Utilisateur:B.ohland/Brouillon

De Geneawiki
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

< Aller à mon brouillon 2

Édifices religieux de Mulhouse


Le patrimoine cultuel de Mulhouse est fort étoffé et très varié, en rapport avec l'histoire mouvementée de la ville.
Tout d'abord c'est la culture du Saint-Empire romain germanique qui marque la ville, puis, avec son ralliement à la Suisse, c'est le protestantisme qui prédomine. Lors des guerres de religion, la cité reste neutre. Le XVIIIe siècle marque un tournant avec le début de l'industrialisation, entraînant ouverture d'esprit et liberté religieuse. Le catholicisme et le judaïsme s'installent et se développent. Au XIXe siècle, le nombre d'édifices de toutes sortes augmente considérablement. Et dans la deuxième moitié du XXe siècle, c'est encore une fois l'industrie qui, avec l'implantation des usines Peugeot, favorise l'arrivée d'une population musulmane et bouddhiste et la création de lieux adaptés à leur religion.
Sur les 80 lieux de culte recensés par les auteurs André Heckendorn et Frédéric Guthmann, voici le détail de leur répartition :
31 lieux de culte catholique, 13 lieux de culte musulman, 11 lieux de culte évangélique, 10 lieux de culte réformé, 5 lieux omni-cultes, 3 autres lieux de culte chrétien, 2 lieux voués au judaïsme, 2 lieux de culte luthérien, 1 lieu de culte bouddhiste, 1 lieu de la Fraternité Saint-Pie X, et 1 lieu de culte orthodoxe.

Tous ces lieux ne seront pas détaillées ici.

Temple Saint-Étienne : un cas particulier

Photo C. Angsthelm
  • Auparavant se dressait au même endroit une église romane, édifiée par l'abbaye Saint-Étienne de Strasbourg, vers l'an 1000. Elle était dédiée au même saint patron.
  • Puis la Stephanskirche (église dédiée à saint Étienne) est élevée au XIIe siècle à l'initiative de l'empereur Barberousse. Elle est plusieurs fois transformée, avec notamment un chœur de style gothique au milieu du XIVe siècle et des collatéraux au tout début du XVIe siècle. Lorsque la vile de Mulhouse adhère à la réforme protestante en 1523, tout ce qui touche au culte catholique est enlevé afin d'y célébrer le nouveau, mais certains vitraux sont conservés.
  • En 1858, l'ancienne église est démolie et remplacée en 1866 par le temple Saint-Étienne, un vaste édifice de l'architecte mulhousien Jean-Baptiste Schacre, architecte-voyer qui vient de signer la synagogue et une nouvelle église catholique Saint-Étienne, place de la Paix. C'est un véritable défi qu'il doit relever, car la commande est triple : concevoir un édifice de grandes dimensions, car central, conserver certains éléments, mais s'adapter au culte protestant.
Son style architectural est inspiré des cathédrales gothiques du XIVe siècle ; le clocher, avec une flèche ajourée de 100 mètres de hauteur, est placé à l'opposé de la façade et culmine à 97 m. Le plan est typique d'un édifice du culte réformé : triple nef-halle à trois vaisseaux d'égale hauteur, les vaisseaux latéraux étant divisés dans le sens de la hauteur par des tribunes. La chaire est installée au centre.

Les verrières latérales abritent les vitraux médiévaux (classés au titre d'immeuble en 1921[1]) provenant de l'église démolie, restaurés et replacés en 1866 par Jean-Baptiste Schacre. Se rajoutent des verres peints sur la façade sud, et des vitraux du XXe siècle.
Après les orgues de 1487, de 1616, de 1720 et de 1766, le nouvel instrument d'Eberhard Friedrich Walcker s'associe à un buffet néo-gothique conçu par J.B. Schacre. Il subira par la suite démontage et transformations pas très bien acceptées, et depuis 2006 une association projette de lui redonner son état de 1866.

Les spécificités du temple:
il est au cœur de la ville, comme une cathédrale, ce qui est très rare pour ce genre d'édifice dans des grandes villes. Il s'agit sans doute du plus grand programme architectural destiné au culte protestant en France au XIXe siècle, et le plus haut temple réformé de France. C'est aussi le seul temple français éclairé par des verrières médiévales, qui, en outre, sont accessibles grâce aux tribunes.

Le temple, classé aux Monuments historiques depuis 1995[2], n'accueille plus de vie paroissiale régulière.

Lieux de culte catholique

Église Saint-Étienne

Église Saint Fridolin

68224 - Mulhouse Eglise Saint Fridolin.JPG
  • L'église a été construite entre 1902 et 1906, grâce à un don de 200 000 marks d'une paroissienne, Madame Rogg, et a été dédiée à Saint Fridolin du nom de son défunt mari.
  • L'architecte allemand Louis Becker s'est inspiré de l'église baroque de Saint Fridolin de Saeckingen. L'édifice est en grès et calcaire, et sa couverture en ardoises. Un plan en croix latine, une nef à trois vaisseaux. Un chevet semi-circulaire percé de baies en arc en plein cintre. La façade occidentale est divisée en trois parties : la partie centrale est percée d'une baie en arc en plein cintre et d'un portail coiffé d'un tympan supporté par des colonnes. Deux tours-clochers à bulbe dans les parties latérales.


Église Sainte-Geneviève

Église Sainte-Jeanne-d'Arc

Église Saint-Barthélémy

Église Saint-François d'Assise

Lieux de culte protestant

Lieux de culte juif

Lieux de culte musulman

Voir aussi.png Voir aussi (sur Geneawiki)

Logo internet.png Liens utiles (externes)

Nuvola apps bookcase.png Bibliographie

  • F.S.C.M., Et si l'Alsace m'était contée, Brunstatt, 20017, AZ imprimerie, 98 pages, ISBN 979-10-90239-34-0
  • Jean-Paul GRASSER, Une histoire de l'Alsace, Luçon, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2013, 127 pages
  • André Heckendorn et Frédéric Guthmann, Mulhouse, 80 lieux de cultes, histoire et patrimoine, Montreuil, 2017, Oko Éditions, 287 pages, ISBN 978-2-9561695-0-5

Référence.png Notes et références





Ressources bibliographiques perso --> Ne pas effacer s'il vous plait

  • Nicolas MENGUS, Aux origines des Alsaciens et des Lorrains, des Médiomatriques, Triboques et Raurarques aux gallo-romains, Strasbourg, La Nuée Bleue/Éditions du Quotidien, 2017, 221 pages, ISBN 978-2-8099-1510-5
  • Daniel DELATTRE, Le Haut-Rhin, les 377 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, 2015, 240 pages, ISBN 978-2-36464-078-8
  • Gilles PUDLOWSKI, Dictionnaire amoureux illustré de l'Alsace, Paris, Éditions Plon, Gründ, 2016, 278 pages, ISBN 978-2-324-01779-7
  • Bérangère GUILBAUT-RABILLER, Le grand Almanach de l'Alsace, 2017, La Crèche, Geste éditions, 2016, 104 pages, ISBN 978-2-36746-480-0
  • Marie-Philippe SCHEURER, Canton de Soultz Haut Rhin, images du patrimoine, collection "L'Inventaire", Illkirch, Le Verger éditeur, 1991, 80 pages, ISBN 2-908307-25-4
  • Gilbert POINSOT, Alain HAUSS, Olivia LIND, Michèle SCHNEIDER-BARDOUT, Canton d'Ensiheim, Haut Rhin, images du patrimoine, collection "L'Inventaire", Illkirch, Le Verger éditeur, 1990, 72 pages, ISBN 2-908367-19-X
  • Pierre KRETZ et Astrid RUFF, Alsace secrète, Tana éditions, 2014, 160 pages, ISBN 978-2-84567-888-0
  • Alain MORLEY, Le guide des CHATEAUX de France, Haut-Rhin, Paris, Hermé, 1986, 174 pages, ISBN 2-86665-025-5
  • Dominique TOURSEL-HARSTER, Jean-Pierre BECK, Guy BRONNER, Alsace, dictionnaire des monuments historiques, Strasbourg, Éditions La Nuée Bleue, 1995, 662 pages, ISBN 2-7165-0250-1
  • Nicolas MENGUS, Ces Alsaciens qui ont fait l'Histoire, Villeveyrac, Le papillon Rouge Éditeur, 2017, 264 pages, ISBN 978-2-917875-87-2
  • Jean SCHWEITZER, La toponymie alsacienne, collection "alsatiques", Éditions Jean-Paul Gisserot, 2001, 123 pages.
  • Marc GLOTZ et Guy MEYER, Moulins du Sundgau, volume 3, Les Bassins de l'Ill et du Thalbach, Riedisheim, Société d'Histoire du Sundgau, 2000, 368 pages, ISBN 2-908498-12-X