Utilisateur:Céach

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Né en Région parisienne il y a un certain nombre d'années, ayant des "racines" dans plusieurs contrées de France, un huitième de celles-ci se situent en Saône-et-Loire, dans les villages de la basse vallée de la Grosne : Lalheue, Beaumont-sur-Grosne, Laives, Nanton, Étrigny, Messey-sur-Grosne, la plupart dans le canton de Sennecey-le-Grand.

La généalogie est une des mes passions les plus anciennes, développée avec un frère ainé décédé en 1973; avec lui furent prises des premières notes en questionnant la première source possible d'une histoire familiale : nos grands-parents. Du côté de mon père, ce fut vers la Haute-Saône et les Vosges que nous entraînait la mémoire du grand-père, en particulier au village de Froideconche. Du côté de ma grand-mère Angèle et du père de celle-ci, le terroir restreint d'une demie douzaine de paroisses s'offrait à notre curiosité. Celle-ci fut d'autant plus facile à satisfaire qu'à l'inverse de la Franche-Comté, nous y venions chaque années, pour sillonner des routes chargées d'une Histoire millénaire dont les traces sont visibles encore : Cluny, La Ferté-sur-Grosne, et un manteau de constructions romanes (pour reprendre une évocation de l'An Mil développée magistralement par l'historien Georges Duby). Saint-Martin de Laives est dans sa sobriété, sa position géographique, son silence (malgré les décibels déversés à flan de colline par une autoroute dont les concepteurs étaient probablement ignorants de la préservation des paysages), ses pierres tombales environnantes que mordent herbes et buissons, le témoin millénaire du recueillement inspiré que suscitent ces pierres, ici dressées en pointe septentrionale ultime des vallonnements du Mâconnais.

Grand-mère connaissait le village où était né son père, ses grands parents paternels, ses arrières grands-parents et (nous allions le découvrir) les plus anciens de ses ancêtres connus, comme si elle y était née (elle était née à Paris de fait, ses parents y travaillant dans une Administration alors en plein essor, les Postes et télégraphes). Les promenades sur les chemins campagnards caillouteux étaient émaillées d'évocation de ses grands-parents, de son oncle allant la chercher en calèche à la gare de Sennecey, de sa tante barattant le beurre, et elle nommait les parcelles des champs, des prés et des quelques arpents de vignes qui subsistaient, pas encore remembrées, en disant le titulaire de ces bouts de terre. Bref un livre ouvert.

Ma généalogie est développée sur geneanet.org (pour la France) et sur ancestry.com ,pour les Etats-Unis d'Amérique où j'ai par ce biais retrouvé des "cousins" dont la famille du côté de mon grand-père paternel (un "arrière-arrière" grand-oncle de la Haute-Saône) avait débarqué à New York en mai 1857 après avoir embarqué au Havre sur un navire dont évidemment les recherches ont livré le nom, l'Owego et la composition de son "chargements de migrants", la plupart allemands (Prusse, Bade, Bavière, Hanovre), mais aussi suédois, autrichiens, hongrois, polonais...Après New York lui, sa femme et ses deux enfants gagnèrent l' Illinois, s'installant fermiers dans une petit village du comté de Kankakee, à 50 km au sud de Chicago ....On s'arrête là ? Lui et son épouse eurent 7 autres enfants nés sur le sol américain, dont un seul garçon. Ce fils montait une entreprise artisanale d'engins agricoles, construisant une forge qui existe toujours, bien que ne fonctionnant plus. Par un curieux retournement des choses, cet entrepreneur épousait une fille issue de canadiens francophones, ayant quitté le Canada lorsque celui-ci, unifié en 1840, consacre la domination des anglophones. Ils eurent à leur tour 6 enfants dont deux garçons. L'un de ceux-ci reprenait l'entreprise familiale. Il eut 5 enfants dont 4 gars et une fille. C'est avec elle que grâce à la recherche généalogique je renouais avec les "cousins américains". Bonnie H.W., qui réside maintenant à Denver dans l' Etat du Colorado, la lointaine cousine américaine est venue en Europe en septembre 2013. Avec Bill W. son mari, issu lointain d'émigrés du Bade-Wurtemberg, et l'une de leurs filles, elle reprenait pieds sur le "vieux continent" qu'avaient quitté ses arrières grands-parents quelques 156 ans auparavant sous le règne de Napoléon III. Emouvante rencontre bien sûr !

Au delà des destins individuels, la généalogie permet de retrouver l'histoire, parfois celle des grandes séquences ( Guerres, Révolutions, mouvements sociaux), souvent celle méconnue du peuple. En cela l'historien de formation que je suis trouve un hobby jubilatoire. J'ai par ailleurs publié une étude d'histoire sociale sur les Postes télégraphes et téléphones et les grèves qui s'y produisirent en 1906 et 1909. Par un curieux hasard mon arrière grand-père né à Lalheue (en 1863), responsable administratif de haute responsabilité, se trouvait à organiser les moyens de briser un mouvement social inédit, où son futur gendre mon grand-père, jeune commis télégraphiste prenait un part très active. On ne peut rêver meilleur télescopage de la généalogie avec l'Histoire. Ils sont inhumés au cimetière de Lalheue.

Intéressé à l'histoire du Mouvement ouvrier - je participe pour une (très) petite part au Maitron (le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français) - et à l'histoire contemporaine je m'attache aux traces mémorielles que sont les Monuments aux morts : guerres de 1870-1871 (un de mes arrières-grands-pères, soldat, fut fait prisonnier à Metz et passait six mois de captivité en Prusse), de 1914-1918 (mon arrière grand-mère Maria Miëch fut infirmière volontaire de 1914 à 1923 dans les hôpitaux du front et reçut la Croix-de-guerre, mes deux grands-pères y participèrent bien sûr comme toute leur génération) et de 1939-1945 (à laquelle mon père à son tour participait en 1940, comme matelot télégraphiste de Brest à Bizerte, via l'Angleterre). En particulier je suis attentif au souvenir et à la mémoire de la Résistance et de la Déportation. Le Département de Saône-et-Loire est à cet égard un riche terrain d'études. Cela explique ma contribution à l'article sur le Monument du col de Brancion.

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