VICAT Louis Joseph

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Né dans une famille modeste le 31 mars 1786 à Nevers. Décédé le 10 avril 1861 à Seyssins près de Grenoble.

Peu après la naissance de Louis, son père alors sous officier au Royal Piémont et le reste de sa famille se sont établis dans la région d’origine de ses ancêtres (le canton de Roybon dans l’Isère). Sa famille fut une riche famille protestante de manufacturiers au XVIIe siècle avant l’intervention des Dragons de Louis XIV qui dépossédèrent la famille de tous ses biens au moment de l’édit de Nantes en 1685.

Louis fut un élève surdoué dans les disciplines scientifiques, littéraires ou artistiques.

Sur les conseils du mathématicien Joseph FOURIER alors préfet de l’Isère, il se présente en 1804 au concours de Polytechnique où il fut admis.

En 1806, son rang à l’école lui permet d’intégrer l’École des Ponts et Chaussées.

En 1809, il devient ingénieur des « Ponts ». Il effectue divers missions en France et en Italie avant d’être nommé à Périgueux où il sera chargé de la construction de la route reliant Brive-la-Gaillarde à Périgueux.

En 1812, il est chargé de la construction d’un pont sur la Dordogne à Souillac dans le Lot. Cette rivière a un débit parfois torrentiel qui interdit la construction avec les techniques en vigueur à l’époque. Mais le déclin de l’empire Napoléonien et la retraite de Russie stoppent le projet.

En 1817, Louis Vicat établit la loi de fabrication du ciment artificiel. Il découvre la liaison entre le taux d’argile contenu dans le calcaire et la résistance des mortiers. Cette découverte entraîne la publication en 1818 d'un mémoire baptisé : « Recherches expérimentales sur les chaux de construction, les bétons et les mortiers ordinaires. » Cette publication donna lieu à un rapport de Prony, Gay-Lussac et Girard (Google) auprès de l’Académie Royale des Sciences.

La construction effective du pont de Souillac permet la mise en application des découvertes. Le pont fut achevé en 1822. Il est toujours à ce jour en exploitation.

En 1819, Louis épouse Ursule de Castanet à Souillac.

1821, naissance de Joseph Vicat le 1er décembre (lequel fonda la Société VICAT en 1853). Le 21 mai de cette même année il fut fait Chevalier de la légion d’honneur.

1824, il est nommé Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées de seconde classe. Il est chargé de la recherche et de la confection des chaux hydrauliques nécessaires à la construction des canaux de Bretagne, puis en 1825 des canaux dans la Nièvre et en 1826 il a la même mission en Dordogne et pour les travaux du Canal du Rhône au Rhin.

1827, il est nommé Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées de première classe à la direction du département de l’Isère où il est chargé de l’analyse des calcaires destinés à la fabrication des chaux hydrauliques.

En 1828, il demande un nouvelle affectation à Souillac. Il est chargé de la construction du Pont suspendu d’Argentat en Corrèze. A cette époque seul le Pont de Tain–Tournon réalisé par Marc Seguin avait été construit. C’est à l’occasion de cette construction qu’il découvrit les propriétés de la chaux grasse pour empêcher l’oxydation des câbles. Le pont est mis en circulation en 1829.

1833, il est nommé « Membre Correspondant de l’Institut de France » au titre de Académie des Sciences de Paris.

1840, il découvre le clinker, élément constitutif du ciment lent, et permet la fabrication artificielle du Ciment Portland ("l'or gris") à partir de 1840.

1845, il est nommé «Inspecteur Divisionnaire » mais il refuse celui-ci car il aurait du résider à Paris.

1853, (11 Janvier) nommé par l’Empereur Napoléon III « Inspecteur Général Honoraire des ponts et Chaussées ».

Citons une dernière innovation : « L’aiguille de Vicat » appareil servant à mesurer le temps de prise d’un ciment. Boursier d’État pour ses études d’ingénieur, il ne déposera aucun brevet pour ses inventions.

1861, Décès.

Principales publications

  • 1818 : « Recherches expérimentales sur les chaux de construction , les bétons et les mortiers ordinaires. »
  • 1828 : « Résumé des connaissances positives sur les mortiers et ciments calcaires ».
  • 1839 : « Recherches statistiques sur les substances calcaires à chaux hydrauliques et à ciments dans les départements de la Haute-Loire, de la Loire, du Puy-de-Dôme, de la Creuse, de la Corrèze, de la Haute-Vienne, de la Charente et de la Charente-inférieure ».
  • 1846 : « Nouvelles études sur les pouzzolanes artificielles comparées à la pouzzolane d’Italie dans leur emploi en eau douce et en eau de mer ».
  • 1856 : « Traité pratique et théorique de la composition des mortiers, ciments et gangues à pouzzolanes et de leur emploi dans toutes sortes de travaux, suivi des moyens d'en apprécier la durée dans les constructions à la mer ».

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