29061 - Gouesnou

De Geneawiki
Aller à la navigation Aller à la recherche

Retour

Gouesnou
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département Finistère
Métropole {{{Métropole}}}
Canton Brest-L'Hermitage-Gouesnou
Code INSEE 29061
Code postal 29850
Population 6 042 habitants (1999)
Nom des habitants
Superficie 1280 hectares
Densité 472.03 hab./km²
Altitude
Point culminant 103 m
Coordonnées
géographiques
-04°27'48"E/48°27'16"N
Localisation (avant 2015)
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

Histoire de la commune

Origine du Nom "Gouesnou"

Landa, peniticuium, Goeznovei, 1019 ; Sanctus Goeznovei, 1282 ; Bastille de Seint Goueznou.

Bastide de Saint Gouezenou, 1378 ; Langoeznou, 1420, 1467, 1516 ; Sainct Goueznou, 1544 ; Lannonznou, 1551 ; Lanosnou, 1591 ; Sainct Gouesnou, 1607 Gouesnou, 1665 ; breton Gouenoù.


Cette paroisse qui s’est en 1950 agrandie vers le Nord de cinq villages de Plabennec, en était jusque-là séparée par une ancienne voie. Faisant originellement partie de la paroisse bretonne primitive de Guipavas, elle remonte à un établissement monastique, en vieux breton Lann, fondé au VIème siècle par Saint Goueznou. Le nom originel a été remplacé en français par Saint-Goueznou puis par Goueznou. Eponyme et Saint patron de la paroisse, celui-ci est désigné par la Vie de St Paul-Aurélien, écrite en 884, comme un de ses disciples.


La vie de Saint-Goueznou, écrite en 1019, dit qu’un saint homme, nommé Tudogilus débarqua dans la péninsule venant de Grande-Bretagne avec ses fils Goueznou et Majan et sa fille Tudona. Le père se fit ermite dans la paroisse de Ploudiner (aujourd’hui Lannilis), Majan dans celle de Plouguin, à Locmajan, tandis que Tudona, après avoir bâti un premier oratoire dans celle de Plabennec, se retira dans une paroisse appelée Plebs Belnoci, (ou Belvoci), sans doute à Saint-Tudon en Guipavas. Quant à Goueznou, il établit un monastère en un lieu appelé Landa, latinisation du vieux-breton lann « ermitage ». L’emplacement, situé à trois stades au sud d’Antel (aujourd’hui Lantel, village de Gouesnou), lui fut donné par le comte Comore, alias Conomor, qui y possédait une demeure, dont on voyait encore les vestiges en 1019, aux dires de son biographe. C’est sans doute ce même endroit, vraisemblablement près du cimetière, qu’occupa la « bastille » ou « bastide », fortification mentionnée au XIVème siècle.

Outre ce monastère, le saint bâtit un oratoire au Pénity (du breton penet-ti « maison de pénitence »). D’après une version plus tardive de sa vie, le comte Comore octroya aussi au Saint autant de terre qu’il pourrait enclore de fossés en un jour. Il se mit en marche traînant une fourche, et des fossés s’élevèrent sur ses pas, délimitant un espace formant son minihi ou domaine monastique. Lieu d’asile et de refuge ce minihi primitif, que circonscrivait encore au siècle dernier les « fossés de Saint Gouesnou », s’agrandit par la suite, débordant sur Guipavas et Lambézellec. Au jour de l’Ascension, la reconnaissance de ce territoire donne lieu à une troménie (du breton tro-minihi « tour de minihi ») longue de quelques dix-huit kilomètres.


L’église

A l’emplacement de l’édifice construit par St Gouesnou et dédié en 642 à St Houardon, bien des églises se sont vraisemblablement succédées au cours des siècles mais nous n’avons guère de traces. Nous savons seulement que celle qui s’élevait au début du 17ème siècle était trop petite et trop basse et qu’il fallait démolir le corps de ladite église pour l’agrandir et réédifier d’une autre façon. En forme de croix latine, l’église est composée d’une nef à quatre travées, d’un transept et d’un chevet à cinq pans. La tour clocher est du 16ème siècle, il existe des vestiges noyés dans les maçonneries actuelles datant du 15ème siècle.

Pendant les combats de la libération, l’église connaîtra la dévastation la plus terrible de son histoire. La flèche fut décapitée au début d’août 44. Puis l’incendie de l’édifice dans la nuit du 12 au 13 août fit des dégâts énormes. La restauration commencée en octobre 1947 s’achèvera par la pose de vitraux en 1970.


Quant à la Fontaine jouxtant l’enclos, c’est le type de fontaine de dévotion. Elle date également de la même période que l’église.


Le bourg

Les évêques de Léon qui affectionnaient beaucoup leur saint prédécesseur avaient érigé la cure de sa paroisse en aumônerie, ce qui lui valait nombre d’avantages financiers.

Ils y avaient également établi l’une de leurs juridictions celle des « Reguaires » (Reiz-Guer) ou règle de la ville. Ce tribunal qui comprenait trois juges siégeait au 17ème siècle à Gouesnou et au 18ème siècle alternativement à Gouesnou et à Brest.

Le ressort de ce tribunal était très large et s’exerçait sur de nombreuses paroisses. Il n’y avait d’ailleurs presque aucun lien avec la sénéchaussée puisque les appels de toutes les causes étaient portés directement au parlement.

Les foires Autrefois très célèbres, elles comptaient parmi les plus importantes de Bretagne. L’existence de ces foires remonte aux temps les plus reculés, puisque déjà en 1658, l’évêque de Léon obtenait que ces grandes assemblées qui s’étaient au début du siècle repliées sur Saint-Renan soient restaurées en faveur de la paroisse.

La foire de la veille de l’Ascension essentiellement chevaline marquait pour ainsi dire l’ouverture officielle de la saison. Il n’était pas rare d’y voir jusqu’à 3 ou 4 mille chevaux exposés à la vente. La décadence s’est accélérée jusqu’aux dernières années 60 et les foires de Gouesnou ne sont plus aujourd’hui qu’un souvenir.


Penguérec

Gouesnou a aussi une histoire particulière qui date de la fin de la seconde guerre mondiale. Il s’agit du massacre de 42 civils fusillés à Penguérec, le 7 août 1944 dans une commune alors peuplée de 1 550 habitants.


Alors que les troupes alliées sont toutes proches, des parachutistes tentent de prendre le poste de vigie tenu par les Allemands mais sont repoussés. Des renforts allemands sont appelés et brûlent la ferme Phelep de Penguérec et poursuivent leur route vers le bourg où ils ramassent tous les hommes, femmes et enfants qu’ils rencontrent. Les personnes capturées sont emmenées à Penguérec où elles sont mitraillées et jetées en tas. Une fillette survivra à cette folie meurtrière des hommes. Tous les ans, à cette date, la commune, qui porte le deuil de ce massacre, se souvient de cette page sombre de son histoire pour rappeler la valeur inestimable de la paix.

Repères géographiques

Illustrations, photos anciennes

Familles notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- - -
- - -
- - -
- - -
- - -
Jean-Paul GLEMAREC 2001 - -
- - -

Les notaires

A savoir pour vos recherches généalogiques

Horaires d'ouverture de la mairie

La Mairie se situe au bourg de Gouesnou, place des Fusillés.

Elle est ouverte au public :

 du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h 30 
 le samedi, de 9 h à 12h (permanence état civil)

Dépouillements des registres paroissiaux

Archives notariales

Remarques

Il existe à Gouesnou une associations très active dans la sauvegarde et la transmission du patrimoine de la ville, "Les amis du Patrimoine"

Avec le concours de la municipalité, cette association à créé une "maison du patimoine"

La « Maison du Patrimoine », située 17, rue du vieux bourg, permet aux Gouesnousiens de souche de retrouver leurs souvenirs du temps passé, et aux nouveaux arrivants de connaître l’histoire de leur commune d’adoption. Des thèmes différents et bien distincts retracent les principaux évènements tels que : un intérieur breton, les écoles, les bâtiments publics, le religieux, les manoirs, les guerres, etc...


Ce bâtiment est ouvert au public un dimanche après-midi par mois ainsi que du mardi au samedi inclus durant les mois de juillet et août. L’entrée est libre et gratuite et les dates d’ouverture sont communiquées par voie de presse.

Bibliographie

Liens utiles

http://www.mairie-gouesnou.fr

http://villedegouesnou.site.voila.fr/