Édifices religieux de Castellane

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La ville de Castellane possède un riche patrimoine religieux : églises, chapelles.
Note : cette liste n'est pas exhaustive.


Culte catholique

Église du Sacré-Cœur


En 1865, une souscription est ouverte pour la construction d'une nouvelle église paroissiale. En effet l'église Saint-Victor est en effet considérée comme trop humide, en très mauvais état et insuffisante pour les besoins de la population. Le 26 mars 1867, le conseil municipal de Castellane adopte à l'unanimité plans et devis datés du 18 mars 1867.
Le 21 septembre 1868, un nouveau projet est proposé par Guillaume-Joseph Pougnet, dit aussi l'abbé Pougnet, architecte.
L'église est édifiée entre 1870 et 1874. Le 31 décembre 1872, la majeure partie des travaux est achevée et le 22 mars 1873, il ne reste plus qu'à construire la flèche du clocher, ainsi qu'à poser le dallage, les perrons et les portes.
Eglise consacrée en 1876.
Un agrandissement de l'église est prévu dès 1893, et le 3 juin 1894, le conseil municipal accepte d'augmenter de mille francs la subvention pour les frais occasionnés par l'agrandissement de l'église, à condition que la fabrique se charge de la marche de l'horloge qui en décore la façade.
L'agrandissement porte sur la construction de deux nefs latérales. Ce qui était autrefois un transept de deux travées, devient donc bas-côtés. C'est l'architecte Émile Bongarçon de Digne qui présente le 25 avril 1896, un projet avec devis estimatif et cahier des charges. Les travaux comprennent la démolition des murs des bas-côtés de l'édifice existant et leur reconstruction, en arrière, sur l'alignement des murs est et ouest du transport, se raccordant avec le mur est du clocher et le mur ouest de la chapelle .
Le 31 mai 1896, les travaux sont adjugés à Joseph Edouard Gallo, entrepreneur de Sisteron pour la somme 8.822 francs. Un procès-verbal de réception définitive des travaux par l'entrepreneur Joseph Gallo est effectué le 27 décembre 1897, par l'architecte Bongarçon chargé des plans et de la réalisation .
L'église figure à l'Inventaire général[1].


Église Saint-Victor


La nef et l'abside de Saint-Victor datent du XIIIe siècle. L'église a été agrandie au XVe siècle avec un premier bas-côté et le clocher.
Au XVe siècle un second bas-côté à été édifié.
A partir de 1884 l'église a été progressivement abandonnée lors du transfert de la paroisse à l'église du Sacré-Cœur.
L'église est classée aux monuments historiques depuis 1944[2]


Église Saint-Joseph, des Augustins


En 1876, on démolit l’église des Augustins pour élargir le boulevard Saint Michel en ne conservant que la sacristie. Le vocable Saint Joseph est récupéré pour l’ancienne sacristie des Augustins (Une église saint-Joseph existait à la place de l'actuelle mairie.).


Vestiges de l'église Saint André de Petra Castellana


La construction de l'église saint André date de la fin du XIIe siècle ou début du XIIIe. C’était l’église paroissiale de la ville haute de Petra Castellana jusqu’en 1260. Elle est alors entourée par les remparts de la ville située sous le château fort du Roc. En 1260 les fonction d'église paroissiale sont transférées à Saint Victor.
En 1707, le compte rendu de la visite pastorale de Mgr Soanen, évêque de Senez indique que l'église en haut du mont n' a plus que quatre murs. L’église Saint-André est un édifice à nef unique et abside semi-circulaire. Sur la façade sud, face à vous, on peut encore voir les deux portails d’entrée, un grand et un plus petit, accompagnés de trois baies construites avec un arc en plein-cintre.
En 2019, des travaux sur l’église Saint-André ont permis de stabiliser l’extérieur de l’édifice.

Église Saint-Pons


Église de l'ancienne commune d'Eoulx en 1973.
Il est probable que l'actuelle église paroissiale Saint-Pons date de la même époque que le déperchement du village qui remonte peut-être au XVIe ou XVIIe siècle. La construction de cette église, venant remplacer l'ancienne dont il reste encore aujourd'hui des vestiges, pourrait se situer dans le courant du XVIe siècle ou au tout début du XVIIe siècle. Mgr Soanen, évêque de Senez précise que le service y fut transféré en 1606.
Édifice réalisé sur un plan rectangulaire avec une orientation inversée à chevet plat. L'édifice se compose d'une nef à trois travées avec voûtes d'arêtes.
Monument figurant à Inventaire topographique[3].

Église Notre-Dame de l'Immaculée Conception

Datation - Photo J-P GALICHON


Église de l'ancienne commune d'Eoulx de Robion en 1973.
l’église Notre-Dame de l'Immaculée conception située au village, date du milieu du XIX e siècle. La claveau de l'encadrement du portail porte la date 1859. Église réalisée après une décision de reconstruction de l'église prise par le conseil municipal le 15 avril 1858. Le devis est réalisé par M. Guirand maçon à Castellane et la commune prend à sa charge le transport des matériaux (sable, pierre, chaux, bois).
Cette église a été édifiée en remplacement de l'église de "Notre-Dame de Pitié" dont l'état était très mauvais (visite pastorale de 1858).
Monument figurant à Inventaire topographique[4].

Église Saint-Christophe

Lever du jour brumeux - Photo J-P GALICHON


Église du lieu-dit La Palud .
L'église de la Palud était autrefois une chapelle privée sous le vocable de saint Christophe. Le prieur Laurensi précise que l'église fut édifiée en 1749. Ce dernier y fit effectuer des travaux en 1777 qu'un devis décrit de manière très précise. Vers 1843, la chapelle subit un agrandissement et devient église paroissiale.
L'édifice présente un plan rectangulaire orienté à chevet plat. Il se compose d'une nef avec voûte en berceau plein cintre avec dans le prolongement du chœur, une sacristie.
Elle figure à l'Inventaire topographique [5]

Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste

Vue sur l'ensemble - Photo J-P GALICHON


L’église Saint-Jean-Baptiste est située au hameau de Villars-Brandis.
Un chronogramme gravé sur le claveau central de l'encadrement de la porte d'entrée, date l'église actuelle dédiée à saint Jean Baptiste de 1860.
La visite pastorale du 19 décembre 1884 fait état de réparations effectuées à la toiture de l'église et de la sacristie. Cette sacristie n'existe plus aujourd'hui.
Église construite sur suivant un plan rectangulaire.
L'intérieur de l'église est éclairé par l'oculus et par deux baies en plein cintre dans le mur sud de la nef.
Monument figurant à Inventaire topographique[6].

Église Saint-Martin à La Baume


L’église Saint-Martin est située au hameau de La Baume.
L'ancienne église de la Baume est attestée par les visites pastorales de pastorale de Mgr Jean Soanen, évêque de Senez zt en particulier par celle du 5 mai 1697.
Dès 1879 l'église menace ruine et en 1884 sa reconstruction est décidée sur un nouvel emplacement. Un plan est dressé par l'ingénieur Tourniaire le 17 septembre 1884. Le 2 février 1888, Adrien Simon, maître maçon à Thorame-Basse et adjudicataire. Il s'engage à exécuter les travaux de construction d'une église au hameau de la Baume, s'élevant à la somme de 11 500 francs, conformément aux conditions du devis. Mais en 1889, l'ingénieur Tourniaire avise sur la question de l'emplacement pour la nouvelle église dont les travaux avaient été abandonnés car la fouille pour les fondations avait révélé un sol instable. Tourniaire confirme que le meilleur emplacement demeure celui de l'ancienne église. Le 10 juin 1888, le conseil municipal décide que la nouvelle église sera construite à l'emplacement de l'ancienne, sa place garantissant seule une stabilité. En 1890 la nouvelle église est en construction et le 13 mai 1893 elle est achevée.
L'église présente un plan rectangulaire orienté nord-sud à abside circulaire. Il se compose d'une nef à deux travées avec voûtes d'arêtes.
Monument figurant à Inventaire topographique[7].


Église Saint-Martin à Chasteuil


Église située au hameau de Chasteuil.
La construction de l'église dédiée à saint Martin, remonterait au XVIe siècle. Durant sa visite à l'église en 1699, Mgr Jean Soanen trouve la nef dépavée, décrépie et noire et ordonne de la faire crépir, blanchir et d'en rétablir le pavé.
En 1703 l'église est considérée comme trop petite.
En 2000, la commune de Castellane décide de confier des travaux à une association, "Les compagnons bâtisseurs", mais les travaux restent inachevés.
L'église figure à l'Inventaire général[8].

Église Saint-Pierre


Procession à Taulanne - Année 1966 - Offert par le peintre H. BECKX à la paroisse de Gourdon - Photo J-P GALICHON

L’église Saint-Pierre est située au hameau de Taulanne.
Selon des sources orales, l'église dédiée à saint Pierre et saint Paul remonterait au XVIIe siècle , mais ne figurant pas dans les compte rendu de visite de Mgr Jean Soanen, évêque de Senez (entre 1699 et 1722), on doute de cette datation.
Le premier témoignage fiable sur l'édifice est constitué par le questionnaire sur l'état des paroisses effectué en 1840. Ce dernier précise qu'il n'y a qu'une seule église à Taulanne, qu'elle ne possède pas de sacristie et que son état n'est pas brillant.
Monument figurant à Inventaire topographique[9].

chapelle Saint-Pons du Blaron


La chapelle dédiée à saint Pons fut construite en 1829. Une pierre gravée porte cette date.
La chapelle a été restaurée en 1995 par les habitants du village.
La chapelle située au hameau du Blaron surplombe le lac de Castillon. L'édifice a été édifié suivant un plan rectangulaire orienté à chevet plat. Il se compose d'une nef unique avec voûte en berceau plein cintre.
Monument figurant à Inventaire topographique[10].

Chapelle Saint-Roch


La chapelle est située en haut d'une petite colline qui surplombe la route N 85, à l'intersection avec la route qui mène de Castellane au barrage de Chaudanne.
Chapelle à nef unique et chevet plat réalisée sur un plan rectangulaire orienté.
Chapelle réalisée après 1834 (cadastre napoléonien). L'enduit a dû être refait en 1990 (date est en effet gravée dans ce dernier).
Le tableau du chœur, dédié à saint Roch date des années 1846.
Monument figurant à Inventaire topographique[11].

Chapelle Notre-Dame-du-Roc


Chapelle édifiée sur les restes d'un édifice romain sur le rocher dominant la ville à 184 m d'altitude.
En 835 Boniface de Castellane vainquit les Sarrazins près du golfe de Grimaud. En reconnaissance fut construite la première chapelle dédiée à Notre Dame sur le rocher. Elle fut "inaugurée" en 852. Elle mesurait 30 mètres de long par 8 de large. Cette chapelle fut détruite en 1559 pendant les guerres de religion. Reconstruite vers 1590, elle s'écroula en 1703. Par la suite, elle fut reconstruite plusieurs fois (1775 ; 1861).
Elle figure à l'Inventaire général, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur [12]

Chapelle Saint-Antoine


Chapelle située sur le territoire de l'ancienne commune d'Eoulx.
Cette chapelle semble être un édifice élevé au cours du XVIIIe siècle pour protéger, sur le chemin principal, le village du fléau de la peste. Elle ne figure pas sur la carte de Cassini , mais le cadastre de 1835.
En 1899 la chapelle avait une messe par an.
La chapelle figure à l'Inventaire général[13].

Chapelle rupestre Saint-Trophime


La chapelle Saint-Trophime est située au pied des barres de la montagne de Robion. Elle est accessible à partir hameau du Petit Robion.
Construite pour partie sous l’encorbellement rocheux qui la surplombe elle est semi-troglodytique (l'autre partie du toit est couvert de tuiles). Chapelle à nef unique construite suivant un plan rectangulaire avec une orientation nord-sud, donnée par le rocher. La façade en pignon comprend uniquement une porte en noyer présentant un décor créé par des clous à grosses têtes. L'ouverture est en arc plein-cintre, sans encadrement. L’intérieur de la chapelle est éclairé par deux baies étroites en plein cintre du côté est.
La chapelle a probablement été réalisée au XVIIIe siècle sur des traces de culte plus anciennes.
La chapelle de Saint-Trophime a été déplacée dans une grotte après avoir été primitivement construite au pied de la montagne de Robion. Elle était souvent endommagée par les pierres tombant de la falaise.
L'édifice a fait l'objet de réparations vers 1893, puis d'une restauration en 1999 .
Des peintures murales représentent deux scènes figuratives dans des faux cadres rectangulaires sur le mur est. Sur le mur sud, imitant une verrière, un ciboire est peint dans une fenêtre en trompe-l'oeil dont la forme est identique aux deux baies existantes.
La chapelle figure à l'Inventaire général[14].

Chapelle Saint-Thyrse

Vue coté abside - Photo J-P GALICHON


Chapelle située sur le territoire de l'ancienne commune de Robion.
Elle servait d’église paroissiale à la communauté de Robion et est restaurée en 1703. Elle perd son statut avec le transfert de la paroisse à l’église Notre-Dame, située au village, en 1748.
Chapelle romane du XIIe ou XIIIe siècle.
La présence d’une croix de Malte gravée sur la baie du chevet a fait croire à de nombreux historiens qu’il s’agissait d’une chapelle de l’ordre du Temple.
Sommairement consolidée en 1942 la chapelle est classée par arrêté du 12 avril 1944 [15].

Chapelle Saint-Maur

Vue sur la façade - Photo J-P GALICHON
Vue sur l'ensemble - Photo J-P GALICHON


Chapelle située au lieu-dit La Colle.
une première chapelle aurait existé dès le XVe siècle. En ruine elle aurait été reconstruite vers 1700 puis modifiée au XVIIIe siècle. A cette époque l'orientation a été changée comme en témoigne le clocher-mur situé au chevet de l'édifice. Restaurée en 1877 puis vers 1980. Elle est en mauvais état au premier quart du 21e siècle.
Chapelle réalisée suivant un plan rectangulaire.
Le mur-clocher comporte une seule baie en plein cintre abritant une cloche. Il est surmonté d'un toit à deux pans en tuiles creuses avec une croix au sommet en fer forgé.
Propriété privée.
Elle figure à l'Inventaire topographique [16]

Vestiges de la chapelle Notre-Dame

Photo Émile TAILLEFER pour le site Clochers de France


Cette chapelle se situe sur le site castral d'Eoulx, elle est mentionnée sur la carte de Cassini et date peut-être du XVIIe siècle.

Elle figure à l'Inventaire topographique [17]

Vestiges de la chapelle Saint-Pons

Photo Émile TAILLEFER pour le site Clochers de France


Hameau d'Eoulx.

Elle est classée au monuments historiques par arrêté du 6 avril 1981 [18]

Autres lieux de culte

Chapelles rurales

  • Chapelle Sainte-Victoire située au lieu-dit Angles dans les bois en bordure du chemin reliant Castellane au quartier rural d'Angles.
  • Chapelle Saint-Etienne dans le Désert de Saint-Etienne (Talloire).
  • Chapelle Saint-Jean dans le Désert de Saint-Jean (Villars-Brandis).

Chapelles transformées

  • Église Notre-Dame-du-Plan (13ème, puis transformée en moulin et en habitation).
  • Vestiges de la chapelle Saint Pierre (non cadastré, entre la Palud et le Cheiron), propriété privée, Jérôme Domenge

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

Voir la liste des chapelle :établie par la Mairie

Référence.png Notes et références

  1. Fiche Mérimée - Sacré-Cœur
  2. Fiche Mérimée - Saint-Victor
  3. Fiche Mérimée - Saint-Pons
  4. Fiche Mérimée - Notre-Dame
  5. Fiche Mérimée - Saint-Christophe
  6. Fiche Mérimée - Saint-Jean-Baptiste
  7. Fiche Mérimée - Saint-Martin de La Baume
  8. Fiche Mérimée - Saint-Martin
  9. Fiche Mérimée - Saint-Pierre
  10. Fiche Mérimée - Saint-Pons de Blaron
  11. Fiche Mérimée - Saint-Roch
  12. Fiche Mérimée - Notre-Dame-du-Roc
  13. Fiche Mérimée - Saint-Antoine
  14. Fiche Mérimée - Saint-Trophime
  15. Fiche Mérimée - Saint-Thyrse
  16. Fiche Mérimée - Saint-Maur
  17. Fiche Mérimée - Vestige de Notre-Dame
  18. Fiche Mérimée - Vestige de la chapelle Saint-Pons