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BRIOT François, sa naissance, sa formation

1 417 octets ajoutés, 11 août 2018 à 12:42
repris alinéa effacé par erreur
Il a côtoyé Pierre Woeiriot. Sa marque, trois rosettes à cinq pétales, se retrouve sur un des pommeaux d'épée de Pierre Woeiriot, c'est habituel qu'un maître fasse achever une œuvre par un apprenti. François Briot a dû apprendre l'art de la fonte, de la composition de l’alliage et de la coulée du métal à Damblain, du pays des fondeurs de bronze.
 
François est présent à Damblain en 1582, d’après Jules Marchal ; ainsi qu'en 1576 et 1578 si on en croit le fait divers rapporté par Louis Jouve à ce sujet : « Le 11 juillet 1576, François Briot, de Damblain, était aller solliciter le mariage de Denys Briot, de Champigneulles, son parent, avec la fille de Pierre Oudin de Damblain. En revenant du souper de fiançailles, et comme il était nuit, François, qui aurait bu plus que de coutume, sans avoir néanmoins aucune noyse ni querelle avec personne, avait des pierres en mains et en touchait par joyeuseté aux portes des maisons par devant lesquelles il passait, donnant à tous le bonsoir. » Malheureusement, une pIerre lancée atteignit malencontreusement Claude Brutel au front ; au rapport du chirurgien le coup n’était nullement mortel ; il eût été facilement guéri, si Brutel se fut convenablement médicamenté et duement contregardé. Il n’en tint pas compte et alla faucher dès le lendemain et aux jours subséquens, et après avoir vacqué indifféremment à plusieurs ouvrages il mourut cinq semaines après, au très grand regret de François Briot qui, pour être soupçonné d’être la cause de sa mort, s’absenta du pays, y délaissant en grande désolation sa femme et leurs trois enfants. » <ref>Les Wiriot et les Briot, artistes lorrains du XVIe et du XVIIe siècle : nouvelles ... Jouve, Louis 1814-1896).</ref>
Sur la supplique de François Briot, qui raconte lui-même les faits, il obtint grâce et pardon par lettre de grâce et rémission accordée par Henri de Lorraine au nom du Duc le vendredi saint 1578. Un accord fut fait entre les parties pour secourir la veuve et ses enfants, à qui il donnait la somme de 80 francs, non compris les 30 francs qu’il avait payés à Brutel pendant sa maladie. « Il déclara son intention de se gouverner à l’avenir de façon telle qu’il ne courre plus d’inconvénients semblables ». Il s’agit bien de notre artiste cousin de Denis Briot, époux d'Isabeau Oudin. Ce couple a son premier enfant en février 1578 à Champigneulles. Cette Isabeau à un frère, Pierre, 1560-1643, réformé lui aussi, décédé à Paris en 1643. Ce dernier témoigne en 1606 des ''bonnes'' ''vies'' ''et'' ''mœurs'' de Nicolas Briot où il écrit bien « cognoistre led. Nicolas Briot dès son jeune âge, mesme a cognu ses pères, grand-mère, grand-père, mère, oncles et tantes, que led. depposant a hanté et fréquenté familièrement »
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