05081 - Montclus

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Montclus
MONTCLUS.JPG
Informations
Pays Portail-regionalisme-FRA.png    France
Département 05 - Blason - Hautes-Alpes.png    Hautes-Alpes
Métropole
Canton Blason Serres-05166.png   05-13   Serres

Blason Serres-05166.png   05-22   Serres (Ancien canton)

Code INSEE 05081
Code postal 05700
Population 60 habitants (2016)
Nom des habitants Montclusiens, Montclusiennes
Superficie 2125 hectares
Densité 2.82 hab./km²
Altitude 680 m (mini) / 1546 m (maxi)
Point culminant 1 546 m
Coordonnées
géographiques
5°40'57"E / 44°24'55"N
Localisation (avant 2015)
05081 - Montclus carte administrative.png
          Arrondissement                 Canton                 Commune      ?
Section Tableau : Modifier

Histoire.png Histoire de la commune

Héraldique

Losangé d'argent et de gueules, au chef d'or (qui est "de FLOTTE") chargé d'un lion léopardé passant de sable.

Bref historique

Du lieu dépendent quatre hameaux : La Combe, le Champ du Meunier, Petit Terrus, Grand Terrus. Situé à l’intersection de deux étroites vallées, sur une colline qui semble clore l’horizon, ce village a été construit non pas à l’emplacement actuel, bien trop exposé aux bandes de brigands qui dévastaient la région, mais sur le site de « Villevieille » autour d’un donjon à la fin du XIe siècle, bel édifice Pentagonal à l’extérieur, octogonal à l’intérieur ; on reconnaît encore la trace de deux étages séparés l’un de l’autre non par des voûtes mais par des planchers, le rez-de-chaussée est aveugle. Cet édifice est un bel exemple de l’architecture militaire du Moyen Âge. Il a été construit par la famille de FLOTTE qui possédait cette seigneurie. En 1342, le dauphin Humbert II concède, moyennant 500 florins, le droit au seigneur de « La Roche Montclus » de transmettre librement son fief à ses successeurs. Montclus dépendit jusqu’au XIVe siècle du bailliage des Baronnies, puis fut annexé à celui de Gap. Le seigneur de Montclus possédait une juridiction particulière qui s’exerçait à Veynes avec appel au vibailliage de Gap. La paroisse de Montclus était, dès 1215, sous le vocable de Saint-Michel Archange, ce qui pourrait faire croire que la paroisse a été créée par l’abbaye de Saint-Michel-la Cluse ; elle est un peu éloignée du centre du village, aussi jugea-t-on utile de construire une petite chapelle destinée à la confrérie des pénitents en 1746. C’est l’œuvre de curé prieur de Montclus, le père Teissier, qui était vivant, bien que malade et très âgé, en 1792. Dans la chapelle, on y a conservé un calice sur le pied duquel sont gravées les armoiries des « de COMBASSIVE » vieille famille bourgeoise de Gap anoblie par charges judiciaires. Deux très anciennes chapelles existaient dans cette paroisse, l’une de Sainte-Catherine, depuis le XIVe siècle ; l’autre, de Notre-Dame de Mont-Renas (aujourd’hui de Mourenas) ; elles avaient disparu en 1516. L’évêque de Gap était collateur de cette cure; le curé, qui prenait le titre de « prieur-curé », percevait une partie des dîmes. Montclus faisait partie de l’archiprêtré du Rosanais, au XVIIe siècle, à l’élection et à la subdélégation de cette ville. Le seigneur de Montclus possédait une juridiction particulière qui s’exerçait à Veynes, avec appel au vibailliage de Gap.

Des documents historiques expliquent le transfert du village. Pendant la guerre de cent ans, des bandes de routiers, soldats sans travail, tous gens de sac et de corde envahirent notre région. En 1368 ce fut une armée Provençale commandée par Foulque d’Agoult qui brûla et massacra tout dans la vallée de la Blême. Ce furent aussi les routiers de Raymond de Turenne qui pendant deux ans ravagèrent la vallée du Buëch, leurs pillages s’étendaient de partout y compris sur le trésor du prieuré de Lagrand ; ils mirent a sac tout le rosannais. En 1390, Guillem Camisard s’installa au château d’Arzeliers dont il fit son quartier général, avec une armée de cinquante cavaliers et autant d’hommes de pied. Ses hommes rançonnaient sur les routes les marchands et les voyageurs, ils pillaient les villages, semaient la terreur partout. Aspres voulut résister, ils incendièrent toutes les maisons. Ils attaquaient les seigneurs dans leurs maisons fortes, le seigneur de L’Épine capitula devant Guillem, le château de Ventavon subit le même sort.

Les habitants de Serres, bien fermés dans leurs remparts, et protégés par la citadelle, qui à ce moment-là avait une garnison, furent épargnés. Ils voyaient passer la troupe sous les remparts sans oser les attaquer, quand tout fut ruiné, il partit avec sa troupe, écumer d’autres régions.

Pour en revenir à notre village de Ville-Vieille, il est fort probable qu’après un incendie, les maisons de pierres sèches -et peut-être couvertes de chaume- furent anéanties ... et le village se reconstruisit sur le rocher de Paradis. Les habitants protégés par le château, les remparts dont il reste quelques vestiges, et le rocher de Paradis, durent se sentir "en Paradis" après les souffrances qu’ils avaient endurées. Le rocher de Pousterle, (en français Poterne) et le rocher de Paradis fermaient l’accès au chemin du château qui pouvait être facilement défendu, en dernier recours il était possible de s’y réfugier.


Depuis le XIIe siècle, la famille de Flotte possédait cette seigneurie.

Arnaud Flotte, 1145-1164 — Arnaud, 1178 — Arnaud, 1188-1244 — Lantelme, 1244-1250 — Osasica, son frère, 1250-1271 — Arnaud, 1272-1292 — Osasica, son frère, 1292-1308 — Sochon, 1308- — Arnaud, son frère,— Arnaud. 1350-1363 — Osasica, son frère, 1363-1386 — Arnaud, 1390 — Arnaud, Jean, son frère, 1398-1424 — Sochon, 1424-1446 — Claude, 1463 ; il vend Montclus, pour 800 écus d’or, à Pierre de La Beaume-Suze, avec faculté de rachat, le 31 mai 1493 et il exerce ce droit de rachat en 1498. Jean, son fils, (1498-1541), Marin, (1554-1559), Antoine, (1560-1587), Gaspard, 1587, François, (1621-1642), Jean, (1661-1692).

Marie-Anne de FLOTTE, sa fille, Baronne de La Bâtie Montsaléon et Dame de Montclus, est née au château de La Bâtie le 16/09/1688. Elle y épouse Pierre de BIMARD le 1er juillet 1702. Elle sera ensevelie le 12 avril 1763 dans la chapelle du château. Celui-ci, vendu par les révolutionnaires dans les biens nationaux, a été magnifiquement restauré par Mme de VILLENEUVE-FLAYOSC, issue d’une très ancienne famille du Var, à qui il appartient toujours. Le premier fils, Joseph de Bimard, épouse le 6 septembre 1750 à Antonaves Anne-Paule Henriette de DURAND de PONTAUJARD ; leur second fils, Louis Alexandre est seigneur de Montclus et s’appelle « de BIMARD de MONTCLUS » ; Pierre de BIMARD, le troisième, épouse Élisabeth Émilie PAPE de SAINT-AUBAN. Ceux-ci ont une fille, Françoise Émilie, qui épouse Jean Baptiste David de SADE d’EYGUIERES (cousin du sulfureux marquis) le 27 mars 1770 à La Bâtie-Montsaléon.

Seconde Guerre Mondiale : Les combats de Montclus

En juin 1944, Gap est occupé par le 217e bataillon allemand de grenadiers de réserve(2). Le 9 juin, les résistants occupent Montclus et s’installent aux gorges, sur la N 94, à deux kilomètres de Serres. Le 11 juin, une automobile ennemie occupée par un officier et un soldat pénètre dans le dispositif : elle est capturée près de Nyons, à Vinsobres (Drôme), par le chef Martin, les gendarmes Schmitter et Lambert. Les maquisards font sauter le premier ponceau entre la carrière et Montclus. Les Allemands pensent que Gap devient une souricière. Ils veulent maintenir leurs communications avec la vallée du Rhône par Nyons. Combat du 19 juin 1944 Le 19 juin 1944, la compagnie F.T.P.F. (5) cantonnée dans Montclus, commandée par le chef Martin, est avertie qu’une colonne ennemie, ayant traversé Laragne, remonte la vallée du Buëch. Alerte ! Chacun rejoint son poste. Au défilé de la Blême, sur les rochers, soixante Français attendent. Une dizaine d’autres surveillent le passage entre Méreuil et Montclus. Un fusil-mitrailleur français est en batterie à droite de la Blême, à gauche, une mitrailleuse de 7,62 U.S. et deux mortiers de 40 mm. La mitrailleuse prend en enfilade la route des gorges au contour de Saint-Jean. Du même côté, en surplomb du torrent, une plate- forme pour grenadiers a été établie. Bien lancées, les bombes peuvent atteindre la route à proximité du monument actuel. A 17 heures, le convoi apparaît derrière la gare. Deux cent cinquante Allemands arrivent à Serres. Outre les voitures de l’armée allemande, trois autocars (Pellegrin), quatre camions Nestlé Comptoir (les Alises, Tuilerie de Fontreyne, Entreprise Faudon. trois automobiles Marbrerie Roux, Ville de Gap, Eaux et Forêts) ont été réquisitionnés. La plupart des véhicules requis restent à Serres, gardés par une cinquantaine d’Allemands. A 17h30, une automitrailleuse dépasse le contour Saint-Jean et s’arrête. L’ennemi examine les crêtes dominant la gorge. L’automitrailleuse envoie une courte rafale sur nos positions. Quelques minutes après elle repart accompagnée de soldats à pied, le fusil ou la mitraillette à la main. Le chef Martin interdit de riposter. Le tir commencera après l’explosion des » gammons » (6), lorsque l’automitrailleuse sera dans le défilé au-dessous des grenadiers. A hauteur de la scierie Reynaud, les Allemands s’arrêtent, observent. L’automitrailleuse tire plusieurs rafales sur nos positions. N’obtenant aucune réaction, l’ennemi inspecte les ponts et lance une fusée verte. Peu après deux canons à traction automobile accompagnés de leurs caissons de munitions, une voiture d’officiers, une autre de la Gestapo, suivies de camions, débouchent du contour Saint-Jean. Cette colonne rejoint l’automitrailleuse. Les soldats remontent sur les camions et l’ennemi s’engage finalement dans la gorge. Soudain deux violentes explosions. Nos gammons éclatent, notre mitrailleuse et notre fusil-mitrailleur tirent. La fusillade est vive. Les Allemands, surpris, cherchent un abri, reculent. Ils grimpent aux pentes d’où nous les visons, mettent leurs armes collectives en action. Nous les réduisons au silence avec nos deux mortiers de 40 mm. Une mitrailleuse ennemie, bien abritée derrière un mur du moulin, se fait entendre longtemps. Les Allemands essaient opiniâtrement de passer… Une accalmie se produit. Les maquisards aperçoivent dans le défilé trois automobiles abandonnées. La première tracte un canon, la deuxième un fourgon à munitions. Cinq maquisards descendent. Chemin faisant, ils font trois prisonniers. Protégés par les chefs Martin et Marcel, Pradine, Moissiard et Langlois atteignent la première voiture. Ils redressent le canon couché par une explosion. Au même instant l’automitrailleuse revient et tire sur eux. Moissiard s’empare de la traction, emmène le canon de 37 mm. Pradine saute dans le torrent. Une rafale de mitraillette, tirée à quelques mètres, le blesse au front et à la jambe. Vers 21 heures, les Allemands se replient. A balles traçantes notre mitrailleuse leur interdit l’approche des véhicules arrêtés entre la scierie Reynaud et le contour Saint-Jean. Le calme se fait avec la nuit. Nous n’avons heureusement qu’un seul blessé. L’ennemi, battu, a abandonné son matériel. Combat du 20 juin 1944 à l’aube du 20 juin, nous nous emparons d’un autre canon de 37 mm, de deux mortiers de 81 mm, de caissons de munitions, de trois mitrailleuses légères MG, de dix-huit fusils Mauser, de grenades à manche, de munitions diverses et de trois véhicules. Sept ont été détruits. Une traction-avant de la Gestapo, criblée de balles, contenait vingt paires de menottes. Ces « messieurs » pensaient à nous ! Nuettgens, chef de la Gestapo des Hautes-Alpes, avait été blessé (7). La rafle s’avérait impossible… Et c’était nous qui faisions quinze prisonniers dont plusieurs S.S.- Poucet à lui seul en a capturé sept. Pendant la nuit nous avons demandé du renfort. Une section du Guet de Jonchères (Drôme) arrive vers 10 heures et monte à son poste. Elle essuie immédiatement le feu de l’ennemi qui a occupé le passage de Saumane. Le combat reprend. Les Allemands ont reçu des renforts(8). Utilisant le passage, ils se déploient et s’emparent progressivement des crêtes au nord de la Blême. Nous subissons un violent tir de mortier. Un coup au but réduit au silence un mortier de 81 mm servi par Henri Bertrand qui reçoit trois éclats. Nous devons évacuer notre position principale, à gauche du défilé, emportant notre camarade blessé. Jusqu’au soir nous luttons à quatre-vingt-dix contre cinq cents ennemis (9). Les Allemands incendient la scierie Reynaud. Devant la menace d’encerclement qui se précise, nous décrochons à la tombée de la nuit. L’incendie du 21 juin Il n’y a pas de combat à Montclus le troisième jour, et les Allemands descendent lentement vers le village. Dès le lundi soir, une partie de ses habitants l’a abandonné pour se mettre à l’abri à La Combe ou au Champ du Meunier. De très bonne heure ce jour-là, vers 5 heures, quelques habitants reviennent dans l’espoir de préserver leurs habitations (10). Ils aperçoivent les Allemands qui arrivent en fouillant les environs. Entrés dans Montclus, les soldats les rassemblent et les gardent prisonniers sur la place. Sous leurs yeux, les maisons sont pillées. Des camions emportent le butin. Vers 11 heures, un officier allemand avertit les Français qu’il a l’ordre d’incendier le village. Il leur accorde une heure pour sauver ce qu’ils peuvent. Des soldats les accompagnent dans leurs maisons. Le groupe qui fouille l’immeuble de Joachim Rouit trouve dans la grange des munitions, des grenades. Un soldat ordonne à Rouit de se mettre au mur. Rouit s’enfuit; le soldat lire et le blesse à la cuisse. Un officier intervient. On fait transporter Mr Rouit à l’hôpital. L’heure passée, les Français reçoivent l’ordre de descendre au bas du champ, près du torrent. Le village est incendié. Vers midi, laissant leurs affaires dans le pré, les habitants de Montclus peuvent partir. Ils se réfugient au hameau de La Combe pendant quatre ou cinq jours jusqu’au départ des Allemands. La poursuite Pendant que brûlait Montclus, un convoi s’enfonçait dans le Rosannais : les Allemands gardaient en effet l’espoir de récupérer leurs canons et leurs voitures. Ils patrouillent à L’Épine et blessent un jeune garçon qui, les voyant, s’est enfui. A Moydans, un accrochage arrête les Allemands pendant une heure. A Verclause, le vendredi 23 juin, les maquisards attendent à nouveau le convoi. La fusillade dure plusieurs heures. Deux avions apparaissent (11). Stukas ! Stukas ! crient les Allemands réconfortés. En signalisation, les soldats ennemis étendent un drap. Un avion plonge, lâche une rafale de mitrailleuse et étend une demi-douzaine d’Allemands. Le second, comme le premier, crache sur eux une averse de balles. La colonne reste deux jours à Verclause avant de poursuivre sa route par Rémuzat, La Motte-Chalançon, La Charce. Quelques patrouilles poussent une pointe sur Sainte-Marie de Rosans et Bruis. Le 25 juin, la colonne atteint Bellegarde vers 10 h. Trois peupliers fraîchement abattus lui ont barré la route. Pour se venger, l’ennemi pille Bellegarde où il reste deux jours. Les Allemands poussèrent jusque dans le Diois avant de regagner Gap bredouilles; ils ne retrouvèrent en effet ni leurs armes, ni leurs véhicules, ni leurs prisonniers. Pertes allemandes Quelles étaient leurs pertes ? A Serres et à Veynes il nous a été dit que des camions ont été vus avec des cadavres mal dissimulés. Nous avons interrogé des chauffeurs français du convoi (12). Ils étaient, nous semble- t-il, assez bien placés pour savoir. Pendant les combats, ils s’abritaient des balles, mais, après, ils s’intéressaient aux pertes, malgré le souci marqué des Allemands de les leur cacher. Ils comptaient les places vides dans les voitures et totalisaient. – « Ça faisait, dit l’un d’eux, l’effectif de deux cars au moins ». – « Entre cinquante et quatre-vingts », dit un autre. Les deux estimations se rejoignent pour les soldats hors de combat : tués, blessés, prisonniers. Quinze soldats se sont rendus aux maquisards. Un grand car, conduit par un Allemand, a transporté des blessés à Gap. Où et quand les soldats tués ont-ils été enterrés ? Nous avouons ne pas être parvenus à savoir d’une manière certaine le chiffre exact des pertes allemandes. Si les Allemands ont voulu en dispersant leurs morts (13) tromper sur le chiffre de leurs pertes, ils y ont assez bien réussi. Le temps passe, les souvenirs s’estompent, les témoins disparaissent… Nous estimons utile de publier ce travail commun. Marcel BOURCET et Richard DUCHAMBLO. NOTES (1) Nous remercions tous ceux qui nous ont donné leur concours. Devant l’impossibilité de citer tous les noms, nous mentionnons pourtant le capitaine André Martin et le journaliste Marcel BARÈS. (2) Du 1er juin au 20 août 1944 l’effectif de ce bataillon a varié plusieurs fois entre 800 et 600 soldats. (3) Monsieur Germain Félix, alias commandant Morvan dans la Résistance, a été décoré de la Croix de Chevalier du Mérite Combattant (octobre 1959). (4) « Le jour J » – en Provence comme en Normandie – ne constituait à l’origine qu’une seule et même bataille : celle de l’invasion de la France pour la conquête de l’Europe asservie par Hitler. Si les deux assauts durent par la suite être dissociés, c’est parce que le nombre des péniches de débarquement dont disposait le général Eisenhower – et spécialement les chalands transportant les chars - se révéla finalement insuffisant. Il fallut donc attendre soixante dix jours, après le 11 juin, pour que fut déclenché le débarquement sur les côtes de Provence » Le débarquement (le Provence, 15 août 1944, Jacques Robichon). (5) F.T.P.F. = Francs-Tireurs et Partisans Français. (6) Gemmons = bombes au plastic, chargées chacune à 1.250 grammes de dynamite gomme. (7) C’est à la suite de ce combat que « l’Untersturmführer » Nuettgens a quitté les Hautes-Alpes. (8) Ces renforts arrivent de Gap. Le 13 juin 1944 les Allemands, partis de Grenoble, ont attaqué le Vercors. Ils ont été repoussés à Saint-Nizier. Mais le 15 juin, revenus en force, avec de l’artillerie, ils ont progressé jusqu’aux abords de Villard de Lans. Le 24 juin 1944, une colonne allemande est contrainte au repli dans les gorges le Saint-Gervais-Rovon. Entre le Col de Lus-la-Croix-Haute et La Faurie, le lieutenant Céard (chef du secteur D) ne signale aucun convoi ennemi les 19 et 20 juin 1944. (9) On peut estimer que trois cents allemands manœuvrent pour déborder la résistance, deux cents occupent Serres et en interdisent les accès. (10) Ce sont Messieurs Robert Bégou, Achille Lombard, Achille Moulin, Joachim Rouit, Joseph Serres, Henri Vivet ; Mesdames Fanny Isnard et Marie Richaud. Les immeubles : Émile Arlaud, Fanny Isnard, Achille Lombard, Achille Moulin, Adrien Reynaud, Joachim Rouit, l’École ont été détruits et ceux de Thomas Martin, Reybert, gravement endommagés le 21 juin 1944. (11) Ces avions allemands venaient de l’aérodrome de Chabeuil, près de Valence. (12) Il y avait Allemand (dit Lolo), Bonnafous, Burle, Robert Mayer, Maurice Pauchon, Emile Rostain, et d’autres peu connus des Gapençais. (13) En 1949, M. Coras, fossoyeur à Gap, nous a dit : » Les Allemands ne m’ont jamais donné le nom des soldats à inhumer, ni le lieu ni la date de leur décès. J’ai creusé les fosses à la file, sans tenir registre. Mais je n’ai pas fait d’inhumation d’Allemands, autour du 20 juin 1944 ».

Sources : Bulletin Société d’Études des Hautes Alpes (1967).


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  • Arrondissement - 1801-.... :
  • Canton - 1801-.... :

Résumé chronologique :

  • 1801-.... :

Patrimoine.png Patrimoine bâti

Repère géographique.png Repères géographiques

Démographie.png Démographie

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
Population 288 235 283 258 261 261 253 261 271 252
Année 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
Population 241 222 206 207 214 204 217 188 164 144
Année 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
Population 133 120 120 119 106 93 92 72 47 40
Année 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 - - -
Population 46 45 48 43 56 60 - - - -

Sources : Cassini/EHESS : de 1962 à 1999, population sans doubles comptes, Insee : depuis 2006, population municipale référencée tous les 5 ans.

cfrINSEE 2006, 2011 & 2013 & Cf. : EHESS - Fiche Cassini, INSEE 2006, 2011 & 2015 & 2016.

Illustrations - Photos anciennes.png En photos

Familles notables.png Notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
Pierre LOMBARD 1793 - 30/12/1793  
Jacques LOMBARD 01/1794 - 04/03/1795  
Jean LATARD 01/1796 - 02/1798  
Jean-Pierre REYBERT 07/1798 - 05/1800  
Jean-Antoine DUPOUX 29/04/1800 - 24/01/1826 Meunier, Maître d'école, franc-maçon.  
Jean-Claude LOMBARD 02/1826 - 12/1831  
Jean-Antoine DENIZOT 01/1832 - 12/1846  
Jean-Pierre LOMBARD 01/1847 - 03/1848  
Jean-François REYNAUD 03/1848 - 08/1848  
Jean-Antoine DENIZOT 08/1848 - 09/1852  
Jean-Antoine DEPEYRE 09/1852 - 08/1860  
Jean-Joseph REYNAUD 08/1860 - 01/1871  
Jean-Pierre LOMBARD 01/1871 - 08/1872  
François Frédéric MARTIN 08/1872 - 12/1877  
Marius REYNAUD 01/1878 - 12/1878  
Honoré RICHAUD 01/1879 - 01/1881  
Frédéric MARTIN 01/1881 - 08/1885  
François LOMBARD 08/1885 - 04/1886  
Frédéric MARTIN 04/1886 - Était encore maire en 12/1898.  
- -  
- -  
Antoine SEGRETAIN 2001 - (2014)  
- -  

Cfr [ Mairesgenweb]


Les notaires

Prénom(s) NOM Période Observations
- -  
- -  

Les curés

Prénom(s) NOM Période Observations
Jean-Baptiste TEISSIER 1742 - 25/10/1792 Demande son neveu pour vicaire. Il décède le 28/12/1792 et est enseveli dans le cimetière du village.  
Joseph Elzear CHAZAL TEISSIER 1792 - Arrêté 1793 ; déporté août 1798.  

Le Curé de Montclus

Il s’appelait Jean-Baptiste TEISSIER et fut curé (on disait aussi « prieur ») à Montclus durant 50 ans. Il est fils d’un bourgeois de Sisteron, Estienne TEISSIER et de Dlle Magdeleine BLANC. A Montclus celle-ci vit avec son fils jusqu’à son décès survenu le 8 septembre 1764 à l’âge de 90 ans. Elle est inhumée dans le cimetière du village.

Nommé le 3 décembre 1742, le 11 octobre 1791, âgé de 80 ans et infirme, il demande pour vicaire son neveu Joseph Elzear CHAZAL-TEISSIER, qui est alors vicaire de l’Épine, ce qui lui est accordé le 16 octobre 1792. Il rédige son dernier acte le 25 octobre 1792 et décède le 28 décembre dans la maison curiale. Les habitants du village seront nombreux à « suivre son convoi » jusqu’au cimetière.

Joseph Elzear, de Sisteron, né en juin 1755, vicaire de l’Épine en 1791 et de « La Roche-Montclus » le 6 octobre 1792. Il est incarcéré durant la Terreur à Grenoble pendant plus de dix mois en 1793. Il se retire à Montjay le 13 avril 1796, accusé par le Ministre de la Police de Paris le 16 août 1798 de « pervertir l’esprit public ». Incarcéré de nouveau, il est condamné, comme tant d’autres, à la déportation le 22 août suivant.

Monument aux morts

Prénom(s) NOM Naissance Décès Observations
BRUN Antoine - -  
GROS Paul Frédéric Albert 17/09/1893 11/10/1914 Voir fiche  
LOMBARD Jean 23/12/1876 05/04/1915 Voir Fiche  
REYBERT Sylvain 21/02/1894 18/03/1916 Voir Fiche  
ROUIT Jules 23/02/1879 06/10/1915 Voir Fiche  
ROUY Joseph 26/11/1797 Chanousse 08/07/1917 Voir Fiche  
SERRE Louis 22/06/1889 04/10/1916 Voir Fiche  
VIVET Gustave 23/04/1890 19/04/1916 Voir Fiche  


^ Sommaire

Titulaires de l'Ordre de la Légion d'Honneur

Médaille - Légion d'honneur.png
Prénom(s) NOM Naissance Décès Observations
 
 


Ressources généalogiques

Dépouillements d'archives

Documents numérisés

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Cimetières


Informations pratiques

Horaires d'ouverture de la mairie

Horaires Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Matin - - - - - - -
Après-midi - - - - - - -
Commune.png

Mairie
Adresse : Le village - 05700 MONTCLUS

Tél : 04 92 67 05 51 - Fax : 04 92 67 05 51

Courriel :

Site internet :

GPS : ° / ° (GoogleMaps) ou Cassini / Satellite / IGN / Cadastre (Géoportail)

Commentaire :

Source : http://www.annuaire-mairie.fr ()

Dépouillements des registres paroissiaux

Effectués pour les BMS & NMD par Jean-Pierre LOMBARD. Courriel : [email protected]

Archives notariales

Patronymes

Les deux patronymes qui prédominaient dans cette petite commune sont LOMBARD (1/5 du nombre) et REYBERT.

Remarques

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

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Référence.png Notes et références


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