WATTEAU Jean-Antoine

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Jean-Antoine WATTEAU - Peintre français

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Biographie

Né le 10 octobre 1684 à Valenciennes - décédé le 18 juillet 1721 à Nogent-sur-Marne

Jean Antoine Watteau est fils d'un maître-couvreur, marchand de tuiles, issu d'une famille nombreuse.
Vers l'âge de dix ans, il est mis en apprentissage chez J.-A. Gérin, l'un des peintres renommés de la ville de Valenciennes

En 1702, il débarque à Paris où il s'emploie, avec d'autres apprentis, à copier des tableaux hollandais et des scènes religieuses.
Sa rencontre en 1704 avec Claude Gillot, peintre, dessinateur, graveur et décorateur spécialisé dans les sujets de la comédie italienne, est déterminante puisqu'elle fonde son style, notamment dans les choix de ses sujets.

En 1708, il devient l'élève de Claude Audran, conservateur du Musée du Luxembourg, et découvre Rubens, Le Titien ou Véronèse.
Agréé par l'Académie royale de peinture qui lui demande un tableau en [(1712]] tout en le laissant libre de choisir son sujet, Watteau livre cinq ans plus tard ses 'Fêtes Galantes' comme morceau de réception - ainsi appelait-on l’œuvre proposée pour postuler à l'Académie - aujourd'hui exposée au Louvre sous le titre 'Pèlerinage à l'île de Cythère', dit 'L'Embarquement pour Cythère'.

Le succès est immédiat et Jean-Antoine Watteau connaît très vite une grande notoriété dont il ne profitera guère. Atteint de tuberculose, il meurt à 37 ans.

Ce grand artiste, modeste et sincère, qui, en renouvelant l'art de la peinture, dans sa conception et dans sa technique, remit le génie français, presque constamment soumis, depuis deux siècles, à l'influence exclusive des traditions italo-classiques, dans la voie traditionnelle de l'observation libre et vivante, et prépara ainsi l'évolution des écoles modernes.

Ses contemporains, tout en admirant grandement le charme poétique de ses fantaisies champêtres et galantes, et la vivacité, souple et libre, de ses incomparables dessins, ne paraissent pas, en général, avoir compris la portée de la révolution qu'il accomplissait.

Beaucoup ne virent en lui qu'un rêveur aimable et spirituel, tandis que son coup de génie avait été surtout de rappeler partout, dans la rêverie comme ailleurs, les peintres à un sentiment plus vif et à un respect plus constant des beautés immédiates de la réalité vivante en même temps qu'au goût des colorations franches et joyeuses, sous une action plus délicate et plus vive de la lumière.

Les trop rares portraits de Watteau, celui de J.-B. Pater, sculpteur, père du peintre (musée de Valenciennes), celui de M. de Julienne (coll. C. Groult, à Paris), et l'Enseigne de Gersaint (Palais impérial de Berlin), montrent avec quelle résolution il ouvrit la route à Chardin, La Tour, aux Saint-Aubin, et, par eux, à tous les peintres de la vie contemporaine au XIXe siècle.

La chronologie de ses œuvres est d'autant plus difficile à établir qu'elles furent exécutées en un petit nombre d'années. Les plus personnelles, les plus franches et les plus libres sont les plus proches de sa mort. Il en laissa un grand nombre d'inachevées qui furent probablement terminées par des élèves, et, de son vivant même, ses imitateurs furent nombreux et surtout très habiles. De là, des confusions fréquentes entre lui et eux, notamment Lancret et Watteau, que les travaux de la critique moderne ont néanmoins judicieusement éclaircies.

  • de G. Lafenestre, la Grande Encyclopédie (1885-1902)

Œuvres de Watteau

Peintures

  • Paysage avec une chute, 1714 (Hermitage, Saint-Pétersbourg)
  • La perspective (fête dans le parc de Pierre Crozat), 1715 (Museum of Fine Arts, Boston)
  • La proposition embarrassante, 1715-1716 (Hermitage, Saint-Pétersbourg)
  • Le Savoyard et sa marmotte, 1716 (Hermitage, Saint-Pétersbourg)
  • Pèlerinage à l'ile de Cythère, 1717 (Louvre, Paris)
  • La Boudeuse, vers 1718 (Hermitage, Saint-Pétersbourg)
  • Pierrot (autrefois dit Gilles), 1718-1719 (Louvre, Paris)
  • Mezzetin, 1718-1720 (Metropolitan Museum of Art, New York)
  • Le repos pendant la fuite en Égypte, 1719 (Guggenheim Hermitage, Las Vegas)
  • Les Comédiens-français, 1720-1721 (Metropolitan Museum of Art, New York)

Dessins

  • Allée d'arbres, craie rouge, 1715 (Hermitage, Saint-Pétersbourg)
  • Études, flûtiste et tête de garçon, trois crayons (sanguine, pierre noire et craie blanche) 1716-1719 (Getty Museum, Los Angeles)
  • Études de femmes, trois crayons, 1716-1717 (Getty Museum, Los Angeles)
  • Six études de la tête d'une femme et deux d'un garçon, vers 1717 (Louvre, Paris)
  • Nu (également "Le remède"), trois crayons, 1717 (Getty Museum, Los Angeles)
  • Étude de tête (étude pour le "Mezzetin"), trois crayons, 1718 (Metropolitan Museum of Art, New York)
  • Femme assise avec un éventail, trois crayons, vers 1719 (Getty Museum, Los Angeles)

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