parti effectuer le temps de son service militaire en Algérie.

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Jean WAHL

Né le 22/03/1826 à Lauterbourg, décédé après 1857 en Algérie, garde du caravansérail du Riou, dépendant de la commune d'Ammi-Moussa (Oran), y demeurant, fils de Georges Michel WAHL (o Unterloridest, Bade-Wurtemberg, Allemagne), garçon boulanger, domicilié (03/1826) à Lauterbourg, et de Marguerite STARCK (o ca. 1804, + 08/02/1833 à l'âge de 29 ans).
Il épouse à Blad-Touaria (Mostaganem, Oran), le 22/09/1857, Catherine HERTZOG, née le 26/06/1836 à Dalhunden (Bas-Rhin), décédée après 1857, fille de Frédéric HERTZOG (*) (o ca. 1807, + en Algérie), cultivateur (1856) à Blad-Touaria, et de Barbe FISCHER (o entre 1810 et 1816).
Pas de renseignements sur postérité éventuelle.

(*) Note concernant Frédéric HERTZOG :
Aux archives départementales du Bas-Rhin sont conservés :

- Six certificats d'indigence du 29/12/1838, signés du maire, "sur déclaration faite par les membres du Bureau de charité", pour 6 personnes, dont : .... HERTZOG Frédéric, manœuvre, avec sa famille et domestique, qui sollicitent les secours ordinaires de route afin de se rendre en Algérie. Frédéric n'est sans doute parti qu'en 1851, car :

- Lettre du 20/10/1851, du Ministère de la Guerre, service de l'Algérie :
Autorisations d'admission, à titre de concessionnaires, dans la colonie agricole de Blad Touaria (division d'Oran), des chefs de famille ci-après (9 personnes), dont : ....

6° "HERZOG", de Dalhunden, marié, 3 enfants.

Il envoie les permis de passage gratuit et les certificats d'admission. Il renvoie également leurs dossiers qu'ils devront emporter. "... Ils auront à se munir de leurs instruments aratoires, notamment de leur charrue, qu'ils trouveraient difficilement à remplacer sur les lieux; ils pourront également emporter leurs effets, qui seront embarqués gratuitement avec eux." "Veuillez bien leur donner des instructions sur ces points, en les invitant à hâter leur départ, et leur allouer l'indemnité de 30 centimes par myriamètre"

En 06/1836 : journalier, domicilié à Dalhunden, Bas-Rhin.

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Le "dossier" de François REMAURY

Documents conservés aux Archives départementales du Bas-Rhin à Strasbourg (A.D.B.R., Série IIIM, Emigration) :

Voir aussi GUILBERT Marie Anne ci-dessus.

Plusieurs documents, conservés aux ADBR, à Strasbourg, nous permettent de le suivre un peu :

- Lettre du 29/02/1864, du Maire au sous-Préfet :

Qui transmet une lettre d'un nommé Pierre BOISSIER, demeurant à Constantine (Algérie), avec un extrait de mariage avec GUILBERT Marie-Barbe, originaire de Lauterbourg, "à l'effet de faire retirer de l'établissement connu sous la dénomination dorphelinat de Willerhof', son beau-frère, François REMAURY, né à Lauterbourg le 14 avril 1846..." Boissier demande pour celui-ci un passeport gratuit avec secours de route, ainsi que le passage également gratuit sur un bâtiment de l'Etat, "... afin de rejoindre lesdits conjoints Boissier à Constantine, où il serait employé dans une église."

- Lettre du 07/03/1864, du Préfet au Ministre de la Guerre :

Transmettant la demande ci-dessus du sieur Boissier, sacristain à Constantine, pour "... son beau-frère, actuellement à l'orphelinat du Willerhoff près Schlestadt, qu'il désire faire venir auprès de lui à Constantine où il sera également employé à l'église de cette ville."

- Bordereau d'envoi du 14/03/1864, du Ministre de la Guerre au Préfet :

Transmettant l'autorisation de passage gratuit en Algérie pour REMAURY François.

Quelques années après, on le retrouve :

- Lettre du 15/02/1870, du sieur REMAURY au Préfet de Constantine : (sur papier à entête : "Diocèse de Constantine et d'Hippone - Paroisse de la Cathédrale".

Il rappelle "qu'il a quitté l'orphelinat de Willerhof à l'âge de 18 ans, en 1864, le 31 mars, pour rejoindre mon beau-frère malade à Constantine, ainsi que ma soeur, et aujourd'hui tout mes parents sont mort, après leur mort je me suis marié avec une fille très honnête et depuis que j'ai quitté l'orphelinat, je suis toujours employé à l'église de Constantine."

"En arrivant en Afrique, j'ai fait une demande pour obtenir une consecion (sic), et à la Préfecture on m'avait répondu qu'on n'en donne plus de consecions, j'avais alors 19 ans, et aujourd'hui j'ai demandé de nouveau, on mavait répondu qu'on n'en donnez pas de consecion, on veut le terrain, et moi qui n'a pas les moyens pour acheter, j'était obligez de me retirer comme un enfant perdu dans le monte (sic, pour monde) et moi je leurs avez rébondu et bien puis ce que je ne peu l'obtenir ici, je vais m'adresser ailleurs et on m'avez répondu que vous pourez vous adresser à l'Empereur ou à l'Impératrice vous n'en aurait pas tavantage, et cet de la Monsieur le Préfet que j'ai pensé à vous pour que vous fasiez la demande au Ministre ou à la Majesté l'Empereur parce que un pauvre orphelin et toujour repousé dans ce bas monte."

"Je désirer d'avoir une consecion dans la commune de Penthièvre, province de Constantine; moi qui avez été élève à l'orphelinat de Willerhof ou ont travaillé que sur l'agriculture, j'aurais voulu suivre mes cours que j'ai reçu à l'orphelinat de Willerhof. Monsieur le Préfet vous pourait demander à Monsieur Claug, directeur de l'orphelinat, actuellement à Strasbourg, sur ma conduit du temps que j'ai resté à l'orphelinat. Veuillez, Monsieur le Préfet, ne pas oublier un pauvre orphelin qui a besoin de ce faire une petite posiccion (sic, pour position) pour sa petit famille. Ainsi, Monsieur le Préfet, veuillez faire accorder cette demande et je vous oublierez jamais. Je termine ma petite lettre en vous remerciant de tout mon coeur. Je suis et reste votre tout dévoué subordonner. Signé : Remaury, sacristain de la cathédrale de Constantine - Algérie."

- Note du 22/02/1870, du Préfet à Monsieur Clog-Mertian :

Lui demandant de fournir des renseignements sur les antécédents du pétitionnaire, et exprimer son avis sur la suite à donner à sa demande. En bas : "Le nommé REMAURY François, sacristain de la cathédrale de Constantine, ancien élève de l'orphelinat du Willerhof, demande une concession de terrain en Algérie."

- Réponse à la note du 22/02/1870 ci-dessus :

"Strasbourg, le 23 février 1870. La conduite du sieur REMAURY a été irréprochable pendant son séjour au Willerhof. Il a quitté l'établissement il y a environ 6 ans, à l'âge de 18 ans; je savais qu'il était devenu sacristain; depuis je l'ai perdu de vus, mais comme il remplit encore les fonctions de sacristain, on peut supposer que sa conduite est restée bonne et conclure qu'il mérite votre haute bienveillance; en tout cas, si vous pouvez contribuer à l'amélioration du sort de ce jeune homme, vous aurez fait un acte de charité envers un orphelin qui est sorti d'un établissement dont vous êtes le protecteur, et dont tous les membres vous aiment bien. S'il obtient une concession, il faut utiliser ses connaissances acquises au Willerhof où il était occupé aux travaux de l'agriculture. Veuillez... Votre tout dévoué. Signé : Clog."

- Lettre datée de Constantine le 24/05/1870, du sieur REMAURY au Préfet du Bas-Rhin :

"Monsieur le Préfet, Pardonnez-moi de la liberté que je prend de vous adresser une nouvelle demande pour avoir une concession dans la commune de Penthièvre. Je n'ai reçu aucune nouvelle jusqu'à ce jour. Veuillez, Monsieur le Préfet, me faire savoir si je puis obtenir une concession oui ou non. Ce serait un bien fait si vous pouriez vous en occuper pour moi, car un bien fait rendu à un orphelin et grand devant Dieu. Je termine ma petite lettre en vous prient de ne pas m'oublier. Veuillez... Adresse : Sacristain de la cathédrale de Constantine (Algérie)."

- Lettre du 03/06/1870, du Préfet du Bas-Rhin au Préfet de Constantine :

"A la date du 25 février dernier, le nommé REMAURY François, ancien élève de l'orphelinat du Willerhof, près de Strasbourg, actuellement sacristain à l'église cathédrale de Constantine, a sollicité mon intervention à l'effet d'obtenir une concession de terrains en Algérie, concession qu'il aurait demandé en vain à la Préfecture de Constantine même. Quoique les renseignements fournis sur le compte du pétitionnaire soient très favorables, je ne crois pas qu'il m'appartienne de solliciter en sa faveur une concession gratuite. Veuillez, je vous prie, Monsieur et cher collègue, l'en informer."

En 1870, à la naissance de sa fille Adélaïde, il est dit : cultivateur. En 1872, à la naissance de Augustine Rosalie, son autre fille, il est dit : employé au chemin de fer. Sans doute, s'il a obtenu sa concession à Penthièvre, cela n'a pas dû marcher, et il s'est fait alors employer à Constantine au chemin de fer, puis ensuite à Philippeville, son acte de décès le signalant comme "conducteur au chemin de fer" en cette ville.

Note sur la cathédrale de Constantine où était employé François REMAURY : La mosquée Souk El Ghezal a été construite à partir de 1703 par un Marocain, Abbas ben Alloul Djelloul, au service du bey de Constantine Hussein bou Koumia, et achevée en 1730. Transformée et agrandie par l'architecte Meurs, elle est affectée au culte catholique en 1838 sous le nom de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs (première paroisse de Constantine). La coupole est imitée du dôme de Florence. En 1839, l'abbé Suchet devient le premier curé et les arabes lui offrent la chaire, magnifique travail artisanal. Ce bâtiment a bien sûr retrouvé aujourd'hui son affectation originelle.
Voir :La Cathédrale de Constantine
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