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A la Belle Epoque

Une bande de cambrioleurs d’Egliseneuve d’Entraygues :

Les GREGOIRE-BARBAT.

En établissant l’ascendance et la descendance de la fratrie de GREGOIRE Antoine, aubergiste et boucher, époux de GENESTOUX Marie, sœur de mon arrière-grand-mère Anne, sosa 9, j’ai découvert sur la fiche matricule d’un neveu de Marie, Pierre GREGOIRE, qu’il était décédé au bagne de Cayenne le 13 décembre 1917 suite à plusieurs condamnations dont la dernière à 7 ans de travaux forcés.

Intriguée par cette condamnation, quel délit pouvait bien amener à une condamnation au bagne ? J’ai voulu en savoir plus, j’ai donc consulté les journaux numérisés de l’époque, principalement L’Avenir du Puy de Dôme. Puis ayant découvert les faits, je me suis rendu aux Archives Départementales afin de consulter le dossier de procédure juridique de l’affaire dans la série U : le dossier U 10925.

C’est un très gros dossier comportant de nombreuses pièces : acte d’accusation, témoignages de moralité, extraits de casier judiciaires, rapports de gendarmerie et de police, rapports de perquisitions, fiches de renseignements etc…car Pierre Grégoire volait et cambriolait en famille. Ils avaient commis de nombreux cambriolages et recels. Le verdict et les délibérations du jury eux, ne sont pas consultables et ne sont pas dans le dossier.

L’étude de ce dossier et des articles de journaux est intéressante à plusieurs titres mais avant tout historique: la façon d’énumérer les faits, l’écriture, le style rédactionnel du journal et les termes juridiques de l’époque, la nature des objets volés, la gravité des faits et les condamnations n’ont rien à voir avec la façon actuelle dont nous considérons et punissons ce genre de délits, ces voleurs étaient considérés comme des bandits dangereux alors qu’ils n’avaient jamais usé de violences envers aucune personne.

Les premiers faits retenus dans le dossier furent un cambriolage commis en 1908 en famille : frères, belle-sœur, beau-frère et celle qui fut considérée comme la chef, la mère Marie Papon dite la Bize dite la mère criminelle. Ceci fut établi par de nombreux témoignages et une lettre de l’un de ses fils qui lui, s’éloigna dès l’âge de 14 ans pour vivre de son travail de journalier.

La Bize est un surnom bien adapté, en effet, il est courant en parlant d’une personne désagréable ou de mauvaise réputation de dire : «  Voilà le mauvais temps » cela se comprends d’autant mieux que la bise est le vent du Nord, réfrigérant et désagréable.

Marie PAPON fut-elle jalouse du frère aîné de son mari qui avait une belle situation de commerçant, aubergiste, boucher, charcutier, héritage paternel ? Est-ce cela, combiné à sa nombreuse famille et au pauvre salaire de son journalier de mari Antoine, qui la poussa à être une voleuse et à entrainer ses enfants ? Nul moyen de le savoir maintenant après la disparition de tous les anciens.

Mais le témoignage du brigadier de gendarmerie de Besse, gendarme à cheval, Mr Bouffet affirma que la bande sévissait depuis environ quinze ans et que personne n’avait osé porter plainte de peur de représailles.

Mais entrons plus avant dans le dossier.

Cours d’Assises du Puy de Dôme à Riom : audience du 24 octobre 1912.

8 accusés :

GREGOIRE Pierre °05/01/1880 à Egliseneuve d’Entraygues, marié, père d’un enfant, demeurant à Compains, cultivateur, fils d’Antoine et Marie PAPON, détenu.

GREGOIRE Jean-Pierre °03/01/1881 à Egliseneuve d’Entraygues, frère du précédent, marié, père de trois enfants, cultivateur, demeurant à Egliseneuve d’Entraygues, détenu.

GREGOIRE Antoine dit Antonin °25/05/1888 à Egliseneuve d’Entraygues, frère des précédents, marié, père de deux enfants, cultivateur, demeurant à Compains, détenu.

BARBAT Gabriel °16/051875 à Besse, marié, père de deux enfants, cultivateur, demeurant à Compains, détenu.

PAPON Marie ° 16/02/1857 à Trémouille (Cantal) fille de Claude et Marie PAPON décédés, mariée, mère de dix enfants, journalière demeurant à Egliseneuve d’Entraygues, détenue.

BARBAT Jeanne Léonie ° 29/04/1884 à Egliseneuve d’Entraygues, mariée à Pierre GREGOIRE, sœur de Gabriel, mère de deux enfants, ménagère demeurant à Compains, détenue.

PELISSON Catherine dite Léontine ° 06/03/1884 à Cros, mariée à Gabriel BARBAT, mère de deux enfants, sans profession, demeurant à Compains, non détenue.

PELISSON Madeleine ° 19/07/1888 à Cros, divorcée sans enfant, sœur de Catherine, journalière demeurant à Compains, non détenue.

Acte d’accusation du 09/10/1912 par le Parquet de la Cour d’appel de Riom signé du Procureur Général.

14 cambriolages :

I)                  Egliseneuve d’Entraygues, lieu-dit Espinas, septembre 1908

1)      Grégoire Pierre et Barbat Gabriel soustraient fraduleusement plusieurs objets mobiliers à la dame Chabrut et ce la nuit

en réunion de plusieurs personnes

dans une maison habitée ou servant à l’habitation

à l’aide d’effractions intérieures dans un édifice.

2)      Papon Marie femme Grégoire, Barbat Jeanne Léonie femme Grégoire et Pélisson Catherine dite Léontine femme Barbat, dans l’arrondissement d’Issoire, ont sciemment recelé tout ou partie des objets

II)               Lanobre (Cantal), lieu-dit la Pradelle, en avril 1911.

1)      Grégoire Pierre, Barbat Gabriel et Barbat Jeanne Léonie femme Grégoire soustraient fraduleusement plusieurs objets mobiliers aux consorts Lalauze et ce la nuit en réunion de plusieurs personnes

dans une maison habitée ou servant à l’habitation

à l’aide d’escalade pour pénétrer dans un édifice

à l’aide d’effraction extérieure pour pénétrer dans un édifice

à l’aide d’effractions intérieures dans un édifice.

2)      Papon Marie femme Grégoire, Pélisson Catherine dite Léontine femme Barbat dans l’arrondissement d’Issoire, ont sciemment recelé tout ou partie des objets.

III)             Lanobre (Cantal), en avril 1911,

1)      Grégoire Pierre, Barbat Gabriel et Barbat Jeanne Léonie femme Grégoire soustraient fraduleusement plusieurs objets mobiliers au sieur Lluis et ce la nuit en réunion de plusieurs personnes

dans une maison habitée ou servant à l’habitation

à l’aide d’effraction extérieure pour pénétrer dans un édifice

à l’aide d’effractions intérieures dans un édifice.

2)      Papon Marie femme Grégoire, Pélisson Catherine dite Léontine femme Barbat dans l’arrondissement d’Issoire, ont sciemment recelé tout ou partie des objets.

IV)             Bagnols, lieu-dit Rozier, en avril 1911

1)      Grégoire Pierre, Barbat Gabriel et Barbat Jeanne Léonie femme Grégoire soustraient fraduleusement plusieurs objets mobiliers au préjudice du sieur Brugière et ce la nuit en réunion de plusieurs personnes

dans une maison habitée ou servant à l’habitation

à l’aide de fausses clefs dans un édifice

à l’aide d’effractions intérieures dans un édifice

2)      Pélisson Catherine dite Léontine femme Barbat dans l’arrondissement d’Issoire sciemment recelé tout ou partie des objets.

_Je vous épargne les cambriolages suivants pour aller aux derniers de la liste :

XIII)   Egliseneuve d’Entraygues, lieu-dit Dressondeix, septembre 1910

1)      Barbat Gabriel et Pélisson Madeleine soustraient fraduleusement plusieurs objets mobiliers à la dame Serre et ce

en réunion de plusieurs personnes

dans une maison habitée ou servant à l’habitation

à l’aide de fausses clefs dans un édifice.

2)      Pélisson Catherine dite Léontine femme Barbat sciemment recelé tout ou partie des objets.

XIV) Papon Marie femme Grégoire, de s’être, depuis mars 1910,dans l’arrondissement d’Issoire, rendu coupable d’une soustraction frauduleuse d’objets mobiliers, commise en mars 1910 à Escombre, commune d’Egliseneuve d’Entraygues, au préjudice de la dame Echavidre par une personne restée jusqu’ici inconnue et ce à l’aide de fausses clefs dans un lieu clos en recelant sciemment partie des objets obtenus à l’aide de la dite soustraction frauduleuse.

Crimes prévus et punis par les articles 397, 381, 384, 386, 59 et 62 du code pénal.

La nature des fameux objets mobiliers soustraits frauduleusement étaient principalement du linge de maison, draps et couettes mais aussi des vêtements : châles, robes, mouchoirs et parfois, comme à Lanobre, des bouteilles de vins cachetées, du jambon. A St-Donat en avril 1912, la bande s’équipa d’un âne et d’une voiture attelée et vidèrent quasiment entièrement la maison Mazeyrat en emmenant sa literie, ses bijoux et jusqu’à emporter un fauteuil et des outils de charron. L’âne appartenait à Marie Papon qui tenta de minimiser son rôle mais en vain en disant qu’elle faisait le guet.

Extraits retranscrits de témoignages sur les moyens d’existence et la moralité des Grégoire-Barbat-Papon, témoignages recueillis par les gendarmes Bouffet et Faucher de Besse le 26/07/1912 :

Mr PAPON Pierre, 53 ans, maire d’Egliseneuve d’Entraygues :

La conduite et la moralité des membres des familles Grégoire et Barbat sont mauvaises. Ils ne travaillent pas régulièrement et leurs seules occupations sont de garder le bétail dans les montagnes pendant la saison d’été. L’opinion publique est totalement défavorable:à ces familles et Mme Grégoire née Papon Marie est particulièrement critiquée ; l’on dit d’elle que c’est elle qui par son exemple à entrainer ses enfants à se livrer au vol.

Mr RAYNAUD Joseph, âgé de 40 ans, boulanger au même lieu.

Les familles Grégoire-Barbat ont pour tout moyen d’existence ce qu’elles gagnent en faisant les bâtiers dans les montagnes pendant l’été ; elles sont très mal notées et déconsidérées dans le pays. La réputation de Marie Papon femme Grégoire dite « la Bize » est particulièrement mauvaise et l’opinion publique dit qu’elle a mal élevé ses enfants et leur a donné l’exemple du vol.

Mr CHALEIL Jean, 79 ans, propriétaire à Dressondeix, Egliseneuve d’Entraygues :

La famille BARBAT originaire d’ici a quitté le village depuis environ quatre ans. Elle y possédait seulement une petite maison qui est actuellement en ruines. Les moyens d’existence étaient de faire les bâtiers dans les montagnes l’été et l’hiver, elle ne faisait rien, à l’exception du fils Gabriel qui se louait. La fille Léonie qui s’est mariée ensuite avec Pierre Grégoire habitait ici avec son père et sa mère. Cette dernière est morte à sa sortie de prison tandis que le père est allé habiter du coté de Bagnols où il est mort également. Cette famille a reçu très souvent la visite de la police après de nombreux vols commis dans la région et dont elle était inculpée avec la famille Grégoire d’Egliseneuve. Les familles Grégoire et Barbat jouissent d’une très mauvaise réputation dans la commune, non seulement elles y sont mal considérées mais elles y sont également craintes et beaucoup de personnes ayant été l’objet de vols de leur part se sont bien gardées de porter plainte. La réputation de la mère Grégoire dite « la Bize » est également très mauvaise et partout l’on dit que si ses enfants ont mal tourné, c’est elle qui est en cause car elle leur a montré à vivre de vols.

Lettre d’Ernest Félix Grégoire :

Si mes frères et sœurs ont commis des vols, c’est bien ma mère qui en est la cause. Lorsque nous étions jeunes, elles disaient aux plus petits de faire comme les grands, d’aller voler et leur faisait des reproches quand ils ne rapportaient rien. De tous elle a fait une bande de voleurs. Si je suis resté honnête c’est que depuis l’âge de 14 ans, je me suis toujours tenu en dehors de la maison paternelle et que je n’ai jamais voulu suivre les autres. Après mon retour du régiment je me suis marié, je suis entré dans une famille honorable et je tiens à rester à l’écart de ma famille. Quant à mon père c’est le plus malheureux, il s’est toujours loué afin de rester en dehors de sa famille. Mais, lorsque par moments il se trouvait à Egliseneuve, il était obligé de marcher comme les autres, sans quoi il aurait été malmené.

Le journal L’Echo du Puy de Dôme du 25/10/1912 nous donne le verdict

Trois des accusés bénéficièrent des circonstances atténuantes : Pélisson Catherine femme Barbat, Pélisson Madeleine et Grégoire Antonin.

En conséquence de quoi la Cour condamna à sept ans de travaux forcés

Marie Papon femme Grégoire

Pierre Grégoire

Jean Grégoire

Gabriel Barbat

A cinq ans de travaux forcés

Léonie Barbat

A deux ans de prison.

Antonin Grégoire

Catherine Pélisson femme Barbat

Madeleine Pélisson

Etre condamner aux travaux forcés voulaient dire être condamner au bagne colonial. Le site national Anom permet d’en savoir plus sur les bagnes.

http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/anom/fr/Recherches/Bagnes-coloniaux.html

ainsi que le site suivant :

http://gmarchal.free.fr/Le%20Bagne%20de%20Guyane/Histoire.htm

Par contre, il est impossible d’en savoir plus sur le devenir des détenues Marie Papon et Léonie Barbat ni des hommes car la base Anom ne livre que la liste des condamnés écroués il y a plus de 120 ans, de plus les femmes n’étaient plus transportées dans les bagnes de Guyane mais faisaient leur peine dans des prisons en métropole.

L’acte de mariage d’Henriette GREGOIRE avec François SAUTAREL en 1914 permets de savoir que sa mère Marie PAPON est détenue à Montpellier sans plus de précisions et qu’elle est déchue de ses droits.

Peut-être était-elle détenue à l’ancien couvent des Ursulines qui fut transformé en prison pour femmes en 1810 et qui fut utilisé jusqu’en 1934 et dont les bâtiments aujourd’hui rénovés constitue l’Agora, centre de danse contemporaine.

Il est à noter que le dossier comporte des informations approximatives ainsi Pierre GREGOIRE est père d’un enfant et sa femme Léonie BARBAT de deux enfants, Jean Pierre GREGOIRE trois enfants et Marie PAPON dix enfants ce qui est faux.

Après çà, les membres de la famille GREGOIRE-BARBAT eurent des destins divers mais ne restèrent pas sur la commune d’Egliseneuve d’Entraygues, l’un partit sur St-Alyre-Es-Montagne, d’autres dans la plaine du côté de Bouzel, Beauregard-L’Evêque, d’autres terminèrent leur vie à Provins (Seine et Marne).

La famille GREGOIRE à Egliseneuve-d’Entraygues.

Les parents :

Antoine GREGOIRE ° 04/05/1852, + 21/12/1933 à Egliseneuve-d’Entraygues, domestique, terrassier en 1881 sixième et dernier enfant de Jean, boucher et de Marie BASSET.

Epousa le 30/10/1879 à Trémouille (15) Marie PAPON °16/02/1857 à Trémouille (15) fille de Claude + 02/09/1878 et PAPON Catherine + 02/04/1872 à Trémouille (15).

Les enfants :

Egliseneuve registre 6 E 144 19 Naissances

1)      GREGOIRE Pierre ° 05/01/1880 vue 87 à Egliseneuve d’Entraygues

C’est en 1898, le 13 novembre que Pierre commit un vol qui lui valut sa première condamnation à Château-Chinon, il prit 2 mois de prison. Que faisait-il si loin de l’Auvergne à 18 ans, nul ne peux dire.

La même année son futur beau-frère, Gabriel BARBAT, alors sous les drapeaux, est condamné le 1/02/1898 par le Conseil de Guerre de la 7ème Région à 1 an de prison pour vol d'effets d'un habitant.

Pierre Grégoire continua sa carrière de voleur en février 1899 par plusieurs vols et fut condamné par le tribunal d’Issoire en avril à 3 mois de prison. Il comparut ensuite en 1901, 1905 et 1908 pour différents délits dont coups et blessures commis en 1904 en compagnie de son frère Jean-Pierre dont c’était la première comparution.

Matricule 179 en 1900.

Bon dispensé aîné de 9 enfants. Description physique : blond aux yeux bleus, 1 m 69, cicatrice côté droit du nez, degré d’instruction n°3 (sait lire, écrire, compter).

Incorporé le 14/11/1901 arrivé au corps le dit jour, chasseur de 2ème classe le 4/12/1901 4ème Bataillon d’infanterie légère d’Afrique exclu colonial ; campagnes en Tunisie du 2/12/1901 au 18/10/1902, a obtenu un certificat de bonne conduite, envoyé en disponibilité le 17/10/1902. Affecté au régiment d’Infanterie stationné à Gap, se retire à Egliseneuve.

Décédé le 13/12/1917 à Cayenne (Guyane).

Il épousa le 13/06/1905 BARBAT Jeanne Léonie °29/04/1884 à Dressondeix, Egliseneuve

fille d’Antoine et Jeanne TOURNADRE + 02/03/1899, à Egliseneuve vue 195 registre 6 E 2884.

Ils se déclarent parents d’un fils né le 27/02/1904 vue 15 sous le nom de BARBAT Henri + 13/02/1960 à Bobigny.

Léonie se remaria après avoir purgé sa peine le 14/06/1923 avec Antoine Albert ROUX à Clermont-Ferrand. (Mentions marginales de son acte de naissance).

2)      Jean Pierre GREGOIRE ° 03/01/1881 vue 101 registre 6 E 144 19

Exempté du service militaire.

Il fut envoyé au bagne de Guyane pour purger sa peine.

Il épousa le 09/02/1907 Antonia Maria GUITTARD °03/12/1886 Le Bac, Chanterelle

Divorce accordé par défaut de comparaître de Jean Pierre Grégoire le 02/12/1920 au profit d’Antonia Guittard qui obtint la garde des enfants et une pension mensuelle de 30 Frs pour les enfants jusqu’à ce que le plus jeune atteigne ses 16 ans.

           Enfants :

1)     °12/03/1909 Hortense Anastasie Marie GREGOIRE le Bac, Chanterelle

2)     °20/07/1910 Roger Antoine GREGOIRE le Bac, Chanterelle, + 05/12/1978 Provins (77).

                       Il se maria le 10/04/1934 à Rampillon d’après la mention marginale mais l’identité de l’épouse n’est pas mentionnée, l’officier d’état-civil ayant écrit le nom de l’époux à la place. Registre 5 Mi 691/4 vue 23.

3)     Pierre Paul GREGOIRE ° 17/04/1882 vue 118 registre 6 E 144 19 .

Il n’est pas dans la liste des matricules classe 1902, décès non trouvé.

Registre 6 E 144 20 Naissances

4)     Marie GREGOIRE °14/05/1884 vue 20

5)     Ernest Félix GREGOIRE °26/03/1886 vue 42 + 28/08/1928 à Pont du Château

Matricule 1546 classe 1906. Description physique : châtain yeux gris bleu 1 m 74 degré instruction 2. Profession cultivateur caoutchoutier

Incorporé le 01/10/1907 au 12ème régiment de cuirassiers, certificat de bonne conduite accordé, en dispo le 25/09/1909, passé dans la réserve active le 01/10/1909. Désaffecté de la cavalerie et affecté à l’infanterie en 1911, 53 è régiment d’infanterie.

A la mobilisation arrivée au corps le 06/08/1914

Blessé le 23/11/1914 à Ecoivres (Pas de Calais) atteint de contusion au genou gauche.

Affecté le 20/06/1916 au 5è régiment du génie,

Remis à la disposition de la Territoriale de l’Est le 22/12/1916

Affectation spéciale 6è Section de chemins de fer de campagne subdivision complémentaire, Cie de l’Est, homme d’équipe à l’exploitation à Montmirail, avis 2/03/1917, a cessé, avis du 31/05/1919.

Affecté spécial 3 è Section de chemins de fer de campagne subdivision complémentaire, Cie 90, homme d’équipe. Paris 66è rue des colonies à compter du 21/06/1920.

Mobilisation industrielle employé Ets Bergougnan à Clermont-Ferrand. Réintégré à sa subdivision d’origine le 10/02/1925 réaffecté dans les réserves du 2è régiment du génie 25/02/1925.

Sans affectation le 01/07/1927.

Campagne contre l’Allemagne du 06/08/1914 au 22/12/1916. Interruption de cette date au 23/10/1919.

Il épousa le 30/04/1910 GELLY Jeanne Eugénie Anaïs à Egliseneuve °12/03/1892 à Egliseneuve vue 121 Registre 6 E 144 20 Naissances,

fille de Jean cultivateur, marchand voyageant et LENEGRE Marie Michelle

Enfants :

Jean Arsène GREGOIRE ° 26/07/1911 vue 37 registre 6 E 5037 à Aulneix, Egliseneuve

Epousa le 01/09/1934 à Alfortville DELARUE Marcelle Marie

6)     Antoine GREGOIRE dit Antonin °25/05/1888 vue 70

Matricule 1599 classe 1908

Châtain yeux châtain verdâtre menton à fossette 1 m 70 cicatrices au nez, tatouages aux avant-bras. Degré d’instruction 3.

N°24 de la liste du canton de Besse, incorporé le 8/10/1909 au 92è RI. Maintenu au corps du 25/09/1911 au 26/11/1911.

Condamné par arrêt contraire de la cour d’assises du Puy de Dôme à 2 années d’emprisonnement et aux dépens, pour vols qualifiés et complicité de recel commis en 1911 et 1912.

A la mobilisation, arrivée au corps le 18/10/1915

Reconnu apte au service armé par la CS d’Aurillac le 14/01/1916, passé au 10 è groupe spécial le 28/12/1917.

Passé à la 2è Cie par décision du Capitaine commandant la 10è spéciale en date du 11/01/1918.

Envoyé sur Oran le 25/12/1918 pour être mis en congé illimité de démobilisation

En congé illimité de démobilisation le 3/02/1919 par le 92è RI.

Se retire à Egliseneuve.

Domiciles successifs : 16/11/1914 La Meyrand  31/07/1921 St-Alyre-Es-Montagne

Affecté dans les réserves le 1/06/1921 et le 01/01/1924, affecté dans les réserves du 92 è RI 13 è groupe spécial.

Sans affectation 1/08/1927. DOM 15/10/1937

Il épousa le 02/05/1908 BARBAT Antonine Françoise à Egliseneuve °06/10/1887 à Espinat,

fille d’Antoine + 10/08/1900 et Anne BERNARD vue 33 registre 6 E 5038.         

Enfants :

1)      GREGOIRE Antoine Alfred °20/09/1908 à Espinat Vue 7 registre 6 E 5037 + 08/03/1958 à St-Alyre Es Montagne. C’est le grand-père de mon beau-frère.

2)      Marie Adèle GREGOIRE à Espinat. Vue 24 registre 6 E 5037 °26/03/1910 + 02/04/1910 y

3)      Eugène Théophile GREGOIRE Vue 35 registre 6 E 5037 °21/05/1911 à Espinat déclaré par son grand-père car son père est soldat au 92 è RI à Clermont-Ferrand. + 17/10/1977 à Clermont-Ferrand.

4)      Marie Denise GREGOIRE °03/07/1916 à Mazoires épousa le 30/09/1936 à St-Alyre-Es-Montagne Jean-Baptiste BESSEYRE °07/10/1910 à Saugues (43) vue 155 registre 1925 W 924

+ 29/07/1985 Le Puy en Velay.

5)      Aline Alfreda GREGOIRE épousa Ernest Verdier °11/05/1911 St-Alyre-Es-Montagne + 26/04/1968 y

7)     Marie Philomène GREGOIRE °6/03/1890 vue 93 + 21/06/1964 à Beauregard-L’Evêque.

Elle épousa le 12/10/1907 SABATHIER Jean à Egliseneuve registre 6 E 2884 vue 230 °10/11/1881 lieu-dit Moulins à Condat (15) fils de Jean et Marie ANDRAUD témoin son cousin germain Henri GREGOIRE

Et en secondes noces le 27/01/1940 TERRIER Antoine à Beauregard-L’Evêque

8)     Marie Antoinette GREGOIRE °29/09/1892 vue 128

+ 01/01/1970 à Provins (77).

Elle épousa le 09/03/1918 Léon Ulysse TROTOT à Montmirail (Marne).

Puis le 19/08/1924 Cirgues Camille GUEDE dont elle divorca à Provins le 19/03/1925

Et avec qui elle se remaria le 17/08/1957 à Clermont-Ferrand

Registre 6 E 2073 Naissances

9)     Henriette Marie GREGOIRE °19/10/1894 vue 23 + 30/08/1954 à la Bourboule

Elle épousa le 30/04/1914 SAUTAREL François Julien à Egliseneuve, son oncle, le charcutier, Antoine et son cousin Henri GREGOIRE lui aussi charcutier, furent témoins.

Puis le 09/03/1927 MABRU Jean Louis à Egliseneuve

10)  Julie Augustine GREGOIRE °27/04/1896 vue 42 + 22/07/1956 à Beauregard-L’Evêque.

Elle épousa le 07/11/1931 HIRADY Antoine Firmin à Egliseneuve

11)  Jean GREGOIRE dit Marcel °22/08/1901 vue 113 , ouvrier, garde-barrière,

+ 29/09/1965 à Bouzel

Matricule 1390.

Engagé volontaire pour la durée de la guerre, incorporé le 14/09/1918 à 17 ans au 5ème Régiment d'Infanterie Colonial. Démobilisé par le 92è RI le 9/10/1919, se retire à Egliseneuve.

Sur sa demande, incorporé après l'appel de sa classe le 09/04/1921 au Régiment d'Infanterie du Maroc, passé au 92ème RI le 10/06/1921. Renvoyé dans ses foyers le 10/02/1922, se retire à Egliseneuve.

Pays rhénans du 12/04/1921 au 14/02/1922.

Affecté dans la classe de mobilisation la plus ancienne le 31/05/1928 car père de 4 enfants.

En effet, il épousa le 07/04/1921 à Beauregard-L’Evêque, Anna FAVY °16/07/1897 y, + 19/05/1959 Clermont-Ferrand fille de Jean et Anna REGNAT

Il se remaria le 14/08/1959 à Vertaizon avec BENIER Marguerite.

La famille BARBAT à Egliseneuve d’Entraygues

Les parents :

Antoine BARBAT ° 20/03/1836 à Dressondeix, Egliseneuve fils de Benoit et Marie FOURNIER

Epousa le 24/11/1864 Jeanne TOURNADRE ° 10/02/1847 à Laspialade, St-Genes-Champespe fille naturelle de Marguerite TOURNADRE.

+ 02/03/1899 à Dressondeix, Egliseneuve.

Les enfants :

1)      Anna BARBAT °10/11/1866 Dressondeix, Egliseneuve

           Eut une enfant naturel:

           °13/06/1889 Thérèse BARBAT Dressondeix, Egliseneuve + 22/06/1963 Paris 9ème

           Elle épousa ensuite le 16/12/1911 Pierre SALARMIER à Paris

2)      Marie Jeanne BARBAT ° 06/11/1871 à Dressondeix, Egliseneuve

Eut deux enfants naturels :

a)     ° 13/06/1890 Alexandre Antoine BARBAT Dressondeix, Egliseneuve

b)     °06/05/1893 Berthe BARBAT Dressondeix, Egliseneuve + 02/04/1976 Le Breuil-Sur-Couze

Elle épousa le 15/04/1916 Célestin Marius FAURESQUEL au Kremlin-Bicêtre.

Marie-Jeanne épousa ensuite le 03/12/1897 Jacques CREGUT à Besse.

3)      Gabriel BARBAT ° 16/05/1875 à Besse en Chandesse car les parents habitaient momentanément la cabane de la montagne de la Bany,

+ 11/10/1918 L’Acarouany, Guyane.

Fiche matricule 1822 classe 1895. 35ème d'Infanterie, incorporé le 14/11/1896.

Châtain aux yeux châtains 1 m 76 degré d'instruction 1

Condamné le 1/02/1898 par le Conseil de Guerre de la 7ème Région à 1 an de prison pour vol d'effets d'un habitant. Gracié du restant de sa peine par décret du 2/12/1898 applicable au 31/12/1898.

Passé au 2ème Bataillon d'Infanterie légère d'Afrique le dit jour. Condamné le 13/06/1899 par le Conseil de Guerre de la Division Militaire d'Alger à 1 mois de prison pour avoir volé le porte-monnaie rempli d'une somme d'argent à un habitant. Libéré le 13/07/1899 et passé le dit jour à la Section de discipline du corps.

Campagnes en Algérie du 03/02/1899 au 12/06/1900 (Régions sahariennes) Certificat de bonne conduite refusé. Renvoyé dans ses foyers le 23/02/1901 par application des dispositions bienveillantes de la dépêche ministérielle du 23/09/1900. Passé au régiment d'infanterie de Clermont par note ministérielle du 25/09/1905. Condamné par le tribunal correctionnel d'Issoire le 7/05/1909 à 6 mois de prison pour complicité de vol.

Domiciles successifs:

Dressondeix, Egliseneuve d’Entraygues

St-Germain-Lembron en 1905

Massiac en 1906 où il était mineur

Cros en 1909

Chaumiane, Compains fin 1911 jusqu’en 1912.

Condamné par arrêt contraire de la Cour d'Assises du Puy de Dôme à 7 ans de travaux forcés sans interdiction de séjour et aux dépens pour vols qualifiés commis en 1911 et 1912.

Il épousa le 08/11/1902 à St-Donat Catherine PELISSON dite Léontine °06/03/1884 à Cros

fille d’Antoine et Anne TISSANDIER habitant à Caux, St-Donat en 1902.

           Enfants :

a)     °14/07/1906 Antonin BARBAT Massiac (15) + 28/09/1969 St-Germain-Lembron

b)      °06/01/1910 Raimond Antoine BARBAT Bourbouloux, Cros

4)     Mathieu BARBAT  ° 09/08/1881 + 15/09/1881 Dressondeix, Egliseneuve.

5)      Jeanne Léonie BARBAT ° 29/04/1884 à Egliseneuve

Elle épousa le  13/06/1905 à Egliseneuve d’Entraygues GREGOIRE Pierre

Puis après sa détention le 14/06/1923 à Clermont-Ferrand ROUX Albert Antoine

La famille PELISSON de Cros habitant St-Donat:

Les parents :

Antoine PELISSON ° 22/01/1847 Esplanchat, Cros

Epousa le 16/08/1872 à Cros Anne TISSANDIER °09/02/1852 Versaussat, Cros.

Les enfants :

1)      Jean Baptiste PELISSON ° 14/09/1873 Cros

X 04/02/1899 Louise BONHOMME Chastreix

X 19/12/1933 Anne Victorine RIBEYROLLE Lanobre

2)      Marguerite PELISSON °13/08/1875 Cros

3)      Louis PELISSON ° 06/01/1878 Cros

4)      Catherine PELISSON dite Léontine ° 06/03/1884 Cros + 22/12/1977 Clermont-Ferrand

Elle épousa le 08/11/1902 à St-Donat BARBAT Gabriel.

5)      Marguerite PELISSON ° 16/05/1886 Cros

                       Elle épousa le 17/10/1907 François BOURSIN St-Donat.

6)      Madeleine PELISSON naissance le 19/07/1888 à Cros établi par jugement du tribunal de 1ère instance d’Issoire du 16/07/1889

                       Elle épousa le 23/05/1907 Claude GOIGOUX à St-Donat dont elle divorca le 27/04/1910 à Mauriac alors qu’elle résidait à Cros avec sa sœur Catherine et Gabriel BARBAT.

En 2018, le vol est passible de 3 ans de prison et de 45 000 € d'amende.

En cas de circonstances aggravantes, la peine maximale est de 5 ans de prison et 75 000 € d'amende.

Il y a circonstances aggravantes si le vol a été commis :

  • dans un local d'habitation,
  • avec effraction, c'est-à-dire rentrer de force dans une voiture ou une habitation ou en forçant la serrure d'un coffre,
  • contre une personne vulnérable en raison de son âge, de sa grossesse ou de son état de santé,
  • dans un établissement scolaire,
  • par une personne se prétendant policier, gendarme ou tout autre agent chargé d'une mission de service public,
  • dans les transports publics,
  • avec dissimulation de tout ou partie du visage,
  • avec violence ou avec l'usage d'une arme,
  • ou par plusieurs auteurs.

La peine encourue pour recel dépend de la gravité du vol initial.

Si le vol est puni de 5 ans de prison ou moins (par exemple, vol avec violences légères), une personne condamnée pour recel risque :

  • 5 ans de prison,
  • et une amende pouvant atteindre la moitié de la valeur des biens concernés, quel que soit ce montant.

Si le vol initial est un vol puni plus gravement, le receleur risque les mêmes peines que le voleur. Par exemple, pour un vol avec violences graves, le voleur et le receleur risquent une peine de 7 ans de prison. En outre, ce cas de recel est passible d'une amende pouvant atteindre la moitié de la valeur des biens concernés, quel que soit ce montant.

Dans tous les cas, l'auteur d'un recel peut être aussi condamné à indemniser les victimes du vol.