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Belgique - Etikhove

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Les Protestants
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== {{Histoire de la commune }} == L'histoire du village d'Etikhove a été écrite par le secrétaire communal de la commune Alfons Van Nieuwenhuyze et publiée en [[1976]] sous le titre "Historiek van Etikhove".  Le toponyme "Atinghova" est déjà mentionné en [[1116]]. Le nom du village (ou de la "paroisse", suivant l'expression usitée jusqu'à la fin de l'Ancien Régime) varia dans les documents conservés : Etichoue, Autincouve, Aitikoue, Eyticoue... Jusqu'en [[1930 ]] d'ailleurs, on utilisait Etichove, avant que le nom ne soit officiellement Etikhove.
Sous l'Ancien Régime, Etikhove faisait partie, avec Melden-Nukerke, Maerke, Kerkhem, Quaremont, Sulsique et Berchem, de la baronnie de "l'entre Maerke et Rhosnes" ("'t Land tussen Marke en Ronne").
[[Image:Etikhove.jpg|left|250px]]
Quatre seigneuries existaient à Etikhove : Drappendriesch, Fiennes, Overmaelsaecke (qui dépendait du "Pays de Sottegem") et Ladeuze. Le lieu-dit Puttene faisait partie de la seigneurie d'Eename ("d'heerlyckheede 't Eynaeme"). La seigneurie de Ladeuze ou La Deuse, avait une "vierschaar" (un tribunal) et était à ce point importante que l'on parlait de "la paroisse et seigneurie de Ladeuze" et qu'on la confondait avec la paroisse ("prochie") d'Etichove elle-même.
 
A l'origine, Etikhove faisait partie de l'évêché de Cambrai. A partir de la réforme des évêchés (en [[1558]]), Etikhove fit partie du doyenné de Renaix, puis en [[1802]], du doyenné d'Audenarde et de l'évêché de Malines. Enfin, de nos jours, la paroisse fait partie du doyenné de Renaix et de l'évêché de Gand.
L'église, dédiée à Saint Brice, était sous le patronage de l'abbaye bénédictine de Liessies, abbaye fondée dans le nord de la France, en [[1095]], par Thierry, seigneur d’Avesnes et sa femme Ade. Au {{XVIème siècle}}, les troubles religieux firent passer la population de 1000 habitants environ vers [[1570]], à 385 vers [[1590]]. L'émigration forcée des Calvinistes, essentiellement, mais aussi la situation économique, expliquent ce dépeuplement. Une petite communauté protestante se maintiendra cependant à Etikhove jusqu'en [[1913]]. Le nombre d'habitants va commencer à croître ensuite : on comptait environ 1300 habitants à la fin du {{XVIIème siècle}}, pour arriver à environ 3000 habitants vers [[1840]]. La terrible crise économique de [[1845]]-[[1846]], avec son lot d'épidémies, et l'émigration, notamment vers les grandes exploitations agricoles de la Somme et de l'Oise en France, ramenèrent le chiffre de la population du village à 2488 en [[1880]], et 2251 en [[1920]]. Il est à noter aussi que, depuis l'époque de la Réforme du {{XVIème siècle}}, il y avait dans la région de Renaix-Audenarde, sept petites communautés protestantes (communautés appelées le "Mont-des-Oliviers flamand" ou "l'Olivier flamand") dans la ville d'Audenarde et les villages de Melden, Nukerke, Etikhove, Wijlegem, Mater et Horebeke. Dans la seconde partie du {{XVIIIème siècle}}, subsistaient seulement les communautés protestantes de Matere, Etikhove et Hoorebeke : cette dernière communauté existe toujours aujourd'hui, mais la communauté protestante d'Etikhove disparut en [[1913]].
Au {{XVIème siècle}}, les troubles religieux firent passer Durant la population Grande Guerre de 1000 habitants environ vers 15701914-1918, à 385 vers 1590. L'émigration forcée des Calvinistes, essentiellement, mais aussi la situation économique, expliquent ce dépeuplement.trois jeunes gens furent tués par les Allemands :
Le nombre * Léa Moreau, 20 ans, de Paturages, qui était venue à pied à Etikhove, pour y acheter quelque nourriture, et qui fut tuée le 15 mars 1918 par la Feldgendarmerie de Schoorisse,* Badilon Geenens, 19 ans, né à Etikhove, tué le 24 juin 1918 non loin de chez lui, par la Police secrète allemande, parce qu'il était réfractaire,* Emiel Thienpont, 22 ans, de Maerke-Kerkhem, réfractaire, tué le 30 juin 1918 par la Police militaire allemande. Les soldats d'habitants va commencer à croître ensuite Etikhove qui moururent durant la Grande Guerre étaient : on comptait environ 1300 habitants  * Richard Geenens, mort le 6 août 1914,* Charles Fruy, mort le 19 septembre 1914,* Léon D'Hondt, mort en octobre 1914,* René-Achiel Van Butsele, né à la fin Etikhove, du XVIIème siècle3ème Chasseur à pied, pour arriver mort à environ 3000 habitants vers 1840. La terrible crise économique Panne le 7 janvier 1915,* Léonard De Ruyffelaere, né à Etikhove, du bataillon de 1845génie, mort à Furnes des suites d'un accident le 4 juillet 1915,* Michel Valère De Vos, né à Nukerke le 27 juin 1896, sous-1846officier au 5ème Régiment de Ligne, blessé en patrouille le 4 décembre 1915, mort à l'hôpital le 17 décembre 1915,* Léon De Donder, avec son lot d'épidémiesEtikhove, soldat au 10ème de Ligne, tué à Ramscappelle le 2 novembre 1916,* Michel Van de Putte, et fils de l'émigrationinstituteur en chef d'Etikhove, notamment vers les grandes exploitations agricoles du 2ème régiment de la Somme Lanciers, blessé le 15 février 1917 et mort le 25 février 1917 à l'hôpital de lBeveren-Roesbrugge,* Remi Provost, d'Oise Etikhove, des Pionniers, tué à Oeren, le 1er novembre 1917, * Julien Verroken, mort le 27 mai 1918, * Joseph De Donder, frère de Léon ci-avant, du 5ème Régiment, tué à Wijdendrift le 30 mai 1918, * Vital Noël, époux de Maria De Vos, officier au 15ème de Ligne, né à Leuze, le 1er février 1885, blessé à Langermarck par un obus le 14 octobre 1918, et mort à Bourbourg, en France, ramenèrent le chiffre de 16 octobre 1918,* Cyriel Cornil, mort le 11 février 1919, * Achiel Audoorn, né à Etikhove, tué à Boezinghe dans la population nuit du village 12 au 13 juin 1916, Les invalides de guerre étaient : * Omer Van Huffel, blessé à 2488 La Panne, en juin 1916, qui perdit les deux jambes,* Omer De Donder, frère des deux précédents cités, qui fut grièvement blessé.  Rappelons également avec Alfons Van Nieuwenhuyze et Dirk De Merlier, deux historiens locaux, qu'en [[18801933]], durant "l'année des apparitions mariales" (à Olsene, Herzele, Wielsbeke, Uitkerke, Onkerzele, etc.), du 9 au 30 octobre, Omer Eneman ou Eeneman, plus connu dans le village sous le nom de "Merke Gosseye", décorateur et artiste-peintre d'Etikhove, rejoint ensuite par le Renaisien Maurice Van Rokegem, dit avoir vu des apparitions de la Vierge, vêtue de blanc et d’un manteau bleu, avec une couronne de roses d’or. « ''Le peuple doit souvent communier, il doit lire'' (…) ''et j’aiderai les malades'' », aurait-Elle dit. Le 29 octobre [[1933]], une date annoncée précédemment, 25 000 personnes affluèrent à Etikhove, dont de nombreuses personnes invalides et handicapées, dans une excitation générale et 2251 en un chaos indescriptible. Il n'y eut néanmoins aucun miracle ni phénomène visuel remarquable, ce qui déçut bien évidemment les pélerins. Ainsi, le cardinal Van Roey, archévêque de Malines-Bruxelles, déclara le 25 août [[19201934]]que ces faits, avec ceux d'Olsene et d'autres apparitions « ''ne présentent aucun élément qui puisse servir d’argument positif pour leur caractère surnaturel'' ».
Suite à la loi de fusion des communes, l'ancienne commune d'Etikhove a été fusionnée le 1{{er}} janvier [[1977]], avec Nukerke, Schorisse, Maarke-Kerkem, dans la nouvelle commune de Maarkedal.
Parmi les hommes de valeur né à Etikhove, on citera notamment :
* Jean-Baptiste van Cauwenberghe, curé de Saint-Jacques, à Louvain, fondateur de l'institution des Soeurs de la Charité à Louvain le 7 octobre [[1794]]. Il était né le 10 avril [[1749]], à Etikhove, étant fils de Petrus Franciscus et de Theresia van Thieghem. Après avoir suivi avec le plus brillant succès un cours de philosophie à la "''Pédagogie du Porc''", il fut ordonné prêtre, en [[1775]]. Le 15 avril [[1777]], il devint licencié en théologie, et le 28 du même mois, curé de la paroisse de Saint-Jacques. Homme pieux et instruit, il était un orateur sacré de talent et l'idole de ses paroissiens. Ayant refusé de prêter le serment de haine à la royauté, exigé par la République, il fut condamné à la déportation, le 6 novembre [[1797]]. Arrêté quelques jours après à Malines, il fut conduit à Rochefort, et de là déporté à Cayenne, où il débarqua le 6 juin [[1798]]. Il mourut de misère, dans le désert de Konomana, le 6 octobre de la même année.
[[Image:Villa_Tynlon.jpg|right|200px]]
* François Eysebaert, né le 1er mars [[1786]], fusilier au 18ème Régiment d'infanterie de ligne français, qui reçut par décret de l'Empereur Napoléon daté du 3 décembre [[1809 ]] une dotation de 500 francs de rente sur le canal de Loing, acte confirmé par le roi Louis-Philippe par ordonnance du 18 février [[1831]].
On mentionnera aussi que le peintre de très grand talent Valerius De Saedeleer (Alost [[1867 ]] - Leupegem [[1941]]), une des figures les plus marquantes du "premier groupe" de l'école picturale de Laethem, s'y établit dans sa villa "Tynlon" (photo ci-contre) jusqu'en [[1937]].
== {{A savoir pour vos recherches généalogiques}} ==
* les registres paroissiaux antérieurs à [[1796]] avec un index alphabétique moderne, sous la forme de microfilms. Ces registres sont rédigés en latin. Ces registres débutent :
* en [[1612 ]] pour les baptêmes,
* en [[1625]] pour les mariages,
* en [[1625]] pour les inhumations.
==== Les Protestants ====
A savoir aussi : il n'est pas impossible que le généalogiste se découvre des ancêtres protestants à Etikhove. En effet, depuis l'époque de la Réforme, au XVIe siècle, il y avait dans la région de Renaix-et Audenarde, sept petites communautés protestantes (. Ces communautés étaient appelées "l'Olivier flamand" ou parfois, beaucoup plus rarement "le "Mont-des-Oliviers flamand" ou "l, c'Olivier est-à-dire les églises sous la Croix en pays flamand") . Ce nom leur aurait été donné par Louis de Nassau. Ces communautés protestantes étaient situées dans les ville et villages d'AudenardeEtikhove, Mater, Melden, Nukerke, Etikhove, Wijlegem, Mater ainsi qu'à Audenarde et Horebekeà Hoorebeke-Sainte-Marie même. Dans la seconde partie du 18ème XVIIIe siècle, subsistaient seulement seules les communautés protestantes de Matere, Etikhove et Hoorebeke (cette -Sainte-Marie. Cette dernière communauté à Hoorebeke existe toujours aujourdde nos jours. On trouvera dans la revue du SCGD, ''"L'Intermédiaire des Généalogistes"'', 1960, pages 129 à 131, par Paul De Zuttere, un article sur la généalogie du pasteur Christian H. Vent, qui fut le président du Consistoire de l'Eglise évangélique française et allemande de Bruxelles et premier chapelain du roi Léopold Ier. Ce dernier, on le sait, n'était pas catholique mais luthérien. Dans l'article de l'''Intermédiaire'', l'auteur expose que semblent perdus les sept volumes de procès-verbaux manuscrits intitulés ''Registrum en de memoriael angaende de bedienige der kerckendienst in de heymelicke Kercken van Vlaederen'' qui furent confiés au pasteur Vent, et dont le reçu figure dans les archives de l'église protestante d'Hoorebeke-Sainte-Marie. Ces registres auraient été d'hui)un immense intérêt pour l'Histoire du Protestantisme dans la région des Ardennes flamandes. Un  On notera cependant qu'un registre de baptêmes protestants (, de [[1756 ]] à [[1764) ]], a été publié dans la revue du VVF-Vlaamse Ardennen, n° 20, en [[1999]]. L'ouvrage, en néerlandais, d'Edgard Van Droogenbroeck, publié en [[2014]] par le cercle d'histoire Businarias, et intitulé "''Kroniek van de in [[1913]] verdwenen protestantse gemeente te Etikhove''" ("Chronique de la commune protestante d'Etikhove disparue en [[1913]]") cite toutes les familles de ''"Gueux"'' d'Etikhove mentionnées dans des archives, et donne des précisions généalogiques (naissance, mariage, décès) sur les membres protestants de ces familles. Les noms de ces familles sont les suivants : Becaert, Blommaert, De Groote, De Jonge, De Lepelaar, De Potter, De Schepper, Gosseij, Lodens, Pijke, Speliers, Van Cauwenberghe, Van den Driessche, Van der Haegen, Van Kerkhove, Van Maelsaeke, Verklijen, Walraet. L'on se reportera dès lors à l'ouvrage sus-mentionné pour plus de précisions sur les membres de ces familles. Ce qu'il est intéressant de noter, c'est qu'évidemment, beaucoup de protestants épousaient des personnes de la même confession qu'eux. Dès lors, il est parfois utile de suivre ces mariages dans les villages environnants pour établir leur généalogie.
==== Un registre de rentes ====
==== Adresse de l'administration communale ====
Gemeentebestuur Maarkedal,  Dienst burgerzaken,  Nederholbeekstraat 1,  B-9680 Maarkedal (Etikhove)
* Téléphone : (055) 33 46 40 , ou, à partir de l'étranger 00 32 55 33 46 40
* Télécopieur : (055) 33 46 58 , ou, à partir de l'étranger 00 32 55 33 46 58
== {{Liens utiles}} ==
* [http://www.maarkedal.be Site de la commune de Maarkedal]* [http: //www.familiekunde-vlaanderen.be/afdelingen/regio-vlaamse-ardennen Site du cercle généalogique local] * [http://www.maarkedalbusinarias.be/ Site du cercle d'histoire local] * [http://arch.arch.beSite des Archives de l'Etat] 
* Site du cercle généalogique local : http://www31.brinkster.com/vvfvlaamseard/start.htm
* Site des Archives <!-- Label de l'Etat qualité -->{{Article de qualité}}[[Catégorie: http://arch.arch.beCommunes de qualité (Belgique)|E]]<!-- Label de qualité -->
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