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68316 - Soultzbach-les-Bains

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Robot : édition fiches communes
|blason= [[Image:Blason Soultzbach-les-Bains-68316.png|150px]]
|DatePopulation= 1999
|Region= {{Region fr Al}}
|Departement= {{Departement 68}}
|Métropole=
|Superficie= 706
|Pointculminant= 899 m
|nomHabitants=Soultzbachois, Soultzbachoises
|Densité= 85,26
|Altitude=Mini: 306 m
* Soultzbach-les-Bains
==== Généralités historiques ====* Cité Dans les archives, le village est cité pour la première fois en [[1211 (]] sous la forme "Sulcebach" : de "Sulz," : = source salée, et "Bach" : = ruisseau). * Soultzbach est un village de défrichement tardif, mais qui connut connait un développement rapide. Les seigneurs de Hattstatt le fortifièrent en [[1275]] ; il devint une ville, dont ils firent hommage au duc de Lorraine en [[1294]], contre argent comptant. Ils y possédaient aussi un château dès le {{XIIIe siècle}}.* Après leur extinction en [[1585]], leurs héritiers, les Schauenburg, transformèrent le château en hôtel de bains. Les bains de Soultzbach, lancés vers [[1615]], furent très appréciés au {{XVIIe siècle}} et au {{XVIIIe siècle}} par la haute société européenne comme lieu de cure et de loisirs. Près de la limite des bans de Soultzbach et de Gueberschwihr, le château de Schrankenfels a été bâti au début du XIII{{e}} siècle par les seigneurs de [[68111 - Gueberschwihr|Gueberschwihr. Au {{XIVe siècle}}, il était aux Hattstatt ; au {{XVe siècle}} il était déjà en ruine.  ==== Le tourbillon de l'histoire ====* On retrouve les premières traces écrites de l’existence du village dans les archives dès [[1211]].<br>
: Durant tout le Moyen-Âge, la basse vallée de [[68226 - Munster|Munster]] est l’enjeu de puissantes rivalités entre les grandes familles nobles de la région (les Girsberg, les Hattstatt et les Ribeaupierre) ainsi que des Ducs de Lorraine qui possédaient la moitié de Soultzbach. Le village est également au centre du conflit opposant, au {{XIIIe siècle}}, les princes-évêques de [[67482 - Strasbourg|Strasbourg]] à la famille impériale des Hohenstaufen.
[[Fichier:68316 - Soultzbach-Bains_Château.jpg|thumb|left|300px|Ancien château des Hattstatt, restauré, devenu maison de retraite Sainte-Anne.<br><small>''Photo A. Viala Balp''</small>]]* La dynastie prédominante à Soultzbach est celle des '''Hattstatt''' dont le château d’origine, le Haut-Hattstatt, est situé dans la montagne entre Soultzbach et Gueberschwihr.<br>: Dès [[1250]], ils s’assurent des biens de l’abbaye de Marbach située à proximité et . En [[1275]] ils font entourer le village d’une enceinte fortifiée avec des fossés remplis par l’eau du Krebsbach, et y érigent un château en 1289 (mentionné sous le nom de « huz Sulzbach ». Le village devient alors une ville, dont ils font hommage au duc de Lorraine en [[12751294]], contre argent comptant.: En [[1504Fichier:68316 - Soultzbach-bains_Château_Oriel.jpg|thumb|right|130px|Oriel du château]]* Le château était alors encastré dans l’angle nord-ouest des fortifications, à l’endroit le plus exposé aux assaillants. Son oriel<ref>Fenêtre en encorbellement faisant saillie sur la façade</ref> se trouvait au-dessus de la porte d’entrée protégée par un pont-levis dont l’emplacement des solives est encore visible. À l’intérieur de la cour, la façade porte les armes des Hattstatt.* De multiples péripéties ont marqué la vie du château au {{XIVe siècle}} et au {{XVe siècle}}. Il révèle ainsi la succession des influences dans la vallée de la Fecht.{{Clr}} * '''Propriété des Hattstatt''' de 1275 à 1585 avec de nombreuses interruptions. Le plus célèbre d’entre eux, '''Jacques de Hattsatt s’installe à Soultzbach Hattstatt''', s’y installe en 1504 avec son épouse Marguerite de Rathsamhausen.<br> : En [[1505]], il promulgue des décrets et un sévère règlement de police qui entraîneront une révolte des habitants de Soultzbach en [[1514]]. L’affaire est portée devant l’empereur et un accord sera finalement trouvé, imposant des concessions aux deux parties.
: Jacques et Marguerite sont aussi à l'initiative de l'agrandissement du chœur de l'église, et les généreux donateurs de la custode.<br>
[[Fichier:68316 - Soultzbach-Bains_Gisant_Jacques_Marguerite_Entier.JPG|thumb|left|160px170px|Gisant en grès jaune de Rouffach<br><small>''Photo C. Angsthelm''</small>]]'''Leur gisant dans l'église Saint-Jean-Baptiste'''<br>Cette pierre tombale a séjourné à l'extérieur de la Révolution jusqu'en 1977 où il a été décidé de la protéger.<br>
Les personnages sont représentés avec les attributs de leur rang : Jacques en seigneur avec son armure, portant épée et gantelet, Marguerite en noble Dame avec une robe à collerette ornée d'une broche.<br>
<u>Traduction de l'inscription</u> : « En 1514, le noble écuyer Jacques de Hattsattt mourut le jour de la Saint-Jacques. Que Dieu ait son âme. En 1518, le huitième jour après la Saint-Georges, mourut la noble Dame Marguerite de Rathsamhausen, épouse de l'écuyer Jacques ».
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68316 - Soultzbach-Bains_Gisant_Portraits.JPG|<center>Portraits<br><small>''Photo C. Angsthelm''</small></center>68316 - Soultzbach-Bains_Gisant_Inscription.JPG|<center>Inscription<br><small>''Photo C. Angsthelm''</small></center>
</gallery>
{{Clr}}
* '''Nicolas de Hattstatt''', illustre guerrier, séjourna souvent à Soultzbach entre deux campagnes militaires. Il mourut sans descendance en [[1585]] et avec lui s’achève la lignée.
* En [[1603]]'''Propriété des Schauenberg''': Après l'extinction des Hasttatt en 1585, les barons de Schauenbourg prirent la succession des Hattstatt en héritant Schauenberg héritent du villageen 1603, du château et de la source. Et en [[1615]], ils transforment le château en hôtel pour curistes.
* Les armes '''La roue tourne'''* Au cours de Soultzbach ont été créées par la Commission Héraldique du Haut Rhin et adoptées par son existence, le Conseil Municipal en 1965château a subi de nombreuses transformations. Elles reprennent Après les armoiries successives Schauenberg, il passe aux mains des Hattstatt et des SchauenbourgBobérieth.  ==== Une position convoitée ====* De tous tempsEt il poursuit sa fonction d'hôtel thermal, notamment après la position géographique de Soultzbach a étroitement mêlé le village aux faits militaires découverte de la région. En [[1275]], la cité est entourée de remparts, et de fossés remplis par l’eau Source du KrebsbachChâteau, ce qui permettra au village fera de se défendre contre ses assaillantsla propriété une station balnéaire complète.<br>: * Souvent convoité par les seigneurs locaux, avides de conquête et de pouvoir, le village a connu une histoire mouvementée. Jugez-en plutôt : au {{XVIe siècle}} et au {{XVIIe siècle}}, cinq fois encore il sera donné, repris, vendu et même prêté en gage !* Au début du {{XXe siècle}}, le château est acheté par la Congrégation des Sœurs de la Divine Providence de Ribeauvillé pour devenir leur maison de repos et de retraite dédiée à sainte Anne.* Si au cours de la Première Guerre Mondiale Soultzbach a connu peu de combats, il constitua cependant une position stratégique de première importance pour les troupes allemandes.<br>: La commune a vu s’installer à proximité un camp de pionniers, une voie ferrée et un téléphérique destinés à alimenter en bois, vivres et munitions les soldats du front des Vosges, et même un canon de 420 pour bombarder le Col de la Schlucht et l’Hôtel de l’Altenberg au cours de l’année [[1915]].* Pendant la seconde Guerre Mondiale, il servira d’infirmerie militaire allemande et de refuge pour la population du village.''(Source : [http://www.soultzbach.com/ Site de la Mairie])''
==== Une ville d'eau ====
* L’eau a apporté charme et bien-être au village grâce à ses sources thermales et ses fontaines, symboles de vie et d’échanges sociaux. L’eau de Soultzbach est une eau bicarbonatée mixte, alcalinisante, diurétique et reconstituante. Légèrement gazeuse et d’un goût agréable, elle est particulièrement recommandée dans les cas d’anémie, de manque d’appétit ou de troubles de la digestion.
* La légende attribue à Blaeschen, gourmande génisse du jeune Frantz, la découverte de la principale '''source thermale de Soultzbach''' en [[1603]].<br>: Mais selon la version historique, la source était connue bien plus tôt puisqu’au début du XVI{{e}} siècle, Jacques de Hattstatt fit reconstruire la Maison des Bains (Badehus). Par ailleurs, des documents du {{XIIIe siècle}} mentionnent le village sous le nom de « Sulzpach » ce qui indique la présence d’eaux minérales. Les derniers seigneurs de Soultzbach, les Schauenbourg, avaient d’ailleurs compris tout l’intérêt de l’utilisation médicale de la source : au {{XVIIe siècle}} et au {{XVIIIe siècle}}, ils développent en développant l’activité thermale du village en faisant construire avec construction des bains et en logeant les logement des curistes au château.* Un médecin de Fribourg publie en [[1616]] un livre à l’usage des baigneurs, dans lequel il faisait fait grand éloge de la source de Soultzbach. En effet, la La station thermale est appréciée par d’illustres visiteurs : on y rencontre la noblesse bâloise, l’Archiduc Léopold d’Autriche, le Comte Eberhard de Ribeaupierre, Euloge Schneider, sanguinaire accusateur public de la Révolution. Le célèbre séducteur italien Casanova y livra une partie de cartes de 42 heures sans manger ni dormir ! Ce tour de force s’acheva par l’abandon de son adversaire, un capitaine français, qui perdit ainsi 50 000 francs en louis d’or.
* Au cours du {{XVIIIe siècle}}, on mène grande vie et de brillantes fêtes alternent avec les séances de cure. Les équipements de captage et de soins s’améliorent avec la fréquentation. En [[1718]], on fait des travaux permettant de capter la source principale dans trois réservoirs et on construit une halle au dessus de la source appelée « Appetitquelle » (source de l’appétit). Après une période de désaffection, les affaires reprennent au début du {{XIXe siècle}} et on commence à commercialiser l’eau en cruches.
[[Fichier:68316 - Soultzbach-Bains_Source_Château.jpg|thumb|left|280px|Source du château.<br><small>''Photo A. Viala Balp''</small>]]
[[Fichier:68316 - Soultzbach-Bains_Source_Info.jpg|thumb|right|130px|Panneau d'époque.<br><small>''Photo A. Viala Balp''</small>]]
* Pour la première fois en [[1842]], la source est séparée du château : le nouveau propriétaire de la source, un industriel suisse, lui donne son nom actuel « Gonzenbach » et construit un complexe thermal. Le propriétaire du château, privé du pactole, fait creuser un puits sur ses terres et, par chance, trouve une autre source appelée « source du château ».
* Mais les bains passent de mode et la station thermale tombe peu à peu dans l’oubli. À la fin de la Première Guerre Mondiale, la commune '''la commune complète le nom de village de Soultzbach en y ajoutant « les Bains »''' pour immortaliser son prestigieux passé thermal. <br>: Le bâtiment des bains a définitivement disparu en [[1976]].* En revanche l’eau de Soultzbach ne connut jamais de déclin. Exploitée de façon industrielle depuis la fin du XIX{{XIXe sièclee}} siècle par les descendants de M. De Gonzenbach, elle est commercialisée aujourd’hui par la société Carola de [[68269 - Ribeauvillé|Ribeauvillé]]. Cette source produit près de 2 millions de bouteilles par an.
===Coutumes===
==== Le Pfingstpflétteri ou l'exorcisme de l'hiver ====
Le "Pfingstpflétteri" ou le "Pfingstapflétteri" est une coutume d’origine mystérieuse, au nom littéralement intraduisible.<br>
* À Soultzbach, l’existence de cette tradition est liée au symbolisme de l’eau et à son action purificatrice. Elle relève d’un rituel magique dont se méfiait jadis une partie de la population.
: Les acteurs du rite son exclusivement des garçons de 12 à 14 ans, donc d’âge non nubile et symboles d’innocence. Ils sont chargés d’enfermer l’hiver (la mauvaise saison, l’esprit du malin) dans une grande hutte de branches et de feuillages. Ils le promènent ensuite par les rues à la vue et au su de tous et le précipitent dans la rivière (purification par l’eau), proclament proclamant par là la victoire symbolique du renouveau printanier sur les maléfices.<br>: Ainsi, le brancard est confectionné quelques jours avant la Pentecôte et porté en procession le dimanche par les 6 ou 8 garçons les plus forts du groupe, protégé par les autres munis de rameaux pour écarter les curieux. En le promenant par les rues, ils récitent une mélopée monocorde en dialecte alsacien dont le refrain peut se traduire ainsi « ''Voici qu’arrive l’hiver, enfermé dans son bel habit, tira, tira, tira '' ». On peut interpréter cela comme une''' moquerie adressée à l’hiver''', vaincu par la belle saison.<br>: Pour bien incarner l’hiver enfermé dans sa hutte de verdure, le plus petit garçon est caché dans les branchages du brancard. À quatre endroits différents du village, près des fontaines, le chargement est posé verticalement sur ses béquilles. Le petit prisonnier agite alors un rameau pour signifier une présence vivante aux spectateurs. Pendant ce temps, les gardiens trempent leurs longs rameaux dans l’eau de la fontaine et arrosent la population et les maisons, les protégeant contre le mauvais esprit en dispersant les curieux. En fin de parcours, le petit prisonnier est libéré très discrètement, son identité devant resté reser ignorée. « L’hiver dans son cercueil printanier » est ensuite jeté sans ménagements du haut du pont dans l’eau purificatrice de la rivière.* Le nom de ce rite, le Pfingstpflétteri, est littéralement intraduisible.<br>: Dans les familles nombreuses, on nommait « Pfétteri » le dernier-né ou le plus faible de la couvée. Mais le verbe « pfléttra » signifie aussi grelotter, avoir froid, ce qui peut faire référence à l’hiver, ses maladies et ses privations.
==== Le culte du feu ====
* Le Saint Patron de Soultzbach est Saint saint Jean-le-Baptiste. Aux alentours du 24 juin a lieu la crémation des bûchers de la Saint -Jean, coutume extrêmement prisée dans le village, occasion de fêtes, d’amusements et de rires.<br>
: Chaque année, et cela depuis longtemps, deux bûchers sont construits sur le Rebberg dominant Soultzbach.<br>
:- Le plus petit nommé « Maïe » qui comporte en son centre un jeune sapin offert par la commune est gardé par les futurs conscrits.<br>
: Quand les flammes ont bien pris, les conscrits (les Mélisses) y allument leur torches et partent en courant faire le tour du Rebberg. Pendant ce temps, les jeunes filles (les Mélissemeidler) allument le grand bûcher. À leur retour, les conscrits retrouvent le brasier et un couloir de cendres matérialisé sur le sol. Depuis ce couloir, ils devront par trois fois bondir au dessus du feu. Les Maïeloescher, plus jeunes, devront traverser le feu seulement une ou deux fois.
* Ce rite symbolise '''le retour de l’été'''. Mais à Soultzbach, il est aussi une preuve de courage et de virilité. Dans la coutume populaire, on raconte que ces manifestations avaient une influence sur les récoltes à venir et donc sur la fécondité de la nature et même sur celle des couples du village.
 
==== Sculpteurs de père en fils ====
[[Fichier: 68316 - Soultzbach-Bains_Maître_Autel.JPG|thumb|right|130px|Église St-Jean-Baptiste, maître-autel.<br><small>''Photo C. Angsthelm''</small>]]
Natif de [[68112 - Guebwiller|Guebwiller]], Jean-Antoine WERLE (+ 1756) vint s’installer à Soultzbach après avoir épousé en [[1720]] Anna Francisca SANER, la fille du Schultheiss.<br>
Il occupa la maison située aujourd’hui au 13, rue des Bains sur laquelle on peut encore lire sur la clé de voûte de la grande porte « Antonius Werlé Anno 1727 » avec les insignes de son métier d’ébéniste.
 
C’est vraisemblablement peu après son installation que ce bâtisseur d’autels commença à travailler à Soultzbach et dans diverses églises d’Alsace (Thierenbach, Schauenberg, [[68226 - Munster|Munster]], Mulbach, Houssen…).<br>
Ébéniste fort apprécié, il travaillait également en qualité d’entrepreneur et engageait parfois d’autres sculpteurs. Il fit partie notamment de l’équipe des artistes alsaciens du {{XVIIIe siècle}} : KETTERER-BRAUN
 
François-Antoine WERLE (1723-1775), fils du précédent, exerça également avec talent le métier de son pére.<br>
C’est lui qui terminera le Maître-Autel de l’Eglise Saint Jean-Baptiste.
{{Clr}}
 
==== Croix et calvaires ====
[[Fichier:68316 - Soultzbach-Bains_Calvaire_1784.JPG|thumb|left|130px|Calvaire de 1784<br><small>{{Photo B.ohland}}</small>]]
[[Fichier:68316 - Soultzbach-Bains_Calvaire_Détail.JPG|thumb|right|130px|Détail<br><small>{{Photo B.ohland}}</small>]]
Contrairement à l’amont de la vallée de Munster, Soultzbach n’a pas été touché par la réforme protestante ({{XVIe siècle}}). L’appartenance des habitants de Soultzbach au catholicisme est confirmée par la présence de croix et de calvaires sur l’ensemble du ban communal et à l’intérieur du village.
 
Les croix, selon leur localisation ou contexte, avaient plusieurs significations : une fonction expiatoire, témoignage d’un événement tragique (meurtres ou accidents mortels), de protection à un endroit suspect ou borne délimitant la commune. De tous temps les croix ont été les témoins visibles de la foi vive qui animait la population locale. Elles sont aujourd’hui des exemples typiques d’un art populaire vivant soumis à de multiples influences.
{{Clr}}
 
==== La vie au château ====
* Le château de Soultzbach, construit par la famille des Hattstatt, est mentionné pour la première fois en [[1289]] sous le nom de « huz Sulzbach ».
: Il était alors encastré dans l’angle nord-ouest des fortifications qui entourent le village, à l’endroit le plus exposé aux assaillants. Son oriel<ref>Fenêtre en encorbellement faisant saillie sur la façade</ref> se trouvait au-dessus de la porte d’entrée protégée par un pont-levis dont l’emplacement des solives est encore visible. À l’intérieur de la cour, la façade porte les armes des Hattstatt.
 
* De multiples péripéties ont marqué la vie du château au {{XIVe siècle}} et au {{XVe siècle}}. Il révèle ainsi la succession des influences dans la vallée de la Fecht. Il sera la propriété des Hattstatt de [[1275]] à [[1585]] avec de nombreuses interruptions. Le plus célèbre d’entre eux, Jacques de Hattstatt, s’y installe avec son épouse en [[1504]]. Ils y passeront la majeure partie de leur existence et seront enterrés dans l’église du village où se trouve encore leur beau gisant.<br>
: Au cours de son existence, le château a subi de nombreuses transformations. Ainsi, la famille des Schauenbourg cesse d’y habiter en [[1615]] pour le transformer en hôtel pour les curistes. Ce sera sa fonction pendant de nombreuses années, notamment après la découverte de la Source du Château, qui fera de la propriété une station balnéaire complète.<br>
: Au début du {{XXe siècle}}, le château est acheté par la Congrégation des Sœurs de la Divine Providence de Ribeauvillé pour devenir leur maison de repos et de retraite dédiée à sainte Anne.<br>
: Enfin, pendant la Première Guerre Mondiale, il servira d’infirmerie militaire allemande et de refuge pour la population du village.
''(Source : [http://www.soultzbach.com/ Site de la Mairie])''
 
==== Lieux de culte ====
Curieusement, Soultzbach-les-Bains possède deux lieux de culte : l’église Saint-Jean-Baptiste, située à l’écart du village et la chapelle Sainte-Catherine, intra-muros. ''Se reporter au chapitre "Patrimoine".''
 
==== Le mystère de la fontaine ====
Quatre têtes de femmes aux bouches bâillonnées ornent la fontaine érigée par Jacques de Hattstatt en face de la Chapelle.<br>
Était-ce pour faire taire la résistance des habitants contre le pouvoir seigneurial ou s’agit-il d’un avertissement adressé aux femmes venant chercher de l’eau, afin qu’elles ne soient pas aussi bavardes que l’eau.
 
==== Un charmant village alsacien ====
On peut imaginer que les habitants de Soultzbach vivaient très à l’étroit dans leur village fortifié, ce qui les obligea à utiliser chaque centimètre carré de leur espace vital.<br>
Les maisons construites à proximité immédiate des remparts intègrent même une partie des murs défensifs et donnent au village son aspect d’imbrication. En [[1788]], un terrible ouragan ravagea le village, arrachant toutes les toitures et causant d’énormes dégâts, estimés alors à plus de 4000 livres tournois.
 
Au cours de la deuxième moitié du XIX ème, les tours et les portes fortifiées de Soultzbach furent détruites et les pierres récupérées pour de nouvelles constructions.<br>
Ces transformations advinrent après le gigantesque incendie de [[1844]] qui détruisit la partie nord du village et l’affecta pour de nombreuses années.
 
==== Les maisons à pans de bois ====
Le principe de construction des maisons à pans de bois est relativement simple. On l’utilise encore de nos jours dans les nouvelles constructions à ossature en bois.
 
L’assemblage des poutres est plus ou moins complexe et les vides sont comblé de torchis (mélange d’argile et de paille hachée) appliqué sur un clayonnage de branches placées entre les poutres de bois.
 
Cette technique, savoir-faire unique du charpentier personnage clé de la construction des maisons en Alsace, a permis de compenser le manque de place dans l’enceinte des villages fortifiés tel que Soultzbach. Elles offraient l’avantage d’occuper les moindres espaces disponibles et permettaient grâce à l’encorbellement d’augmenter à l’étage supérieur la surface habitable.
 
Ceci est particulièrement visible dans la Grand’rue. On peut également y apercevoir des maisons de style {{XVIIème siècle}} richement décorées et des maisons du {{XVIIIème siècle}} et du {{XIXème siècle}} plus simples. Cette variété de sytles particulièrement marquée à Soultzbach, est vraisemblablement liée à son histoire culturelle, aux modes transmises par les curistes mais également à l’incendie de [[1844]].
 
* Source : [http://www.soultzbach.com/ Site de la Mairie]
=== Héraldique ===
* Les armes de Soultzbach ont été créées par la Commission Héraldique du Haut Rhin et adoptées par le Conseil Municipal en 1965. Elles reprennent les armoiries successives des Hattstatt et des Schauenbourg.
* De gueules à la bordure nébulée d'azur et d'argent, au sautoir d'or brochant sur le tout<ref>[http://www.archives.haut-rhin.fr/medias/customer_2/Archives_AncMod/Document_38141.pdf Archives du Haut-Rhin]</ref>.
=== Histoire administrative ===
== {{Patrimoine}} ==
=== Église Patrimoine Religieux ===Curieusement, Soultzbach-les-Bains possède deux lieux de culte : l’église Saint-Jean-Baptiste === , située à l’écart du village et la chapelle Sainte-Catherine, intra-muros.
==== Église Saint-Jean-Baptiste ====[[Fichier:68316 - Soultzbach-Bains_Eglise_Saint_J_Baptiste.JPG|thumb|left|260px|Église St-Jean-Baptiste<br><small>{{Photo B.ohland}}</small>]] [[Fichier:68316 - Soultzbach-Bains_Eglise_J_Baptiste_Nef.JPG|thumb|right|260px|Intérieur de la nef.<br><small>''Photo C. Angsthelm''</small>]]* Située en hauteur et à l’écart du bourg, l’église paroissiale, dans ses dimensions actuelles, résulte des transformations d’une ancienne chapelle de cimetière. Le patronyme Un premier sanctuaire aurait existé à cet endroit dès le {{XIVe siècle}} et serait devenu chapelle funéraire pour les Hatstatt. Quant au vocable "Saint Jean-Baptiste ", il est sans doute à mettre en relation avec un lieu de baptême et les sources de Soultzbach.* Au fil des siècles, l’église a connu plusieurs rénovations, agrandissements et reconstructions. Ses plus anciennes traces remontent à la fin du {{XVème siècle}} : elles concernent le chœur, renforcé à l'extérieur par des contreforts, et dont une des nervures intérieures supportant les voûtes est ornée aux armes des Hattstatt, ainsi qu'une custode (armoire eucharistique) située dans le chœur.<br>: La nef est l'œuvre de Martin Moll en 1738. Puis deux travées ont été rajoutées un siècle plus tard par l'architecte Külmann de Colmar.<br>: Le clocher-porche a été réalisé en 1898 par l'architecte Bloch, également colmarien, qui s'est plus ou moins inspiré de l'art roman pour le décor.* L’édifice recèle de nombreux chefs d’œuvres.
Au fil des siècles===== Le mobilier liturgique =====* <u>La custode</u> : elle date de 1500 et constitue un chef d'œuvre de l'art gothique flamboyant. le maître sculpteur y a laissé sa trace, la même que sur "La mise au tombeau" dans l'église de Vieux-Brisach. Ce pourrait être un associé de Conrad Syffer, l’église maître d'œuvre à la cathédrale de Strasbourg.* <u>Le chemin de croix</u> : les tableaux ont été peints en 1838 par Charles Rohn* <u>L'orgue</u> : Soultzbach-les-Bains a connu plusieurs rénovationsété le premier village d'Alsace à posséder un orgue, en 1700, agrandissements et reconstructionsréalisé par J. Michel Cräner. l'instrument actuel est l'œuvre de Joseph Callinet en 1832/1833<ref>[http://www.soultzbach.com/patrimoine. Ses plus anciennes traces remontent à html Sur le site de la fin Mairie]</ref>.* <u>Les autels</u> : chefs d'œuvre du maître sculpteur Werlé au début du XVIII{{XVème sièclee}}siècle, celui de droite est dédié à saint Sébastien, deuxième patron de l'église et date de 1722 ; celui de gauche est dédiée à la Vierge Marie et date de 1730.* <u>Les vitraux</u> : celui de sainte-Anne a été refait en 1941 par Robert Gall. Il s’agit d’une custode (armoire eucharistique) située dans le chœur<gallery perrow=5 widths=165 heights=150>68316 - Soultzbach-Bains_Eglise_J_Baptiste_Custode.JPG|<center>Custode de 1500<br/center>L’édifice recèle 68316 - Soultzbach-Bains_Eglise_J_Baptiste_Chemin_Croix.JPG|<center>Tableau du chemin de nombreux chefs d’œuvres dont notamment les croix</center>68316 - Soultzbach-Bains_Eglise_J_Baptiste_Autels.JPG|<center>Les trois remarquables autels conçus dans l’entourage </center>68316 - Soultzbach-Bains_Eglise_J_Baptiste_Tête_Sébastien.JPG|<center>La tête de l’ébéniste Jeansaint Sébastien entourée d'anges</center>68316 -Baptiste WERLE ainsi qu’un orgue Callinet de [[1833]]Soultzbach-Bains_Eglise_J_Baptiste_Vitrail. Mais la raison JPG|<center>Le vitrail de sa situation à l’extérieur de l’enceinte du village reste incertaine.sainte Anne</center></gallery>
* ==== Chapelle Sainte-Catherine ====[http[Fichier:68316 - Soultzbach-Bains_Chapelle_Sainte_Catherine.jpg|thumb|left|200px|Chapelle Ste-Catherine.<br><small>''Photo A. Viala Balp''</small>]][[Fichier:68316 - Soultzbach-Bains_Chapelle_Porte_2.jpg|thumb|right|150px|Porte datée de 1760.<br><small>''Photo A. Viala Balp''</wwwsmall>]]Une légende raconte qu’elle aurait été construite suite à une épidémie de peste mais rien ne permet de l’affirmer.soultzbachMentionnée pour la première fois en [[1620]], elle contient cependant un tabernacle que l’on peut dater de la fin du {{XVe siècle}}.com<br>Rénovée en [[1760]], puis en [[1875]] par l’abbé Jean-Jacques Bobérieth et à nouveau en [[1962]], elle contient quelques œuvres d’art remarquables dont notamment des sculptures attribuées à l’entourage de Jean-Antoine WERLE (+1756), un ancien tableau d’autel signé Charles ROHN (1840) représentant la décollation de Sainte-Catherine.<br>Présentant un intérêt, exceptionnel, les deux tableaux d’autel de Franz Georg HERMANN (1692-1768), maître de la peinture baroque, ont été restaurés en [[1987]] à l’initiative de l’abbé Antoine REINBOLT ; curé du village avec l’aide de la municipalité, du Ministère des Affaires Culturelles, du Conseil Général du Haut-Rhin, de bienfaiteurs et de paroissiens.<br>Les œuvres de la Chapelle Sainte-Catherine sont détaillées dans un fascicule en quadrichromie sur les églises de Soultzbach-Les-Bains disponible auprès de la Mairie, au Presbytère (9, rue de l’Église) et à la Chapelle Sainte Catherine.{{clr}}<gallery>68316 - Soultzbach-Bains_Chapelle_Catherine.JPG|<center>Chœur et autel</center>68316 - Soultzbach-Bains_Chapelle_Catherine_Statue_1.JPG|<center>Sainte Catherine</center>68316 - Soultzbach-Bains_Chapelle_Catherine_Statue_2.JPG|<center>Vierge à l'enfant</patrimoinecenter>68316 - Soultzbach-Bains_Chapelle_Catherine_Tableau.html Sur JPG|<center>Tableau de F.G. Hermann représentant le site martyre de la Mairie]sainte Catherine</center></gallery>
=== Chapelle Sainte-Catherine = Bildstock, calvaires et croix ====Une légende raconte qu’elle aurait * Le Bildstock, édicule avec lanterne, a été construite suite déplacé près de l'église St-Jean-baptiste au premier quart du XVI{{e}} siècle. Il était probablement peint de scènes religieuses.* Contrairement à une épidémie l’amont de la vallée de Munster, Soultzbach n’a pas été touché par la réforme protestante L’appartenance des habitants de Soultzbach au catholicisme est confirmée par la présence de peste mais rien ne permet croix et de l’affirmercalvaires sur l’ensemble du ban communal et à l’intérieur du village. Mentionnée pour la première fois en [[1620]]Les croix, selon leur localisation ou contexte, avaient plusieurs significations : une fonction expiatoire, témoignage d’un événement tragique (meurtres ou accidents mortels), elle contient cependant de protection à un tabernacle que l’on peut dater endroit suspect ou borne délimitant la commune. De tous temps les croix ont été les témoins visibles de la fin du {{XVème siècle}}foi vive qui animait la population locale. Elles sont aujourd’hui des exemples typiques d’un art populaire vivant soumis à de multiples influences.
Rénovée en [[1760]], puis en [[1875]] par l’abbé Jean<gallery perrow=5 widths=165 heights=150>68316 -Jacques Bobérieth et à nouveau en [[1962]], elle contient quelques œuvres d’art remarquables dont notamment des sculptures attribuées Soultzbach-Bains_Bildstock.jpg|<center>Bildstock</center>68316 - Soultzbach-Bains_Calvaire_1784.JPG|<center>Calvaire de 1784</center>68316 - Soultzbach-Bains_Calvaire_Détail.JPG|<center>Détail</center>68316 - Soultzbach-Bains_Croix_Eglise.jpg|<center>Croix adossée à l’entourage de Jeanl'église</center>68316 -Antoine WERLE (+1756), un ancien tableau d’autel signé Charles ROHN (1840) représentant la décollation de SainteSoultzbach-CatherineBains_Pierre_Tombale.jpg|<center>Stèle incrustée dans le mur de l'église</center></gallery>{{Clr}}
Présentant === Autre patrimoine ======= Maisons à pans de bois ====* On peut imaginer que les habitants de Soultzbach vivaient très à l’étroit dans leur village fortifié, ce qui les obligea à utiliser chaque centimètre carré de leur espace vital.<br>: Les maisons construites à proximité immédiate des remparts intègrent même une partie des murs défensifs et donnent au village son aspect d’imbrication. En [[1788]], un intérêtterrible ouragan ravagea le village, exceptionnelarrachant toutes les toitures et causant d’énormes dégâts, les deux tableaux d’autel estimés alors à plus de Franz Georg HERMANN (1692-1768), maître 4000 livres tournois.<br>: Au cours de la peinture baroquedeuxième moitié du XIX{{e}}, ont été restaurés en les tours et les portes fortifiées de Soultzbach furent détruites et les pierres récupérées pour de nouvelles constructions.<br>: Ces transformations advinrent après le gigantesque incendie de [[19871844]] qui détruisit la partie nord du village et l’affecta pour de nombreuses années.* Le principe de construction des maisons à l’initiative pans de bois est relativement simple. On l’utilise encore de nos jours dans les nouvelles constructions à ossature en bois.<br>: L’assemblage des poutres est plus ou moins complexe et les vides sont comblés de torchis (mélange d’argile et de l’abbé Antoine REINBOLT ; curé paille hachée) appliqué sur un clayonnage de branches placées entre les poutres de bois.<br>: Cette technique, savoir-faire unique du village avec l’aide charpentier, personnage clé de la municipalitéconstruction des maisons en Alsace, du Ministère a permis de compenser le manque de place dans l’enceinte des villages fortifiés tels que Soultzbach. Elle offrait l’avantage d’occuper les moindres espaces disponibles et permettait grâce à l’encorbellement d’augmenter à l’étage supérieur la surface habitable.<br>: Ceci est particulièrement visible dans la Grand’rue. On peut également y apercevoir des maisons de style {{XVIIe siècle}} richement décorées et des Affaires Culturelles, maisons du Conseil Général {{XVIIIe siècle}} et du Haut-Rhin{{XIXe siècle}} plus simples. Cette variété de styles particulièrement marquée à Soultzbach, est vraisemblablement liée à son histoire culturelle, aux modes transmises par les curistes mais également à l’incendie de bienfaiteurs et [[1844]].<br>: ''(Source : [http://www.soultzbach.com/ Site de paroissiens.la Mairie])''
Les œuvres ==== Le mystère de la Chapelle Saintefontaine ====[[Fichier:68316 - Soultzbach-Catherine sont détaillées dans un fascicule Bains_Fontaine.JPG|thumb|left|160px|Fontaine de 1601<br><small>''Photo A. Viala Balp''</small>]]<br><br>* Quatre têtes de femmes aux bouches bâillonnées ornent la fontaine érigée par Jacques de Hattstatt en quadrichromie sur les églises face de Soultzbachla Chapelle au début du XII{{e}} siècle.<br>: Était-Lesce pour faire taire la résistance des habitants contre le pouvoir seigneurial ou s’agit-Bains disponible auprès il d’un avertissement adressé aux femmes venant chercher de la Mairiel’eau, afin qu’elles ne soient pas aussi bavardes que l’eau ?<br>* Cette fontaine, appelée « Fontaine au Presbytère (lion »<ref>Page 187, in Daniel Delattre, ''Le Haut-Rhin, les 377 communes'', Grandvilliers, Éditions Delattre, 2015, 240 pages, ISBN 978-2-36464-078-8</ref> est inscrite aux Monuments historiques depuis 1934<ref>[http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=68316&NUMBER=23&GRP=0&REQ=%28%2868316%29%20%3aINSEE%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=9, rue de l’Eglise) et à la Chapelle Sainte Catherine&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous Base Mérimée] </ref>.{{Clr}}
== {{Repères géographiques}} ==
 [[Image:Val_de_munster.jpg|300px240px|left|thumb|Vallée de Munster]][[Fichier:68316 - Soultzbach-Bains_Circuit.JPG|thumb|right|260px|Circuit historique du village]]Petit village dans la vallée de Munster (l'une des plus belles des Vosges), sur la route des Vins d'Alsace, Soultzbach-les-Bains est traversé par le Krebsbach et le Runsbach et se situe à 6 km de [[68226 - Munster|Munster]] et à 14 km de [[68066 - Colmar|Colmar]]. <br>Les communes limitrophes sont Wasserbourg, Griesbach-au-Val et Wihr-au-Val. {{clr}}
== {{Démographie}} ==
|An34=2006 |Hab34=644
|An35=2011 |Hab35=694
|An36=2016 |Hab36=-741|An37=- 2021 |Hab37=-
|An38=- |Hab38=-
|An39=- |Hab39=-
== {{Illustrations, photos anciennes}} ==
<galleryperrow=5 widths=165 heights=150
<small>Cliquez sur les photos pour les agrandir</small>
 
Image:Soultzbah_Vue.jpg|<center>Vue générale</center>
68316 - Soultzbach-Bains_Eglise_J_B_Portail.jpg|<center>L'église St-Jean-Baptiste.<br><small>''Photo A. Viala Balp''</small></center>
Image:Soultzbach_Mairie.jpg|<center>La Mairie</center>
Image:Soultzbach_Eglise68316 - Soultzbach-Bains_Tour_Château.jpg|<center>lTour du château, datant du XIII{{e}}.<br><small>'église'Photo A. Viala Balp''</small></center>
Image:Soultzbach_Pans_de_bois.jpg|<center>Maisons en pans de bois</center>
 
</gallery>
* [http://www.soultzbach.com/albumphoto.htm Galerie de la Mairie]
 
=== Personnalités liées à la commune ===
==== Sculpteurs de père en fils ====
[[Fichier: 68316 - Soultzbach-Bains_Maître_Autel.JPG|thumb|right|130px|Église St-Jean-Baptiste, maître-autel]]
Natif de [[68112 - Guebwiller|Guebwiller]], Jean-Antoine WERLE (+ 1756) vint s’installer à Soultzbach après avoir épousé en [[1720]] Anna Francisca SANER, la fille du Schultheiss.<br>
Il occupa la maison située aujourd’hui au 13, rue des Bains, sur laquelle on peut encore lire sur la clé de voûte de la grande porte « Antonius Werlé Anno 1727 » avec les insignes de son métier d’ébéniste.
 
C’est vraisemblablement peu après son installation que ce bâtisseur d’autels commença à travailler à Soultzbach et dans diverses églises d’Alsace (Thierenbach, Schauenberg, [[68226 - Munster|Munster]], Mulbach, Houssen…).<br>
Ébéniste fort apprécié, il travaillait également en qualité d’entrepreneur et engageait parfois d’autres sculpteurs. Il fit partie notamment de l’équipe des artistes alsaciens du {{XVIIIe siècle}} : KETTERER-BRAUN
 
François-Antoine WERLE (1723-1775), fils du précédent, exerça également avec talent le métier de son pére.<br>
C’est lui qui terminera le Maître-Autel de l’Eglise Saint Jean-Baptiste.
{{Clr}}
== {{Familles notables}} ==
{{Notable-Entete}}
{{Notable-Donnees|Nom=Jean Adam SCHULTZ |Dates=- |Commentaire=Né à Brunstatt le 2/09/1700. Ordonné prêtre le 26/05/1725. Curé pendant 40 ans, dont curé ici. Décédé le 26/12/1775 à Soultzbach. Enterré dans le chœur de l'église. }}
{{Notable-Donnees|Nom=- |Dates=- |Commentaire= }}
{{Notable-Donnees|Nom=Joseph-Jacques KEILBACH<br>En religion : Père Meinrad |Dates= - septembre 1793|Commentaire=Né à Oberseebach le 25 juillet 1751. Ancien capucin à [[67180 - Haguenau|Haguenau]]. Curé constitutionnel, il officie aussi à Hundsbach. Curé de Lutterbach de septembre 1793 à juillet 1794. Arrêté et déporté en juillet 1794.}}
{{Notable-Donnees|Nom=- |Dates=- |Commentaire= }}
{{Notable-Donnees|Nom=Antoine REINBOLT |Dates=- |Commentaire=Curé en 1987 }}
{{Notable-Donnees|Nom=Joseph-Jacques KEILBACH<br>En religion : Père Meinrad |Dates= - septembre 1793|Commentaire=Né à Oberseebach le 25 juillet 1751. Ancien capucin à [[67180 - Haguenau|Haguenau]]. Curé constitutionnel, il officie aussi à Hundsbach. Curé de Lutterbach de septembre 1793 à juillet 1794. Arrêté et déporté en juillet 1794.}}
{{Notable-Fin}}
 
==== Les médaillés de la Légion d'honneur ====
 
{{Medaille-Entete|Photo=Médaille - Légion d'honneur.png |Taille=50 |Lien=Légion d'honneur }}
{{Medaille-Donnees|Nom=Octave Joseph KLASSER |Naissance=22 octobre 1872 |Deces=- |Commentaire=Sous-lieutenant à titre temporaire au 1{{er}} bataillon de réserve de la Chaouïa (Maroc).<br> Chevalier le 12 janvier 1916. [https://www.culture.gouv.fr/LH/LH122/PG/FRDAFAN83_OL1402027v001.htm Son dossier]}}
{{Medaille-Donnees|Nom=Jacques Pierre LUDWIG |Naissance=26 mars 1910 |Deces=- |Commentaire=Dossier non communicable }}
{{Medaille-Donnees|Nom=Jean-Baptiste STRAUB |Naissance=9 juin 1785 |Deces=2 juin 1839<br>
Saint-Amarin |Commentaire=Ex garde du 2{{e}} régiment de Grenadiers à pied.<br> Chevalier le 14 septembre 1813. [https://www.culture.gouv.fr/LH/LH265/PG/FRDAFAN83_OL2554037V001.htm Son dossier] }}
{{Medaille-Donnees|Nom=Alfred WAGNER |Naissance=17 novembre 1892 |Deces=- |Commentaire=Vice-président, juge-directeur du tribunal cantonal de Colmar.<br> Chevalier le 5 mai 1955. [https://www.culture.gouv.fr/LH/LH112/PG/FRDAFAN84_O19800035v0220012.htm Son dossier]}}
{{Medaille-Donnees|Nom=François Joseph WEISSER |Naissance=26 juillet 1775 |Deces=- |Commentaire=Caporal au 24{{e}} Régiment de ligne.<br> Chevalier le 1{{er}} octobre 1807. [https://www.culture.gouv.fr/LH/LH278/PG/FRDAFAN83_OL2753018V001.htm Son dossier]}}
{{Medaille-Fin}}
 
== {{Monument aux morts}} ==
 
{|
|-
|[[Fichier:68316 - Soultzbach-Bains_Monument_Morts.jpg|thumb|200px|<center> Le monument aux morts </center>]]
|}
 
==== Morts des guerres 1914-1918 / 1939-1945 ====
 
::: [[Image:Pictos recherche.png|20px|link=]] [[68316 - Soultzbach-les-Bains - Morts aux guerres|Consulter la liste]]
== Ressources généalogiques ==
{{Modèle:Horaire
|Lu-AM= 10h - 12h |Lu-PM= 14h - 17h|Ma-AM= 10h - 12h |Ma-PM= -
|Me-AM= - |Me-PM= -
|Je-AM= 10h - 12h |Je-PM= - |Ve-AM= 10h - 12h |Ve-PM= 14h - 17h
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|Di-AM= - |Di-PM= -
{{Modèle:Info_lieu
|Libellé= Mairie
|Photo=68316 - Soultzbach Mairie-les-Bains_Mairie.jpg|Taille= 250300|Adresse= 1, Grand'Rue |CP= 68230
|Commune=SOULTZBACH-LES-BAINS
|Tél=03 89 71 11 16
|Fax=03 89 71 07 17
|Courriel= [mailtohttp: //maire@soultzbach.com Contact]|Site= [ http://www.soultzbach.fr Site officiel]
|GPSlatitude= <!-- Degrés décimaux (Nord positif) (Séparateur décimal = .) -->
|GPSlongitude= <!-- Degrés décimaux (Est positif) (Séparateur décimal = .) -->
==== Patronymes ====
* [httphttps://search.geneanet.org/result.php3?lang=fr&name=&place=Soulzbach+&country=&source=&x=32&y=9 Sur la site de GeneaNet]
==== Remarques ====
== {{Bibliographie}} ==
{{#geneanet_books: 68316}}
* Daniel Delattre, ''Le Haut-Rhin, les 377 communes'', Grandvilliers, Éditions Delattre, 2015, 240 pages, ISBN 978-2-36464-078-8
 
== {{Voir aussi}} ==
* [http://en.alsacien.net/Soultzbach-les-bains page en alsacien]
* [http://www.soultzbach.com/ Site de la Mairie]
 
* [http://www.cc-vallee-munster.fr/ Site C.C.V.M.]
== {{Notes et références}} ==
{{Références}}
 
 
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{{Article de qualité}}
[[Catégorie:Communes de qualité (68, France)|S]]
<!-- Label de qualité -->
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