Recherche généalogique en Belgique

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Belgique
Drapeau Belge
Informations
Capitale Bruxelles
Population 11 203 992 hab. (2014)
Superficie 30 545 km²
Langue officielle Français,Néerlandais,Allemand
Liens complémentaires
Associations de Généalogie
Histoire de la Belgique
Localisation
Localisation de la Belgique

Particularités des recherches en Belgique

L'état civil a été institué en 1796 et les actes sont conservés dans les chefs-lieux d'arrondissement. La loi des 100 ans s'applique.

La Belgique est un état fédéral. S'il existe des " Archives Générales du Royaume ", dans les faits, nombre d'entre-elles ont été séparées et il est souvent nécessaire d'aller d'un dépôt d'archives à l'autre pour trouver les informations recherchées.
Vous trouverez plus d'informations sur le site : Archives d'état de Belgique.

Sachez que la plupart des microfilms concernant la Flandre se trouvent à Beveren, que ceux concernant la Wallonie (à l'exception du Luxembourg) se trouvent à Anderlecht, ceux concernant le Luxembourg sont à Arlon ou Saint-Hubert. Vous dites : " Compliquée la Belgique ? ".

Le site des Archives Générales du Royaume permet d'accéder en ligne à la quasi-totalité des actes des anciens registres paroissiaux de l'ensemble de la Belgique et à bon nombre d'actes de l'état-civil; il contient d'autre part une banque de données, sans cesse mise à jour et complétée, reprenant de nombreux actes. Cette base de données permet, si le généalogiste a la chance que sa région de prédilection soit déjà dépouillée, d'avancer plus dans les recherches.

Quoi qu'il en soit, et de manière très pragmatique (et pour ce qui concerne les actes de plus de cent ans) :

Pour Bruxelles et la région bruxelloise

Les 19 communes formant cette région : le généalogiste se rendra à Forest, avenue du Pont de Luttre, 74. Téléphone : 00-32- 25 24 61 15Les transports en commun sont conseillés pour s'y rendre (attention toutefois à l'insécurité du quartier) car s'il n'est pas impossible d'aller en voiture et de se garer dans ce quartier, la commune de Forest a instauré des règles de stationnement drastiques qui, pratiquement, empêchent le généalogiste de travailler en paix s'il ne veut pas se voir infliger une amende pour stationnement non payé. Notez que le dépôt n'est ouvert que du mardi au jeudi !!!

On prendra soin de vérifier sur le site http://arch.arch.be que le dépôt d'archives est bien ouvert pour ce jour-là. Le personnel y est extrêmement cordial et prendra le temps d'expliquer comment retrouver les microfilms recherchés. On y trouve les actes d'état civil ainsi que les registres paroissiaux, tout cela sous forme de microfilms. Des ordinateurs permettent aussi la consultation de ces mêmes actes mis en ligne. Dans une petite salle annexe, on y trouve également les tables (index modernes écrit dans la seconde moitié du XIXe siècle) des registres paroissiaux sous forme de registre reliés pour la plupart des communes de la Région (mais pas pour Bruxelles-ville malheureusement, même si les index paroisse par paroisse ainsi que les registres y sont consultables).

Pour Bruxelles-(ville), avec une limitation stricte à ce territoire, le généalogiste peut également se rendre aux Archives de la ville de Bruxelles, rue des Tanneurs 65 à Bruxelles. Les transports en commun sont plus que recommandés pour aller à la rue des Tanneurs : garer son véhicule dans le quartier est presque de l'ordre de l'impossible (sauf parkings payants mais qui sont assez éloignés cependant). Là, évidemment, on pourra consulter plus de sources pour retrouver ses ancêtres bruxellois (au sens strict d'habitant de la VILLE de Bruxelles) - notamment les registres de la population - mais toute cette documentation concerne plus le généalogiste "confirmé". Un petit guide des archives de la ville de Bruxelles, fort bien fait, écrit par Michel Vanwelkenhuyzen, guidera le lecteur aux Archives de la ville de Bruxelles (ce guide peut être acquis auprès des Archives de la ville de Bruxelles). Le problème de Bruxelles-(ville) est le nombre de paroisses : les index des registres paroissiaux ont été fondus en un seul index (totalement pour les mariages; de 1700 à 1796 pour les baptêmes) et il ne faut donc plus toujours consulter les index paroisse par paroisse (voyez ce qui est dit dans les pages "régionalisme", v° Bruxelles).

Pour la Wallonie

La plupart des registres d'état civil et des registres paroissiaux de Wallonie se trouvent également à Forest, à l'exception cependant de la période 1870-1900, la plupart du temps uniquement disponible dans les dépôts provinciaux. Tout cela sous forme de microfilms. Pour beaucoup de villages, les index des registres paroissiaux sont aussi consultables sous la forme de registres reliés dans une petite salle annexe à la salle de lecture des microfilms. Donc, sauf s'il s'agit de recherches bien précises pour une commune bien déterminée, nécessitant des recherches approfondies dans d'autres sources que les registres "de base" du généalogiste, le chercheur se rendra par priorité à ce dépôt d'archives à Anderlecht. En effet, le dépôt couvrant quasi toute la Wallonie, le chercheur pourra passer d'une commune à l'autre, au gré des déplacements de ses ancêtres, tout en effectuant les recherches dans le même dépôt d'archive. Les registres de certaines communes ne sont cependant pas disponibles à Forest (essentiellement la province du Luxembourg belge), mais un coup de fil ou un courriel pourront éviter un déplacement inutile.

Pour la Flandre

Le généalogiste pourra se rendre aux Archives de l'État à Beveren-(Waes), ville située non loin d'Anvers (Antwerpen), là où sont centralisés les registres paroissiaux et les registres d'état civil de toutes les provinces flamandes (donc, y compris le Brabant flamand avec les communes entourant la Région bruxelloise limitée aux 19 communes). C'est toute une expédition pour s'y rendre ! Si vous choisissez le train, il faudra aller jusque Berchem-Anvers et changer, pour prendre l'omnibus. Se garer dans les environs est possible et l'usage du GPS facilitera les choses. Prévoyez un pique-nique à manger sur place à midi, car il n'y a aucun commerce à proximité...

Qu'y trouvera-t-on ? Essentiellement les registres d'état civil et les registres paroissiaux sous forme de microfilms, et l'on pourra passer d'une commune flamande à l'autre sans difficultés. Cependant, le généalogiste pourra préférer d'autres dépôts d'archives : notamment le dépôt d'archives de Courtrai (Kortrijk en néerlandais). Outre les dépôts des Archives de l'État dans les provinces, il faut mentionner que beaucoup de villes flamandes ont également un dépôt communal d'archives. On citera par exemple Gand (à la "Zwarte Doos" à Gentbrugge, qui est aujourd'hui un quartier de Gand), à Bruges (dans l'ancienne chapelle du Franc de Bruges, au Burg près de la Grand-Place), à Audenarde (à l'ancienne abbaye de Magdendale), à Saint-Nicolas-(Waes) (à la bibliothèque de la ville près de la Grand-Place), à Anvers, etc. Ces dépôts d'archives sont intéressants à fréquenter surtout pour l'experience qu'ils détiennent sur leur ville : le personnel y est généralement d'une très grande compétence et peut guider le lecteur pour les cas "difficiles" voire "désespérés", et l'on pourra y bénéficier d'une bibliothèque comprenant la plupart des ouvrages traitant de la ville.

Mais, pour les trois régions du pays, qu'en est-il des recherches par correspondance ?

Là, il faut le dire, et sauf rares exceptions, c'est cher, parfois même très cher (même si - il faut en être conscient - il ne s'agit pour la commune que de répercuter sur le demandeur le coût horaire de la personne chargée d'effectuer les recherches). Le personnel des villes et communes n'est en principe pas destiné à effectuer des recherches généalogiques pour le particulier. Chaque ville ou commune a donc édicté un tarif pour les travaux administratifs, et c'est bien souvent prohibitif pour le généalogiste amateur. Il est dès lors utile de demander au préalable un devis pour tout acte désiré. Lorsque la question du généalogiste porte sur des actes de plus de cent ans, le personnel de la commune renvoie généralement aux Archives de l'État ou aux dépôt d'archive de la ville. Les tarifs varient aussi en fonction de la difficulté de la recherche. Il n'est ainsi pas possible de donner ici des exemples de tarif.

États de biens ou staten van goed

Les "états de biens" ("staten van goed" ou plus rarement "staten van goederen", au singulier "staat van goed", et en ancien néerlandais "staet van goed") constituent une source primordiale pour le généalogiste effectuant des recherches sous l'Ancien Régime en particulier dans la partie néerlandophone du pays.

Ce sont des inventaires après décès rédigés à des fins successorales par les échevins chargés de la tutelle des enfants mineurs en Flandre. Dans les villes existaient des chambres pupillaires à cet effet. Dans les villages, le banc échevinal (parfois commun à plusieurs villages) supervisait l'établissement de ces états de biens. Ces procédures de rédaction des états de biens furent suivies jusqu'à l'occupation française des provinces belges (donc jusque vers 1795-1796), bien que dans certains villages, des états de biens furent dressés durant encore quelques années après l'Ancien Régime.

On utilise rarement l'expression "boedelinventaris" qui est plutôt usitée aux Pays-Bas, ou parfois en Flandre occidentale.

Ces inventaires sont des listes qui compilent toutes les informations concernant la totalité des biens d'une personne décédée, afin de renseigner des créanciers ou des héritiers.

Ces inventaires donnent des informations généalogiques importantes, de plus en plus détaillées pour les documents dressés à partir du début du XVIIIe siècle. Ainsi, pour un état de biens de la fin de ce siècle, le généalogiste aura en principe :

  • Nom du défunt,
  • Nom du conjoint (conjoints successifs)
  • Nom des parents
  • Nom de(s) enfant(s) et descendants
  • Nom du ou des tuteur(s)

Cette liste donne aussi des informations sociologiques :

  • Profession des individus (plus rarement)

Cette liste donne aussi des informations sur :

  • les biens et les dettes du défunt (de manière très détaillée).
  • sur le patrimoine immobilier (habitation, terrains...)
  • sur le patrimoine matériel (actions, livres, bijoux)

Des successions très modestes pouvaient donner lieu à l'établissement d'un "état de biens".

Lorsqu'ils ont été conservés, ces états de biens ont été déposés aux Archives de l'État en Belgique (Bruges, Courtrai, Gand, ... pour les villages qui dépendent du dépôt d'archives cité) ou dans les dépôts d'archives des villes lorsque celles-ci ont gardé leurs propres archives (notamment à Audenarde, Bruges, Gand, Saint-Nicolas-Waes, etc.).

Les états de biens sont quasi toujours rédigés en flamand (la langue utilisée en Flandre avant la normalisation du néerlandais actuel) et parfois, mais très rarement, en français. Les actes conservés débutent généralement dans la seconde moitié du XVIe siècle mais parfois, comme à Gand, à Audenarde ou à Bruges, il est possible de remonter jusqu'en plein XIVe siècle.

Si les états de biens d'un village ou d'un banc échevinal ont été inventoriés par le dépôt d'archives ou par un érudit généalogiste bénévole, le généalogiste disposera alors d'une véritable mine d'or, aisée à exploiter pour ses recherches généalogiques. Si aucun inventaire n'a été réalisé, les recherches généalogiques au moyen d'états de biens sont alors bien difficiles, voire impossibles si le chercheur ne maîtrise pas la langue ou ne dispose pas de très bonnes connaissances paléographiques, sans compter évidemment le temps nécessaire au fastidieux dépouillement acte par acte.

Ces états de biens ont parfois fait l'objet d'une analyse pour en extraire les principaux renseignements généalogiques. Ainsi, pour la ville d'Audenaerde le professeur Paul Van Butsele a analysé et publié tous les états de biens depuis 1378 jusqu'en 1600. Un index pour les années ultérieures a été réalisé par Carlos Aelvoet et André Lafort (voir la page Oudenaarde de Généawiki). Pour les villages aux alentours de Renaix, Paul Van Butsele et André Lafort ont dépouillé et publié quantité d'états de biens (voyez à chaque fois la notice pour chaque village dans Généawiki). Pour Gand, une publication est en cours. Pour Renaix, André Lafort a publié récemment tous les états de biens de la ville.

Ces ouvrages étant réalisés dans un but pratique pour le généalogiste, la langue ne sera jamais un obstacle.

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  • Pour la Haute Ardenne (Cantons de l'Est, les communes wallonnes de Malmedy et de Waimes) un club de généalogie situé à l'Archivothèque de la Haute Ardenne, route de Botrange, 36 à 4950 Sourbrodt Contact peut aider les chercheurs.


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